TFGA n°18 – « J’ai raison et vous avez tort…ou l’inverse »

Ce sera désormais une habitude, mes TFGA n’arriveront que tardivement. En raison de plusieurs changements dans la façon dont se déroulent mes journées, j’ai beaucoup moins de temps pour écrire sur le blog et si j’ai quand même pas mal de choses à dire, ça se fera à un rythme bien moins soutenu, au moins pendant quelque temps. Cela n’empêche évidemment en rien la tenue du concours des deux dont on parlait sur cette autre page et que je rappelle à votre bon souvenir si vous n’avez pas encore participé et que ça vous intéresserait de gagner un jeu ou une figurine. En attendant, je vous le dis tout net : je n’aime pas le thème de ce mois-ci. Pas qu’il manque d’intérêt ni rien mais je ne l’aime pas pour une simple et bonne raison : il est compliqué bordel ! « Etre ou ne pas être à contre-courant »… Alex, on t’a connu plus cool, t’as changé vieux, c’est pas beau à voir…

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N°5 : Ne rien en avoir à foutre du platine et de toutes ces courses aux trophées qui ne servent à rien

Don't care

Don’t care

Depuis que les achievements et autres trophées sont apparus dans les jeux vidéo, il est un courant qui consiste à croire qu’être gamer c’est aussi être de cette espèce qui va aller farfouiller son jeu dans tous les sens afin de le « centpourcentifier » comme on dit. Un jeu ne serait alors terminé que lorsque l’on aurait réussi à déverrouiller toutes ces petites récompenses qui ponctuent votre périple vidéoludique d’à-côtés somme toute assez sympathiques. Le problème c’est que, comme dans tout courant, il y a ceux qui prennent ça avec légèreté et il y a les autres, ceux qui considèrent que c’est LA bonne façon de faire. Participant à cette mode qui consiste à faire en sorte que les joueurs se discriminent un peu plus entre eux (stigmatiser les joueurs occasionnels – ou casuals -, se foutre de ceux qui jouent en facile ou moyen…), ce courant dans le courant m’exaspère au plus haut point. Hors de question ici d’arrêter un jeu simplement parce que le mot fin est arrivé au terme du générique. Non, il faudra y retourner pour accomplir ces miettes de jeu inutiles qui vous permettront de taper le 100 %, ce fabuleux platine qui ne sert à rien d’autre qu’à gonfler votre ego d’un orgueil aussi fumeux que démesuré. Car non, les achivements et trophées ne servent à rien si ce n’est à artificiellement allonger la durée de vie d’un jeu. Ça ne m’amuse pas et je m’en contre-fous.

N°4 : Ne rien en avoir à foutre non plus de la réalité virtuelle

Don't care, bis repetita

Don’t care, bis repetita

Aussi loin que je m’en souvienne, la réalité virtuelle et les casques concernés ne m’ont jamais fait ni chaud ni froid. Cela n’a évidemment (heureusement ?) pas empêché la mise en place d’un courant qui considère que cette évolution technologique certes intéressante serait LA prochaine étape du jeu vidéo, ce par quoi nous allons tous passer. Peut-être, je n’en sais strictement rien. Ce que je sais en revanche c’est que je ne comprends pas l’enthousiasme parfois démesuré au point d’en devenir outrancier et ridicule de certains pour ces casques qui, entre nous, n’ont absolument rien ou presque à offrir. Les jeux sont d’un intérêt proche du néant et si certains peuvent piquer la curiosité, ils sont encore trop rares pour être des arguments valables pour vendre cette technologie qui, en plus de ça, coûte la peau du cul. Je ris d’ailleurs toujours autant en repensant aux réactions quand le prix d’Oculus Rift a été annoncé. Non mais sérieusement, vous vous attendiez à quoi ? Enfin bref, je ne nie pas que la réalité virtuelle sera sans doute déterminante à l’avenir, et pas seulement dans le monde du jeu vidéo mais pour le moment, je ne lui trouve aucun attrait et, tout aussi ouvert que je puisse l’être, j’ai réellement du mal à comprendre comment on peut s’extasier devant un truc qui a le même sex appeal qu’un sachet de cacahuètes vide…

N°3 : Croire que la Wii U a un potentiel de base supérieur à celui de la PS4 ou de la Xbox One

Le gâchis en une image...

Le gâchis en une image…

Je vous entends vous savez. Oui oui je vous entends rire de moi après avoir lu le titre de ce point. Mais je ne suis pas fou ! Aussi loin que je me souvienne, il m’est toujours apparu que la Wii U avait tout pour être une machine avec un potentiel bien plus intéressant que des PS4 et Xbox One somme toute assez quelconques. Oh je ne parle évidemment pas de compétences techniques, celles de la dernière née de Nintendo étant assez facilement dépassées par celles de ses concurrentes de chez Sony et Mircosoft. Et je ne dis pas non plus que ces deux-là sont des machines de merde, loin de là, faudrait être idiot pour avancer ça. Non ce que je veux dire par là c’est que la Wii U avait tout pour être LA machine qui aurait pu renouveler notre façon de jouer. Peut-être pas de manière révolutionnaire comme la Wii pourrait éventuellement prétendre l’avoir fait (mais ça se discute ça d’ailleurs) mais au moins en proposant des concepts qui sortent des sentiers battus, ne serait-ce que grâce à ce gameplay asymétrique offert par le GamePad. Quand tu prends une PS4 ou une Xbox One, au final tu te retrouves manette en main à faire quelque chose que tu fais depuis des années : pousser des sticks et appuyer sur des boutons et gâchettes. Avec la Wii U, on aurait pu faire autre chose, diviser l’expérience de jeu en deux, se servir de l’écran du GamePad pour amener le joueur à repenser sa façon d’interagir avec son jeu (un peu comme ZombiU le faisait quand il s’agissait de fouiller dans le sac via la manette tout en faisant attention sur la télé qu’un zombie ne débarquait pas). Dans des tas de genres, la Wii U aurait pu être une pépite complète : le shooter (StarFox Zero ne fait d’ailleurs qu’effleurer du bout du doigt tout ce qui était imaginable ici), le jeu de course (imaginez vous un tableau de bord complet sur l’écran de la manette), le casse-tête… Hélas, il n’en fut presque rien et si quelques jeux ont su tirer parti de ces possibilités sans pour autant les porter à leur summum, rares sont les développeurs qui ont osé appréhender la machine et lui donner toutes ses chances. La plupart ont d’ailleurs préféré fuir cette galère technique et au fond on les comprend (pourquoi faire compliqué pour une machine qui ne s’est pas vendue quand on peut appliquer de vieilles recettes remises au goût du jour sur des consoles qu’on trouve dans tous les foyers ou presque ?). Mais si la Wii U fut la console la plus catastrophique au final pour Nintendo, je reste persuadé qu’elle avait tout à donner.

N°2 : La méta-histoire d’Assassin’s Creed

C'était pourtant cool.

C’était pourtant cool.

La méta-histoire d’Assassin’s Creed, pour les quelques uns qui l’ignoreraient, c’est tout ce pan du scénario qui traverse les siècles pour faire en sorte que ce qui se passe dans le passé et ce qui se passe dans le présent avec Desmond Miles par exemple soit lié et cohérent. En bref, c’est tout ce qui touche à la lutte entre Assassins et Templiers à travers les âges et à la recherche des Fragments d’Eden. Un truc super si vous voulez mon avis. Mais voilà, il y a eu la fin d’Assassin’s Creed II et LA révélation que je vais vous donner ici et que je vous conseille donc de ne pas lire si vous n’y connaissez rien et que vous ne voulez pas vous gâcher un éventuel plaisir :

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Les Fragments d’Eden sont des artefacts laissés par une espèce qui existait avant nous et qui nous a carrément créés (en gros).
[/SPOIL]

Une révélation qui tient en peu de mots mais qui en a pourtant rebuté plus d’un au prétexte que mettre des simili extra-terrestres (qui n’en sont d’ailleurs pas mais ce n’est pas la question) dans le scénario, ce serait mal. Trop de SF aurait tué la SF (rappelons que ça reste un licence à très forte tendance SF Assassin’s Creed quand même). A titre personnel je n’ai jamais vu et ne vois toujours pas en quoi les personnages de Junon et Minerve par exemple ainsi que leurs rôles et leur teneur sont gênants… Reste en tous cas qu’il y a depuis un courant qui s’est établi et qui consiste à dire que la méta-histoire n’a strictement aucun intérêt. Au-delà même de « ceux qui étaient là avant », c’est à terme toute la lutte Assassins vs. Templiers qui est aussi pointée du doigt et accusée d’être inutile. Malmenée je veux bien (elle a quasiment disparu des derniers opus et si Syndicate promet éventuellement un retour à cette méta-histoire, il faudra quand même attendre 2017 pour voir ce que le prochain épisode en fera), inutile quand même pas. La méta-histoire d’Assassin’s Creed donne au contraire (et je dis ça d’une manière tout à fait subjective) un background très intéressant à la licence. Les plus intéressés et assidus auront même tout le loisir de développer ça avec Initiates, ce programme mis en place par Ubisoft permettant d’étoffer le contexte de sa franchise au-delà des jeux vidéo et des romans/comics/courts-métrages…

N°1 : Ne faire que 4 points dans son TFGA mensuel

La page blanche...

La page blanche…

Depuis que je connais le thème de ce mois-ci, j’ai un seul et unique gros problème (en plus d’avoir moins de temps pour écrire) : trouver de quoi remplir ce TFGA. Oh j’ai assez vite trouvé les 4 premiers points à aborder mais sur le cinquième…la panne totale, le manque d’inspiration complet, je sèche complètement, j’ai frôlé la dépression. Impossible de trouver quoi ajouter et même en y réfléchissant le plus intensément possible, rien n’arrive à germer dans ma tête pour que je vous propose un cinquième point dans lequel je serais d’un point de vue ou d’un autre à contre-courant. J’ai donc fait un choix drastique, celui de me mettre carrément à contre-courant du top où on me demande quand je le suis (vous me suivez là ?). Je pirate et sabote mon propre TFGA, je triche de manière éhontée et je me mets face à mes camarades et à Alex et je dis « non ». Non, je ne vous donnerai pas un cinquième point ! Il suffit ! Laissons les gens peu inspirés s’exprimer librement que diable ! Quel est donc ce courant qui consiste à dire qu’un TFGA sans ses 5 points n’est pas un TFGA ? Un homme avec un bras en moins n’en est-il pas moins homme malgré tout ? La Vénus de Milo n’est-elle pas une statue malgré ses bras manquants (ça fait beaucoup de bras en moins là) ? Un jeu vidéo sans gameplay n’en est-il pas moins jeu (oh là là, le pavé dans la mare, oh là là) ? Un gâteau au chocolat sans chocolat n’est-il pas moins gâteau ? Mon TFGA n’aura que 4 points et c’est ainsi ! Ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule !

Hum…je me calme et je vais conclure très très rapidement (prenez ce n°1 comme une conclusion en fait) en vous rappelant que vous pouvez toujours proposer votre propre classement en commentaire de cet article ou directement sur votre blog ou ailleurs et que vous pouvez aller lire les fabuleuses contributions (en 5 points celles-là) des autres participants en suivant ce lien qui vous conduira tout droit chez Alex.

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3 réflexions sur “TFGA n°18 – « J’ai raison et vous avez tort…ou l’inverse »

  1. Pingback: Alex Effect - TFGA n°20 : Etre ou ne pas être … à contre-courant

  2. Et bien, j’ai mis du temps pour finalement venir lire ton classement mais cela valait l’attente : ce mélange de sérieux et d’humour m’a tenu en haleine jusqu’au bout 😀

    Tout particulièrement, je voudrais revenir sur la VR en laquelle je ne crois absolument pas non plus. Pour moi, ça n’est rien de plus que le Kinect de notre génération de consoles. Indispensable, « le futur », tout le monde le veut, tout le monde y croit. Et pourtant je partage comme toi cette vision de l’un peu plus loin que le bout de notre nez en m’interrogeant : mais que pourrait vraiment proposer la VR, au-delà des démos techniques et autres choses nous démontrant l’effective immersion proposée par la casque ? Pas grand chose selon moi … sans parler du prix de l’équipement.

    Enfin, la Wii U, que je m’étonne moi-même de posséder encore, en fait. Quel gâchis comme tu dis d’avoir mis en place un potentiel aussi énorme, pour ne finalement rien en faire. Hormis les mini-jeux, seuls ZombiU, Pikmin 3 et peut-être Xenoblade Chronicles X tirent quelque peu partie des possibilités du pad. Mais c’est tout, pour le reste il faudra se contenter de la coolitude de pouvoir jouer sur son pad, et mater qqch d’autre à la télé en même temps … cher pour un confort qu’on peut finalement retrouver sur 3DS XL.

    Bref, je te pardonne ton éhonté n°1 car il y avait vraiment de bonnes réflexions dans ce TFGA et je te remercie de m’avoir remémoré certaines que je partage également 🙂

  3. Pingback: TFGA n°19 – « Les abandonnés de la pub  | «Dans mon Eucalyptus perché

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