Paris Games Week 2017 : bilan de ma visite du salon

Après le Comic Con la semaine dernière, passons maintenant à un article sur l’autre grand salon qui a occupé mes jours ces derniers temps : la Paris Games Week ! Organisée du 1er au 5 Novembre dernier, cette semaine vidéoludique était l’occasion, comme toujours, de mettre à l’honneur les grandes sorties de jeu vidéo de cette saison 2017-2018. Tous les grands acteurs du jeu vidéo étaient alors réunis au Pars des Expositions de la Porte de Versailles pour permettre aux joueurs de tester leurs dernières nouveautés et les futurs hits qui alimenteront nos consoles et PC dans les mois à venir. Pour ma part, j’ai eu la chance d’être présent sur le stand de la Bnf le samedi après-midi, ce qui m’a permis de profiter de mon badge exposant pour accéder au salon lors de la soirée d’avant-première sur 31 Octobre ! Je vous propose donc un retour sur le salon et sur les jeux que j’ai pu tester lors de cette soirée.

Pour une première fois à la Paris Games Week, j’aurais difficilement pu faire mieux. Exposant pour le compte de la Bnf (pour qui je travaille en fait, pour ceux qui l’ignoreraient) et visiteur en avant-première le mardi soir, j’ai ainsi pu réaliser un combo idéal permettant de jumeler le plaisir de mes propres découvertes à celui du partage d’un loisir, d’une passion (même si le terme peut sembler galvaudé tant il est utilisé par tout le monde et n’importe qui) et d’un pan souvent ignoré des missions de la Bibliothèque Nationale de France en faveur du jeu vidéo. A ce sujet, je prévois de plancher prochainement sur un article consacré au rapport qu’entretient la Bnf avec le jeu vidéo mais nous en reparlerons en temps utile. Enfin bref, je suis arrivé sur le salon avec les yeux d’une personne qui n’y a tout simplement jamais mis les pieds.
Et sans trop m’étendre là-dessus, c’est un constat d’immensité qui se dresse quand on pousse les portes du pavillon 1. Forte de ses 80 000m², la Paris Games Week est un très grand salon, au premier sens du terme, réparti en trois zones : pavillon 1 pour les gros éditeurs principalement, pavillon 2 pour l’espace junior et les professionnels affiliés au monde du jeu vidéo (mais aussi les jeux made in France) et le troisième pour l’e-sport, largement représenté. De mon côté, j’ai principalement fréquenté les deux premiers pavillons, n’étant pas spécialement fondu d’e-sport pour l’heure. Et, surtout, je tenais pour l’essentiel à voir des jeux. Alors après un mot rapide pour vous dire que la Paris Games Week est assez incroyable dans son ensemble, hyper vivante (parfois trop, l’excitation l’emportant sur le reste), je vais plutôt vous parler des différents jeux sur lesquels j’ai pu poser les mains. Ils sont 12, issus des écuries Nintendo, Sony, Microsoft et Ubisoft. Le temps étant une denrée rare sur ce salon, je n’ai malheureusement pas su faire autrement que céder au chant des sirènes que sont ces 4 grandes enseignes du jeu vidéo et si quelques titres indés se sont glissés dans cette sélection, je regrette seulement qu’ils ne soient pas plus nombreux, tant pour vous que moi. La faute au final non seulement au manque de temps mais aussi au fait que ces indés sont souvent bien moins pourvus en postes de jeu et donc moins aisément accessible dès qu’il y a un peu de monde. Promis, la prochaine fois je prendrai plus de temps.

Passage obligé sur le stand Nintendo

Si vous me suivez un tant soit peu, vous savez que je suis un inconditionnel de Nintendo et que ce constructeur a depuis toujours eu mes faveurs. Il était donc évident que le stand de la maison de Mario allait être mon passage obligé sur ce salon. Et comme par enchantement, voilà que c’est lui qui s’est dressé devant moi dès que je suis entré, lui qui se trouvait tout simplement à l’entrée du pavillon 1 ! Quel heureux hasard ! Là (et un peu dans la partie Paris Games Week Junior), j’ai pu ainsi tester 5 titres, certains déjà sortis, d’autres à venir.

Sonic Forces

Sonic Forces avait été révélé au Comic Con de San Diego l’année dernière, en même temps que Sonic Mania.

Après l’impeccable Sonic Mania, le hérisson de Sega est de retour avec un tout autre titre, développé quant à lui par la Team Sonic, et qui se veut mêler dans un même jeu les héritages des Sonic à l’ancienne mais aussi de Sonic Colors et Sonic Generations. L’on y trouvera même du Sonic Adventure… Bref, Sonic Forces se présente rapidement aux yeux du joueur comme un pot-pourri de tout ce qui a pu faire la licence depuis ses débuts. Et en conséquent il y a du bon et du moins bon. Le souci c’est que ce deuxième pan semble largement l’emporter sur le premier.
Du peu que j’ai pu goûter, Sonic Forces m’apparaît comme un de ces jeux qui ne font qu’effleurer les idées qu’ils renferment sans jamais essayer d’aller au bout de leurs propositions. Il n’y a qu’à voir le mode principal, construit comme un platformer « à la Sonic » en 3D et dont l’intérêt n’est hélas pas bien grand. A part du pousse stick, on n’y fait pas grand-chose si ce n’est aller du point A au point B sans la moindre réflexion de gameplay ou de level design… Le constat n’est guère plus brillant en s’intéressant au mode « classique », tout aussi peu enivrant apparemment. Moi qui était enthousiaste lors de son annonce, je remet maintenant fermement les pieds sur terre et n’envisage même plus l’achat de ce titre qui pourrait bien rejoindre, je le crains, l’anti-Panthéon de la saga…

Mouais…

Verdict : pas d’achat prévu.
Déjà disponible sur Nintendo Switch, PS4, Xbox One et PC.

Mario+The Lapins Crétins : Kingdom Battle

L’association de l’improbable !

Disponible depuis cet été, ce crossover entre Super Mario et les Lapins Crétins d’Ubisoft a toujours suscité en moi un certain questionnement lié à la seule présence desdits stupides rongeurs, que je ne supporte tout simplement pas. Pas que je craignais, tel un fanboy sans jugement, que les lapins d’Ubi allait dénaturer une licence que j’apprécie mais j’avais tout simplement peur que leur exubérance habituelle ne rende le jeu foutraque et rapidement pénible. Tous ces cris, ça use… Mais quand on vous en donne l’occasion, il faut toujours essayer un jeu afin de confirmer ses craintes ou, de manière plus heureuses, les éluder. Et c’est dans ce second cas de figure que je me suis retrouvé en testant Mario+The Lapins Crétins à la Paris Games Week, à ma grande surprise.
Vous le savez sans doute déjà depuis le temps mais ce titre se présente comme un RPG tactique plus proche de la licence XCOM que de Fire Emblem, dans lequel Mario et ses comparses s’allient à une poignée de Lapins Crétins pour en combattre d’autres dans un système de tour par tour ou chaque personnage peut effectuer une à deux actions selon le cas. Dès lors, on pourra sans difficulté dire que cette variante d’Ubisoft et Nintendo ne se démarquera que par les protagonistes qu’elle met en scène mais il faut lui reconnaître de bonnes qualités, dont une maîtrise générale du gameplay, très agréable et intuitif, ainsi qu’une chouette esthétique. Pour autant, je suis pas certain que l’on puisse recommander ce titre à ceux qui cherchent une expérience poussée dans ce style de jeu et l’on se tournera alors bien plus vers XCOM justement. Car par son aspect évidemment grand public, Mario+The Lapins Crétins se veut aussi et surtout plus simple que ses homologues du genre et également plus lent. Les plus férus de ces jeux tactiques s’en lasseront donc peut-être assez vite. En ce qui me concerne, je pense néanmoins pouvoir en faire un futur titre de ma ludothèque Switch, étant bien moins exigeant dans ce domaine que d’autres.

C’est clair, facile à prendre en main, plaisant… Bref, une très bonne surprise.

Verdict : achat futur.
Déjà disponible en exclusivité sur Nintendo Switch.

Fire Emblem Warriors

Fire Emblem devient donc la seconde licence de Nintendo à s’associer à Dynasty Warriors et s’y prête plutôt bien sur le papier.

Bien que je ne sois pas franchement friand du genre musou (ou hack’n’slash), je me suis tout de même rendu vers les bornes 3DS du stand Nintendo pour essayer Fire Emblem Warriors, fruit de la collaboration entre Nintendo, Koei Tecmo (les spécialistes du genre), Team Ninja et Omega Force. Cet opus se veut donc être le pendant d’Hyrule Warriors donc mais dans l’univers de Fire Emblem : mettant en scène des personnages emblématiques de la licence, le titre reprend à son compte les systèmes de jeu de la licence Dynasty Warriors et se présente donc au final comme un jeu tout à fait à part dans cette série.
Mais si tout ceci porte le sceau de Fire Emblem, il n’en demeure finalement pas moins que je n’ai pas accroché à ce que j’ai pu tester ici. Et il ne faut pas croire que je remets en cause les qualités intrinsèques du jeu : ce n’est tout simplement pas ma came. A l’image des autres jeux du genre cités au-dessus, Fire Emblem Warriors est un immense défouloir où le joueur n’a rien d’autre à faire que taper, taper, taper et encore taper sur des hordes d’ennemis dont on notera néanmoins que certains présentes des distinctions qu’il faudra prendre en compte pour adapter son style de combat. Foncer tête baissée ou miser sur l’esquive ou les combos, tout ceci dépendra de l’adversaire qui se dressera face à soi. Enfin bref, c’est le genre de truc que je trouve assez vite ennuyeux, la faute principalement à gameplay bourrin qui rend le tout franchement répétitif… Ainsi, pas plus qu’Hyrule Warriors en son temps, Fire Emblem Warriors fera son chemin sans moi.

Tous les grands héros de la licence seront présents, dont ceux des récents épisodes Fates et Echoes.

Verdict : pas d’achat prévu car pas mon style mais recommandé aux amateurs.
Déjà disponible en exclusivité sur 3DS et Nintendo Switch.

En vrac

  • FIFA 18 : Sans être tout particulièrement attendue, la version Switch de FIFA 18 aura suscité la curiosité. Loin d’être une version réellement au rabais, ce portage sur la dernière console de Nintendo ne pose a priori aucun problème. En fait, elle correspond en gros à tout ce que je demande d’un FIFA, sans chichis. N’ayant que faire du fameux mode Aventure absent de cette mouture mais présent sur les autres versions, j’y trouve un jeu qui va à l’essentiel en proposant un contenu certes classique mais suffisant pour le joueur que je suis. L’ensemble est loin d’être d’une qualité réellement en deçà de la concurrence, y compris sur le plan visuel et technique, et les sensations en match sont très bonnes. Et, franchement, on a visiblement là un FIFA nomade d’excellente facture, argument majeur s’il en est.
    Verdict : achat futur.
    Déjà disponible.
  • Doom : Clairement, c’est du Doom pur jus. En mode gros gros défouloir, Bethesda porte sur Switch un jeu digne de l’aura qui entoure sa licence et qui ravira les brutaux pourfendeurs de monstres que sont ses fans. Concernant le fameux downgrade comparé aux versions PS4/Xbox One, il n’est vraiment pas perceptible quand on joue et ne devrait donc en aucun cas être une entrave au plaisir de jeu. On a là un jeu dynamique, brutal et prenant qui fait le job et n’a quasiment rien à envier aux autres portages.
    Verdict : pas pour moi car pas mon style mais recommandé aux amateurs.
    Disponible dès aujourd’hui, 10 Novembre 2017.

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Chez Microsoft, entre envies de grand large et vieilles habitudes

En tant que possesseur d’une Xbox One (il y en a, oui), je suis tout naturellement allé sur le stand de Microsoft histoire de voir ce que la firme de Redmond avait à me proposer pour les prochains mois. Et si la Xbox One X et Player Unknown’s Battleground semblaient être au cœur de toutes les attentions, j’ai pour ma part contourné ces apparents incontournables pour me rendre bien plus vite vers le jeu qui m’intrigue depuis si longtemps maintenant : Sea of Thieves. Au passage, j’ai pu jouer à deux autres titres, jusqu’ici quasiment inconnu pour moi : Super Lucky’s Tale et Deep Rock Galactic.

Sea of Thieves

Il était mon objectif n°1 pour cette PGW !

Sea of Thieves est LE jeu qui a su grandement piquer la curiosité de l’amateur de pirates que je suis avant même le Skull & Bones d’Ubisoft. Développé par Rare, qu’on ne présente plus, il s’agit d’un jeu d’action-aventure multijoueur en ligne dans lequel un équipage de 4 joueurs prend la mer à bord de leur navire pirate afin de dénicher des trésors et combattre des vaisseaux ennemis, eux-mêmes aux mains d’autres joueurs dans un monde ouvert partagé où pullulent également sur les différentes îles des ennemis qui tâcheront de rendre la recherche de trésor plus périlleuse encore.
C’est donc en compagnie de trois autres camarades de jeu (dont un membre du staff Xbox éminemment sympathique mais dont j’ai hélas oublié le nom…) que j’ai pu m’adonner à ma courte carrière de pirate. Ensemble, nous avons pu découvrir toute l’importe de la communication dans ce jeu où le chat vocal sera absolument essentiel et même indispensable. Car pour naviguer, il faudra que les 4 joueurs se coordonnent avec intelligence, l’un à la barre du navire et les autres hissant ou non les voiles en fonction des vents, abaissant l’ancre quand nécessaire ou jouant le rôle de vigie afin d’éviter les récifs ou pour repérer des navires à piller ! Il est intéressant de voir comment, en deux minutes, chacun trouve son rôle et le remplit du mieux possible. J’ai énormément apprécié cet esprit d’équipe qui s’est immédiatement installé et j’imagine déjà avec quel plaisir 4 amis pourront jouer ensemble à Sea of Thieves. En dehors de cela, le titre de Rare repose sur un gameplay soigné et intelligent  Le seul bémol de ce jeu qui aura sans doute été le plus emballant de ce que j’ai testés ici, c’est sans doute son absence totale de mode solo. Construit uniquement autour du multi online, Sea of Thieves deviendra hélas peu intéressant pour les joueurs qui, comme c’est mon cas, n’ont que trop peu de temps de jeu disponible pour être pleinement disponible pour des sessions avec ses amis.

Aux canons, à la barre ou en vigie : chacun son rôle !

Verdict : achat vivement souhaité si plus de temps disponible et recommandé à tout un chacun.
Sortie prévue en exclusivité Microsoft en 2018.

Deep Rock Galactic

L’inconnu au bataillon de cette édition en ce qui me concerne.

Très brièvement, Deep Rock Galactic est un jeu multijoueur en ligne développé par Ghost Ship et édité par Coffee Stain dans lequel 4 joueurs coopèrent pour explorer des mines sur une planète peuplée de différentes créatures hostiles. L’objectif est quant à lui simple : explorer ces mines pour en extraire moult minéraux tout en évitant de se faire tuer.
Cela donne, de ce que j’ai pu en voir, un jeu où le travail d’équipe sera comme dans Sea of Thieves prépondérant. Sans quoi, la mort attendra sûrement celui qui se retrouvera isolé. Armé et équipé, chaque nain (car les personnages en sont) doit veiller à ce que l’exploration se passe au mieux pour tout le monde. A noter que tout ceci prend place dans des grottes créées de manière procédurale (c’est-à-dire aléatoire), ce qui rend la rejouabilité a priori importante, chacune étant nécessairement différente des autres ! Niveau gameplayDeep Rock Galactic se prend aisément en main et l’on comprend rapidement comment passer de ses armes à ses pioches, ce qui permet ainsi de vite savoir comment répondre à toute situation inattendue ou nouveau gisement d’or et de gemmes. Et tout ceci prend finalement des allures très sympathiques, où la vitesse de réaction, la capacité d’adaptation et l’esprit d’équipe seront déterminants !

A noter que les mines sont immenses et que lorsque l’on croit se heureter à un mur, il suffit de le faire sauter pour encore plus de cavités à découvrir !

Verdict : tout comme Sea of Thieves.
Disponible en early access début 2018 sur Xbox One, Windows 10 et Steam.

Super Lucky’s Tale

J’en avais entendu parler sans plus, notamment au cours de l’E3, mais il avait piqué ma curiosité.

Présenté lors du dernier E3, Super Lucky’s Tale est un jeu de plateforme 3D développé par Playful et marque la deuxième apparition du petit renard après le jeu VR Lucky’s Tale. Dans univers tout coloré, le joueur contrôle donc ledit renard dans des niveaux a priori bien foutus, au level design soigné et qui sent bon la zone de confort.
L’écueil de Super Lucky’s Tale justement, c’est cette zone de confort dont il peine à sortir. Imprégné de ses influences (Super Mario, Crash Bandicoot et tant d’autres…), le titre n’a pour identité que son petit personnage et ses acolytes, tous plus mignons les uns que les autres. Hormis cela on ne pourra que sentir cette odeur de réchauffé qui est certes plaisante justement parce qu’elle nous installe comme dans un douillet fauteuil mais qui signifie vite que le jeu manque d’audace. Ainsi, j’ai eu le sentiment de jouer à un platformer assez banal malheureusement et au gameplay d’un classicisme à toute épreuve. Honnêtement, les vieux de la vieille pourront sans doute passer leur tour,s auf s’ils tiennent à jouer à un petit jeu tout mignon et néanmoins sympathique (ce qu’il est). On recommandera également Super Lucky’s Tale aux plus jeunes joueurs, voire même aux petits débutants.

C’est mignon tout plein et pas désagréable à jouer mais ça ne casse vraiment pas trois pattes à un canard.

Verdict : pas d’achat pour moi mais recommandé, notamment aux plus jeunes.
Disponible en exclusivité Microsoft depuis le 1er Novembre.

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Soudain, Ubisoft…

Le stand d’Ubisoft, j’y suis allé un peu malgré moi. Distant vis-à-vis de la licence Assassin’s Creed qui est pourtant la seule que je suis vraiment chez eux et je n’ai pas non plus de réel engouement à partager concernant Far Cry 5 (n’ayant touché à aucun de ses prédécesseurs) ou le dernier jeu South Park (je ne regarde même pas la série pour tout vous dire). Bref, je suis passé par un simple hasard qui m’a néanmoins fait jouer à deux titres : Assassin’s Creed Origins et la démo de The Crew 2.

Assassin’s Creed Origins

Origins est là pour relancer la série après un an de pause nécessaire.

Il y a quelque temps, quand cet épisode Origins a été annoncé, je me suis fait la promesse de ne pas le précommander, ni même de l’acheter dans les semaines qui suivront sa sortie. Déçu par Unity et Syndicates, j’en ai eu assez et malgré l’année sabbatique de la licence, j’ai fait le choix de ne pas céder au chant des sirènes. Sauf que depuis la sortie du jeu, les sirènes, ce sont vous. Vous qui l’avez acheté même quand vous n’étiez plus fan de la série. Vous partagez mille et mille screens du jeu, tous plus jolis les uns que les autres. Vous encore qui avouez, parfois décontenancé que oui, cet Origins n’est pas si mal. Parfois même, certains vont jusqu’à dire qu’il est tout à fait correct. Il fallait donc que j’en aie le cœur net.
Et je vous ai compris. Au cours d’une session de 20 minutes environ, j’ai pu parcourir un peu de vaste monde ouvert dans la peau de Bayek, héros de cet opus, et ainsi découvrir les tenants et aboutissants techniques du jeu : graphismes, gameplay, systèmes de jeu… Et j’ai été surpris car sans rien changer fondamentalement, Ubisoft a visiblement apporté à ce jeu de menus changements qui sont plus de l’ordre du détail mais qui sont néanmoins porteurs. La disparition de la mini-carte, je pensais honnêtement que ça ne changerait rien. Et pourtant, ça change tout et je n’ai pas appréhendé ma succincte découverte de l’Egypte antique de la même manière. L’idée est en fait formidable car la notion de monde ouvert prend tout son sens ici : un vaste espace de jeu où tout reste à explorer, au sens propre du terme. Côté gameplay, là non plus on n’a pas droit à de grands bouleversements et si l’on reprend les bases ultra solides de la série ainsi que les ajustements opérés depuis Unity, on sent qu’il y a un truc. On ne sait pas quoi mais il y a un quelque chose qui rend la chose plus fiable, plus dynamique et forcément plus agréable.

Comment résister à des screens pareils ?
By @DaminouDehell

Verdict : ce n’était pas prévu mais je sens que je vais craquer…
Déjà disponible sur PS4, Xbox One et PC.

The Crew 2

Je serai aussi bref sur ce jeu que l’a été sa démo. En l’espace d’une poignée de minutes, j’ai ainsi pu découvrir ce que The Crew 2 promet, à savoir la possibilité de piloter non seulement voitures et motos mais aussi des avions de voltige et des bateaux de course. Et dans tous les cas, ce second volet semble réserver aux joueurs la même expérience de jeu que dans le précédent, à savoir un sentiment grisant de vitesse et de liberté. Hormis cela, ce n°2 ne semble être ni plus ni moins qu’une version plus variée du 1er. Cela pourra être vu comme une redondance par certains ou alors comme un très bon moyen de poursuivre l’expérience déjà séduisante du précédent volet. A noter que du point de vue gameplay, les bateaux sont tout à fait maniables mais les avions demandent un léger temps d’adaptation afin de bien en saisir la physique. Mais une fois qu’on a tout bien en main, il n’y a plus qu’à apprécier !

Si j’ai eu un peu de mal à me faire au pilotage d’avion, rien à redire concernant les bateaux, tout à fait maniables.

Verdict : achat tout à fait possible.
Dispnible en 2018 sur PS4, Xbox One et PC.

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Détour (très) rapide par Sony

De Sony, je n’ai hélas rien vu. N’ayant pas eu suffisamment de temps encore une fois pour me rendre sur le plus gros stand de cette PGW 2017 lors des jours d’ouverture normaux, j’ai également très vite été arrêté par la nécessité, pour accéder aux jeux présentés pour la PS4 d’être inscrit sur une liste alors close au moment de la soirée d’avant-première. Un choix des plus étonnants que je ne m’explique toujours pas aujourd’hui. J’ai néanmoins pu profiter d’une brèche en tout début de soirée pour me rendre devant les écrans sur lesquels était lancé le prochain jeu de David Cage…

Detroit : Become Human

Typiquement le jeu dont je ne savais pas ce qu’il allait me donner à voir.

Tout le monde connaît David Cage, que ce soit pour l’adorer ou pour en rire. Personnellement, je me garderai bien de tout commentaire à son sujet étant donné que je n’ai jamais joué à la moindre de ses productions. Pas de Heavy Rain, pas de Beyond : Two Souls et encore moins de Fahrenheit… En fait, les quelques minutes passées sur Detroit ici furent mes premières sur une production Quantic Dream. Enfin bref, je dois bien avouer que j’ai été scotché par l’immense qualité visuelle du titre. Franchement, c’est somptueux ! Les graphismes sont d’une qualité qu’on n’observe que rarement et accrochent directement l’œil.
Reste alors derrière à capter l’attention du joueur. Pour ma part, ce fut plutôt chose faite grâce à une séquence de jeu en mode enquête qui était plutôt plaisante à parcourir. Contrôlant un androïde, j’ai ainsi pu déambuler sur une scène de meurtre, l’analyser, rassembler des indices, les recouper, faire des reconstitutions… Honnêtement ça m’a plutôt plu, oui. Après ce n’était pas quelque chose non plus de totalement révolutionnaire et seul pourra être notée la volonté de rendre le gameplay un peu « original » en faisant effectuer au joueur des rotations de stick qui correspondent peu ou prou aux mouvements du personnage que l’on incarne. C’est sympa sans plus et je ne doute pas que certains ne trouveront cela que prétentieux et bien superficiel. A voir donc si le reste du jeu amène de bonnes idées mais du peu que j’en ai vu, ça semble assez cool.

Franchement, la beauté du jeu me reste encore en tête, une semaine après.

Verdict : je l’achèterais peut-être si j’avais une PS4 mais je demande à en voir plus.
Disponible courant 2018 en exclusivité sur PS4.

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Ainsi s’achève ce retour sur la Paris Games Week 2017. Une première fois sur le salon dont je garderai un bon souvenir pour avoir eu la chance d’y croiser plein de gens sympathiques sur stand et surtout d’avoir eu ce champ libre lors de la soirée d’inauguration de cette édition pour profiter de tout le salon dans un foule certes nombreuse mais néanmoins largement plus facile à vivre que lors des jours d’ouverture normaux. J’y retournerai sans doute avec plaisir l’an prochain.
Côté jeux, il y a eu de tout au final, du bon, du moins bon, du surprenant, du lassant… Mais je retiens surtout le sentiment qu’il y a globalement plein de choses à découvrir en fouillant et, encore une fois, mon principal regret sera de ne pas avoir pu profiter pleinement de ces filons indés qui me tendaient pourtant les bras. J’espère avoir bien plus de temps en 2018 pour m’y intéresser de plus près et ne pas seulement aller voir ce qui se passe du côté des plus gros éditeurs d’aujourd’hui. Vivement !

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