TFGA n°14 – « Back in 2014 »

« Mais qu’est-ce qu’il nous fait ? On est le 10 et il poste déjà un TFGA ? Il a le thème en avance encore ce salaud ? Mais attends, je le connais ce thème ! Il a plus d’un an ! Ça y est, le mec a perdu la tête… » . Surprise ! Ce mois-ci, ce n’est pas un mais bien deux TFGA que je vais proposer. En attendant de pouvoir poster le prochain top inédit le 20, je me replonge en fait dans les archives d’Alex-Effect pour y dénicher les trois thèmes auxquels je n’avais pas participé, dont celui-ci : « Les jeux de votre 2014 ». Il va donc falloir faire marcher ma mémoire (et ma liste Sens Critique des jeux auxquels j’ai le plus joué cette année-là) pour me remémorer mes sessions gaming d’il y a maintenant deux ans… Mais au moins, une fois que ça sera fait je serai à jour dans mes TFGA et Alex sera, je n’en doute pas, plus que ravi de voir que ma numérotation des prochains tops correspond à la numérotation officielle après plus d’un an de décalage.

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N°5 : Mon jeu de la hype – The Legend of Zelda sur Wii U

Waiting.

Waiting.

Dans une année, il y a les jeux qui marquent parce qu’ils sont excellents, ceux qui le font parce qu’ils sont nuls, ceux qui se sont vendus à foison, ceux qui font polémique mais aussi et surtout ceux qu’on t’annonce. Et qu’on le veuille ou non, peu importe le nombre de jeux excellents auxquels tu auras pu jouer, ces derniers ne sont plus grand-chose face à l’annonce de l’opus que tu attends. En 2014, pour ma part, c’était bien évidemment The Legend of Zelda pour Wii U. Révélé pour la toute première fois au cours d’un Digital Event qui avait placé Nintendo vainqueur de l’E3 de cette année-là (avant le cuisant échec de 2015…), ce nouvel épisode de la saga de Link et de sa princesse se faisait déjà attendre à l’époque (et ça n’en finit plus bordel) puisqu’il avait été teasé dès les débuts de la Wii U avec une séquence HD de Link combattant une horrible araignée gigantesque dans un très joli décor de château, le tout dans un style rappelant Twilight Princess. Et depuis, plus rien, jusqu’à cet été 2014 où Eiji Aonuma nous dévoile enfin ce tout premier teaser. Rien de plus cependant lors de l’E3 et il aura fallu attendre un peu pour en savoir davantage sur le gameplay ou sur le monde ouvert promis Mais depuis, silence radio, report du jeu de 2015 à 2016, soupçons d’un portage NX… En fait, près de deux ans après, on ne sait strictement rien de plus au sujet de ce jeu. Mais à l’époque, bon dieu, il m’a hypé plus que n’importe quel autre !

N°4 : Ma (relative) déception – Assassin’s Creed IV : Black Flag

C'était le oui.

C’était le oui.

Sorti fin 2013, Assassin’s Creed IV : Black Flag aura fait mes premières sessions de jeu de cette année-là, m’occupant un peu plus d’une soixantaine d’heures. Avec un pourcentage de complétion assez élevé (je ne sais plus moi, 95 %, quelque chose dans le genre), on pourrait croire que j’ai adoré ce jeu. Mais en fait non. Ce qu’il faut savoir c’est que cette assiduité sur Black Flag est essentiellement liée à ma situation d’alors (je n’avais que ça à faire…) mais ne révèle finalement en rien mon avis sur ce jeu. En réalité, Black Flag me laisse un peu le cul entre deux chaises si vous me passez l’expression. D’un côté je l’ai trouvé somme toute très sympathique, plutôt agréable à jouer bien que pas encore révolutionnaire, mettant en scène un Edward Kenway autrement plus charismatique que son petit-fils Connor d’Assassin’s Creed III mais aussi et surtout un univers de pirates automatiquement cool. Car les pirates : c’est cool. Du coup, des bateaux partout, des batailles navales, des prises de forts et tout ça… Sur le plan « pirates », Black Flag était quasiment parfait en tous points. Là où ça coince, c’est qu’on ne peut pas en dire autant du côté Assassin’s Creed du jeu. Un comble en fait. Tout ce qui a trait à la lutte entre Assassins et Templiers est loin d’être bien traité, le personnage d’Edward et son opportunisme dans ce contexte synthétisant finalement assez bien ce constat. Et cela donne lieu à un scénario assez fade que seule la piraterie viendra remettre à flot de temps en temps. C’est valable aussi pour ce qui touche au gameplay : là où celui lié aux actes de pirateries a la chance de jouir de son caractère inédit, celui lié aux aptitudes des Assassins (parkour, assassinats et compagnie) n’a rien de bien neuf à offrir. Il est même rendu encore plus banal par la répétitivité des missions (la filature n’a jamais été aussi présente que dans ce jeu, c’est terrible)… Du coup, cet Assassin’s Creed est une déception mais ce Black Flag n’en est pas une. Vous me suivez ?

N°3 : Ma nouvelle licence – Fire Emblem

Merci encore à mes camarades de m'avoir convaincu !

Merci encore à mes camarades de m’avoir convaincu !

S’il y a une licence que j’ai totalement découverte en 2014 c’est clairement Fire Emblem. Oh bien sûr je connaissais un peu quelques personnages comme Roy, Marth ou Ike grâce aux jeux Super Smash Bros. mais jamais je n’avais été tenter l’aventure de ces RPG tactiques qui ont pourtant fait la renommée du studio Intelligent Systems. Sans compter que la tactique, ce n’est pas mon fort à la base (je suis une bille aux échecs, c’est horrible). Enfin je me suis quand même laissé convaincre par certains de mes camarades de Twitter, lesquels m’ont plus que poussé (si ça avait IRL, ils m’auraient foulé au pied pour que j’obéisse, j’en suis convaincu) à acquérir Fire Emblem : Awakening sur 3DS. Et quelle excellente recommandation ! J’ai été absolument conquis par ce jeu. RPG tactique dans la plus pure tradition du genre (oui parce que je connaissais quand même la chose de manière générale, faut pas déconner), cet épisode était parfait. Bien construit, avec des personnages qui m’ont marqué (Chrom et Lucina en tête !) et surtout hyper accessible pour le débutant que j’étais (mes expériences sur Advance Wars étaient loin alors…) grâce à différents modes de difficulté qui m’ont permis de me faire la main avant de passer aux choses sérieuses sur un second run. Mais comme si cela ne suffisait pas, je me suis également laissé tenter par la version eshop du Fire Emblem de la Game Boy Advance sur Wii U ! Et là encore, bien que je n’y ai pas trouvé un jeu aussi excellent qu’Awakening, j’ai une nouvelle fois plus qu’apprécié de parcourir les aventures d’Eliwood et Lyndis. Enfin bref, je suis tombé sous le charme complet de cette licence et je n’attends désormais plus qu’une chose : l’arrivée cette année de Fire Emblem : Fates et ses trois scénarios possibles ! Mais si le jeu doit sortir le 19 Février prochain en Amérique du Nord et est dispo depuis Juin dernier au Japon, aucune date précise n’a filtré pour l’Europe (mais on devrait partir sur le mois d’Avril apparemment). En tous cas : vivement ! D’ailleurs, je regrette que les anciens jeux de la licence ne soient disponibles que sur l’eshop de la Wii sinon je m’en serais bien pris un sur 3DS pour patienter…

N°2 : Ma bonne surprise – Child of Light

Tu vois Ubi que tu peux faire des trucs vraiment bien !

Tu vois Ubi que tu peux faire des trucs vraiment bien !

Ubisoft, on les connait. Ça te pond du Far Cry et de l’Assassin’s Creed à outrance et ça ne semble pas faire plus d’efforts que ça. Oh je sais bien que je suis mal placé pour juger tant mon affection pour la deuxième de ces licences m’a conduit à jouer à (presque) tous les jeux qu’elle comprend (même les épisodes DS, c’est dire). Enfin bref, ça n’empêche pas d’enlever les œillères et de dire ce qui va ou ne va pas, même dans des jeux qu’on affectionne. C’est ce que j’essaie de faire à chaque fois mais là n’est pas le sujet. Non ce dont je veux parler ici c’est de Child of Light, RPG indé-like d’Ubi justement sorti sur toutes les plateformes ou presque et que j’ai pu acquérir sur Wii U au détour d’une petite promotion des familles. Et grand bien m’en a fait puisque j’ai trouvé dans ce jeu un RPG donc mais dont l’accessibilité – pour un néophyte du genre comme je le suis – est une gageure. Mettant en scène la princesse Aurora dans un univers sombre et franchement triste mais néanmoins féérique, Child of Light reprend tous les ingrédients essentiels du genre et les propose de manière à ce que chacun y trouve son compte, de l’habitué au débutant. C’est donc avec plaisir que j’ai appris à manier les différentes mécaniques du jeu, lequel m’a en plus de cela épaté sur le plan visuel. Inspiré notamment par l’aquarelle, Child of Light jouit d’une patte graphique peut-être pas impressionnante mais qui fait quand même son petit effet. Le bouquet vient avec la bande sonore très appropriée qui accompagne les aventures d’Aurora et des différents compagnons qui la rejoignent au cours du jeu. Développé sur le moteur UbiArt, ce dernier offre décidément de bien jolies choses puisque c’est également avec lui qu’ont été conçus les récents Rayman ainsi que Soldats Inconnus. A noter que Child of Light fait partie des différents jeux mis en avant dans l’exposition consacrée à l’art dans le jeu vidéo au Musée Art Ludique.

N°1 : Mon jeu de l’année – Mario Kart 8

Le meilleur jeu de la Wii U à mon humble avis.

Le meilleur jeu de la Wii U à mon humble avis.

Je vous avoue que j’ai assez hésité pour mon GOTY de l’année 2014. Trois jeux se tiraient en effet la bourre pour cette prestigieuse place : Pokémon – Saphir Alpha, Super Smash Bros. (version Wii U) et Mario Kart 8. Finalement, et malgré les évidentes et grandes qualités des deux autres concurrents, c’est le jeu de courses de Nintendo qui l’a emporté. Pour tout vous dire, le choix final s’est essentiellement joué entre lui et son homologue bastonneur. Les deux jeux offrent en effet parmi les meilleures expériences que Nintendo sache offrir en terme de multi sur ses consoles depuis belle lurette maintenant et j’avoue sans honte être un inconditionnel de chacune de ces deux franchises. Néanmoins, c’est ici Mario Kart 8 qui l’emporte et pour expliquer cela, il faut que je mette en parallèle les deux jeux. En fait, ce choix final tient essentiellement au fait que, contrairement à Mario Kart, Super Smash Bros. m’a semblé être dans la parfaite continuité de ses prédécesseurs. A l’époque, l’opus Nintendo 64 de la licence était déjà très bon mais Melee a mis la barre encore plus haut et Brawl s’en sortait honorablement ensuite sur Wii. Cet épisode Wii U quant à lui réussit « simplement » à se maintenir au niveau malgré quelques reproches que l’on peut lui faire et que je ne développerai pas ici puisque j’en parlais déjà dans cet article dédié au jeu. De son côté, Mario Kart n’a pas suivi (je parle uniquement pour moi) le même chemin. Là où les épisodes N64 et Gamecube étaient d’excellents jeux (Double Dash était, est et restera une véritable pépite), Mario Kart Wii m’avait laissé relativement froid. Pas très beau (c’était plus joli sur Gamecube, faut pas déconner), pas très intéressant, bruyant (oui oui, c’est un bordel auditif sans nom)… Bref, ma première vraie déception sur un Mario Kart. J’aurais sans doute pu me réconcilier plus tôt avec la série en jouant à Mario Kart 7 sur 3DS mais je n’ai à ce jour toujours pas fait l’acquisition du jeu. Il aura donc fallu attendre son successeur sur Wii U pour qu’enfin je reprenne le volant avec Mario et compagnie et, surtout, que je retrouve un véritable plaisir à le faire. Mario Kart 8 est à son tour une pépite. Visuellement d’abord il n’y a rien à redire, le jeu est d’une beauté insolente et enterre définitivement son ancêtre sur Wii. Mais sur tous les autres plans, il en impose sévère de toute façon et il fait finalement preuve d’une maîtrise folle qui en fait, à mon sens, l’un des meilleurs – sinon le meilleur – opus de la licence. Sans oublier son impeccable mode en ligne qui m’aura permis de disputer de folles courses en compagnie de mes camarades Caroline, Peb, Birdkiller, Kahnettan, MagicPie, Valium et bien d’autres que j’oublie de mentionner mais ils me pardonneront, je n’en doute pas. Bref, mon Game of the Year 2014 c’est Mario Kart 8.

Rattraper un premier TFGA : fait ! J’ai eu moins de mal que je ne l’aurais cru à composer ce top un an après la parution du thème. Cela dit j’ai sans doute pris un des plus simples pour commencer ces sessions de rattrapage. Enfin bref, voilà de quoi fut émaillée mon année 2014 sur le plan vidéoludique. Des surprises, des envies, le genre de choses qui font aimer les jeux. Reste que j’ai encore deux thèmes à rattraper mais l’un d’eux devrait tomber dans un mois tout rond. D’ici là, le prochain TFGA inédit sera posté le 20 bien entendu et en attendant, vous pouvez toujours aller (re)lire les contributions à ce thème de 2014 en allant voir la liste des participants sur le blog d’Alex via le lien présent en introduction.

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5 réflexions sur “TFGA n°14 – « Back in 2014 »

  1. Pingback: Alex Effect » TFGA n°3 – Les jeux de votre 2014

  2. Ouiiiii enfin je ne vais plus devenir fou en lisant la publication de tes TFGA ~~/o/

    Et c’est marrant, autant Soldats Inconnus dort sur ma PS4 en attendant que je me décide enfin à y jouer, autant Child of Light ne me tente pas du tout. Je ne prends pas de plaisir à des jeux très/trop poétiques/abstraits. Et les jeux trop faciles aussi. Du coup de ce que j’ai pu en lire, je m’en passerai ^^’

    Paaaaaar contre les Fire Emblem j’aimerais vraiment m’y mettre quand je serai à jour de mes jeux consoles (haha, lol, bonne vanne). A chaque fois que j’en entends parler c’est en bien, entre les relations entre les personnages, le scénario, le gameplay en lui-même. Rha, fais chier è_é

    • Oui je fais des efforts pour ta santé mentale, tu vois !

      Oh attention, si Child of Light me semble plus « simple » qu’un RPG classique (si l’on veut), il n’est pas forcément facile pour autant. Accessible quoi mais pas facile à 100% de mon point de vue. 🙂
      Fire Emblem, je t’oblige même à t’y mettre. J’ai été conquis en un seul jeu et depuis je n’en démords pas ! 😀

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