Quand la Switch va, tout va : Nintendo fait son bilan annuel

Comme tous les ans, Nintendo profite de la fin du mois d’Avril pour tenir, à quelques encablures de l’E3, sa traditionnelle conférence en vue de donner tous les détails du bilan de l’année écoulée. Terminé au 31 Mars, l’exercice fiscal 2017-2018 de Nintendo était déterminant car ce fut celui où la Switch a été lancée : de son succès dépendait toute la santé financière de l’entreprise, l’an un d’une console étant toujours ce moment où ça passe ou ça casse. Exercice fiscal à la fin duquel cette conférence face aux actionnaires pourrait se résumer en quelques mots : tout va bien.

Ménage de printemps

Avant de parler des chiffres et du bilan en eux-mêmes, il y a un point qu’on n’avait pas forcément vu venir et qui touche aux ressources humaines de Nintendo. Et pas qu’un peu puisque Tatsumi Kimishima, actuel PDG de l’entreprise, va céder son poste en Juin prochain à Shuntaro Furukawa. A l’instar de celui qu’il s’apprête à remplacer, Furukawa n’est pas un Iwata dans l’âme. Comprenez par là qu’il n’est pas à l’origine de jeux comme a pu l’être cet illustre prédécesseur. Au contraire, ce futur PDG est plutôt dans la même veine que Kimishima : un businessman. Actuellement membre du conseil d’administration de Nintendo, DG du département planification ou encore responsable du marketing global, sa nomination peut surprendre mais rappelle cette information qu’on avait tous oubliée : Kimishima n’était là que temporairement. A noter aussi que Shuntaro Furukawa est également membre du conseil d’administration de The Pokémon Company. On lui souhaite évidemment de diriger Nintendo avec au moins autant de réussite que ses deux prédécesseurs. Quant à Kimishima, il reste au sein de Nintendo au titre de consultant.

Shuntaro Furukawa (à gauche) prend donc la tête de Nintendo en succédant à Tatsumi Kimishima (à droite).

Toujours dans ce domaine, les Européens que nous sommes découvrent également le départ de Satoru Shibata, actuel président de Nintendo of Europe. Celui qui présentait jusqu’à récemment les Nintendo Direct centrés sur le marché du Vieux Continent part en effet pour le Japon, où il entre au conseil d’administration de Nintendo. On notera également l’arrivée de Yoshiaki Koizumi (producteur de la Switch et de Super Mario Odyssey) au poste de directeur exécutif, tout comme Takashi Tazuka, largement reconnu comme le « bars droit » de Shigeru Miyamoto, co-créateur de Super Mario et The Legend of Zelda.

Rien de tout cela ne devrait impacter la stratégie de Nintendo dans l’avenir proche mais ces changements sont suffisamment importants et concernent des employés de Nintendo suffisamment bien connus des joueurs pour être mentionnés. Cette introduction somme toute très administrative étant faite, passons aux choses sérieuses !

Nintendo au mieux de sa forme

Switch : Essai transformé

Aucun problème.

Lancée il y a tout juste un an, la Switch se devait d’être l’arme fatale de Nintendo pour remettre l’entreprise à flot. Après les années difficiles de la Wii U, Big N ne pouvait pas se permettre une nouvelle déconvenue, qui eut été une catastrophe pour la boite. Mais souvenez-vous que l’an passé, Tatsumi Kimishima révélait dans le bilan financier d’alors des résultats très encourageants pour la nouvelle console : 2,74 millions d’unités vendues en un mois ! Un brillant résultat qui laissait alors espérer un total de 10 millions de consoles écoulées à la fin Mars 2018. Un objectif revu à la hausse au vu du succès rencontré, Nintendo visant alors les 14 à 16 millions de Switch vendues en Mars 2018. Et voilà qu’arrivés à l’échéance dite, nous nous retrouvons avec pas moins de 17,79 millions d’unités vendues dans le monde. Dépassant ses objectifs, Nintendo peut aussi se targuer d’avoir lancé une console qui inscrit sa dynamique dans la même veine que les best sellers que furent la Wii et la PS4 sur la même période. Comme si la Wii U n’était plus qu’un mauvais souvenir financier.
A cela s’ajoutent évidemment les ventes de jeux, qui atteignent les 68,97 millions d’unités écoulées. Pour les curieux, les jeux les mieux vendus sur la plateforme sont les suivants :

  1. Super Mario Odyssey, 10,41 millions
  2. Mario Kart 8 Deluxe, 9,22 millions
  3. The Legend of Zelda : Breath of the Wild, 8,48 millions
  4. Splatoon 2 : 6,02 millions

A noter enfin, toujours dans ce domaine, la croissance remarquable des ventes en dématérialisé, qui ont explosé tous les records personnels de Nintendo cette année en atteignant un total de plus de 460 millions d’euros sur cette branche. A titre de comparaison, nous étions à environ 242 millions d’euros l’an passé et 333 millions d’euros l’année précédente, ce qui constituait alors le plus haut chiffres en la matière pour Nintendo. Nul doute que cet excellent résultat est à lier au catalogue de l’eshop, sur lequel nous reviendrons un peu plus tard.

Avec un graphique, la très forte augmentation des ventes de produits dématérialisés est encore plus parlante.

D’excellents chiffres donc et qui amènent forcément avec eux de très très bons résultats sur le plan financier. Pour la faire courte, Nintendo affiche au terme de cet exercice fiscal un chiffre d’affaires de 7,9 milliards d’euros, lui permettant ainsi de dégager un bénéfice net de 1,04 milliards d’euros ! A titre de comparaison on ne peut plus claire, le bénéfice net sur l’année 2016-2017 était de 766 millions d’euros. Clairement, la Switch a fonctionné de la meilleure des manières et Nintendo peut enfin respirer à plein poumons après les difficultés amenées par l’échec de la Wii U encore une fois.

Dans sa présentation, Kimishima ne cache pas son enthousiasme et son optimisme et on ne saurait lui reprocher tant le succès est au rendez-vous. Pour autant, le futur ex-PDG de Nintendo ne manque pas de garder la tête froide et nous rappelle qu’on n’en est qu’à un an de vie de la Switch et que tout reste à faire ! Comme il le dit si bien lui-même :

Dans le marché des consoles de jeux vidéo, la deuxième année est très importante. L’effet de nouveauté s’estompe et le hardware est réellement mis au test.

En gros, ce n’est pas tout d’en imposer sévère la première année, il faut maintenant assurer derrière. Suite logique de cette idée : profiter du succès de la première année pour étendre la base installée de la Switch dans le monde, avec un chiffre de ventes à atteindre d’environ 20 millions de consoles supplémentaires sur l’année 2018-2019, rien que ça ! Et pour cela, Nintendo a une stratégie en deux temps.

Attirer et fidéliser

C’est avec ces deux mots qu’on peut résumer la première étape du plan 2018-2019 de Nintendo. Le but du jeu est vieux comme le monde : faire venir les joueurs à la Switch et, surtout, faire en sorte qu’ils restent !

Mario Tennis Aces, première carte-maîtresse pour 2018-2019.

Et pour cela, l’arme de base, c’est bien évidemment un catalogue qui s’étoffe sans cesse. Et bien entendu, on compte sur les licences clés de Nintendo pour faire une grande partie du boulot : Super Smash Bros., Mario Tennis Aces sont ainsi clairement désignés comme deux colossaux piliers de la stratégie de l’entreprise pour l’année à venir. Et si cela semble évident pour Super Smash Bros., qui est devenu depuis bien des années maintenant une licence incontournable de Nintendo et aux ventes toujours ultra satisfaisantes, cela peut sembler plus étonnant pour le jeu de tennis de Mario et ses potes, cette licence-ci ayant toujours été un tantinet plus confidentielle. Pourquoi tout miser, dès ce 22 Juin, sur ce jeu alors ?
En fait, ce sont toutes les spécificités du jeu liées à la Switch que Nintendo souhaite mettre en avant pour attirer les joueurs vers sa console. Mario Tennis Aces a en effet été développé pour répondre à ces particularités et en faire un argument de vente, comme par exemple avec le Swing Mode, qui permettra d’utiliser les Joy-Cons comme des manches de raquettes, comme au doux temps de Wii Sports. Ce même point permettra aussi de rappeler la possibilité de jouer à deux à tout moment en se partageant lesdits Joy-Cons. Mais à côté de cela, c’est clairement l’opportunité du online qui est mise en exergue. Nintendo souhaite en effet accentuer plus encore son idée de créer des événements en ligne (ici des tournois), ceux-ci étant un bon moyen d’appeler les joueurs vers le titre et sa plateforme. Après tout, quand on vous dit que vous ne serez pas tout seul mais qu’il y aura au contraire plein de gens avec qui jouer, pourquoi refuser ?

Cet aspect online revêt en fait une importance beaucoup plus grande que cela aux yeux de Nintendo. En s’appuyant sur l’exemple très concluant de Splatoon 2, ce que la firme cherche à faire c’est tout simplement de relancer régulièrement l’intérêt des joueurs une fois qu’ils sont déjà sur le jeu. Si l’on regarde le jeu de tirs avec des calamars, les chiffres sont éloquents : le nombre de joueurs actifs n’a jamais diminué, à aucun moment, notamment au Japon. Au contraire, il ne cesse de croître et a même connu un gros sursaut au tout début de l’année 2018 ! Nul doute que le DLC (payant) Octo Expansion devrait largement contribuer à maintenir cette dynamique. Et, si l’on regarde plus loin, nul doute non plus que Mario Tennis Aces va proposer une durée de vie similaire : un contenu de base suffisamment étoffé, des mises à jours gratuites régulières, des tournois pour sans cesse rappeler les joueurs à lui et, peut-être bien, un ou plusieurs DLC payant(s) à terme.

Neuf mois plus tard, Splatoon 2 ne souffre d’aucune désertion, bien au contraire.

Bref, à l’instar de Splatoon 2 donc mais aussi d’ARMS, Mario Tennis Aces devrait faire l’objet d’une attention toute particulière de Nintendo en matière de longévité et d’organisation d’événements dédiés. Kimishima affirme que l’entreprise va développer et soutenir de plus en plus de genre d’initiatives, considérant ces tournois par exemple comme d’excellentes vitrines pour ses jeux et donc un moyen très efficace de créer et maintenir l’envie de jouer aux titres concernés. Un pan de stratégie qui est l’occasion de rappeler que le programme Switch Online deviendra payant à partir de Septembre prochain et que de nouveaux détails seront donnés sur le site officiel de Nintendo en ce début Mai.

Après une première année riche en jeux de grande ampleur et aux aventures solo prenantes, Nintendo décide donc de miser dès 2018 sur le multijoueur et tout l’aspect convivial qui fait partie des arguments de vente de la Switch depuis le départ. En misant sur cette notion de partage dans le jeu et de réunion autour d’un même titre, l’entreprise semble ériger une stratégie claire où, plus encore que ce n’est le cas aujourd’hui, l’opportunité est donnée aux joueurs de jouer ensemble, que ce soit autour d’une table avec sa ou ses Switch ou en ligne grâce à Switch Online et aux events qui vont vraisemblablement être organisés avec la plus grande régularité possible. Entre Splatoon 2, ARMS, Mario Tennis Aces et, plus tard cette année, Super Smash Bros., Nintendo veut clairement faire découvrir sa console à travers l’expérience de ceux qui ont déjà la Switch. Une sorte de bouche à oreille « forcé » qui permettra non seulement d’attirer un nouveau public mais aussi de le diversifier.

Elargir le public de la Switch et de Nintendo

Ça fait des années qu’on nous le martèle : Nintendo veut diversifier son public. Plus de filles, plus de jeunes, plus de casus mais plus de gamers purs et durs aussi. Big N sait qu’elle a son lot de fans inconditionnels mais, en toute logique, ça ne lui suffit pas. L’entre-soi, ça va bien cinq minutes quoi.

Pour répondre à ce besoin d’élargissement, Nintendo compte bien tirer profit des précédents points évoqués. Tant la portabilité de la console que le « buzz continu », pour reprendre les termes de Kimishima, devraient permettre de faire découvrir la bête à un plus large public, joueur ou non. Quoi de mieux après tout que de donner l’opportunité au quidam qui passerait par là de jouer en parallèle d’un event qui aurait déjà attiré des joueurs ? Animations en magasin, rendez-vous dédiés ou même soirées en famille ou entre potes, toutes ces occasions de réunions sont autant d’outils que Nintendo compte bien employer pour continuer de présenter sa Switch au plus grand nombre.

Le message est clair.

Les présentations faites, Kimishima estime que le catalogue d’ores et déjà bien fourni de la console devrait permettre de convaincre les non-possesseurs de Switch de passer à la caisse pour l’obtenir. Et ce n’est pas bête. Imaginez qu’on vous mette la machine sous les yeux pour je ne sais quelle raison, que vous y voyiez quelque chose qui vous plait et qu’on vous dise en plus que la console propose déjà bien d’autres expériences : c’est plutôt un bon combo pour convaincre, non ?

Sans pour autant donner de chiffres, Kimishima cite le portage Switch de Skyrim en exemple de ces jeux tiers connaissant un second souffle de ventes sur cette console.

Kimishima insiste donc sur la force de frappe que représentent déjà les plus gros titres maisons de la Switch comme Breath of the Wild et Super Mario Odyssey bien entendu mais aussi Kirby Star-Allies, Mario Kart 8 Deluxe, Splatoon 2 qui sont, en France par exemple, régulièrement dans le Top 5 des meilleures ventes hebdomadaires d’après le SELL. Mais il ne manque pas d’évoquer également les jeux d’éditeurs tiers, dont il considère l’apport comme tout aussi important. D’après le PDG, tant Nintendo que ces éditeurs auraient constaté que les jeux portés sur Switch se vendraient sans problème, ajoutant ainsi au stock déjà écoulé sur les autres plateformes un nombre conséquent de copies, témoignage que cette vague de portages que nous connaissons depuis quelques mois n’est pas vaine. Kimishima a donc bien l’intention de profiter de cette manne pour attirer vers sa Switch des joueurs qui, peut-être, bouderaient Nintendo pour son manque d’éditeurs tiers.

Nintendo porte de nombreux jeux Wii U sur Switch, sans doute pour rentabiliser leur développement.

Mais on peut cependant légitimement se demander si cela ne va pas finir par ressembler à un serpent qui se mord la queue. Tous les portages que nous voyons arriver régulièrement en ce moment finissent par légitimement interroger des joueurs qui craignent que la Switch n’obtienne que ça justement de la part des éditeurs tiers. C’est très difficile à dire pour le moment mais on peut néanmoins justifier cette tendance en plusieurs points. Tout d’abord, cela permet à Nintendo de recréer ce lien perdu avec les tiers échaudés par la Wii U. Ensuite, il s’agit d’une opportunité facile à saisir pour les studios concernés de vendre encore plus de jeux, ce qui n’est pas négligeable bien entendu. Il ne s’agit après tout « que » de mettre le jeu sur une cartouche, ce qui, si l’on en croit les sons de cloches qui reviennent des studios en ayant déjà fait l’expérience, n’est pas bien compliqué dans le cas de la Switch. Et enfin, hypothèse assez personnelle, je vois cette vague de portages comme l’occasion pour les développeurs de découvrir la Switch, d’en explorer l’architecture et, finalement, de la maîtriser. J’ose espérer que tout ceci conduira à un second temps où les studios pourront proposer, forts de ces expériences en quelque sorte préliminaires, des jeux en parfaite adéquation avec cette console qu’ils auront ainsi eu tout le loisir d’apprendre à connaître via ces portages. Il faudra attendre pour en être certain et le prochain E3 donnera peut-être quelques pistes à ce sujet si nous voyons des studios comme Ubisoft, Bethesda ou EA par exemple proposer des jeux spécifiquement conçus pour la Switch ou promettre une sortie de certains de leurs futurs hits non seulement sur PS4 et Xbox One mais aussi sur la petite dernière de Nintendo.

De L.A. Noire à Skyrim en passant par Doom, les gros éditeurs tiers ne proposent quasi exclusivement que des portages sur Switch. Attention à ne pas se reposer que sur ça !

Au-delà des éditeurs tiers de grande envergure, Nintendo a également l’intention de s’appuyer sur les plus indépendants en proposant un catalogue de jeux indés aussi conséquent que possible. A la fin du mois de Mars dernier, ce sont plus de 600 titres indés qui étaient déjà disponibles sur l’eshop de la console. En un an, la Switch accueille donc dix fois plus de jeux dans cette catégorie que ne l’a fait la 3DS sur la même période, la petite portable étant pourtant déjà connue et appréciée pour son vaste catalogue indépendant. Pour Nintendo, tant l’arrivée de gros titres d’éditeurs de renom que cette multiplication de jeux indés est le signe que la Switch trouve une vraie résonance chez les autres studios. Le succès de certains titres indépendants sur Switch est d’ailleurs somme toute remarquable. C’est le cas notamment de Rocket League, dont l’accueil très favorable a conduit à le produire également sur cartouche. On peut également citer Stardew Valley, qui a dépassé le million de téléchargements, Celeste ou encore SteamWorld Dig, qui figurent en bonne place dans les ventes hebdomadaires depuis leurs sorties respectives.

La catalogue indé de l’eshop Switch devient progressivement hallucinant !

Le fait est en tous cas qu’avec un si grand nombre de titres disponibles au téléchargement, la diversité ne peut qu’être au rendez-vous et Nintendo a la ferme intention de jouer là-dessus pour promouvoir la Switch, qui serait finalement présentée en synthèse comme une console offrant un très large panel d’expériences de jeu (sinon le plus large). Nulle question de jouer dans la course à la puissance, ce serait évidemment impossible face aux mastodontes PS4 Pro et Xbox One X, mais dans le jeu de la diversité, aucun doute que la Switch a son épingle à tirer.

Nintendo Labo comme fer de lance d’une optique de diversification de l’essence-même du jeu vidéo chez Nintendo ?

Le Nintendo Labo fait d’ailleurs figure d’exemple marquant dans cette optique. A la croisée des chemins entre jeu de construction et jeu vidéo, le Labo propose une expérience vidéoludique qui s’étend au-delà du seul hardware de la console qui l’accueille. Il devrait donc constituer l’une des pierres angulaires de la stratégie pour l’année à venir sur ce point et les premiers résultats sont, d’après Kimishima, déjà très encourageants. A peine lancé, Nintendo Labo s’écoulerait selon les espérances de l’entreprise et réussirait surtout à contribuer comme prévu à cette volonté d’élargissement du public. Les premiers bilans prouveraient en effet que le jeu est très largement acheté par un duo parent/jeune enfant (le plus souvent masculin apparemment) ainsi que par des joueurs témoignant d’un goût pour les activités créatives. Il y a fort à parier qu’à l’heure de tirer les vraies leçons de cette expérience en matière de marketing, les conclusions seront surprenantes.

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Après une première année exemplaire, la Switch doit donc désormais continuer de faire ses preuves en fidélisant les joueurs qui l’ont déjà achetée ou qui comptent le faire. Son autre mission sera celle d’une diversification poussée du public de Nintendo en proposant un maximum d’expériences et en s’imposant finalement comme la console au plus grand nombre de propositions sur le marché. Des blockbusters de Nintendo aux jeux des éditeurs tiers les plus connus en passant par l’incroyable vivacité du marché du jeu indépendant, Nintendo a la ferme intention de nourrir le catalogue de sa console et les joueurs avec. Et tout ceci semble si imposant dans la stratégie de l’entreprise qu’on finirait par croire qu’il n’y a que ça pour faire le cœur de l’activité de Nintendo pour les douze mois à venir.
Mais ce serait compter sans la 3DS ou les titres pour mobiles. Car si la Switch est dans toutes les pensées, Big N n’oublie pour autant pas ces deux autres branches de son activité, promettant notamment de continuer l’approvisionnement en jeux inédits de la petite portable dont toute la gamme a permis de vendre 72 millions de consoles. Quand aux titres prévus pour les smartphones et tablettes, Nintendo ne peut qu’en tirer un bilan positif : Animal Crossing – Pocket Camp a permis d’attirer de plus en plus de joueuses et les téléchargements de Super Mario Run et Fire Emblem Heroes ne cessent d’augmenter ! Sans oublier l’arrivée prochaine de Mario Kart Tour ainsi que d’un nouveau jeu pour mobiles et tablettes co-développé avec Cygames : Dragalia Lost.
Enfin bref, pour Nintendo on peut dire que tout va bien. Mais l’avenir devra être géré avec la plus grande attention. Vivement l’E3 !

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