TFGA n°21 – « Come back »

Le mois dernier, au 10, Alex a fait un truc que plus personne n’attendait : il a annoncé un nouveau TFGA ! Reprenant sa recette, élaborant son petit thème, le camarade blogueur (à lire ici, comme toujours) a ravi les amateurs de sa fameuse chronique sauce Top 5 vidéoludique en relançant la machine après une pause de plusieurs mois. C’est donc avec le plus grand des plaisirs que je me penche aujourd’hui sur le sujet de cette toute nouvelle édition, titrée d’un seul mot : renaissance. A l’heure où les suites, remakes et autres reboots sont ce qu’il y a de plus fréquent ou presque dans le monde du jeu vidéo, la renaissance est un terme plutôt bien choisi car tout ceci peut être autant d’occasions de se réinventer. Alors, quelles renaissances pour moi ?

N°5- La renaissance incertaine : Assassin’s Creed avec Empire/Origins

Une capture d’écran, même pas authentifiée, c’est tout ce que l’on a du prochain Assassin’s Creed. En attendant l’E3 ?

Assassin’s Creed est une licence que je chéris malgré tout et surtout malgré son indéniable et visiblement inévitable déclin au cours des années. Après la trilogie d’Ezio, la licence d’Ubisoft a tenté plusieurs choses mais s’est peu à peu enlisée dans un manque d’originalité laissant la part belle à un repos sur des acquis devenus précaires par leur redondance. Depuis les épisodes Unity et Syndicate notamment, Assassin’s Creed ne connaît plus son panache du temps des aventures d’Ezio Auditore. C’est donc avec espoir que j’avais accueilli, tout début 2016, la nouvelle selon laquelle 2016 justement serait une année blanche pour les aventures des Assassins et des Templiers. L’espoir que cette année de repose serait l’occasion de plancher sur le renouveau de cette licence au potentiel immense mais désormais bien trop sous-exploité ! Je l’ai souvent dit ici mais l’univers dans lequel se déroulent les jeux Assassin’s Creed me fascine et je regrette qu’il ait été si malmené avec les derniers épisodes en date. Déjà avec Black Flag il y avait un problème, le soft me plaisant alors plus pour son côté pirates que pour son côté Assassins… Arrive donc petit à petit un nouvel épisode, pour le moment intitulé Empire, ou Origins, on ne sait pas trop encore. Celui-ci devrait sortir fin 2017, être présenté à l’E3, ça non plus on n’en est pas certains… Reste qu’on peut toujours espérer voir Assassin’s Creed revenir du bon côté de la Force et proposer (enfin !) quelque chose qui fasse sortir la licence de son carcan devenu trop étroit. Mais avec Ubisoft, rien n’est jamais gagné d’avance…

N°4- La renaissance improbable : Red Steel

Red Steel 2 avait beaucoup d’atouts dans sa poche : son style, son gameplay, son ambiance…

Et que rien ne soit jamais gagné d’avance avec Ubi, la licence Red Steel le sait bien. Avec deux jeux Wii à son actif, elle est désormais enfouie profondément sous les cadavres d’autres camarades tombés au combat (Prince of Persia, on ne t’oublie pas). Et si le premier opus était un tantinet raté et brouillon, sorte de prototype d’un jeu Wii lambda qui tente de faire au mieux avec le motion gaming mais échoue dans les grandes largeurs, Red Steel 2 n’avait quant à lui pas grand-chose à se reprocher. Style cel shading à la Borderlands (en quelque sorte) chatoyant, level design pas piqué des vers, gameplay maîtrisé (notamment avec le Motion+ de la Wiimote, surtout quand il est intégré à la manette), univers a priori loufoque (des samouraïs au Far West) mais néanmoins prenant… Non vraiment, j’aurais adoré voir arriver un Red Steel 3 dans la lignée directe de celui-ci ! Mais c’est aujourd’hui plus qu’improbable, la licence ayant été officiellement enterrée par Ubisoft en Avril 2010 lorsque le studio a totalement démenti les différentes rumeurs qui naissaient à l’époque. Et depuis, plus aucune nouvelle. Hélas…

N°3- La renaissance ratée : Banjo-Kazooie avec Nuts & Bolts

30 minutes : le temps que ça m’a pris pour déchanter.

Voilà deux jeux qui ont su faire les belles heures de la Nintendo 64 : Banjo-Kazooie et sa suite Banjo-Tooie, de Rare. Deux jeux d’aventure et de plateformes 3D sauce Super Mario mais (je trouve, très personnellement) en mieux. Plus drôle, plus amusant, plus original… J’ai toujours trouvé que Banjo-Kazooie déjà, à lui seul, avait su reprendre tous les bons éléments du genre et en faire une synthèse qui l’a amené sans peine à dépasser un Super Mario 64 néanmoins culte. Et si je le préfère à sa suite, Banjo-Tooie n’est cependant pas à jeter, loin de là. Bourré de nouveautés (dont des séquences FPS par exemple) , c’était là aussi une jolie réussite. Mais après cela… Un épisode sur Game Boy, Grunty’s Revenge, parfaitement inconnu mais aussi et surtout, une troisième épisode canonique, Nuts & Bolts, paru à l’époque sur Xbox 360. Car entretemps, le Rare a quitté le giron de Nintendo pour mieux rejoindre celui de Microsoft, qui l’a donc fait plancher sur cette troisième aventure…qui est un désastre complet. Renouvelant totalement le gameplay de la série, en mettant la construction et l’utilisation de véhicules variés au cœur des mécaniques, le jeu n’arrive déjà pas à avancer d’un pas assuré sur ce plan mais, pire encore, il ne reste strictement rien de ce qui faisait Banjo-Kazooie auparavant. L’humour est lourd, le scénario d’un banal absolu et les personnages pas franchement fascinant. C’est l’essence-même des deux jeux précédents qui a totalement disparu dans cette suite qui, faute de succès, a enterré l’ours et l’oiseau… Alors oui, on a bien eu Yooka-Laylee par les anciens de Rare qui ont fait sécession pour ne pas partir chez Microsoft mais, définitivement, ce n’est pas pareil, l’ersatz n’étant finalement que cela : un ersatz. Hélas…

N°2- La renaissance aboutie : Zelda avec Breath of the Wild

The Legend of Zelda, presque 20 ans après Ocarina of Time, a trouvé son nouveau mètre-étalon.

Ce n’est pas compliqué, ça fait des années qu’on entend une partie des fans dire qu’il faut que The Legend of Zelda change. Que la série sorte de son classicisme parfois trop prononcé pour aller explorer de nouvelles choses. Et Nintendo de dire que, oui oui, on va changer les choses et renouveler la série. Alors on a eu le cel shading de The Wind Waker, le monde ouvert de Twilight Princess, le renouvellement du principe donjon/objet dans A Link Between Worlds mais ce n’étaient là que des à-coups brefs et parfois frustrants dans certains cas. Puis vint Breath of the Wild. Et là, les équipes supervisées par Eiji Aonuma n’ont pas fait les choses à moitié. Tout est revu, TOUT ! Monde ouvert gigantesque où chaque cm² de terrain peut-être foulé du pied ou escaladé ; où l’inventaire et la gestion des objets n’a plus rien d’un Zelda en allant voir ce que le RPG moderne a à proposer ; où le scénario, son déroulement ou même son oubli (car c’est possible !) est entièrement mis entre les mains d’un joueur plus libre que jamais. Alors on pourra toujours dire que la technique accuse un certain retard (textures, etc…) mais la beauté des couleurs et lumières de ces paysages qui Nous semblent infinis rattrape le tout avec une maestria sans nom.

N°1- La renaissance espérée : Metroid

Laissez-a revenir ! La galaxie a encore besoin de Samus !

Metroid est, après The Legend of Zelda, mon autre grande licence de cœur. Bien que découverte tardivement avec Metroid Prime 3 : Corruption, je suis depuis tombé en amour devant cette licence de Nintendo qui figure parmi les meilleurs univers de science-fiction que je connaisse, aux côtés de ceux de Star Wars et d’Alien notamment. Avec un background immense comme on n’en voit pas assez dans les jeux vidéo (tout est lié dans Metroid, TOUT), la saga répond en fait à tout ce que j’aime dans la science-fiction : bestiaire varié, ambiance lourde sinon anxiogène, solitude du héros (en l’occurrence de l’héroïne), voyages spatiaux, planètes inexplorées ou hostiles… C’est ça la science-fiction que j’aime ! Mais voilà, depuis Metroid : Other M en 2010, les aventures de Samus Aran sont tombées dans les oubliettes de Nintendo, qui n’a rien eu de mieux à nous proposer que le spin off mode FPS Metroid Prime : Federation Force. Un jeu à part, qui ne met pas en scène Samus dans sa lutte contre Ridley, les Pirates de l’Espace et les Métroïdes, une sorte de compensation un peu triste pour des fans en manque et qui espèrent encore et toujours voir revenir leur chasseuse de primes préférée sur le devant de la scène, elle qui, souvenez-vous, était n°1 de mon TFGA sur les personnages féminins que nous préférons dans le monde des jeux vidéo. La Switch apportera peut-être ce retour. Pas pour cette année a priori mais, qui sait, peut-être la prochaine. Ou la suivante… On ne sait rien concernant les plans que Nintendo à en tête pour Metroid, rien du tout. Les équipes de Retro Studios sont-elles en train de bosser sur un prochain épisode ? Celles de la Team Ninja ? D’autres encore ? Aucune info ne filtre, rien, pas même la moindre petite rumeur ou le plus infime des leaks. Certains pensent même que Samus a définitivement rendu son armure, comme le Captain Falcon a, en son temps, remis son Blue Falcon au garage… Personnellement, je refuse d’y croire.

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6 réflexions sur “TFGA n°21 – « Come back »

  1. Pingback: Alex Effect - TFGA : La renaissance

  2. Pas sympa de retourner le couteau dans la plaie, avec Metroid ! Je rêve d’un jeu tout autant délirant que le dernier zelda. Samus le mériterait. Mais je n’y crois presque plus. Après, chaque E3 peut avoir son lot de surprise et de come back, comme Shenmue ( vivement 2025 quon y joue !).

    • Tu imagines un Metroid avec un open world aussi cool que celui de BotW ? Oh là là ! *o*

      Néanmoins, je serais déjà bien amplement ravi par un Metroid « juste » de bonne qualité. Un « Prime 4 », éventuellement, je ne cracherais pas dessus.
      Mais je serais franchement plus pour un tout nouvel opus, tout beau tout neuf, qui ouvre un nouvel arc narratif à la saga, tout en proposant quelque chose de neuf en termes de gameplay. « Juste » ça. :3

  3. Trop d’émotions et de nostalgie dans ce TFGA… Tellement d’accord avec toi pour Assassins Creed… Je me suis arrêté à Black Flag qui déjà m’a ennuyé… Qui vivra verra comme on dit.
    Même si je ne suis pas d’accord avec toi sur le fait que Banjo-Kazooie soit mieux que Super Mario 64 car pour moi ils ne sont pas comparables. J’ai adoré Banjo-Kazooie et revoir les deux compères aujourd’hui serait une très bonne nouvelle!
    Et Zelda… CE Zelda, JE LE VEUX!!! Et je l’aurais ^^ Trop hâte d’y jouer.
    Pour les deux autres, je n’ai jamais joué à Red Steel ni accroché à l’univers de Metroid.
    Chouette TFGA en tout cas qui, encore une fois, laisse transparaître toute ta passion du JV 🙂

    • Merci camarade ! 😀

      Achète la Swiiiiitch !! Euh, hum, pardon, non honnêtement, fais ce que tu veux, mais il faut absolument que tu joues à ce Zelda. Je n’ai pas envie de dire qu’il est génial (même si je le pense) mais je pense qu’il faut y jouer au moins parce qu’il est à part dans la licence. 🙂

      Red Steel 2, c’est vraiment chouette. Un style à la Borderlands avant Boderlands, des cow-boys samouraïs dans un monde post-moderne au doux parfum de post-apo (sans l’être). Miam miam !

  4. Et pourquoi pas un Metroid en 2D sur 3DS ? Ou en 2.5D ?

    Prince of Persia finira bien par revenir je n’en doute pas. AC je ne veux même plus en entendre parler, Unity a détruit définitivement le peu d’intérêt qu’il me restait envers cette série (bien érodé par le 3 j’avoue).

    Mais ce que j’aimerais c’est un nouveau vrai Star Fox, pouvoir y jouer partout où tu veux comme le remake 3DS (le jeu qui utilise le mieux la 3D de la console, rien que ça, pas mal pour un jeu 64).

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