Top 5 spécial : 20 ans de la Nintendo 64

« Non mais il se fout de ma gueule ou quoi ? Le mec a pris 10 ans de retard sur ses TFGA et il ose poster un Top 5 qui n’en est même pas un ? Sans déconner !« . Calme toi Alex, les TFGA arriveront un jour. Ou l’autre. On verra. En attendant, je constate que nous célébrons cette année les 20 ans de la Nintendo 64. En effet, la bête a vu le jour au Japon en Juin 1996 puis aux Etats-Unis à la fin du mois de Septembre de la même année (nous autres Français auront dû attendre Septembre 1997 alors que l’Europe et l’Océanie avaient été arrosées dès Mars 1997…). Enfin bref, autant je n’ai pas célébré l’an dernier les 20 de la PlayStation parce que je n’avais pas eu la console de Sony à l’époque, autant je ne pouvais rater l’occasion de célébrer cette double décennie-là. La Nintendo 64 occupe en fait un place de choix dans mon petit cœur tout mou de gamer puisqu’il ne s’agit pas moins que de ma toute première console de salon rien qu’à moi, comme j’ai pu le mentionner dans différents articles plus anciens. Et c’est une console avec laquelle j’ai des tonnes de souvenirs, de mon émerveillement devant Super Mario 64 au délire de Banjo-Kazooie en passant par le fait que c’est la seule console sur laquelle j’ai joué régulièrement avec mon père (Mario Kart 64, circuit Wario, on pense à vous !). Pour ses 20 ans, plutôt qu’une redondante « histoire de la N64 », j’ai donc préféré balancer 5 points qui ont marqué mon vécu sur cette console, en bien comme en mal.

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N°5 : La console qui faisait péter tes mirettes (et éventuellement le portefeuille de tes parents) avec toutes ses variations

Echantillon non exhaustif de la palette de couleurs et la Nintendo 64. Il vous les faut toutes...

Echantillon non exhaustif de la palette de couleurs et la Nintendo 64. Il vous les faut toutes…

Avant la Nintendo 64, les consoles (exception faite de la Game Boy mais on va rester dans le champ des consoles de salon) n’existaient qu’en un seul et unique modèle. La Mega Drive ou la Master System n’ont jamais été autres que noires, la NES et la Super NES grises (pour l’Occident en tous cas)… Mais la Nintendo 64 a décidé de tout faire péter comme une malade. Car si la première version de la console sortie donc il y a 20 ans de ça était noire avec une manette grise, ça n’a pas duré. Evidemment, ce modèle initial fut celui qu’on trouvait partout, tout le temps et ce jusqu’à l’arrivée de la GameCube (laquelle n’aura d’ailleurs droit qu’à une couleur mais vu comment elle s’est vendue, c’était pas la peine d’en faire des caisses de toute façon…). De son côté, la Nintendo 64 a donc eu droit à un vaste choix de couleurs avec pas moins de 11 versions différentes de la machine. Clear Blue, Gold Model, Pikachu, sans oublier les Color Edition avec cette palette de 6 couleurs apposées sur une console transparente ! Il y avait de quoi faire. Sans compter que les variantes touchaient aussi les manettes (29 modèles différents au total) et qu’on pouvait très bien avoir un set complet ou se prendre une console noire et quatre manettes de quatre couleurs différentes. Pour ma part, j’avais la console noire de base avec donc sa manette grise puis deux autres manettes, l’une rouge et l’autre verte. Du coup on ne peut que penser aux collectionneurs qui ont sans doute cherché à obtenir tous les modèles, certaines rares puisque réservés au marché nippon. Mais je pense aussi à tous ces gamins qui ont fondu devant la console Pïkachu sans jamais l’obtenir et surtout aux parents qui auront tout de même cédé… Mais au-delà du simple fait d’avoir envie éventuellement de changer de console pour changer de couleur (ça n’a jamais été mon cas même si je n’aurais pas dit non si on me l’avais mise sous le nez), je trouvais ça vachement cool étant gamin qu’il y ait autant de couleurs pour une console. Tu rentrais dans une boutique et ça faisait pétiller tes mirettes comme jamais. Un vrai plaisir !

N°4 : Le pire jeu de la N64 (Superman 64, évidemment)

"I have no idea what I'm doing..."

« I have no idea what I’m doing…« 

Le pire jeu sorti sur la Nintendo 64 est unanimement reconnu comme tel. Mieux encore, il réussit à se surpasser en étant à la fois le pire jeu de cette console, le pire de tous les temps et le pire de tes pires cauchemars. C’est pas banal. Cet étron monumental qu’est Superman 64 a été développé par Titus Interactive, boite à caca à laquelle nous devons d’autres majestueux étrons tels que l’adaptation en jeu des Blues Brothers en 1991. Aussi, quand vous critiquez Infogrames, rappelez-vous toujours qu’il y a eu Titus Interactive… Enfin bref, pour en revenir à cette chose, Superman 64 est un « jeu »…ou non attendez, c’est plutôt un concept. Oui un concept dans lequel le cobaye (car il s’agit sans doute là d’une expérimentation à grande échelle dont nous avons été parties prenantes sans le savoir) incarne l’Homme d’Acier dans un monde virtuel où ses amis sont retenus prisonniers par Lex Luthor sans plus de détails, le « jeu » ne s’encombrant pas de fioritures scénaristiques, ni même de scénario en fait. Superman « vole » alors comme il peut dans un univers fait de ciel rose et de brume (cette dernière étant propre à la N64 cela dit) où l’on passe à travers les voitures notamment et où tout est fait pour te faire rater la moindre petite chose que tu entreprends (comme stopper des mini tornades avec ton souffle glacé que tu n’arrives jamais à utiliser). Il est à noter que le balai profondément et intégralement enfoncé dans le fondement de Superman n’aide en rien à la maniabilité du personnage. Superman 64 est le pire du pire et même au-delà. J’aurais mieux fait d’écouter ma mère, tiens…

N°3 : Le jeu qu’on n’a jamais eu et qui manque à la ludothèque de la N64 pour en faire une vraie sélection de choix (Metroid 64)

Samus n'aura pas eu droit à son aventure sur Nintendo 64 et aura dû se contenter de son apparition dans Super Smash Bros.

Samus n’aura pas eu droit à son aventure sur Nintendo 64 et aura dû se contenter de son apparition dans Super Smash Bros.

Si Metroid est une licence que je n’ai découverte que sur le tard avec Metroid Prime 3 : Corruption, il n’en demeure pas moins qu’elle s’est hissée en l’espace d’un seul jeu au rang de franchise phare à mes yeux, aux côtés de The Legend of Zelda. Et si j’ai depuis pu m’adonner à de nombreux épisodes, de l’ensemble de la trilogie Prime à Super Metroid en passant par Other M et Metroid II, je ne peux que constater l’absence des aventures de la chausseuse de primes à l’armure sur Nintendo 64, laissant un vide de 8 ans entre les sorties respectives de Super Metroid en 1994 et de Metroid Fusion et Metroid Prime en 2002. Alors certes, quand on voit à quoi ressemble Samus dans un jeu comme Super Smash Bros., on peut se dire qu’au fond, éviter un potentiel échec artistique n’était pas forcément une mauvaise chose. Le passage à la 3D entre la Super NES et la Nintendo 64 ne s’est en effet pas fait sans douleurs et si des jeux comme Ocarina of Time, Majora’s Mask ou Super Mario 64 s’en sortent globalement bien malgré leur caractère très polygonal, nombreux furent les jeux qui ont souffert de cette transition et dont le rendu final était loin d’être irréprochable. Et si l’on peut légitimement penser que Nintendo y aurait mis les formes en s’attaquant à Metroid 64, on ne peut s’empêcher que c’est finalement un moindre mal. Malgré cela, Metroid manque sur une Nintendo 64 qui a connu le même syndrome que la Wii U aujourd’hui, à savoir l’absence d’éditeurs tiers (bien qu’il en restait, notamment Rare, fidèle allié de Nintendo dans cette période) et qui devait donc utiliser les licences maison de Big N pour jouer ses plus grosses cartes. Le comparatif avec la Wii U ne s’arrête d’ailleurs pas là puisque cette dernière est la seule autre console de salon du constructeur à n’avoir pas eu droit à son Metroid, le dernier en date étant Other M sorti sur Wii en 2010. M’enfin voilà, pas de Metroid sur N64, le jeu ayant été envisagé mais trop tardivement et avec trop peu d’idées, laissant ainsi progressivement la place au développement de Metroid Prime sur une GameCube qui s’appelait encore alors Dolphin.

N°2 : Le jeu que je n’ai pas eu et que je n’ai d’ailleurs toujours pas en fait, aussi incroyable que ça puisse l’être (The Legend of Zelda : Ocarina of Time)

Une de mes plus belles madeleines de Proust vidéoludiques.

Ma plus belle expérience vidéoludique.

Quand on me connaît un tant soit peu, on peut s’imaginer que ce n°2 n’existe pas, qu’il n’est que le fruit d’une élucubration sans nom destinée uniquement à éroder ma légende (si tant est qu’elle puisse l’être…). Et pourtant, telle est l’incroyable mais affreuse vérité : je n’ai jamais eu Ocarina of Time sur Nintendo 64. Sur GameCube avec l’édition collector de The Wind Waker, oui, sur 3DS avec le remake, oui également. C’est d’ailleurs sur la première de ces deux versions que j’ai réalisé mon premier véritable run complet du jeu, environ 5 ans après la sortie du jeu initial. Oh j’ai bien pu prendre la cartouche dans mes mains à une époque, un ami m’ayant prêté ce chef-d’œuvre, mais je n’avais pas eu le temps de finir l’aventure. Et pourtant, Ocarina of Time est et demeure mon Zelda favori, mon jeu préféré, celui sur lequel je peux revenir inlassablement sans perdre une once du plaisir éprouvé à chaque fois, y compris lorsque je n’avais pas pu aller plus loin que le premier passage par le château d’Hyrule lors du prêt évoqué juste au-dessus… La cartouche de Ocarina of Time sur Nintendo 64 fait depuis pour moi l’objet d’une quête interminable en vue d’obtenir ce jeu sans pour autant débourser des sommes astronomiques, l’objet atteignant parfois des prix stratosphériques (et honteux si vous voulez mon avis). En attendant je me relance en ce moment dans la réédition 3DS avec le plus grand des plaisirs.  Mais il sera mien un jour… Oh oui, un jour il sera mien !

N°1 : Le meilleur jeu de la N64 si on ne compte que ceux auxquels j’ai joués dessus sinon ça aurait été Ocarina of Time (The Legend of Zelda : Majora’s Mask)

Marquant à plus d'un titre, Majora's Mask est parfait.

Marquant à plus d’un titre, Majora’s Mask est parfait.

Vu la façon dont je viens d’en parler, placer Ocarina of Time à la tête de mes jeux favoris de la console eut été la logique même. Mais comme je n’y ai jamais réellement joué de manière intense sur cette console, je préfère me rabattre sur ceux que j’ai pu « officiellement » faire en entier sur Nintendo 64, ce foutu pad en main. Et là, l’évidence même. Le n°1 n’est pas Super Mario 64, aussi excellent qu’imparfait, ni même Banjo-Kazooie ou sa suite. Ce n’est pas non plus Mario Kart 64 ou Super Smash Bros. J’ai pourtant passé plus de temps sur ces jeux-là que sur celui qui s’impose comme mon préféré sur cette plateforme, ce dernier étant The Legend of Zelda : Majora’s Mask. Reprenant tout ce qui faisait l’essence de son illustre prédécesseur tout en se teintant d’une atmosphère sombre et crépusculaire, ce second épisode de la saga sur Nintendo 64 a tout pour être le n°1 tout court d’ailleurs, mon Zelda préféré. Mais Ocarina of Time aura toujours l’atout nostalgie pour lui passer devant. Il n’en demeure pas moins que ce jeu est une merveille, une pépite que j’ai eu plaisir à redécouvrir sur 3DS avec son propre remake. Nul doute qu’OoT viendra un jour prendre la place de Majora’s Mask ici mais pour cela, encore faut-il que je trouve la cartouche… Et même si cela doit arriver, Majora’s Mask restera une expérience un peu particulière, une de celles qu’on crève d’envie de revivre mais toujours avec cette impression de s’attaquer à un monument.

Tel est donc le bilan en 5 points que je fais de la Nintendo 64, cette solide console qui fête ses 20 ans cette année. Oh j’aurais pu parler de tas d’autres trucs comme la manette complètement alambiquée, les innombrables accessoires qui pouvaient être aussi facultatifs qu’indispensables, la joie du stick analogique (joie, stick, tu comprends ?) et bien d’autres trucs qui ne me passent pas par la tête à l’instant où j’écris ces lignes… La Nintendo 64 aura sans doute souffert de son retard et de sa concurrence avec la PlayStation mais elle reste une sacrée foutue console. Peu d’éditeurs tiers, une certaine lacune technologique et technique, des ventes plus ou moins décevantes… Au fond son destin ressemblerait presque à s’y méprendre à celui de la Wii U, sa malheureuse descendante. Cela ne l’aura pas empêchée d’être culte et aujourd’hui célébrée pour les nombreuses choses qu’elle a apportées au monde du jeu vidéo et qu’il était trop tôt à l’époque pour prendre en considération. Et puis c’est la première quoi, je l’aime forcément.

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4 réflexions sur “Top 5 spécial : 20 ans de la Nintendo 64

  1. Une sacrée console et des tonnes de souvenirs ! J’ai même exploser une télé cathodique en jouant à Mario kart 64.
    J’adorais ses jeux de seconde zone, comme Mace of the Dark Age, où ses petites pépites moins connues comme Extreme G ou Tetris Sphère.
    Et bien entendue zelda acheté plein pot ( en se cotisant avec deux potes) la semaine de sa sortie (et pareil pour Majora), Goldeneye et la découverte du rumble pack, Mario 64 qui montrait à crash bandicoot à quoi ressemblait un plateformer 3D, Lylat War et ses chemins alternatifs, Turok et ses niveaux de 500 KMS carré ….. Et j’en passe.
    Une super console et une merveilleuse génération pour un joueur ado ! La playstation et la N64, ou comment sacrifié ses bulletins de notes ! (Oui à l’époque dans ma ville Sega était déjà mort, incinéré et dispersé aux quatre vents)

    Merci pour ce papier ! Et pas merci de me rappeler que nous n’avons pas eu de Metroid.

    • Merci pour ce commentaire amigo !
      Je suis content de voir quelqu’un d’autre avoir autant de souvenirs sur cette console ! En règle générale quand je parle de la N64 on me répond PlayStation… :3

  2. Ah super article, ça m’a fait plaisir de me replonger dans la nostalgie de la N64 en lisant tes lignes. J’ai failli m’étouffer en lisant ton point n°2 mais bon, t’es pas totalement irrécupérable non plus puisque tu t’es rattrapé naturellement sur les autres supports à ta disposition 😛
    Ce que je retiens aussi de cette console, c’est la grande nouveauté d’enfin pouvoir jouer à 4 ! Nous possédions la Super Nintendo avec mes cousins et on se passait la manette tour à tour mais jouer à 4 en même temps à Mario Kart, Mario Party ou Super Smash Bros. relevait carrément de la révolution pour nous. Comme toi on avait la console noire de base, avec deux manettes grises, complétées par une manette rouge et une bleue. C’était à qui était preum’s sur les manettes des couleurs 😀 On les a fatigués ces pauvres joysticks !
    Franchement la N64 fait partie de mes consoles préférées, associées à une grande nostalgie.

    • C’est vrai que les sticks n’étaient pas d’une qualité absolument énorme. Ils prenaient vite du jeu et quand je vois comment celui de la manette grise bouge tout seul, ça m’impressionne toujours un peu. :3

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