Comic Con Paris 2017 : retour sur mon dimanche au salon !

Il y a bien sûr le Comic Con de San Diego ou celui de New-York mais depuis 2015, il y a aussi celui de Paris. Un festival qui ouvrait cette année ses portes du vendredi 27 au dimanche 29 Octobre à la Grande Halle de la Villette et qui a une fois de plus cherché à mettre la pop culture actuelle à l’honneur. Séries, films, comics, jeux vidéo… Tous les médias de la culture geek étaient représentés pour offrir aux fans et au grand public la grand-messe qui manquait en France pour réunir les aficionados de super-héros et autres personnages fantastiques ! Quant à moi, j’étais à la Villette le dimanche pour ce qui fut ma première venue sur ce salon. Retour sur ma journée !

La Grande Halle de la Villette accueillait, comme toujours, cette troisième édition du festival.

Pour faire simple et académique dans un premier temps, mon passage sur le Comic Con Paris s’est divisé en plusieurs temps. Entré en compagnie de mon camarade du jour Jo Riou (graphic designer de son état, à retrouver d’urgence ici) aux alentours de 9h30, nous avons commencé par un tour d’ensemble du salon, profitant de l’affluence encore faible de ce tout début de journée. Puis nous nous sommes rendus à la conférence tenue sur le prochain documentaire Le Mystère Picsou et à laquelle participaient l’équipe du film mais aussi et surtout Don Rosa ! A la suite de cette petite heure, nouveau tour de stand en stand, pause déjeuner, retour à l’intérieur avec la foule désormais très nombreuse, passages par la case dédicaces, nouvelle conférence sur « Films & séries vs Comics » (mais qui ressemblait plus à « Citons tous les films et toutes les séries de super-héros sortis en 2017″…), dernier baroud d’honneur dans les travées alors moins encombrées de la Grande Halle et départ.
Avec « seulement » deux conférences à notre actif, on pourrait croire que la journée fut légère mais, mine de rien, c’était déjà pas mal pour une seule journée. Car si le Comic Con Paris n’est pas encore de la taille de ses illustres homologues d’outre-Atlantique, il n’en demeure pas moins un salon plutôt bien rempli avec moult stands et bien des artistes à dénicher pour décrocher une précieuse dédicace. Et il faut bien noter que le programme de ce dimanche était tout de même assez complet en matière de conférences et autres masterclass : projection du pilote de Future Man, conférences autour de Stranger Things avec trois des jeunes acteurs de la bande, la pop culture et les jouets, les projets de Disney au cinéma… Il y en avait au final pour tous les goûts, ce qui est une excellente chose mais en l’espace d’une journée, on ne peut absolument pas se permettre de suivre plus de deux (ou trois, allez) de ces rendez-vous si l’on a envie de profiter du reste du salon sans trop se presser, ce qui était notre volonté de notre côté.

Après une ouverture où l’affluence était raisonnable, le salon a été très vite bondé !

Enfin bref, niveau contenu du salon, il y en avait là aussi pour tous les goûts même si l’on notera une très forte présence de deux types de stands : ceux qui vendent des t-shirts et ceux qui vendent des figurines Funko. Ces derniers, honnêtement, sont beaucoup trop nombreux ! Je n’ai rien contre les figurines Pop! mais là…

Trop de Funko tue la Funko…

Entre le stand Funko à proprement parler, celui de Zing et ceux des nombreux revendeurs, trop c’est trop ! On aura noté aussi que les figurines de mangas étaient omniprésentes tandis que celles à l’effigie de super-héros et autres protagonistes de comics par exemple étaient bien plus rares. Et quand on se cherche un truc sympa de Batman, Captain America, Hellboy ou tout autre héros de comics, on finit vite par se rendre compte que le choix n’est hélas pas au rendez-vous, un comble. Sauf si on veut une Funko donc…

L’autre comble, c’est l’absence de deux des trois éditeurs majeurs de comics en France. Car si Panini a répondu présent, nulle trace ici de Delcourt ou d’un Urban Comics qui, sans qu’on le comprenne vraiment, a préféré investir la Paris Games Week (qui a actuellement lieu d’ailleurs et dont on parlera la semaine prochaine). Pas de Walking Dead donc, ni de DC Comics (sauf si l’on fouille sur les stands de revendeurs aux choix forcément bien plus réduits) ! C’est à mon sens incompréhensible. Alors pour DC, on aurait pu se tourner vers Warner Bros. qui était présent notamment pour représenter Justice League mais l’on ne trouvait pas grand-chose sur leur stand, si ce n’est une démo du jeu vidéo Injustice 2… Honnêtement, je me suis senti lésé, moi qui espérait venir dégotter du Batman en masse… Les fans de Marvel, eux, sont ravis par contre, avec un stand Panini très bien achalandé qui proposait bien entendu toutes les publications les plus récentes et qui accueillait aussi par moments quelques grands noms du comics comme Jim Cheung (quand il n’était pas dans l’espace spécialement consacré aux dédicaces). On n’oubliera pas non plus de mentionner l’appréciable présence de Glénat qui, malgré un stand plus petit, a su plus ou moins compenser par un choix de comics Disney (dont une Jeunesse de Picsou très vite en rupture de stock…) et quelques auteurs dont Peter J. Tomasi que j’ai pu solliciter pour mon plus grand plaisir afin d’obtenir une dédicace sur un de mes tomes de Batman & Robin !

Panini ou l’art d’être le seul donc le meilleur.

Matteo Scalera en pleine réalisation d’une de ses somptueuses commissions.

Mais tout ceci n’est au final qu’un lot de déceptions plus ou moins conséquentes et je retiens tout de même de cette journée au salon un très bon moment. Et si la conférence sur les comics face aux films et séries n’avait au final pas grand-chose à voir avec son intitulé, la conférence sur Le Mystère Picsou restera en revanche un excellent souvenir, d’une part parce que c’était tout à fait intéressant et ensuite parce que l’immense Don Rosa nous y honorait de sa présence, de son humour parfois grinçant et de ses grandes connaissances sur le canard le plus riche de la planète et sur les comics en général. D’ailleurs, en parlant de Don Rosa, mon plus grand regret sera évidemment de ne pas avoir pu recevoir de dédicace du maître sur mon exemplaire de La Jeunesse de Picsou, ce qui était pourtant mon objectif n°1 de ce dimanche… L’auteur a en effet été assailli par les fans toute la journée et une simple dédicace m’aurait demandé de faire la queue sur la majeure partie de mon temps (réduit, finalement) sur le salon. Tant pis, j’ose espérer avoir de nouvelles occasions de le rencontrer et de pouvoir lui demander ce si précieux gribouillis. A noter cela étant que ce cas-ci est un peu à part, les autres auteurs ayant été bien moins chargés. Et si certains comme Tim Sale ou Matteo Scalera ont été particulièrement sollicités (mon dieu, les commissions de Scalera étaient magnifiques !), la grande majorité a pu jouir d’une bonne affluence qui n’a pour autant jamais conduit à une saturation. J’ai ainsi pu facilement me faufiler sur le stand du très sympathique et avenant JL Mast pour faire signer mon exemplaire de Daredevil vs Punisher : Le Septième Cercle ainsi que sur celui de Glénat pour rencontrer Peter J. Tomasi, comme je le disais plus haut. Pas rentré bredouille donc !

Quel plaisir que d’écouter Don Rosa !

Par ailleurs, il se dégageait une bonne ambiance dans tout le salon, où exposants, artistes et visiteurs étaient tous d’une humeur qui faisait plaisir à voir. Il y a bien toujours dans le lot une poignée de têtes à claques, mais c’est partout pareil malheureusement. On oubliera vite ces quelques râleurs et autres indisposés pour garder en tête des cosplayers qui étaient pour certains complètement barrés (pour mon plus grand plaisir) et les retours enthousiastes des visiteurs quant à leurs rencontres/dédicaces/photos avec les acteurs et actrices présent(e)s sur ce Comic Con 2017 par exemple. Je regrette seulement que les stands n’aient pas accueillis plus d’animations autres que celles prévues par l’organisation stricto sensu du festival. Canal+, SyFy ou encore Happy Birthdead et la 501ème ont ainsi permis aux visiteurs de s’amuser et jouer pour remporter quelques lots par exemple mais ça manquait d’ambition chez d’autres qui auraient pourtant pu se permettre d’être un peu plus festifs. Au final, le Comic Con Paris reste avant-tout très marchand et manque encore d’une réelle identité, d’un âme qui permettrait d’en faire un véritable incontournable du genre.

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Mon bilan de cette édition du Comic Con peut sembler mi-figue, mi-raisin mais il ne fait pas croire qu’il est négatif pour autant. Si j’ai peut-être un peu appuyé mon propos sur les quelques défauts que le salon m’a semblé avoir vis-à-vis de mes attentes (c’est donc très subjectif), c’est essentiellement parce que je trouve qu’il s’agit d’une chouette opportunité pour la culture geek en France et que le festival a vraiment un beau potentiel qui lui reste à confirmer en apportant toujours plus de fraicheur dans ses propositions. Il lui faut une identité plus marquée, que le Comic Con Paris devienne le rendez-vous dont on parle encore alors que le suivant commence ! Reste cela étant un salon franchement pas désagréable auquel je reviendrai avec le plus grand plaisir l’année prochaine (du 26 au 28 Octobre 2018) mais en prévoyant plus d’une journée afin de profiter au maximum de tout le programme !

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Une réflexion sur “Comic Con Paris 2017 : retour sur mon dimanche au salon !

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