Dans mon Eucalyptus perché a (déjà) 5 ans !

Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps de me poser cinq minutes pour réfléchir un peu à mon blog, à ce que j’y fais et à ce que ça donne. Mais voilà, il se trouve que ce brave Eucalyptus a déjà 5 ans. Cinq années formidablement remplies mais qui n’ont pas été de tout repos. Des doutes et des certitudes sont apparus ou ont disparu au cours de tout ce temps et, histoire de changer un peu, j’ai envie de prendre le temps de vous parler de cette activité, de ce blog, de ses réussites et de ses échecs. 

Ce n’est pas un exercice facile que celui que j’essaie de faire dans cet article. Prendre le temps de se poser devant son écran, de regarder son travail et de voir ce qu’il en ressort de bon ou de mauvais. L’introspection est toujours difficile je trouve mais elle est salutaire : elle exige un recul sain pour savoir ce qui va ou non, dans quelle direction poursuivre ses efforts et laquelle abandonner. C’est quelque chose que j’essaie de faire régulièrement quand je pense au blog et à son contenu mais ça ne porte pas toujours ses fruits. Parce que l’exercice en lui-même demande un temps que je n’ai pas toujours. Le fait est que le blog a bien évolué depuis ses débuts.

Serial Butcher a été une de mes principales inspirations au tout début.

Pour celles et ceux qui ne me suivraient que depuis quelque temps seulement, j’ai envie de faire un rappel des origines de la chose. Au départ, Dans mon Eucalyptus perché est né non pas sur WordPress mais bien sur Gameblog, site d’actu JV qu’on ne présente plus et qui dispose d’une large place accordée à sa communauté. Là, blogs et autres posts et tests fleurissent chaque jour et, porté par tout cet enthousiasme créatif, j’ai eu envie de faire de même, dans le sillage des blogueurs que j’y appréciais le plus (notamment Serial Butcher). Parallèlement, j’ai rapidement ouvert un second blog, d’abord sur Overblog puis sur WordPress. Tranches de Ciné, tel était son nom, ne traitait comme son titre l’évoque que de cinéma. J’y publiais quelques news mais surtout une critique de 90 % des films que je regardais à l’époque. Une ligne éditoriale si l’on veut qui conférait au blog une énorme fréquence de publication. Un phénomène que, les années étudiantes aidant, l’on retrouvait également sur le premier Eucalyptus, où je postais en gros minimum 5 « articles » par semaine, sinon plus. Je mets tout cela entre guillemets puisque, question contenu, on était parfois loin de quoi que ce soit de particulièrement réfléchi. Des années fastes, dès 2011, où je me suis constitué un petit lectorat fidèle dont une partie, j’en suis heureux, m’a suivi dans les évolutions que cette activité a connue. Ces dernières ont commencé par mon départ de la communauté Gameblog en 2014. Ne me reconnaissant plus dans cette dernière – la plupart des membres que j’appréciais ayant déjà quitté le navire volontairement ou non – et ne partageant plus que très moyennement la ligne éditoriale du site, j’ai décidé de partir à mon tour et de reprendre les choses à leurs bases. J’ai donc progressivement supprimé le premier Eucalyptus, lui ouvrant un homonyme sur WordPress, celui que vous lisez actuellement. Nous étions le 10 Mai 2014 et Dans mon Eucalyptus perché venait de renaître de ses cendres encore fumantes.

Tout ce qui reste du précédent Eucalyptus désormais, c’est cette bannière.

Ici, j’ai d’abord transféré une grosse partie de mes articles précédemment publiés sur son prédécesseur et sur Tranches de Ciné, histoire d’avoir un premier contenu qui assure la continuité entre ces deux phases. Puis j’ai alimenté la chose. Le chômage aidant (pour une fois qu’il a été utile…), j’ai régulièrement publié ici, poursuivant sur mon rythme effréné d’auparavant, ce qui n’a pas manqué d’attirer un lectorat plus important que je ne l’aurais imaginé. Très vite en effet, c’étaient entre 1500 et 2000 vues par mois sur ce nouvel Eucalyptus et c’était énorme. J’ai toujours revendiqué ma volonté d’écrire pour moi avant tout mais ce succès originel m’a évidemment poussé à poursuivre l’aventure. Mais les choses ne durent pas toujours comme elles ont commencé et tout ceci a beaucoup changé depuis 2014.

La page blanche fut sans doute le meilleur résumé de l’été/automne 2016 pour le blog.

La principale raison fut le temps et surtout son manque. Trouvant enfin du travail en 2015, me mettant en couple quelques mois plus tard, les changements dans ma vie personnelle ont bien entendu impacté l’activité sur le blog. J’ai d’abord perdu mon rythme, jusqu’à ne plus arriver à suffisamment m’organiser pour poster du contenu régulièrement. Si l’on se rappelle bien, le milieu de l’année 2016 fut marqué par une absence notable de publications. Le manque de temps a vite amené avec lui le manque de motivation et, pour tout vous dire, j’ai bien vite songé à tout arrêter. Ce n’était ni la première, ni la dernière fois que je pensais à mettre un terme à tout cela mais c’était sans doute la plus décisive. Si j’avais choisi de réellement fermer le blog, nul doute que la chose eut été définitive et irréversible. A l’inverse, j’ai pensé que si je trouvais le moyen de m’y remettre sérieusement, de relancer la machine, avec de nouvelles formes sans doute, ce serait un autre nouveau départ salvateur qui serait sans doute celui d’une longue histoire pour moi. Et c’est pour ça qu’à l’aube de l’automne 2016 je suis revenu aux affaires, pas reposé mais plus réfléchi. J’ai instauré un nouveau rythme, quitte à y laisser des plumes qui furent en particulier celles de mes statistiques. Alors que cet été d’absence et ce retour avec ce rythme hebdomadaire qui est depuis lors celui auquel je n’ai pas dérogé n’ont pas conduit à une baisse de la fréquentation du blog, dès Février 2017 je n’ai pu que constater une chose assez drastique : vous étiez deux fois moins nombreux. Fini le temps des 1500 vues par mois, nous étions retombés à 800, puis 700, puis 600. Ce mois-ci, s’il n’y a pas de sursaut notable genre tout de suite, nous ne dépasserons même pas les 500 vues. Inutile de vous préciser que ce changement brutal n’a fait que relancer mes doutes quant à l’intérêt de poursuivre l’histoire de cet Eucalyptus. Mais, le temps passant, je me suis tout bonnement détaché de cet aspect du blog, me contentant de faire ce pour quoi je l’ai créé : écrire. Que vous soyez 2000, 500 ou 4, je continuerai. J’écris comme je l’ai toujours fait, pour moi, parce que j’aime poser des mots sur ce que je pense de tel jeu ou de tel film, etc… Evidemment, plus vous serez nombreuses et nombreux à lire mes articles, à les commenter et à les aimer, plus je serai heureux. Mais l’essentiel demeure que je fasse quelque chose qui me plait, je crois.

La fréquentation du blog a fortement changé mais semble avoir trouvé, après deux ans explosifs et une diminution plus que notable, un nouveau rythme de croisière stable.

Et je dois bien admettre que la chose me plait toujours autant, sinon plus. Parce que malgré ces « bouleversements » dans la vie du blog, je tire quand même pas mal de souvenirs très positifs. Tout d’abord concernant ma façon d’écrire. Avec ce rythme moins soutenu, j’ai le temps de mieux travailler mes articles. Ils sont plus longs, plus complets et – j’ose l’espérer – plus fins qu’ils ne le furent. Honnêtement, quand je retombe sur certains de mes premiers écrits, c’est le jour et la nuit par rapport à ce que je tâche de composer maintenant. Je me dis parfois que cette perte de concision est un facteur de la perte d’une partie de mon lectorat. Que celles et ceux qui ne me lisent plus cherchaient peut-être cette facilité de lecture, cette rapidité que je n’offre plus tant que ça désormais.
Mais tant pis, j’ai toujours eu à cœur de livrer des articles pertinents et il me semble qu’ils ne l’ont jamais autant été qu’aujourd’hui. Je ne dis évidemment pas que mes papiers sont des modèles absolus de rédaction, loin de là : je considère toujours que j’évolue en ligue mineure dans le milieu. Mais dans ma volonté d’offrir une lecture aussi qualitative que possible, je crois que je n’ai jamais fait mieux que maintenant. Il y a du progrès à faire encore, sans aucun doute, mais c’est une bonne chose car cela m’évite de me reposer sur mes acquis. J’essaie, même si ça ne se remarque pas ou que ça ne porte pas toujours ses fruits, de régulièrement revoir mes copies, de trouver ce qui peut être améliorable ou ce qui est inutile. Vos retours sur la question sont fondamentaux bien entendu et je remercie celles et ceux qui me font part de leurs impressions et de leurs commentaires, que ce soit ici, sur Twitter ou sur la page Facebook du blog, déclinaison la plus récente de ce dernier et grâce à laquelle je me suis composé encore un autre lectorat que j’apprécie beaucoup.

Peu à peu j’ai le sentiment de me faire une toute petite place et, oui, ça fait plaisir.

Parallèlement, ces quelques changements n’ont pas été signe d’un ralentissement global de l’activité du blog. Au contraire, depuis 2017, j’ai l’opportunité de ne plus seulement lire la presse et faire mes propres articles pour parler de tel ou tel sujet, mais bien de me rendre sur place lors d’événements qui attirent mon regard. C’est le cas avec le salon de la VR Virtuality, lequel m’a invité lors de ses éditions 2017 et 2018 ; avec le Comic Con Paris lors des mêmes années ; avec aussi certains événements Nintendo comme la présentation de la Switch au Grand Palais ou le Nintendo Paris 2018 ; et avec enfin les Pop Culture Days dont nous parlions l’autre jour… Le blog arrive donc doucement à s’activer au-delà de simplement être un espace d’écriture pour moi. Il devient peu à peu un petit site qui me permet d’accéder à ces événements pour vous en faire des retours aussi complets que possible et c’était une chose à laquelle j’aspirais un peu depuis pas mal de temps. Aucun doute que mon arrivée sur Paris il y a bientôt quatre ans a contribué à rendre la chose plus aisée, la plupart de ces rendez-vous ayant lieu dans la capitale, mais le fait est que j’y vois aussi une sorte de crédit qu’on accorde avec plus ou moins d’importance à cet Eucalyptus.

Je profite de cet aparté pour préciser que, malgré ces accréditations et autres invitations reçues pour ces divers événements et salons, je reste fidèle à mes principes de base et rien de tout cela n’implique un quelconque partenariat avec qui que ce soit. Il y a eu, fut un temps pas si lointain, une vague de tollés qui a bien secoué la sphère des blogs et autres chaînes YouTube, le public découvrant la façon dont certain(e)s pipotaient un peu leur propos pour de banales raisons de liens avec des éditeurs, développeurs, annonceurs et autres. Etre sponso, pourquoi pas, mais encore faut-il être honnête avec son public… De mon côté, je n’ai jamais cherché un quelconque partenariat, sauf une fois ou deux dans l’optique d’organiser un concours qui n’a finalement jamais eu lieu.
Tout ce que je fais ou écris dans le cadre de ce blog, c’est en toute indépendance. Je n’ai pas envie qu’on me dise quoi dire de tel jeu, tel film ou telle série. Je ne veux pas non plus m’imposer une oeuvre qui ne m’intéresse pas de prime abord, ce n’est pas pour ça que j’ai monté ce blog. C’est ainsi que tout ce que vous pouvez lire ici et tout ce que vous pourrez y lire dans l’avenir ne sera le fruit que de mon avis pur et simple, sans aucune forme de biais extérieur. Même chose pour les concours. Aucun de ceux que j’ai organisés jusqu’ici n’a été mis en place avec une quelconque participation tierce. Je fais tout ça avec mes économies, dont j’en réalise une partie uniquement dans le cadre de ce blog. C’est ainsi que les différents concours prévus pour célébrer les cinq ans de ce dernier n’auront pour lots que des petites choses que j’ai achetées moi-même. A ce sujet, il ne vous reste plus que jusqu’à vendredi pour participer au premier de ces concours. Il se déroule sur la page Facebook et vous permet de remporter une figurine Funko Pop à l’effigie de Dustin de Stranger Things dans son costume de Ghostbuster !

A gagner en ce moment sur la page Facebook !

Enfin bref, après tout ce bla bla, je vous ferais bien le coup d’un bilan général avec les articles les plus lus et tout le tremblement mais bon, c’est un peu surfait non ? Le fait est, pour la faire simple, que j’ai quelques fiertés parmi les 466 articles (467 si l’on compte celui-ci) qui occupent ces pages. La principale c’est bien sûr le succès qui ne se dément toujours par de mes dossiers sur le Japon et la France vus à travers le prisme des jeux Pokémon. Des articles denses, que j’écrirais certainement d’une toute autre manière si j’avais à le faire aujourd’hui mais qui attirent une foule colossale au regard des autres posts de ce blog. Chaque année, chaque mois, chaque jour même, ces articles (ou au moins l’un des deux) arrive en tête des consultations dans L’Eucalyptus ! Je suis super fier d’avoir su proposer des dossiers qui plaisent autant et qui, apparemment, répondent à un questionnement que se posent pas mal de personnes. Mon regret c’est que le troisième dossier consacré au rapport à la nature dans Pokémon ne rencontre pas autant son public. Reste que ce flot continu de visites sur ces articles est non seulement enthousiasmant mais aussi très inspirant. C’est un phénomène qui fait fourmiller pas mal d’idées dans un coin de ma tête et j’espère avoir le temps, un jour, de les mener à terme. Nous en reparlerons peut-être en temps utile mais tout ceci n’est qu’hypothèses en l’état actuel des choses.
Mais de manière générale, je suis très content de voir que les articles plus thématiques dirons-nous vous intéressent beaucoup dans l’ensemble. Ainsi mes papiers sur Kurt Cobain et Mark Lanegan ou encore sur le sens du rétrogaming rencontrent également un lectorat aussi important que chaleureux et ça me fait très plaisir. J’y traite souvent de sujets qui m’intéressent en premier plan mais dont il est légitime de douter de l’intérêt qu’ils peuvent représenter pour d’autres. Voir ainsi que ces sujets sont lus par un grand nombre me ravit tout à fait. Pareil pour les rétrospectives, qui accueillent toujours bon nombre de lecteurs et lectrices (même si apparemment, Mission : Impossible vous passionne un peu moins). Le fait est en tous cas que je suis content de voir tout cela aussi bien fonctionner. Je me garde donc l’idée des rétrospectives dans un coin de la tête, même si aucune n’est prévue dans l’immédiat (ça demande beaucoup de boulot mine de rien), tout comme l’accueil exceptionnel réservé à mes articles sur Pokémon me conduit à formuler plein d’idées donc et j’espère les concrétiser un beau jour. D’ici là, le blog n’a pas encore vocation à voir sa ligne éditoriale changer de manière drastique. Je vais continuer à y proposer ce que j’ai toujours proposé, en espérant que cela ne vous lasse pas trop à la longue. Je ne me fixe cependant aucune véritable limite et si une nouvelle idée fait son apparition, nul doute que je tâcherais d’en faire quelque chose de cool pour vous comme pour moi !

____________________

Que dire de plus ? J’ai l’impression d’être un peu parti dans tous les sens avec cet article. Pour ne rien vous cacher, je l’ai écrit comme ça venait, sans brouillon, ni notes, ni rien. Au feeling, comme je le fais souvent en fait mais sans rien penser à l’avance cette fois-ci. Du coup, ouais, ça paraît sans doute un peu décousu et j’ai certainement oublié des choses que je voulais vous raconter. L’essentiel est là cependant, je pense. Et il peut se résumer en disant tout bonnement que, voilà, ça fait cinq ans que L’Eucalyptus pousse peu à peu, bientôt huit ans que j’écris aussi et le plaisir ne se dissipe pas. Cela, je le dois évidemment au fait que la chose semble porter ses fruits, à son petit niveau. Un lectorat fidèle, des portes qui s’ouvrent plus volontiers… Tout cela est un résultat on ne peut plus satisfaisant pour la maigre ambition que je nourris avec ce blog. Je sais qu’il y a des gens qui se demandent pourquoi j’y accorde tant d’importance mais c’est simplement parce que ce blog a été salutaire à une époque où je n’avais pas grand-chose d’autre à quoi m’accrocher. Il m’a permis de faire quelque chose qui me plaisait dans un temps où je m’ennuyais pas mal, de rencontrer des gens (même si c’était virtuellement pour l’essentiel) à un moment où il était difficile d’en croiser dans « la vraie vie », de découvrir énormément de choses et d’élargir un peu mes horizons culturels. J’essaie de faire transparaître cela dans ce que j’écris et j’espère que je le fais bien mais la vérité est là : ce blog n’est pas « juste un blog » tel que je le vois. Et dans l’état actuel des choses, je ne me vois pas du tout arrêter la machine. Alors on est là pour célébrer les cinq ans mais j’espère bien qu’on sera toujours présents pour les dix ans tiens !

Merci.

2 réflexions sur “Dans mon Eucalyptus perché a (déjà) 5 ans !

  1. Excellent anniveraire à toi et à ton Eucalypstus !

    Continue à rester toi même, à garder ton rythme et surtout ton univers. Et bien sûr, rendez-vous aux 10 ans !

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