« Stranger Things », saison 3 : L’aboutissement

En ce qui me concerne, Stranger Things a depuis toujours été cette série sympathique et pas si désagréable à regarder dont je n’ai cependant jamais compris l’ampleur de la hype qui l’entoure. Certes, c’est pas mal fait, le cast est sympa, etc… Mais l’engouement général ponctué d’un sentiment que cette série révolutionne sans doute beaucoup de choses, je n’ai jamais trop saisi. Peu importe au fond, l’essentiel est sûrement que ça plaise, n’est-ce pas ? J’ai moi-même regardé les deux premières saisons non sans plaisir et y ai à chaque fois trouvé de quoi me satisfaire. Mieux encore, la saison 2 m’avait semblé globalement meilleure que la première car plus maîtrisée dans l’écriture et la mise en scène notamment (excluons néanmoins de ce constat une bonne partie de l’arc qui tourne alors autour du personnage d’Eleven). La saison 3 est quant à elle arrivée cet été avec une promesse à tenir : celle d’une suite qui en impose. Avec le final qu’on lui connaît, la saison 2 laissait en effet les spectateurs sur de grosses attentes.

Avant de parler de la saison en elle-même, je dois dire un truc. Il y a eu, au moment de lancer le premier épisode, un truc qui m’a surpris : j’étais content de m’y remettre. Inutile de vous refaire le tableau mais j’ai toujours eu des réserves à émettre concernant Stranger Things. A l’approche de la saison 2, mon état d’esprit se résumait à : « Oui, bon, allez, je n’ai pas passé un vrai mauvais moment devant la première saison alors allons-y ». Et je pensais sincèrement que ça allait être la même chose ce coup-ci. Les semaines avant la mise à disposition de cette saison 3 me poussait même à renforcer cette conviction mais voilà qu’à l’instant de démarrer le premier épisode, je suis tout bonnement content. J’ai envie de voir ce qu’on va me raconter, de retrouver ces personnages et de les suivre de nouveau. C’est là que je me rends compte que la saison 2 a finalement fait plus de boulot que je ne le croyais. Je mentionnais dans mon papier à son sujet le fait que j’avais plus apprécié une bonne partie des personnages dans cette suite et je me rends désormais compte que j’y suis tout simplement attaché. En tous cas à une partie d’entre eux au moins. Enthousiaste à l’idée de les retrouver, je suis parallèlement surpris par cet effet, comme je le disais, puisque jamais cette série n’a réussi à me faire penser que c’était une vraie réussite, pleine et entière.

Petit à petit, ils se sont fait leur place mine de rien.

Mais enfin passons. Car aussi surprenant que puisse être l’enthousiasme que je me découvre en ces premières minutes de visionnage, encore faut-il que cette saison 3 se montre à la hauteur. Nul besoin de suspense ici, je préfère le dire tout net : c’est certainement la meilleure saison de la série. Tout du moins celle que j’ai préférée. J’y vois une sorte de synthèse des deux précédentes, réussissant à cumuler l’esprit d’ouverture des arcs narratifs qu’avait apporté (avec plus ou moins de réussite) la deuxième, tout en se rapprochant de l’ambiance fermée sur Hawkins de la première.

Le duo Hopper/Joyce s’avère de plus en plus agréable à suivre.

Dans le premier cas, cela passe par une multiplication des intrigues secondaires (voire même tertiaires) avec des amourettes ou ce genre de petites choses mais aussi et surtout par la dislocation du groupe de protagonistes en plusieurs entités qui vont chacune avancer dans leur sens jusqu’à un final qui va évidemment rassembler tout ce petit monde. L’on aura alors d’un côté les garçons de la bande avec Maxine et Eleven, Dustin en compagnie de Steve et de la nouvelle venue Robin, ou encore Hopper avec Joyce… A l’instar de la saison précédente, cette troisième partie développe alors plusieurs arcs qui évoluent en parallèle, se croisent parfois et se réunissent en toute fin de saison pour livrer le grand final. La différence réside cependant dans le fait que la chose est un peu plus habilement portée que dans la saison 2, où les différents pans d’histoires développés étaient de trop inégale qualité. Ici en revanche, le scénario tâche de livrer des intrigues qui se valent globalement tout en cherchant à judicieusement équilibrer les forces pour chacune, histoire qu’il n’y ait pas un arc réellement plus faible que les autres. La saison 3 construit alors un récit relativement équilibré et qui se laisse suivre sans déplaisir.

Malgré les airs insouciants so 80’s qui bercent le début de la saison, la menace est déjà là.

Dans le second cas, celui de ce recentrage sur Hawkins, cela permet de renouer avec l’ambiance générale de la première saison, laquelle n’était pas sans évoquer quelques grandes œuvres du cinéma SF ou d’épouvante d’autrefois. En revenant sur ce seul terrain, et bien qu’on l’élargisse un peu au gré des péripéties, Stranger Things permet à sa troisième saison de construire son récit sur une idée de vase clos où chaque élément perturbateur – même s’il provient initialement d’ailleurs – est déjà installé sur le territoire de la petite ville alors que l’histoire débute. Par conséquent, il n’y a pas d’échappatoire car c’est comme s’il n’y avait pas de monde extérieur, sentiment renforcé par le fait que les différentes péripéties vont s’enchaîner à un rythme plutôt soutenu. Pas le temps de niaiser ou d’attendre une quelconque intervention extérieure : le problème est sur place, il est multiple et il va falloir se débrouiller seuls car il avance à grands pas. En cela, Stranger Things s’empêche d’employer un deus ex machina trop simple (on aurait pu envoyer l’armée et basta, ce genre de choses si américaines) et se force par conséquent à prêter attention à la mise en place de son récit.
Sur ce point, il ne faudra cependant pas croire que cette saison 3 est un bijou d’écriture. Avec neuf épisodes au compteur et une foultitude de choses à mettre en place et à développer, cette suite manque à mon sens de temps, hélas. Neuf épisodes, c’était sans doute trop peu pour l’ampleur de l’histoire qu’on chercher à nous servir ici et cela amène des moments où tout se précipite. Je pense notamment à un épisode où, en l’espace de quelques instants, tout le monde semble avoir tout compris. Le problème, qui s’installait doucement jusque là, voit son introduction précipitée afin que les personnages entrent au plus vite dans la phase de résolution de l’intrigue. C’est un peu dommage en soi mais, fort heureusement, ça ne gâche pas trop le visionnage si l’on a accroché jusque là.

Cette saison 3 n’oublie pas de s’intéresser à ses jeunes personnages pour ce qu’ils sont : des enfants/adolescents.

Mais ce qui m’a le plus plu sans doute dans cette saison, c’est le fait qu’elle prend enfin le temps de s’intéresser à ses personnages, notamment dans le cas des gosses. Là où les deux saisons précédentes se contentaient presque de nous narrer les aventures de « gamins plus ou moins âgés aux prises avec des forces surnaturelles », cette saison 3 scinde cette approche. Il y a d’un côté l’idée que ce sont des enfants/ados, et de l’autre celle qu’ils combattent des monstres. Ainsi, Stranger Things va aller un peu au-delà de son caractère fantastique pour développer ses personnages. Cette saison se penche pas mal sur leurs évolutions, leurs relations (amoureuses/amicales/familiales) et ce genre de choses. Le cinéma de John Hughes impose son influence sur tout cela, évidemment. Et si cette approche implique des choses un peu vues et revues comme avec la relation entre Eleven et Mike, à base d’incompréhension mutuelle, cela ne manque cependant pas d’être assez bien composé dans l’ensemble.

Cette saison se déconnecte beaucoup moins de ses personnages et de leur caractérisation.

Mon inattendu enthousiasme s’en trouve alors encore un peu renforcé.
Mon attachement aux personnages forcit, dans la continuité de certaines choses de la saison 2 notamment (c’est le cas pour Steve), tandis que je me réconcilie même avec d’autres comme Will ou Maxine. En ce qui concerne cette dernière, la saison 2 avait à mon sens manqué son coup en voulant intégrer ce nouveau personnage qui répondait au surnom de Mad Max. Un sobriquet qui laissait entrevoir pas mal de choses du point de vue de la caractérisation mais qui ne se trouvaient hélas qu’effleurées, sinon manquées. Débarrassée de son « Mad », Max s’avère finalement bien plus intéressante. Sans doute ce surnom en laissait-il trop attendre de cette jeune fille au caractère bien trempé qui n’a finalement, cette saison 3 le prouve, pas besoin d’être mad pour être forte en gueule. On en trouvera toujours pour se plaindre parce que « gna gna gna c’est du girl power débile » mais, honnêtement, on s’en fout. Ceux-là peuvent retourner se coucher et réviser un peu leurs classiques car des personnages comme Maxine et par extension Eleven (qu’elle entraîne dans cette mouvance de « nanas indépendantes »), on en retrouve depuis bien longtemps dans le cinéma de divertissement pour adolescents et notamment dans les films emprunts de cet esprit sortis dans les années 1980.
De son côté Will devient enfin autre chose que « le gamin possédé » et s’avère même très bien écrit par ailleurs. Il synthétise à lui seul une des thématiques essentielles de cette saison 3, qui traite sans trop forcer le trait de la question du passage à l’âge adulte en quelque sorte. Là où tout le monde semble bien grandir et développer des intérêts d’adolescents ou de jeunes adultes, Will est à l’antithèse. Une situation qu’il subit malgré lui, justifiée dans le scénario par son ancienne captivité dans l’Upside Down mais qui permet de créer un décalage brutal entre ce jeune garçon qui ne souhaite rien de plus que s’amuser avec ses potes comme avant tandis que ceux-là n’en ont plus grand-chose à faire de Donjons & Dragons, en particulier s’il y a des filles dans le coin. Certain(e)s entendent la phrase « Ce n’est pas ma faute si tu n’aimes pas les filles » , lancée par Mike à Will, comme une façon d’évoquer l’homosexualité potentielle de ce dernier. J’y vois au contraire le constat que Will n’est rien d’autre qu’un petit garçon. Plutôt que de parler d’homosexualité latente, je pense qu’on pourrait aussi prendre tout cela comme la manifestation d’un syndrome de Peter Pan, occasion idéale donc pour traiter des thématiques que je mentionnais plus haut. La chose est d’ailleurs faite non sans finesse et amène son petit lot d’émotions dans cette saison tout en faisant de Will, comme je le disais, un personnage plus consistant qu’auparavant.

La vie est dure à 13 ans.

L’ensemble fonctionne alors mieux car ce processus amène quelque chose qui était jusqu’ici trop faible : l’identification. Je parle ici surtout pour moi et, par extrapolation, des personnes de ma génération voire des précédentes mais j’ai toujours eu du mal à m’identifier à ces personnages, la bande n’en devenant à mes yeux qu’un ersatz faiblard de celles de E.T. ou des Goonies. Ersatz car aussi sympathiques puissent être les gosses de Stranger Things, ils n’ont jusqu’ici jamais réussi à devenir véritablement mémorables pour moi par leurs caractères, leurs punchlines ou je ne sais quoi, là où Eliott a laissé son emprunte dans ma mémoire, à l’instar du bouffi-bouffon de Choco, des gadgets de Data ou des boums-j’t’attrape qu’ils croisent pendant leur aventure.
Attention cependant, je ne dis pas que Will, Mike, Dustin et tous les autres sont dénués à 100 % de cela, mais jusqu’ici c’était loin d’être absolument irréprochable. Or, cette fois-ci, et même si la bande d’Hawkins ne détrônera jamais les deux autres à mon sens, on s’identifie bien plus aisément. Ce ne sont plus juste des gamins face à des monstres, personnages qu’on pourrait interchanger avec d’autres sans que ça se remarque. Ici, je trouve dans ces personnages des choses auxquelles me raccrocher, des éléments qui, au moment où j’écris ces lignes, me restent encore en tête là où les deux premières saisons s’étaient vite globalement effacées de ma mémoire… Je m’attache encore un peu plus et tout ceci ne fait que rendre le final de cette saison plus impactant. Je n’en révélerai pas une miette mais sachez que j’étais tout penaud devant ma télé…

Adorable cet Alexei.

J’ai le sentiment finalement qu’on a apporté dans cette saison un souci de l’écriture qui faisait presque défaut en certains points des deux premiers volets de la série. Les personnages sont ainsi mieux écrits, leurs relations mieux établies et plus finement disséquées (même si l’on reste plus dans l’esprit d’un film pour ados des années 1980 que dans celui d’un drame social français hein, ça va de soi) et c’est un atout pour rendre les choses plus agréables à suivre sans qu’elles soient par ailleurs moins digestes. On notera au passage l’ajout de nouveaux personnages dont ce scientifique russe éminemment sympathique et qui symbolise assez bien ce petit sursaut de qualité dans l’écriture. En l’espace de quelques épisodes, Alexei réussit à s’imposer comme un personnage secondaire phare, idéalement composé (en plus d’être interprété par un Alec Utgoff à l’enthousiasme débordant) et finalement très attachant. Tout ce que vous avez ressenti avec Bob dans la saison 2, on a tâché de le reproduire avec Alexei ici et c’est fait sans écueil. Parallèlement, on ne peut pas éviter de mentionner cet autre personnage russe, Grigori, campé par l’armoire à glace que tâche d’être Andrey Ivchenko. Si Grigori devient un redoutable méchant, on lui reprochera quand même d’être trop écrit dans l’ombre de Terminator (et notamment de Terminator 2). Son personnage est en effet l’occasion de moult références au fameux T-800 de Schwarzy mais sans doute était-ce même un peu trop. Il ne manquait plus qu’un bon vieux « I’ll be back » ou « Hasta la vista » (présent en VF d’ailleurs) pour que le tableau soit complet.

Come with him if you don’t want to live.

C’est d’autant plus dommage que si le cas de Grigori est un peu too muchStranger Things réussit dans cette saison à bien mieux maîtriser ses références. Qu’il semble loin le temps où l’on enchaînait les hits de l’époque à la chaîne et les clins d’œil bien trop appuyés à tel ou tel film. Cette fois-ci, la série prend un parti net : soit on fait une référence ultra appuyée à tel point que ce n’est même plus une référence (les gamins vont voir Retour vers le Futur au cinéma et on voit carrément un extrait du film), soit on va plutôt aller farfouiller dans l’esprit de telle ou telle oeuvre sans pour autant prendre la tête du public et lui mettre le nez dedans en lui demandant s’il a bien capté à quoi on fait allusion. On pourra ainsi songer au détour des épisodes à bien des choses d’horizons divers : La Folle Journée de Ferris BuellerBreakfast ClubThe ThingTerminator
Stranger Things emprunte beaucoup de choses à ces œuvres mais plutôt que « copier » bêtement, les scénaristes vont plus s’inspirer de l’esprit et de l’atmosphère de ces différents films. La question ne semble plus tant de dire « Ah oui, j’ai vu ce film une fois, c’est amusant qu’ils aient repris telle réplique/tel retournement de situation qu’on y trouvait déjà ». L’idée n’est pas de reconnaître absolument un film en particulier, voire même un personnage ou une séquence précise mais bien d’y penser, brièvement, en se disant « Tiens, ça me rappelle ceci/cela ». Par ce procédé, la saison 3 de Stranger Things tâche plus volontiers de recréer un état d’esprit chez le spectateur plutôt que lui resservir une soupe froide depuis 20 ans. La référence devient alors plus inspiration et permet à cette série de s’en émanciper davantage qu’elle ne le faisait auparavant. Grigori, lui, fait exception…

Voilà la patte bien dégueu qu’il manquait à Stranger Things !

A côté de tout cela, Stranger Things semble dans cette troisième partie tâcher de ne plus faire semblant d’être ce qu’elle prétend depuis le début. Quand on nous a vendu la série à l’orée de sa première saison, on nous avait pas mal parlé de fantastique saupoudré d’un peu d’horrifique et, dans l’ensemble, si le premier point était bien là, le second laissait à désirer. Oui bien sûr, il y avait des monstres et une ambiance un peu lugubre mais c’était loin d’être l’inspiration à la John Carpenter qu’on nous avait en quelque sorte promise. La saison 2 s’en éloignait même davantage selon moi (mais avait d’autres qualités pour elle). Puis vient enfin cette troisième saison et j’ai le sentiment que c’est là que cette promesse initiale prend le plus corps. Non seulement par son ambiance à deux doigts d’être apocalyptico-fantastico-complotiste mais également par un meilleur usage fait de ses créatures. Mettre des monstres pour mettre des monstres n’est pas suffisant pour réellement faire peur, sinon créer un véritable sentiment de dégoût : encore faut-il qu’ils aient une allure qui aille chercher ces sentiments-là. Et aussi moche que puisse être le Démogorgon, aussi inquiétait que puisse être le Flagelleur Mental, on n’y était pas encore.
Reste que cette troisième saison cherche tout cela et tâche de l’apporter dans de bien meilleures conditions. Je pense notamment à cette bouillie monstrueuse qui s’échappe parfois pour donner corps au Flagelleur Mental (désolé, je ne suis pas plus précis pour ne pas gâcher le plaisir de celles et ceux qui n’ont pas encore vu la saison) : c’est moche, c’est dégueulasse, c’est très bien fait. On sentirait presque son odeur qu’on imagine nauséabonde depuis notre canapé. Là, oui, je retrouve l’inspiration Carpenter, une évocation de The Thing qui s’arrêtera d’ailleurs judicieusement là puisque le procédé établi dans ce fameux film ne sera pas repris dans la série. Là encore, cela permet de souligner la meilleure maîtrise des références au passage. Enfin bref, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est proprement terrifiant, là n’est pas non plus l’objectif de Stranger Things, mais c’est plus intéressant que ça ne l’a été. J’y trouve un aspect Lovecraftien beaucoup plus poussé, notamment dans la façon dont le Flagelleur Mental prend peu à peu forme, passant du statut d’entité quasi-mystique à celle de monstre composé d’on ne sait trop quoi, finissant d’associer cette étrange créature à l’image des Grands Anciens que Lovecraft a développé dans ses œuvres.

Longtemps teasé et mystifié, le Flagelleur Mental prend enfin forme dans cette saison.

On notera au passage un mélange des tons dont je sais qu’une partie du public n’y a pas trop adhéré mais que j’ai trouvé non seulement bienvenu mais également plutôt équilibré. A l’angoisse permanente dans laquelle se trouvent les personnages face à la menace qui s’abat sur Hawkins, Stranger Things choisit d’opposer un humour assez efficace, notamment dans l’arc consacré à Dustin, Steve et Robin. Ces trois protagonistes sont l’occasion de nombreux gags (mais pas trop nombreux non plus) découlant de situations ou simplement de leurs caractères respectifs et de la mise en relation des trois. De situations cocasses en punchlines assez bien trouvées, l’humour dans cette saison 3 transite énormément par ce trio mais il n’en est cependant pas l’apanage. En effet, les personnages de Murray ou d’Alexei ont également leur part de comique, à l’instar d’un Hopper dont la force humoristique réside plus dans le fait qu’on va volontiers rire de lui plutôt qu’avec lui.

Robin, Steve et Dustin forment un trio des plus plaisants, en grande partie grâce à leurs interprètes respectifs.

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Je m’arrête ici pour cette saison 3, dont vous aurez certainement compris qu’elle est sans conteste ma préférée du lot. Avec ces nouveaux épisodes, Stranger Things réussit à mon sens à s’approcher au plus près de ses promesses d’origine et à livrer une aventure mêlant intelligemment l’esprit du cinéma des années 1980 avec une vision relativement moderne de la chose tout en tâchant de puiser ses forces dans des ambiances et autres esprits que la série cherche à recréer plutôt qu’à strictement copier. Les références sont plus finement distillées dans le résultat final, les personnages mieux écrits, etc… Cette saison 3 s’impose donc comme une jolie réussite et même une bonne surprise à mes yeux. Je n’ai pas fait de commentaires sur le casting car je pense que je n’aurais rien eu de plus à vraiment ajouter concernant les différents interprètes de cette saison. Pour ceux qui étaient déjà présents lors de la saison 2, je reconduis finalement mes constats, avec le sentiment néanmoins que l’ensemble s’est là aussi amélioré.
Bref, si mon regret que Stranger Things ne soit pas une série anthologique demeure un peu, il s’estompe petit à petit devant cette série qui réussit à me faire adhérer de plus en plus à ses propositions et ses personnages. Je ne pensais pas le dire avant de regarder cette saison 3 mais j’ai hâte de découvrir la suite.

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