TFGA n°22 – « To hype or not to hype ? »

C’est devenu une habitude mais j’attaque ce TFGA avec un peu de retard… Premier épisode de la troisième saison de cette chronique fondée par Alex sur son blog, après un épisode transitoire visant à tester si le public était toujours là pour la porter avec lui, ce 26ème TFGA (le 22ème pour ma part) est la concrétisation de la jolie réponse que les habitués ont apporté à Alex. Vingt-deux participations plus tard, voilà qu’il se convainc de relancer la machine !
Et pour cela, un thème tout neuf centré sur la hype que les joueurs ressentent ou non vis-à-vis de certains jeux. Vous savez, cette excitation qui nous pousse à faire parfois des choses parfaitement incompréhensible comme de se jeter comme un morfale sur la première Super NES Mini venue ou, au contraire, à regarder de cet œil circonspect qui fait toute la qualité du joueur qui a un peu de recul (ou qui s’en fout) tout autre camarade de jeu qui bave sur un jeu et l’encense simplement parce qu’on sait que le tonton du voisin de la sœur du fils du gardien de l’immeuble d’Hideo Kojima a dit qu’il verrait peut-être le jour en 2019 ou au XXIIIème siècle. Bref, parfois, à l’instar d’un Bernard Blier légèrement soul dans Les Tontons Flingueurs, on a plus toute notre tête…

N°5 : La hype discrète : Red Dead Redemption 2

Une image qui a su faire exploser les fans en un instant. Si ça c’est pas de la hype !

Elle est là, tapie dans un coin de ma tête, revenant régulièrement mais toujours furtivement au premier rang de mes pensées en matière de jeu vidéo. A l’image de la communication qui entour le jeu dont elle fait l’objet, cette hype est discrète donc. Ce qui ne la rend pas moins grande cela dit et j’attends Red Dead Redemption 2 avec une impatience mise à rude épreuve, surtout lorsque l’on a appris que le jeu ne sortirait finalement pas avant 2018 ! Cela dit, mieux vaut tard que jamais et quand on connaît le perfectionnisme du studio Rockstar, on ne peut en réalité qu’apprécier la nouvelle. De toute façon, l’attente de Red Dead Redemption 2 doit être mesurée, pas dans la crainte de la déception mais plutôt dans le sens où l’on sait qu’un jeu de telle ampleur prendra nécessairement son temps pour débouler sur nos consoles. Mais quel enthousiasme en tous cas. C’est d’autant plus cool dans mon cas que je n’ai découvert le premier épisode que très récemment. Et malgré ce retard, malgré les évolutions technique que le jeu vidéo a connu depuis et en si peu de temps, ce premier Red Dead Redemption m’a séduit de la plus belle des manières, allant même jusqu’à défoncer les portes de mon Panthéon personnel des meilleurs jeux vidéo pour s’y installer de manière assurée et, vraisemblablement définitive. Nous restent en tous cas le premier trailer du jeu et quelques captures d’écran qui nous assurent au moins une chose : Red Dead Redemption 2 sera beau !

N°4 : La hype qui aurait dû avoir lieu : Alien – Isolation

Je ne manquerai pas le coche cette fois si on nous annonce une suite !

Je parle beaucoup trop d’Alien – Isolation sur ce blog. Depuis que je l’ai terminé et la publication de sa critique, j’ai remarqué que plein de prétextes ont été bons pour en toucher un mot, que ce soit parce qu’il était dans mon bilan de fin d’année ou parce qu’il apparaissait dans un autre TFGA… Mais que voulez-vous, ça a été une vraie belle surprise et une bonne grosse claque. Je vous passe tout ce que j’ai déjà pu dire sur ses qualités (surtout) et ses défauts (un peu) et vais tâcher de faire un peu plus court ici, histoire de ne pas être redondant à la longue. Tout ce que je vais ajouter en fait c’est qu’Alien – Isolation est un bon exemple de jeu dont la hype ne m’a pas touché. Et ceci pour plein de raisons, comme le fait que je n’avais pas de quoi le faire tourner chez moi quand il est sorti (le jeu paraît en 2014, je n’obtiens la Xbox que l’année suivante), le fait également que je ne connaissais que de loin la licence Alien et enfin ma toute simple réticence à m’aventurer dans le survival horror, en petite chose délicate que je suis.
Rien n’était réuni pour que je sois hypé. Et pourtant, ce jeu méritait toute l’excitation du monde ! Cette jolie petite pépite, qui ne figurera peut-être pas dans les meilleurs classements des plus grands jeux de tous les temps, a presque tout pour elle ! Je ne m’en suis rendu compte qu’en l’entamant et surtout en le terminant, quand j’ai compris que je venais de passer plusieurs heures sur un des jeux les plus appréciables de mon actuelle ludothèque Xbox. Je le classe d’ailleurs troisième de mes jeux préférés parmi ma collection sur Xbox One, derrière MGS V et, même si c’est via la rétrocompatibilité, Red Dead Redemption justement.

N°3 : La hype de longue haleine : Breath of the Wild

Il aura fallu attendre un bout de temps depuis cette image. Et on n’en était même pas au début de l’attente…

Quand on connaît mon amour pour la licence The Legend of Zelda, il était difficile d’imaginer que je ne sois pas excité par l’annonce de ce tout dernier opus en date. En fait, dès qu’il a été question d’apporter à nos yeux ébahis le prochain Zelda de salon après Skyward Sword, je suis entré dans une spirale où j’ai longtemps (comme Nintendo sur la question) tourné en rond. Ce fut long, ce fut difficile, ce fut même agaçant à la longue : Breath of the Wild, je l’ai attendu depuis 2011.
Six longues années au cours desquelles nous sommes passés par tout et rien, de cette démo technique d’un potentiel Zelda pour Wii U lors de l’E3 2011 à la sortie (enfin !) du jeu final sur Wii U et surtout sur Switch. Entretemps, on aura eu des reports, des rééditions HD de The Wind Waker et Twilight Princess et surtout des silences qui en auront dit long, à commencer par l’aveu d’échec de la Wii U et la nécessité de concentrer le développement de Zelda pour une sortie sur la console qui devait lui succéder : la NX, devenue Switch. Puis vint le teaser de ce Zelda encore sans titre censé sortir sur Wii U en 2015 (déjà 3 ans d’écoulés sans rien à se mettre sous la dent alors !), l’annonce du report du jeu par la suite et sa sortie enfin au début du mois de Mars dernier en accompagnement du lancement de la Switch. N’importe quel fan a vécu une longue traversée du désert avec ce jeu qui a bien failli ressembler à une de ces arlésiennes que le monde du jeu vidéo a à plusieurs reprises su (ne pas) offrir. Fort heureusement, le résultat est à la hauteur de la mise à mal de notre patience.

N°2 : La hype qui ne devrait peut-être pas avoir lieu : Skull & Bones

La hâte est aussi grande que le doute !

Je fais partie de ces gens qui ont joué à Assassin’s Creed IV : Black Flag, qui ont trouvé que c’était un Assassin’s Creed moyen mais un assez bon jeu de pirates et qui ont par la suite espéré qu’Ubisoft tire les leçons de cet enthousiasme à base de « ahoy » pour lancer le développement d’un vrai jeu mettant en scène boucaniers et flibustiers (c’est pas la même chose les deux et en fait ni l’un ni l’autre ne sont vraiment des pirates à l’origine mais c’est une longue histoire et j’ai utilisé ces mots parce que ça parle à l’imaginaire collectif et ENFIN BREF…). Black Flag présentait en effet diverses propositions de gameplay qui ont su séduire les amateurs de grandes voiles et autres mats de misaine : combats navals assez bien foutus, assauts de forteresses côtières, exploration en mer, chasse à la baleine (c’est mal oui mais c’est un jeu vidéo, on n’ira pas chasser la baleine pour de vrai)… Mieux encore, ce quatrième Assassin’s Creed mettait en scène Edward Kenway dans une jolie ambiance de pirates des Antilles.
Du coup, voir Skull & Bones débouler à l’E3 de cette année fut un chouette plaisir, auquel on ne s’attendait d’ailleurs pas forcément. Le jeu se propose d’être une expérience de pirates à 100 % ! J’ai donc été hypé quasi dans l’immédiat mais je sens que je ne devrais pas l’être. D’abord parce que c’est Ubisoft et qu’il faut TOUJOURS se méfier d’Ubisoft et de ses promesses. Ensuite parce que plus j’en apprends sur ce jeu, moins j’en ai envie : uniquement du jeu online, quasiment aucune possibilité solo, pas de gros mode campagne, uniquement (ou presque) du PvP… En fait, je crains que ce jeu ne s’adresse pas vraiment à moi pour ces différentes raisons. Cela étant, j’ai pensé la même chose de Splatoon avec les mêmes arguments à l’époque et, voyez, j’ai acheté le 2 au jour de sa sortie. Un test sera le bienvenu mais je crains la déception à terme.

N°1 : La grosse hype actuelle : Metroid Prime 4

VITE !

Le dernier épisode de ce qui était jusqu’à récemment la Trilogie Metroid Prime est sorti il y a 10 ans, sur Wii. Dix années au cours desquelles la licence de Samus Aran s’est lentement mais sûrement faite de plus en plus discrète avec seulement Metroid : Other M en 2010 et le dérivé Metroid Prime : Federation Force l’année dernière. Une discrétion qui a fini par faire douter des fans qui ont cru un temps que la courageuse chasseuse de primes allait tranquillement rejoindre l’ami Captain Falcon au rang des vedettes Nintendo mises sur le banc de touche et ne devant se contenter que de leurs apparitions dans Super Smash Bros. Seulement voilà l’E3 2017 et pas moins de DEUX jeux Metroid ! Si le premier, Samus Returns, est un remake 3DS de l’épisode sorti à l’époque sur Game Boy, le plus important reste le second : Metroid Prime 4 !
Après une si longue attente, voilà que Nintendo va nous offrir un quatrième opus à la saga Prime. ENFIN ! Au-delà de simplement donner suite à ce qui fut l’une des sagas les plus emblématiques de la SF vidéoludique (non, vraiment), c’est surtout le plaisir de retrouver Samus dans une aventure 3D qui se fait entendre. Evidemment, le côté Prime ne fait qu’accentuer l’excitation et l’impatience étant donné la qualité qu’il implique. A noter cela dit que le jeu n’est plus développé par Retro Studios, à l’œuvre sur les trois premiers volets, mais a néanmoins vu sa production confiée à Kensuke Tanabe, producteur de toute la saga Prime, ce qui se veut être un signe de bonne augure a priori. On n’en sait pas plus pour le moment en tous cas que ce soit pour la scénario ou même pour un créneau de sortie (2018 ?). L’essentiel c’est que la Switch accueillera prochainement un nouveau Metroid 3D et c’est une foutue bonne nouvelle !

La hype est donc variable. Il y a celle qu’on assume gentiment, celle qui nous domine, celle dont on redoute le contre-coup… Dans tous les cas, l’essentiel reste encore qu’elle existe et surtout que les éditeurs et constructeurs sachent encore proposer de quoi la faire naître et perdurer ! Le jeu vidéo sans hype serait bien triste et si l’on rit parfois à tort ou à raison de personnes excitées au possible par l’annonce d’un jeu dont on cerne assez mal l’intérêt, il n’en demeure pas moins que je regarde toujours ce genre de choses avec une certaine…comment dire…un certain plaisir dirais-je. Car il est plaisant de voir des gens qui s’amusent et qui espèrent que leur prochain jeu sera une réussite complète. Il y a un côté gamin dans tout ça sans doute, un peu comme si Noël pouvait arriver à n’importe quel moment mais bon, tant qu’il y a des heureux hein, on ne va pas s’en plaindre.
Et pour lire d’autres heureux (ou pas) justement, rendez-vous sur le blog d’Alex pour y découvrir son propre Top 5 et toutes les autres contributions à ce TFGA ! Quant à moi, je vous laisse ce post et je prends deux semaines de pause avec le blog. On se retrouve donc le 23 Août avec mon avis complet sur Splatoon 2 !

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3 réflexions sur “TFGA n°22 – « To hype or not to hype ? »

    • Tellement hâte qu’il arrive ! Et les retards me frustrent finalement autant qu’ils me rassurent. Je veux qu’il soit bon alors qu’il prenne tout son temps ce RDR 2 !

  1. Pingback: Alex Effect - TFGA – S03E01 : Hype et des raisons

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