E3 2017 : Ce que je retiens des conférences et annonces !

Il est enfin venu le temps de l’E3, ce salon tant attendu chaque année par les joueurs du monde entier ! Et, mieux encore, il est venu le temps de parler de ce qu’on y a vu. Après les conférences des principaux constructeurs et éditeurs, dont la première fut celle d’EA le samedi 10 Juin, après une semaine de salon ouvert à la presse et au public, nous avons le champ libre pour parler de tout ce qu’on a vu lors de grand événement. Pour ma part, je reviendrai ici spécifiquement sur les annonces faites lors des conférences, piochant dans chacune d’elle mes présentations favorites ou celles qui m’ont semblé le plus dignes d’intérêt. Pas question donc, comme en 2015 (j’avais zappé 2016 par faute de temps), de revenir sur TOUS les jeux présentés lors de ces shows ! Au lieu de cela, juste un petit coup d’œil (que j’imagine néanmoins un peu long à l’heure où j’écris cette introduction) sur ce qui a fait battre mon petit cœur de gamer.

Bilan général de l’E3 2017 : De belles choses et de l’ennui

Je commencerai bien cet article par un truc du genre « oui alors cet E3 2017, comparé à celui de 2016, gna gna gna…« , sauf que voilà, l’E3 2016, je ne m’en souviens pas. Vraiment pas du tout. Happé que je l’ai été par le travail, par des choses à régler dans la sphère personnelle et par la fatigue ainsi qu’un certain manque d’enthousiasme à l’approche du salon (tout bêtement), je n’ai pas suivi l’édition de l’année dernière et suis finalement bien incapable aujourd’hui de vous dire ce qui avait été dit à l’époque. Je me souviens juste que Nintendo s’était contenter de diffuser non-stop (ou presque) du Breath of the Wild et du Pokémon Soleil/Lune… Mais ça a son bon côté car cette année, je reviens vers l’E3 avec trois choses que je n’avais pas vraiment l’an passé : l’envie, la curiosité et le plaisir de découvrir de nouvelles choses. Et il faut bien le dire : après avoir regardé les 8 conférences (ce qui inclut le Nintendo Spotlight), tout n’a pas été totalement satisfait. La curiosité oui car je me demandais bien ce qu’on nous réservait et elle a par ailleurs été renforcée par certaines annonces. L’envie également avec au moins une bonne dizaine de jeux qui me tentent grandement. Quant au plaisir, c’est en demi-teinte. En fait, je ressors de ces huit conférences avec le sentiment un peu amer que malgré quelques bonnes choses, l’événement n’était pas au rendez-vous.

Malgré quand même pas mal d’annonces, le sentiment général qui m’envahit lorsque j’essaie de résumer ces 8 vidéos en un seul mot, c’est plutôt une sorte de frustration. Voire même carrément de l’ennui. Car oui, on s’est quand même assez emmerdés… Tant le PC Gaming Show que la conférence Sony notamment ont été de longues minutes de visionnage sans réelle saveur. Le show, pourtant attendu lors d’une conférence E3, n’était pas là. Sony s’est même grosso modo contenté de balancer bande-annonce sur bande-annonce sans rien autour ! Côté Nintendo, pas grand-chose de mieux à dire. Avec un Nintendo Direct spécial E3 intitulé Nintendo Spotlight, la firme de Kyoto n’a pas franchement sorti de le grand jeu sur la forme. Reggie Fils-Aimé de Nintendo of America est là pour nous toucher trois mots une ou deux fois et basta. En dehors de ça, 25 minutes plutôt amorphes. Xbox et Ubisoft ont bien tenté de faire le spectacle mais ce n’était pas leurs meilleures prestations non plus. EA et Bethesda, je ne vous en parle même, préférant plutôt évoquer Devolver et ses 15 minutes d’une conférence parmi les plus déjantées qu’on ait pu voir. Loufoque jusqu’à toucher à l’absurde le plus complet, le développeur à qui l’on doit Hotline Miami notamment a plus brillé par la forme que par le fond au final. Et encore, « briller », c’est un bien grand mot.

N’empêche, un délire pareil, avec de supers annonces, ça pourrait te faire un Devolver qui vole l’E3 un de ces quatre.

Sur la globalité (contenu + mise en scène) en tous cas, je pense être en mesure de dresser une sorte de classement final des différents éditeurs/constructeurs qui se sont prêtés à ce petit jeu des rendez-vous d’annonces. Et si je préfère mettre Devolver hors compétition (15 minutes, que vouliez-vous qu’ils fassent avec ça ?), je relègue en tous cas aux dernières places (en commençant par la plus basse) le PC Gaming Show, Bethesda et EA. Dans les trois cas, pas grand chose de réellement intéressant à se mettre sous la dent, si ce n’est Wargroove pour la conférence PC et A Way Out ainsi que Star Wars Battlefront II chez EA. Sony ne les devance que de peu grâce à quelques annonces/présentations certes mal amenées mais néanmoins alléchantes comme God of War, Detroit : Become Human, Spider-Man ou même le remake de Shadow of the Colossus.

Ils ont essayé, ça se sentait, mais le PC Gaming Show est resté relativement plat…

Reste alors le Top 3, dont la troisième place revient selon moi à Nintendo qui a certes présenté des jeux assez peu attendus comme Kirby ou Yoshi pour Switch mais qui a aussi su sortir de grosses cartouches (Xenoblade Chronicles 2, Super Mario Odyssey) et de très (très) grosses mêmes avec l’annonce des développements d’un RPG Pokémon sur Switch et (enfin !) de Metroid Prime 4 !
Microsoft récupère ensuite la deuxième place grâce à sa Xbox One X mais aussi en raison de ses pas moins de 42 jeux annoncés parmi lesquels quelques uns que j’attends tout particulièrement et dont on va reparler un peu après. Ici, on se contentera de citer vite fait The Last Night (que je n’évoquerai pas plus en raison de la polémique dont son créateur fait l’objet), Metro Exodus, Forza Motorsports 7 ou encore Anthem qui, sans qu’ils m’attirent réellement, seront à mon avis de jolies pépites, chacun dans leur genre.
C’est donc à Ubisoft que revient la première place pour moi cette année grâce à une conférence qui, sans briller totalement, se voulait plus dynamique et plaisante à regarder que les autres et contenait des annonces sinon absolument révolutionnaires, au moins plaisantes comme Beyond Good and Evil 2 ou Skull & Bones, pour ne citer que ces deux-là.

Dans un E3 globalement pas exceptionnel, Ubisoft a su tirer son épingle du jeu selon moi.

L’E3 2017 ne restera sans doute pas dans les mémoires. Pas vraiment passionnante, ni réellement surprenante, cette édition du salon de Los Angeles s’est voulu plus être un grand catalogue que le lieu de révélations absolues. Il n’y avait rien ici qui pouvait être de l’ampleur d’un Breath of the Wild, d’un Death Stranding hélas absent ou d’un The Last Guardian ou Shenmue 3 pour tout ce que ces projets représentent pour les joueurs et les développeurs. Cela étant, un E3 reste un E3 et l’on en ressort toujours quelque chose qui vient titiller la curiosité ou même, dans les meilleurs des cas, séduire dès les premières images. Personnellement, je retiendrai 10 jeux pour cet article.

Mes coups de cœur de cet E3

A Way Out

Du coop en split screen, l’idée est intéressante.

Présenté lors de la conférence EA, A Way Out est un jeu développé par Hazelight Studios et, surtout, réalisé par Josef Fares à qui l’on doit déjà Brothers : A Tale of Two Sons, sorti en 2013 et très bien reçu par le public et la critique. Ici, nulle question d’univers fantastique mais le joueur sera au contraire les deux pieds dans la réalité avec l’histoire de Leo et Vincent, deux détenus qui cherchent à s’évader de prison et prendre la fuite. En matière de gameplay, A Way Out se présente comme un jeu d’action en coop avec écran séparé ! Assez originale pour être soulignée, cette approche apporte un bonne petite identité à ce soft dont tout l’intérêt résidera dans la capacité de deux joueurs à bosser ensemble pour mener à bien les plans d’évasion et de cavale des deux anti-héros qu’ils incarnent.
Car oui, A Way Out est intégralement pensé pour être joué à deux et en coopération la plus totale, que ce soit en local ou en ligne, à l’image de ce que Journey par exemple proposait avec son mode 2 joueurs (mais la comparaison s’arrête bien évidemment là). Exit donc le mode solo et l’éventualité de jouer seul avec une IA. Ce choix est a priori dommage pour ceux qui n’ont pas de partenaire de jeu sous la main en ce qui concerne le local mais le online viendra sans résoudre cet inconvénient (si c’en est un). Certains craindront peut-être d’ailleurs que le fait de tomber sur un inconnu en ligne pourra entacher le plaisir de jouer si tant est que ledit joueur 2 vienne gâche l’expérience mais, qui sait, nous serons peut-être amenés à faire de belles rencontres ! Il y a en tous cas de fortes chances pour que, dans de bonnes conditions, A Way Out arrive à devenir une très chouette expérience de jeu !
Début 2018 sur PC/PS4/Xbox One.
Probabilité d’achat : 70 %
Trailer

Skull & Bones

Ubisoft m’a touché au cœur avec cette annonce totalement inédite ! Après Assassin’s Creed IV – Black Flag, un murmure insistant était autour de l’envie des joueurs de retrouver l’expérience vidéoludique de la piraterie hors de l’univers convenu des Assassin’s Creed. Black Flag avait en effet à l’époque été principalement loué pour tous les aspects touchant à la carrière de flibuste d’Edward Kenway, alors que son parcours d’Assassin en avait laissé plus d’un relativement froid. Et alors qu’on pensait que toutes ces demandes étaient tombées dans l’oreille d’un Ubisoft suffisamment sourd pour pondre depuis deux autres Assassin’s Creed et pas un seul jeu de pirate, voilà que le studio singapourien de l’éditeur français nous apporte à cet E3 une bien jolie réponse : Skull & Bones !
Prenant place dans l’Océan Indien en 1721, ce tout nouveau jeu nous mettra dans la peau d’un pirate qui, gravissant les échelons de petit capitaine débutant à véritable terreur des mers, cherchera à dominer toute cette partie du monde ! Présenté comme un jeu d’action tactique, Skull & Bones permettra au joueur de choisir la classe de son navire, de composer son équipage et de mener des chasses au trésor et bien sûr des batailles navales impliquant bordées de canons et abordages. Le tout pourra se jouer seul ou en PvP online mais la question demeure quant au contenu total que proposera ce jeu. Y aura-t-il un mode campagne notamment ? Ou bien devra-t-on se contenter de missions par-ci, par-là (ce que le site officiel du jeu semble privilégier) ? Je suis donc très enjoué à l’idée de voir débarquer un jeu de pirates mais je reste tout de même pour le moment assez dans la retenue. Tant que je n’en sais pas plus en tous cas.
Automne 2018 sur PC/PS4/Xbox One.
Probabilité d’achat : 80 %

Sea of Thieves

A l’abordage !

Les aspirants pirates étaient servis cette année car nous avons non seulement eu Skull & Bones mais aussi de plus amples détails sur Sea of Thieves, le jeu coop de piraterie développé par Rare ! Les deux softs sont d’ailleurs finalement dans la même veine quand on y regarde vite fait mais un certain nombre de différences sont à noter, à commencer par la possibilité dans Sea of Thieves de descendre à terre avec son équipage pour s’engager dans des chasses au trésor où l’entraide et la tactique seront de mise tant face à des ennemis guidés par l’IA que face à d’autres joueurs réunis en un équipage adverse qui n’hésitera pas à vous barrer le passage. Ceux-là pourront aussi aborder votre navire à moins que vous ne le fassiez avant, proposant alors des batailles en PvP par équipes au sein du monde ouvert dans lequel se déroule le jeu.
Autre distinction, Sea of Thieves proposera également l’exploration d’épaves sous-marines pour déceler trésors et autres butins. Dans tous les cas, le coop est au cœur du gameplay et rien ne pourra être fait seul. Les joueurs devront nécessairement se réunir en équipes (équipages !) pour avancer. Le jeu devra en tous cas, à l’instar de Skull & Bones en fait, savoir constamment renouveler le défi pour que la lassitude ne gagne pas trop vite un joueur qui, en l’absence de mode campagne (il n’en est fait mention nulle part) pourra peut-être trouver la choses redondante. J’espère vraiment que Rare saura répondre à cela avec intelligence car je l’attends ce Sea of Thieves !
PC/Xbox One. 2018.
Probabilité d’achat : 80 %
Vidéo de présentation du gameplay.

Pokémon Switch et Metroid Prime 4

Vivement qu’on en sache plus !

Oh là là ! Oh là là là là même ! Comment aurait-on pu imaginer que les annonces qui allaient le plus me faire vibrer au cours de cet E3 allaient être faites en une poignée de secondes (le teaser de Metroid Prime 4 dure 42 secondes, c’est dire !) ? Pokémon Switch et Metroid Prime 4, c’est la concrétisation d’attentes formulées depuis bien longtemps, des années même ! On a attendu ces jeux sur Wii U, les rumeurs se voulant alors persistantes, en particulier pour Metroid puisque l’on sait depuis un moment que Retro Studios (à l’origine de la trilogie Prime originale) était au travail sur quelques chose avec Nintendo. Ils ne sont pour autant jamais venu, la faute à l’échec commercial que fut cette console peut-être… Mais enfin les voilà ! Je suis réellement surexcité par ces projets, croyez-le bien. Sans doute même tant que c’en devient indécent.

It’s coming!

Bon après, il s’agit quand même de relativiser : on ne sait RIEN de ces deux jeux, tout juste qu’ils sont en développement. On ne sait pas si Metroid Prime 4 sera dans la veine des précédents ou s’il cherchera à proposer une nouvelle approche. On ne sait pas non plus de quoi sera fait ce Pokémon Switch, présenté bien spécifiquement comme un RPG. A voir tout cela le moment venu mais il nous faudra encore prendre notre mal en patience puisqu’aucune date n’a évidemment été donnée, c’est beaucoup trop tôt. 2018 ? 2019 ? Le plus vite serait peut-être le mieux pour couper court à l’impatience mais, par pitié, qu’ils prennent leur temps et nous offrent deux super jeux ! Je les attends tous les deux depuis trop longtemps pour qu’ils soient ratés ! Une question demeure en tous cas. Puisqu’on sait maintenant que ce n’est PAS Retro Studios qui s’occupe de Metroid Prime 4…sur quoi ils planchent depuis tout ce temps ceux-là ? Une nouvelle licence ? Vite, des réponses !
Switch. Non datés.
Probabilité d’achat : 100 % dans les deux cas
Teaser de Metroid Prime 4

Super Mario Odyssey

Où l’on apprend que Mario pourra prendre le contrôle de ses ennemis grâce à sa casquette !

Ça fait un moment qu’entre Mario et moi, c’est compliqué. Je l’ai déjà évoqué plusieurs fois sur ce blog mais mon lien avec le plombier de Nintendos ‘est peu à peu distendu au fil des années jusqu’à être finalement assez ténu. On a pourtant vécu de bien jolies choses tous les deux, à commencer par Super Mario 64, Super Mario Land et Super Mario Land 2, lesquels figurent parmi les 10 premiers jeux de ma vie de gamer. Mais honnêtement, depuis Super Mario Sunshine, j’ai du mal. Super Mario Galaxy m’aura bien laissé croire que ça allait repartir de plus belle mais non, rien n’y fait : je n’arrive plus à avoir de véritable envie pour un jeu Super Mario. Et ce n’est pas la démultiplication à outrance des New Super Mario qui aura arrangé les choses…
Mais voilà que tel un sauveur, Super Mario Odyssey se dévoile sur Switch ! Je ne sais pas mais l’annonce de ce jeu m’a enthousiasmé bien plus que n’importe quel autre soft avec Mario depuis bien longtemps. J’ai le sentiment que cet Odyssey va être particulièrement amusant et, surtout, ultra costaud en matière de gameplay et de level design. M’apparaissant comme une sorte de pot-pourri dans lequel on aurait mis quelques uns des meilleurs ingrédients de Super Mario Sunshine, Super Mario 64 ou encore Super Mario 3D World, ce prochain épisode me fait de l’œil à tous points de vue ! Et cette capacité de Mario dans le jeu à changer de corps grâce à sa casquette (même si ça n’a l’air de rien, dit comme ça) me parle déjà suffisamment pour renforcer encore ma curiosité. Vivement cet automne !
Switch. 27 Octobre 2017
Probabilité d’achat : 100 %
Trailer

Mentions spéciales

L’ersatz qui donne envie – Wargroove

Enfin un vraisemblable digne successeur des Advance Wars !

J’avais entendu parler de Wargroove il y a quelques mois et, dès lors, je dois bien dire que le jeu m’avait emballé. Car, alors que la série Advance Wars d’Intelligent Systems est tombée en désuétude depuis l’épisode Dark Conflict sur DS en 2008, voilà que ce soft-ci vient donner aux joueurs un ersatz qui semblait déjà tout à fait convaincant. Et si certains ne feront peut-être que crier à la pâle copie, je préfère personnellement me ranger du côté de ceux qui voient en lui un jeu qui viendra – autant que possible – faire la même chose que Fast RMX vis-à-vis de F-Zero par exemple : donner un os à ronger, et bon en plus (on parlera de Fast RMX d’ici quelque temps d’ailleurs je pense).
En peu de mots, Wargroove peut être résumé comme étant un cousin lointain des Advance Wars dans un univers médiéval cette fois-ci et non moderne. Ainsi, chevaliers, cavaliers et carrioles vont être de la partie dans un RPG tactique au tour par tour qui promet des mécaniques parmi les plus solides qu’on connaisse et appliquées ici à un univers a priori très sympathique et emprunt de fantastique. L’E3 fut également l’occasion d’en voir un peu plus sur l’éditeur de carte qui semble d’une simplicité absolument parfaite et donc idéale pour les moins imaginatifs d’entre nous pour néanmoins composer de chouettes maps et missions. A noter enfin que le studio derrière ce projet n’est autre que Chucklefish Games, à qui l’on doit également Starbound.
PC/Switch/Xbox One. 2017.
Probabilité d’achat : 90 %
Trailer

Le jeu déjanté et attendu – Cuphead

Cuphead a toujours l’air aussi délirant.

De Cuphead, je disais en 2015 qu’il faudrait absolument garder un œil dessus. Et je maintiens ça deux ans plus tard ! Cuphead a toujours l’air aussi barré avec ses allures de cartoon sauce années 1930 sous acide et son gameplay de shoot ’em up vif et brutal qui devrait en faire un jeu particulièrement prenant mais aussi exigeant. Là encore un soft qui pense au coop en tous cas avec un mode deux joueurs mais qui n’en oublie pas pour autant son solo, Cuphead pouvant autant se jouer seul qu’à deux.
Doté d’un système de niveaux à difficulté progressive, ce jeu développé par le studio MDHR devrait s’appuyer sur un système d’overworld qui permettra d’accéder aux différents niveaux en plus de cacher différentes zones secrètes, ce qui laisse imaginer un jeu final plus complet qu’il n’y paraît. J’ai hâte de l’essayer en tous cas, ce qui peut être vu comme une première sachant que le genre dans lequel se classe Cuphead n’est pas forcément de ceux qui m’attirent le plus.
PC/Xbox One. 29 Septembre 2017.
Probabilité d’achat : 70 %
Trailer

La surprise indé – The Artful Escape

Honnêtement, il aurait dû y avoir deux jeux dans cette mention spéciale puisque le très beau The Last Night aurait dû y figurer. Cependant, étant donné l’immonde polémique qui entoure le créateur du jeu, je préfère ne pas en toucher mot. Au lieu de cela, il n’y aura ici que The Artful Escape et c’est tant mieux au final car c’est à mon avis un jeu qui mérite amplement que toute la lumière soit portée sur lui. Développé par le studio Beethoven & Dinosaur, ce jeu se présente comme un platformer musical dans lequel le joueur incarne Francis Vendetti, un musicien en quête d’inspiration.
Et de l’inspiration, ils devaient en avoir chez Beethoven & Dinosaur pour pondre une œuvre pareille. D’une beauté simpliste et colorée, le jeu se veut des allures psychédéliques qui vont idéalement bien tous ses aspects musicaux. Il nous amène alors à évoluer dans des décors vraiment jolis dans lesquels le joueur avance au gré de niveaux apparemment plutôt bien conçus et où l’usage de la guitare du personnage sera a priori une mécanique de base (elle permettra des double-sauts, permettra-t-elle autre chose ?). Je ne suis pas encore totalement sûr que je le prendrai vite après sa sortie ou même day one, mais il y a de très fortes chances pour qu’il rejoigne ma ludothèque à terme.
PC/Xbox One. Non daté.
Probabilité d’achat : 60 %

Le jeu plein de promesses qui ne seront pas tenues – Assassin’s Creed : Origins

Quelques détails comme une apparente nouvelle gestion des armes ne suffisent pas à masquer une terrible impression de déjà-vu…

Quand on a sur que 2016 serait une année sans nouvel Assassin’s Creed, on a presque tous cru que ce congé sabbatique serait une très bonne occasion pour la licence de se reprendre, de remettre les choses à plat afin de voir ce qui va et, surtout, ce qui ne va plus dans ses jeux. Puis virent les rumeurs et finalement l’annonce d’Assassin’s Creed : Origins au cours de cet E3. L’occasion de confirmer que le jeu se déroulera bien en Egypte antique, et qu’il racontera les origines premières de la Confrérie des Assassins. Mais aussi et surtout l’occasion, enfin, de voir de quoi il en retourne. Comment Ubisoft va avoir tenté de changer les choses dans une licence désormais beaucoup trop convenue ?
Sauf que voilà, Ubi reste Ubi et, au beau milieu d’une conférence qui n’était pas si mal, voilà qu’ils nous montrent un Assassin’s Creed pur jus. Alors oui, le héros est plus libre de ses mouvements (apparemment, on attend d’en voir plus), on a viré la minimap pour la remplacer par une boussole (tout inspirés qu’ils étaient par Horizon Zero Dawn peut-être), on a un peu revu le système de combat avec des ralentis pour tirer à l’arc quand on est dans les airs (coucou Breath of the Wild)… Mais non, ça ne prend pas et les joueurs ne sont pas dupes : c’est TOUJOURS la même chose ! Système de combat revu ? Ce qu’on m’a donné à voir là, ça fait bien des épisodes que je l’expérimente dans cette série. Et le remplacement de la minimap par une boussole, excusez-moi mais c’est tout sauf révolutionnaire. Et puis il y a cet aigle qui sert de drone pour repérer des ennemis… Histoire de ne surtout pas rendre l’infiltration plus intéressante. Non définitivement, Ubisoft n’a pas eu l’air d’avoir su réellement saisir sa chance en s’offrant une année pleine et entière pour penser ce jeu. Alors on attendra bien sagement d’en voir plus, de le tester même peut-être, mais cet Assassin’s Creed : Origins pourrait bien être l’ultime déception d’une licence qui ne comprend pas comment se renouveler.
PC/PS4/Xbox One. 27 Octobre 2017.
Probabilité d’achat : 40 %
Trailer

J’aurais pu parler de plein d’autres jeux honnêtement, comme Star Wars Battlefront II, Beyond Good and Evil 2, Detroit : Become Human ou encore Spider-Man… J’aurais pu aussi parler de la Xbox One X, qui n’est pas une mince affaire mais pour laquelle mon intérêt se portera réellement si et seulement si des offres de reprises particulièrement alléchantes sont à prévoir chez les revendeurs. En dehors de cela, la course à la puissance moi… Mais en tous cas j’ai préféré la jouer moins dense qu’à l’accoutumée avec l’E3 pour me concentrer sur une poignée de jeux qui a suscité, sinon mon envie, au moins ma curiosité. Enfin bref, pour conclure je crois qu’on peut dire que ce ne fut certes pas un E3 légendaire ou au moins exceptionnel mais que cette édition 2017 a suffisamment fait le boulot pour attiser bien des envies aux quatre coins du monde des joueurs. Je regrette seulement que Sony, sans doute un peu trop conscient de sa suprématie actuelle, ne cherche pas plus à faire d’efforts pour créer un bel emballement comme Microsoft, Ubisoft ou même Nintendo ont su le faire avec leurs fans respectifs. Mieux que ça, ces trois-là ont su apporter des choses qui ont réussi pour certaines à toucher au-delà des sphères de leurs habituels clients !
J’ai hâte en tous cas que la plupart des annonces faites ici voient le jour à terme et qu’on puisse s’adonner à tous ces petits jeux bien sympathiques a priori. Vivement !

____________________

Au passage, résultats du sondage lancé sur Twitter pour savoir quelle conférence de cet E3 vous avez préférée. Et c’est donc Ubisoft que vous plébiscitez devant Nintendo, puis Devolver (?!?). Microsoft décroche la 4ème place et devance donc Sony et le PC Gaming Show. EA et Bethesda ne récoltent aucune voix.

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4 réflexions sur “E3 2017 : Ce que je retiens des conférences et annonces !

  1. Un très bon résumé, avec des choses pertinentes ! Je suis d’accord, Ubisoft a dominé les débats (ils sont quand même très bons niveau marketing) et Nintendo revient au grand galop ! Mais ce n’était pas non plus un E3 rocambolesque, à l’image du PC Gaming Show !

    • Quel ennui le PC Gaming Show… Au final cet E3 me donne le sentiment qu’on est dans une sorte d’entre-deux avec Sony qui se repose sur ses lauriers, Microsoft qui tente de les lui arracher et Nintendo qui revient à la charge, et que l’édition 2018, voire 2019, sera bien plus palpitante.

  2. Bon petit résumé, un de ces E3 de « transition » (post annonces consoles/nouvelles licences avec la ludothèque qui s’étoffe). La switch paraît vraiment partie sur de très bon rails avec les annonces pour l’an prochain et les sorties déjà prévues en fin d’années. Et ce n’est pas juste la sortie de tel ou tel jeu mais bien souvent la réinvention des vieilles licences qui fait du bien. Ça fait du bien de revoir Nintendo avec de bonnes idées de gameplay pour plaire aux joueurs. Breath Of The Wild bien sûr mais aussi visiblement ce Super Mario Odyssey qui réservera peut être des surprises côté gameplay émergent comme BotW. Et puis ce Mario feat Lapins Cretins, bon ces derniers on peut les trouver agaçants mais chapeau à la collaboration UBI Nintendo j’en viendrais presque à vouloir y jouer. En tout les cas pleins d’arguments en plus pour l’achat de la Switch :3 ! Et puis les salons à venir seront bien fourni je pense.

    • On est tout à fait d’accord ! 😀

      Et d’ailleurs [instant promo] si tu veux mon avis détaillé sur l’E3 de Nintendo (Treehouse inclus), reviens donc par ici ce soir, vers 19h ! 😉

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