TFGA n°24 – « Ce n’est pas parce qu’on n’en parle pas qu’il ne faut rien en dire »

Non, je n’ai toujours pas rattrapé tout mon retard sur les TFGA, loin de là. Mais plutôt que de le faire et donc d’accumuler d’autres thèmes plus actuels sur la liste d’attente, je préfère me consacrer aux plus récents en priorité. Après tout, les autres attendent depuis si longtemps maintenant qu’ils ne sont plus à ça près… Pour cette édition, la 24ème à laquelle je participe, je vais donc me pencher sur le sujet qu’Alex nous a une fois de plus proposé : « Les uns connus des autres ». Il s’agit cette fois-ci d’un recyclage en quelque sorte puisque le créateur des TFGA nous invite à parler de ces jeux que nous avons aimés mais qui nous semblent avoir été ignorés ou manqués par la majeure partie du public, tout comme nous l’avions fait avec le tout premier thème de cette chronique ! Et comme je suis un mec sympa, je ne vais vous parler que de jeux qui coûte moins de 5€ (exception faite d’un qui en coûte 20, mais ça reste sympa, non ?) !

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N°5 : Teacher Story (gratuit)

L’interface est très simple d’utilisation et permet de très vite savoir quelle attaque utiliser et contre quel(s) élève(s).

Qu’on se le dise, dans toutes les écoles de France et de Navarre (et sans doute du reste du monde), il y a des enfants qui, aussi saugrenu que cela puisse paraître, veulent devenir prof. Enseigner : là est leur vocation, leur idéal, leur grand projet ! Ils feront des études, réussiront des examens, deviendront stagiaires puis titulaires et donneront à nos chères têtes blondes les clés pour réussir dans la vie. Ce genre de choses. Et puis il y a ceux qui voudraient juste devenir profs pour être horribles avec les élèves mais ils sont vite contraints par des limites somme toute légales. C’est alors qu’entre en scène notre héros, Motion Twin, développeur bordelais de jeux sur navigateurs dont le fameux La Brute et plus tard Hordes, CroqueMonster ou encore Studioquiz et Conquisla. Motion Twin donc, qui a su réunir les deux catégories d’aspirants professeurs que j’évoquais plus haut en leur proposant Teacher Story !

Sorti en 2013, ce jeu gratuit (mais avec des achats in game) met le joueur dans la peau de James Norray, érudit parmi les érudits qui tâche de s’acquitter de sa lourde mission qu’est l’enseignement. A chaque partie, il convient de choisir une classe parmi une sélection à la difficulté variable et de remplir sur un temps donné (compté en demi-journées de cours dans le jeu) les objectifs de la classe choisie (aucune note en dessous de 10, quatre mentions Bien, etc…). La partie en elle-même prend les allures d’un RPG au tour par tour plus ou moins tactique où chaque phase de jeu se divise en deux temps tout bêtes : actions du professeur puis actions des élèves, lesquelles conduisent à la perte des points de vie de l’enseignant, jusqu’au craquage nerveux qui le forcera à rester au lit et à perdre une demi-journée de cours ! Au joueur alors de choisir les bonnes attaques, de changer ses élèves de places pour optimiser ses coups ou d’utiliser des objets pour s’en sortir au mieux. Ces derniers sont d’ailleurs payants avec la monnaie du jeu, laquelle répond au schéma classique d’une accumulation lente par le temps passé à jouer ou par un achat réel pur et simple. Enfin bref, chaque session ne dure pas spécialement longtemps mais ça reste un jeu très sympathique pour patienter pendant que ton plat chauffe ou ce genre de choses. Avoir des amis qui t’envoient des élèves (tandis que tu leur en envoies aussi) rajoute aussi des objectifs supplémentaires pour gagner plus d’expérience et ainsi progresser plus vite.
Teacher Story est disponible sur Twinoid, le site rempli de jeux gratuits par Motion Twin.

Confisquer des objets contribuera à gagner de l’expérience et débloquer divers bonus comme des assistants utilisables en classe.

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N°4 : Gunman Clive 1 & 2 (1,99€ et 2,99€ sur 3DS)

Les Gunman Clive sont des platformers d’action où l’on défouraille à tout-va !

Je fais coup double pour continuer ce TFGA en vous parlant non pas d’un mais bien de deux jeux qui, l’un étant la suite de l’autre, méritent qu’on en parle conjointement. Le diptyque Gunman Clive été conçu, développé et édité par Hörberg Productions (du nom de son Suédois de créateur Bertil Hörberg) et nous met dans la peau du cowboy fringant et justicier Gunman Clive, héros de cette aventure en plateformes 2D où ledit cowboy parcourra bien des niveaux pour sauver la belle Mademoiselle Johnson dans le premier volet puis pour mettre fin aux agissements d’une bande de malfrats sans vergogne dans le second.

Globalement, on se retrouve ici face à deux platformers d’action au level design bien foutu (sans être totalement révolutionnaire tout de même), aux boss plutôt cool et que j’ai eu plaisir à affronter et répondant enfin d’une charte graphique somme toute très sympa (j’ai tout particulièrement aimé la fluidité de son animation, en plus du design général). Plutôt courts, ces deux opus n’en demeurent pas moins d’excellents titres assez prenants qu’on recommandera à tous les amateurs de jeux de plateformes, voire même de run & gun. A noter que le seconde volet jouit par ailleurs de graphismes un tantinet améliorés et de la possibilité d’incarner d’autres personnages que Clive à la guise du joueur. En toute honnêteté, je crois que si j’aime autant les Gunman Clive, c’est aussi parce qu’ils me rappellent mon premier jeu Game Boy, à savoir Lucky Luke d’Infogrames et qui était déjà plus ou moins conçu sur les mêmes principes. Plus modernes, plus beaux, plus exigeants aussi, ceux deux titres s’adressent finalement très bien au petit garçon que j’étais, désormais devenu grand. Et ça, c’est bien aussi pour apprécier un jeu.

Parmi les multiples boss de ces deux jeux : des costauds à mitraillette, des robots et un T-Rex.
Tout est normal.

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N°3 : Fairune (2,99€ sur 3DS)

L’influence de Zelda est palpable en chaque instant.

Fairune est un jeu sorti chez nous en Décembre 2014 sur 3DS, iOS et Android puis en Mars 2017 sur PS Vita. Porté par les équipes de Fly High Works et Urara Works, il s’agit d’un jeu d’aventures largement inspiré par la série The Legend of Zelda dans lequel on incarne une petite aventurière en quête d’artefacts pour combattre le mal. Présenté comme cela, Fairune a l’air très classique et ce n’est pas son parti-pris esthétique qui peut faire chavirer cet a priori. Dans un style résolument rétro rappelant la bonne époque des RPG 2D, des A Link to the Past ou des premiers Final Fantasy, ce titre mise tout sur une fibre nostalgique qu’elle ne manque finalement pas de réveiller. Mais fort heureusement, il va au-delà et se veut aussi être une chouette expérience.

En fait, Fairune repose sur un certain nombre de mécaniques certes connues mais qui fonctionnent grâce à une maîtrise globale de ces derniers. Ce qu’il faut avoir en tête, c’est que le monde de Fairune se construit comme un grand puzzle. Cela vaut déjà par le fait que la map sur laquelle on évolue (et qui ne se dévoile qu’au fur et à mesure bien sûr) n’a pas de véritable bordure : lorsque l’on arrive à l’extrémité ouest et que l’on continue en avant, nous voilà alors à l’est. Cela implique alors quelques réflexions parfois pour dénicher secrets et passages cachés. Par ailleurs, la progression du personnage se veut, comme dans tout bon RPG, progressive et entamée par l’obtention d’une épée qui nous permettra de combattre. Sur ce point, Fairune se distingue par l’absence de sollicitation du joueur pour attaquer. Il suffira de placer notre héroïne face à son ennemi et le jeu fera le reste et déterminera l’issue du duel selon les niveaux respectifs de notre personnage et l’adversaire. Tout ce mélange donne alors un jeu dont on sent pleinement les influences mais qui arrive à s’en départir suffisamment pour se forger une belle identité propre. Il ne dure hélas que 3 heures environ mais ça reste, pour un peu plus de 2€, un des achats que je regrette le moins sur 3DS. D’ailleurs, Fairune 2 est disponible depuis un moment et il va falloir que je me lance !

Face aux ennemis, il suffit d’avancer : le niveau du joueur et le sien détermineront l’issue du combat.

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N°2 : Fast RMX (19,99€ sur Switch)

« Gotta go fast!« , comme dirait l’autre.

F-Zero semble avoir rejoint les limbes de Nintendo et Wipeout est une exclusivité Sony depuis près de 20 ans maintenant. Du coup, si l’on a envie d’un jeu de course à la vitesse affolante mais qu’on n’a pas de PS4, il n’y a plus qu’une solution : Fast RMX ! Après le totalement inaperçu Fast Racing League sur Wii et le légèrement plus visible Fast Racing Neo sur Wii U, la licence de Shin’en Multimedia est revenue cette année sur Switch avec ce troisième opus proposé en exclusivité dans le line up de lancement de la console.

Et question vitesse, cet ersatz de F-Zero (auquel il multiplie les références) se pose là. Sur la trentaine de circuits que compte le jeu, pas un ne laissera de répit aux apprentis pilotes que nous sommes. Ces pistes sont alambiquées, sinueuses et dangereuses. Bourrés d’obstacles en tous genres, les circuits du jeu ne se laissent absolument pas dompter facilement. Le joueur devra alors apprendre les courses, à la limite du par cœur, tout en arrivant à choisir le véhicule qui lui convient le mieux parmi la quinzaine proposée. Et ce n’est qu’à force d’entraînement que l’on arrivera à devenir le meilleur des meilleurs (avec mention) ! Cela ne gâche en tous cas en rien le plaisir de jeu de Fast RMX qui est tout particulièrement prenant : une fois le nez dans la course, difficile de s’arrêter ! On ne reprochera peut-être au final à ce troisième titre de la licence de n’être « que » la version Switch du précédent, puisqu’il en reprend tous les véhicules et tous les circuits (y compris ceux des DLC) et ne fait qu’y ajouter performance technique et 12 nouvelles pistes de course (6 d’office, 6 via le DLC de Septembre dernier). Hormis cela, il reste un des jeux que j’apprécie le plus dans ma ludothèque Switch jusqu’ici.

Vu la vitesse, le moindre faux-pas sera payé au prix fort.

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N°1 : Mercenaries Saga 2 (4,99€ sur 3DS)

Les dialogues sont nombreux. Parfois trop d’ailleurs, d’où l’utilité réelle d’un bouton « avance rapide ».

A l’heure où Fire Emblem connaît un succès dont on aurait cru qu’il ne reviendrait jamais vers la licence d’Intelligent Systems et Nintendo, les tactical RPG sont progressivement devenus légions (enfin, façon de parler). Et si l’on pourrait citer d’autres noms de marque comme XCOM ou le récent Mario+The Lapins Crétins, il est également intéressant de porter notre regard sur des jeux plus confidentiels mais néanmoins pas dépourvus de qualités, parmi lesquels Mercenaries Saga 2, développé par Rideon Japan et édité sur 3DS par Circle Entertainment.

Après un premier épisode qui n’est (il me semble) jamais sorti du Japon, où il fut édité sur iOS et Android, Mercenaries Saga 2 est venu discrètement s’incruster dans l’eshop de la 3DS (en exclu je crois) en Juillet 2015. Reprenant à son compte les standards de la mécanique si huilée des RPG tactiques, le jeu est vite devenu à mes yeux une des valeurs sûres du genre sur la console. Car s’il n’atteint pas le niveau de maîtrise de ces illustres modèles que sont les Fire Emblem, il réussit néanmoins à s’en approprier tous les bons côtés et à les distiller avec intelligence dans un petit jeu aux allures rétro en 3D isométrique qui fait tout simplement mouche. Mettant en scène un groupe de soldats de l’Ordre de l’Aigle d’Argent, le jeu nous amène peu à peu dans des histoires où se mêlent intrigues politiques, magie et autres complots comme seuls les meilleurs tactical RPG en ont le secret. Et malgré ses petits airs de jeu indépendant à pas cher, Mercenaries Saga 2 offre une histoire assez riche et longue pour occuper le joueur un bon moment dans un jeu où la difficulté, sans être insurmontable, sera sans aucun doute un plus dans le plaisir de progression ! A noter enfin que Mercenaries Saga 3 est disponible depuis cette année et que s’il est du même tonneau que son prédécesseur, il serait bien dommage de s’en priver.

J’ai toujours aimé joué en 3D iso mais j’avoue avoir eu un peu de mal à bien prendre mes marques avec celle-ci.

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Telle sera donc ma participation à ce dernier thème des TFGA en date et quelle chance vous avez finalement d’avoir ainsi vu défiler sous vos yeux ébahis tant de jolis titres qui ne vous demanderont même pas de casser votre PEL ou d’appeler Cetelem ! Quelle chance, oui ! A vous maintenant le loisir d’aller découvrir de vos propres yeux tous ces petits titres très sympathiques et d’y trouver tout le plaisir que j’ai réussi à y dénicher aussi. J’ai d’ailleurs essayé d’en proposer ici pour tous les goûts (malgré une dominante RPG qui me surprend moi-même) et j’espère que certains titres sauront suscité votre curiosité au-delà de ce Top 5 !
Et maintenant, je ne peux que vous laisser là, ramasser les fleurs que je me suis lancées et vous recommander d’aller vite lire les contributions des autres participants à cette édition de la chronique. Ceux-là sont bien évidemment tous recensés sur le blog d’Alex et nul doute que vous y trouverez encore bien d’autres surprises et découvertes en tous genres !

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3 réflexions sur “TFGA n°24 – « Ce n’est pas parce qu’on n’en parle pas qu’il ne faut rien en dire »

  1. Pingback: Alex Effect - TFGA – S03E03 : Les uns connus des autres

  2. Hello,
    Merci pour cet article qui est super intéressant ! Le soft Teacher Story m’a l’air d’être sympa, je me laisserais bien tenter par une petite partie. Quant à moi, je voulais également partager mes découvertes avec toi en t’invitant à retrouver les jeux flash de cette interface : http://www.prizee.com/ , qui ne sont pas connus de tous. Je suis vraiment accro aux ludiciels gratuits de cette plateforme. J’adore passer du temps en compagnie des mascottes de ce site.

    • Je t’encourage à tester Teacher Story oui, c’est vraiment fun !

      Quant à Prizee, je connais bien pour y avoir passé pas mal de temps autrefois ! 🙂

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