E3 2018 : La routine, pour le meilleur et pour le pire

Comme chaque année, les regards des joueurs et joueuses du monde entier se sont tournés vers Los Angeles pour assister à l’E3. Marqué l’an dernier par quelques très belles annonces (Beyond Good & Evil 2 chez Ubisoft, Metroid Prime 4 et Pokémon Switch pour Nintendo, la Xbox One X notamment côté Microsoft…), le salon du jeu vidéo était attendu cette année de pied ferme avec l’envie notamment d’en découvrir davantage sur de gros titres révélés lors de l’E3 2017 ou entre les deux. Et pourtant, après pas moins de 10 présentations d’acteurs divers de l’industrie vidéoludique, je ressors à titre personnel de cet E3 avec un sentiment étrange, teinté de l’enthousiasme provoqué par l’approche de certains grands titres mais également emprunt d’une certaine déception. Pour tout dire, j’ai trouvé cet E3 2018 routinier et par conséquent parfois carrément banal.

Dix conférences donc, rien de moins. Enfin, « conférences », parlons plutôt de présentations, certains, comme Nintendo depuis 2013, ayant fait le choix de seulement diffuser des vidéos (Limited Run Games, Square Enix) tandis que d’autres sont restés fidèles au bon vieux format des conférences à l’ancienne, avec plus ou moins de succès. Tâchons d’ailleurs de revenir sur ces différents rendez-vous !

Une fois de plus, Devolver, c’était n’importe quoi.

Très personnellement, je considère les présentations de Devolver et de Limited Run comme étant un peu à part. Dans le 1er cas, le studio texan ne joue pas spécialement dans la même cour que les Nintendo, Sony et autres Xbox. A plus petite envergure, il est ainsi venu proposer, comme l’an passé, une petite sélection de titres de son cru avec trois jeux : Scum, un jeu de survie en monde ouvert, My Friend Pedro, prévu sur Switch et PC pour 2019, et enfin Metal Wolf Chaos XD, annoncé sur PS4, PC et Xbox One et développé en partenariat avec FromSoftware, studio nippon notamment connu pour la série Dark Souls et son dérivé Bloodborne. Trois titres donc qui, en ce qui me concerne, n’ont que peu attiré mon attention. Mais sans doute étais-je trop distrait par le délire sanguinolent de la conférence…

Quant à Limited Run Games, c’est un cas un peu à part puisque le travail de cette entreprise n’est pas de développer des jeux à proprement parler mais de financer le portage physique de certains softs disponibles uniquement en dématérialisé jusqu’alors. Une initiative très sympa d’ailleurs pour les studios qui n’ont pas les moyens de faire ce portage par eux-mêmes mais aussi pour les collectionneurs qui affectionnent encore et toujours le fait d’avoir des jeux en boites. L’occasion donc pour cette entreprise de confirmer l’arrivée dans les étals des magasins des jeux comme Yooka-Laylee, Golf Story ou encore Dust – An Elysian Tale sur Switch mais aussi Thumper, Iconoclasts et Spelunky sur PS4. Un peu à part donc cette présentation, tout comme celle de Devolver et je les considère donc comme « hors compétition » pour ce qui est du grand jeu de « Qui a gagné l’E3 cette année ? ».

Venons-en donc aux « gros », ceux qui ont en théorie une force de frappe autrement plus imposante que celle des deux acteurs précédents. Ils sont huit à concourir dans ce petit jeu et, même si cela me fend le cœur, c’est à Nintendo que j’attribue la huitième et dernière place de ce classement. Arrivé avec un Nintendo Direct d’une quarantaine de minutes, celui qui a largement tiré son épingle du jeu l’an passé grâce à sa Switch et à des jeux comme Super Mario Odyssey, Metroid Prime 4, Pokémon Switch ou encore Xenoblade Chronicles 2, celui-là donc laisse le public assez pantois cette année. Pourquoi ? Après tout, il y avait plein de jeux, une bonne trentaine même environ ! Le souci est multiple en fait et je ne vous assommerai pas avec mon analyse tout de suite, gardant celle-ci pour un article dédié qui sera disponible à la lecture sur le blog dès mercredi prochain. Au lieu de cela, je me contente de dire que cette présentation fut excessivement inégale, trop pauvre en annonces à 100 % inédites et beaucoup (beaucoup) trop centrée sur Super Smash Bros Ultimate, ou plutôt sur les choses qui ne demandaient pas qu’on s’attarde autant dessus (à mon sens toujours, on en reparle mercredi).

Où est passé Reggie le funny ?

Une dernière place dont je pensais pourtant qu’elle reviendrait à Square Enix qui, sur la forme, n’a pas daigné faire mieux que poster une vidéo où les bandes annonces se sont enchainées sans interruption ni intervention de qui que ce soit pendant une trentaine de minutes où l’on aurait bien pu perdre notre souffle. Et si Square coiffe Nintendo au poteau chez moi, ce n’est que de justesse et simplement parce que je considère que Big N est largement passé à côté de son sujet et n’a pas répondu aux principales attentes qui étaient formulées par une grande partie des joueurs.

Lara Croft revient le 14 Septembre dans un titre qui s’annonce résolument violent.

Reste que, niveaux jeux, ce n’était pas non plus la panacée chez le studio derrière notamment les Final Fantasy. La licence de RPG est d’ailleurs passée par là comme toujours avec du contenu supplémentaire venu de Monster Hunter pour Final Fantasy XIV. On aura également noté, toujours côté RPG, la présence de Dragon Quest XI, d’Octopath Traveler et la date (définitive ?) de Kingdom Hearts III : 29 Janvier 2019 (même si Microsoft avait montré cela auparavant). La démonstration de gameplay de Shadow of the Tomb Raider (14 Septembre 2018) ne m’a personnellement pas séduit, la licence semblant s’éloigner toujours plus de ce qui faisait son sel à l’origine pour aller vers toujours plus d’action (violente) au détriment des énigmes. On notera cependant deux nouveautés : The Quiet Man, où l’on incarnera un jeune homme sourd mais néanmoins très combattif (on n’en sait pas plus), ainsi que Babylon’s Fall, une coproduction Square Enix/Platinum Games qui promet d’être un jeu sauce heroic fantasy bourré d’action comme Platinum sait en mettre dans ses œuvres.

Babylon’s Fall promet a priori d’avoir un sacré background.

Sans suspense inutile, c’est EA qui vient s’installer à la sixième place cette année. Comme l’an passé (et comme souvent en fait) Electronic Arts n’a su offrir qu’une conférence en demi-teinte où les attendus titres EA Sports se sont ainsi révélés sans surprise ni vraie saveur (on imagine cependant les fans de FIFA heureux de l’arrivée de la Champions League sous licence dans FIFA 19, tout comme ceux de Madden NFL seront sans doute ravis du retour de la série sur PC). A côté de cela, Battlefield V se révèle assez séduisant, tout comme Sea of Solitude, un jeu porté par le studios berlinois Jo-Mei et caution arty de cette conférence aux côtés d’un Unravel Two qui instaure le fait de jouer avec deux personnages simultanément, que ce soit en étant seul ou en coop. A suivre…

La Guerre des Clones va faire rage dans Battlefront II !

On notera en tous cas dans cette conférence assez monotone la volonté de rédemption d’EA qui annonce tout fièrement qu’il n’y aura pas de loot boxes dans Battlefield V notamment, histoire de se racheter après le tollé provoqué par leur usage dans un Star Wars Battlefront II qui va d’ailleurs voir son contenu étoffé avec un certain nombre de nouveaux personnages (ceux tirés du film Solo mais aussi les versions Guerre des Clones d’Anakin Skywalker, d’Obi-Wan Kenobi ou encore du Général Grievous…). Mais globalement, cette conférence fut relativement soporifique et je suis un peu navré de constater que la seule chose qui m’a vraiment titillé, c’est l’annonce assez peu enthousiaste de Star Wars – Jedi Fallen Order, un titre développé par Respawn et qui nous permettra d’incarner un Jedi en fuite dans ce jeu calé entre les épisodes III et IV de la saga. Quant à Command & Conquer – Rivals, mieux vaut ne pas en parler…

Sur le PC Gaming Show ensuite, pas grand-chose à raconter. Et si l’on aura eu le luxe de voir tous pleins de jeux indés qui ont l’air vraiment cool, la conférence que je classe donc cinquième fut une fois de plus assez longue et ennuyeuse à suivre… Mais au moins, il y avait de quoi faire : Satisfactory, Neo Cab, Rapture Rejects figurent ainsi parmi les jeux qui ont attiré mon attention dans cette masse de titres où je déplore quand même l’absence d’un WarGroove que j’espère vraiment voir arriver tout bientôt. Tout du moins, pour Rapture Rejects, j’ai cru être emballé en pensant qu’il s’agissait du jeu que les auteurs de la BD Cyanide & Happiness ont financé sur Kickstarter il y a quelque temps… Sauf que non, il ne s’agit « que » d’un énième battle royale à ranger aux côtés de Realm Royale et de Mavericks… Hélas.

Hitman 2 a aussi été de la partie au PC Gaming Show.

Au sujet de Bethesda, je n’ai malheureusement pas grand-chose à dire, si ce n’est qu’ils sont du coup quatrième de mon petit classement personnel. Il faut dire aussi que je ne suis à la base pas un grand fan de ce développeur que je connais excessivement mal. The Elder Scrolls ne m’a jamais attiré et Doom n’est pas vraiment mon style, je passe donc mon tour sur The Elder Scrolls VI et Doom Eternal. En revanche, j’en retiens Fallout 76, révélé un peu avant cet E3. Un jeu tout en ligne où la coopération sera de mise sans pour autant empêcher les joueurs et joueuses de se le faire en solo dans leur coin (ça sera juste logiquement un peu plus dur) et qui se veut en plus être un prequel à TOUS les épisodes déjà sortis. Je me dis donc que ce titre pourra sans doute faire office de très bon point d’entrée dans cette licence que je ne connais pas du tout, ou si peu, et je le place donc parmi les 10 jeux qui me font le plus envie à l’issue de toutes ces présentations. Ah et puis il y a ce Starfield rapidement teasé aussi et sur lequel je suis certain de poser un œil très curieux au moment d’en apprendre davantage sur son compte !

Vivement (plein) de détails !

Arrive donc mon petit podium personnel et, sur la troisième marche, c’est PlayStation qui se présente. Alors qu’il en était absent l’an passé, le constructeur revient cette fois-ci dans le trio de tête mais je dois bien admettre que c’est plus parce que le reste était moins enthousiasmant que par la qualité de sa propre présentation. Sur la forme déjà, je reprocherai à Sony de continuer à s’acharner à rassembler les gens dans une immense salle pour uniquement leur balancer des trailers à la chaîne, à peine entrecoupés de petits interludes musicaux. Hormis Shawn Layden en ouverture, personne. Alors qu’on se comprenne, moi je veux bien qu’on me fasse des présentations avec des bandes-annonces et des petits intermèdes entre chacune mais à ce moment-là, quel est l’intérêt de réserver une salle de convention ? Passez au « PlayStation Direct » et qu’on n’en parle plus ! Sûr qu’en plus ça fera des économies. Reste que même si ça peut sembler passéiste pour certains, j’apprécie toujours quand des développeurs viennent nous raconter leurs jeux, leur genèse, leur contenu, leurs objectifs en les créant… Sans ça, contentons-nous de regarder des bandes annonces sur YouTube et voilà.

On se souvient de son (très) violent teaser : cette vidéo rappelle que The Last of Us – Part II devrait nous prendre aux tripes.

Enfin bref, à côté de cela, de belles choses néanmoins, à commencer par ces 10 minutes consacrées à The Last of Us – Part II, détaillé ici dans une bande-annonce qui se transforme avec fluidité en démo de gameplay. Et franchement, cela ne fait que me conforter dans l’idée qu’il va réellement falloir que je rattrape le 1er opus pour ensuite me consacrer à celui-ci qui a l’air d’être d’une finition et d’une intelligence remarquables. Deux adjectifs qu’on pourra peut-être bien attribuer ensuite à Death Stranding, qui se dévoile également un peu plus avec une longue et pourtant succincte présentation du  monde ouvert où l’on évoluera dans la peau de Norman Reedus (et avec Léa Seydoux, qui fait sa première apparition dans le jeu au cours de cet E3). De la conférence PS4, on retiendra aussi évidemment le Spider-Man d’Insomniac Games qui s’annonce toujours plus dynamique, fun et fluide, ainsi que, plus anecdotiquement Control, dont le trailer m’a rendu plus curieux qu’il ne m’a réellement fait envie. Dommage finalement que la forme de la présentation dans son ensemble eut été aussi fade, avec un peu plus d’enthousiasme ça aurait été mémorable. Oh et puis aussi, chose pas anodine du tout : aucune date, exception faite de Spider-Man (mais on le savait déjà). Hormis ce jeu d’Insomniac, aucun des titres présentés chez Sony n’a de date, ne serait-ce qu’approximative, a contrario des autres « conférenciers » qui donnent bien plus un sentiment de quasi-immédiateté, ou au moins d’imminence dans leurs sorties de jeux phares. Qu’on le veuille ou non, balancer des bandes annonces sans dater quoi que ce soit, ça reste un bémol certain.

Spidey va prendre cher !

Et de l’enthousiasme, Ubisoft en avait clairement à revendre. Un peu comme l’an passé, le studio français a su amener une conférence pleine d’annonces certes plus ou moins attendues mais néanmoins enrobées d’un bon esprit qui a su à la fois divertir et donner envie.

Au-delà de la présence de Fox McCloud pour la version Switch, j’ai pour Starlink une vraie curiosité.

Sans doute est-ce pour cela d’ailleurs que ce Starlink m’a tant intrigué. Je ne sais pas si j’ai d’ores et déjà envie de me le procurer mais sa présentation m’a vraiment donné envie de le tester un jour. Reste que le côté « jouet-vidéo » me rebute quand même un tantinet… C’est un titre qui fut en tous cas l’occasion d’une visite surprise de Shigeru Miyamoto puisque le jeu permettra d’incarner Fox McCloud de la série StarFox dans la version Switch, rappelant les bons termes unissant Ubi à Nintendo ces derniers temps (cf. le DLC pour Mario+The Lapins Crétins également présenté ici). Mais si la forme fut correcte, le fond laisse néanmoins un sentiment partagé entre l’enthousiasme provoqué par des annonces inédites comme The Division 2 ou Assassin’s Creed – Odyssey (non, le héros n’aura pas de casquette magique), et le côté un peu redondant ensuite amené par le rappel des sorties à venir de The Crew 2, Just Dance 2019 (encore et toujours prévu sur Wii…) ou bien d’un Skull & Bones qui excite toujours autant ma fibre pirate ou d’un Beyond Good & Evil 2 qui m’impose de faire le premier au plus vite car j’ai une envie folle de me plonger dans celui-ci ! Ubisoft s’accapare néanmoins la deuxième place de ce classement puisque, même si elles reviennent parfois de l’édition 2017 de l’E3, ces présentations restent franchement chouettes.

Les pirates de Skull & Bones pourront donc mettre pied à terre pour gérer équipage et navire. Mais ça pourrait bien être tout.

Et c’est donc Microsoft qui s’octroie cette année la première place de mon podium personnel, échangeant donc sa place de l’an dernier avec Ubisoft. Livrant une conférence dans les règles de l’art, sans gros chichi ni autres effets superflus, se contentant de parler de jeux vidéo, Microsoft a annoncé pas moins d’un cinquantaine de titres et tire la couverture à elle par le simple fait d’être passée la première, se réservant ainsi un grand nombre de world premieres qui n’auront pu que rendre les autres conférences relativement prévisibles.

C’est non.

Alors, évidemment, sur 50 jeux, il y a toujours à boire et à manger et l’on oubliera vite (très vite) ce Gears Pop beaucoup trop opportuniste, ce Captain Spirit également présenté chez Square et qui a l’air fadasse au possible, ou encore ce Just Cause 4 qui ressemble à tous les autres… Par contre, on se souviendra des 22 titres indés présentés dans la section ID@Xbox et parmi lesquels WarGroove, Dead Cells ou encore Ashen. Mais aussi et surtout, on gardera en tête les présentations de Forza Horizon 4, de Halo – Infinite, de Gears 5 pour les amateurs du genre et enfin du très attendu (doux euphémisme) Cyberpunk 2077 ! L’action-RPG de CD Pojekt RED (The Witcher) se dévoile enfin pleinement dans une bande annonce aux allures de blockbusters mais qui recèle clairement un très grand potentiel. Et si certains ont été déçu d’apprendre que ce jeu sera certes un action-RPG mais en FPS, eh bien je continue de faire de ce titre l’une des annonces majeures de ce salon, sinon la plus importante.

C’est oui !

Voilà donc pour ce bilan des conférences de l’E3 2018. Une édition qui, à mon sens, ne restera pas forcément dans les mémoires. Car si le salon aura su apporter son lot de belles surprises et de jolies annonces, il fut néanmoins relativement routinier, les différents intervenants s’appuyant pour l’essentiel sur des titres déjà annoncés et se contentant de nous en apprendre davantage à leur sujet. Alors évidemment, c’est toujours plaisant d’en voir plus sur des jeux que l’on attend particulièrement mais il est dommage que l’effet de surprise, déjà bien amoindri par les éternels leaks devenus traditions à l’approche d’un E3, ne soit pas plus présent. De mon côté, je me souviendrai de l’E3 2018 comme d’un salon riche en gros titres qui savent donner envie mais où les surprises furent trop succinctement dévoilées, sans oublier la déception globale d’un Nintendo qui passe parfaitement à côté de son sujet. Ce qui ne m’empêche pas de retenir une quinzaine de jeux !

Top 10 des jeux de l’E3 2018

1- Cyberpunk 2077 (non daté)

2- Death Stranding (non daté)

3- Super Smash Bros. Ultimate (7 Décembre 2018)

4- Fire Emblem – Three Houses (Printemps 2019)

5- Forza Horizon 4 (2 Octobre 2018)

6- Spider-Man (7 Septembre 2018)

7- Beyond Good & Evil 2 (non daté)

8- Fallout 76 (14 Novembre 2018)

9- The Last of Us – Part II (non daté)

10- Assassin’s Creed – Odyssey (5 Octobre 2018)

Mentions spéciales

Skull & Bones (non daté)

Halo – Infinite (non daté)

Starfield (non daté)

Starlink – Battle for Atlas (16 Octobre 2018)

Neo Cab (non daté)

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Une réflexion sur “E3 2018 : La routine, pour le meilleur et pour le pire

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