TFGA n°10 – « Good old times »

Le jeu vidéo a connu une évolution des plus fulgurantes au cours des dernières années. Plus vite encore que le cinéma, ce média a su trouver des pistes de changement et de progrès extrêmement vite. Tant le fond que la forme a changé et l’on ne fait plus exactement aujourd’hui du jeu vidéo comme on le faisait dans les années 1980. C’est en se basant sur cette idée qu’Alex – inspiré par Hibou – nous propose ce mois-ci de répondre à un nouveau TFGA intitulé « C’était mieux avant » (et ce titre ne manquera pas de faire grincer des dents, j’en suis certain). L’occasion en tous cas de pointer du doigt ce qui nous déplaît dans le jeu vidéo d’aujourd’hui ou alors ce qui nous plaisait dans le jeu vidéo d’hier. Un vaste sujet dans tous les cas qui va très certainement m’amener à enfoncer quelques portes ouvertes mais on s’en fout, c’est moi qui décide.

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 N°5 : Le contenu d’une boite de jeu, c’était mieux avant

Sûr que j'ai autant travaillé mes capacités en lecture avec les notices de jeu qu'avec Gafi le Fantôme.

Sûr que j’ai autant travaillé mes capacités en lecture avec les notices de jeu qu’avec Gafi le Fantôme.

Oui bon ça c’est un peu moyen comme argument mais je dois bien vous l’avouer, j’ai eu un mal de chien à trouver mon n°5, j’étais charrette… Enfin le fait est que lorsque vous ouvrez une boite de jeux aujourd’hui (quand vous avez une boite hein parce que bon, avec le dématérialisé maintenant…), c’est un peu la tristesse. Un disque, éventuellement un coupon promotionnel pour un season pass de la honte ou un truc du genre et puis voilà, c’est tout. Ravale tes larmes petit, l’émerveillement est loin de cette contrée. J’imagine que pour le jeune joueur d’aujourd’hui, tout ceci n’a aucun sens mais pour les plus vieux d’entre nous, la simple présence d’une notice relève aujourd’hui d’un petit miracle hautement appréciable. Pourquoi ? Parce que la notice, c’était le truc que tu lisais dans la voiture en rentrant du magasin de jeux vidéo en attendant de pouvoir enfin lancer ta partie, c’était ce livret parfois très sobre mais qui pouvait aussi se révéler génial (ou pas loin). Là comme ça, je pense à la notice des deux premières versions de Pokémon, rebaptisée « Trainer’s guide » (« Guide du dresseur » pour les non-anglophones qui subsistent sur internet). Un intitulé savoureux qui te plongeait déjà dans le jeu et qui considérait qu’à partir du simple moment où tu faisais l’acquisition de ce jeu, tu étais un dresseur de Pokémon. Un propos qui se vérifiait dans les pages qui suivaient cette couverture dont le design faisait irrémédiablement penser à une sorte de carnet de voyage usé, le texte étant alors rédigé de façon à t’imprégner de cette ambiance particulière qui faisait les versions Bleue et Rouge. Et puis avec l’avancée technologique, la possibilité de remplacer tout ce papier par de l’électronique (une bonne chose d’ailleurs au fond, il faut bien le reconnaître), les livrets de jeux ont disparu au profit de manuels électroniques accessibles depuis sa console. Beaucoup moins charmant mais plus écologique, la balance s’équilibre finalement. Mais la nostalgie demeure et l’on voit encore fleurir sur internet nombre de manuels conçus et rédigés par les fans.

N°4 : La possibilité de jouer à son jeu immédiatement après l’avoir mis dans la console, c’était mieux avant

"Votre attente est estimée à environ 1000 ans..."

« Votre attente est estimée à environ 1000 ans… »

Oui, oui oui j’étais charrette aussi pour mon n°4 alors faut pas m’en vouloir… Reste qu’à l’époque bénie où je jouais à ma fidèle Nintendo 64, sur laquelle j’ai toujours pu compter comme Zorro comptait sur le noir Tornado, je mettais la cartouche dans la fente prévue à cet effet et je jouais. Ah, pauvres petits garçons et petites filles qui pensent qu’installer un jeu pendant deux heures a toujours été une évidence, quelque chose de logique et imparable. Comment pourraient-ils imaginer que fut un temps, il n’y avait qu’à appuyer sur le bouton « Power » pour commencer à jouer sans nul autre chichi, que tu n’avais pas à te demander quoi effacer sur ton disque dur pour faire de la place, que tu n’avais pas à envisager l’achat d’un disque dur externe même pour stocker ta collection de jeux et enfin que les temps de chargement était rares, sinon inexistants… Pauvres, pauvres enfants du XXIème siècle qui subissent sans le savoir une évolution que nous autres vieux de la vieille, avons vu émerger et prendre une place indécrottable. C’est bien dans un sens, ça leur apprend la patience. D’un autre côté, c’est insupportable quand on a eu l’habitude en étant petit de jouer vite fait bien fait à son jeu tout neuf. Chargements pour l’installation, chargements in game (mais il faut bien pour que le moteur suive et qu’on en prenne plein les mirettes), chargements pour les DLC et patches (et avec un peu de chance, tu as une connexion internet digne de Neandertal…)… Et le joueur se trouve bien impuissant, à prendre son mal en patience.

N°3 : L’absence de bugs/freezes/DLC/patches, c’était mieux avant

Enfonçage de porte ouverte, niveau 1.

Enfonçage de porte ouverte, niveau 1.

Tiens, puisqu’on parle de DLC… Jusqu’à assez récemment finalement, lorsque vous achetiez un jeu, vous l’achetiez entier et pas démembré. Fut un temps mes enfants, un jeu vidéo ne connaissait pas le principe des DLC et autres téléchargements successifs qui font qu’on a parfois un peu trop l’impression d’être pris pour les dindons de la farce. Lorsque tu lançais Lucky Luke sur ta Game Boy (on en revient toujours aux fondamentaux), tu lançais un jeu complet et il n’y avait personne pour te dire : « Hé bonhomme, tu peux jouer à d’autres niveaux ou avoir des revolvers en plus si tu passes à la caisse !« . Aujourd’hui, rares sont les jeux à ne pas proposer de contenu supplémentaire à terme, moyennant finance. Evidemment, le coup du season pass du prochain Star Wars : Battlefront se pose en exemple le plus récent mais il ne faudrait pas aller croire qu’il n’y a que lui, je ne vous apprends rien. Quasiment tous les « gros » jeux qui sortent actuellement ont droit à leurs bugs, à leurs correctifs à installer dès la première utilisation, à ceux qui déboulent plus tard… The Phantom Pain n’y a pas échappé, Assassin’s Creed : Unity y a eu droit aussi et tant d’autres jeux à venir pourraient venir compléter la série… J’en viens pour ma part à douter et à me poser la question, en amont de la sortie d’un jeu : « Est-ce que je le prends vite fait parce qu’il me fait envie ou est-ce que je préfère attendre pour avoir un jeu complet plus tard ? » et cet état de fait m’agace au plus haut point. Fort heureusement, tous les jeux ne souffrent pas de ce genre de problème. Par exemple, quand j’ai joué à LEGO Batman 3, aucun signe de tout cela. Mais comment a-t-on peu en arriver à ce stade de méfiance vis-à-vis des plus grosses productions ? Comment Ubisoft a pu devenir cette entreprise dont chaque sortie ou presque est accompagnée de son lot de commentaires plein de doutes quant à la qualité du jeu acheté au jour de sa sortie ? Sans doute y a-t-il plein de facteurs qui m’échappent mais le problème réside à mon sens essentiellement dans le fait qu’on veut faire beaucoup en très peu de temps. Par exemple, annualiser une série à l’origine ambitieuse comme Assassin’s Creed est tout sauf judicieux quand on voit les sentiers qu’elle veut emprunter. Mais qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : les bugs ont existé de tous temps dans le monde du jeu vidéo. Le souci c’est que c’est aujourd’hui devenu un « ça va de soi » soutenu par l’avènement du dématérialisé, lequel permet plus facilement d’apporter les correctifs nécessaires directement dans le salon du joueur.

N°2 : Le multijoueur c’était mieux avant

Et après on viendra nous critiquer parce que "le jeu vidéo coupe toute sociabilité"...

Et après on viendra nous critiquer parce que « le jeu vidéo coupe toute sociabilité »…

Le jeu vidéo a toujours été un loisir qui réunit les gens. Déjà, le pionnier Pong se jouait à deux et à mesure que le jeu vidéo a évolué, le multi a fait de même. Des jeux de combats aux FPS (le multi de Nightfire !) en passant par les jeux de courses ou les jeux de stratégie (ce moment où on faisait tourner la GBA pour jouer à Advance Wars à quatre !), j’ai toujours vécu le multi comme une expérience des plus appréciables (d’autant plus qu’étant gamin, j’avais un peu de mal à trouver des camarades gamers dans ma pampa…). Avec l’arrivée des fonctionnalités en ligne, c’est devenu encore plus cool. La possibilité de jouer à plusieurs n’importe quand, même en étant seul sur son canapé et que ce soit en affrontement ou en coopération a été une avancée réellement bienvenue. Seulement voilà, si Nintendo continue d’offrir son multi en ligne aux joueurs (pour combien de temps ?), il n’en est pas de même avec Microsoft et Sony. Entre le Xbox Live Gold et le PS+, les deux autres grands du jeu vidéo ont choisi de faire raquer les joueurs encore un peu plus. Oh bien sûr, ils proposent de jolies choses derrière ces intitulés : jeux gratuits dont la sélection est régulièrement renouvelée, multijoueur et autres contenus premium constituent le lot des ces joyeusetés. Non au fond, c’est sympathique mais ce qui m’ennuie/me chagrine/m’exaspère c’est que je me retrouve du coup dans la même situation qu’il y a 15 ans, quand je me retrouvais à ne pas pouvoir jouer avec les autres. J’aurais bien aimé faire du coop sur Assassin’s Creed : Unity par exemple, ça aurait certainement renouvelé un peu mon plaisir de jeu. Mais non, il faut payer (ce que je n’ai jamais fait d’ailleurs, ma seule occasion de bénéficier du Gold sur Xbox One ayant eu lieu via un essai gratuit d’un mois). Payer pour accéder à un contenu qui est là, dans le jeu, mais qu’on a décidé de te faire passer pour un bonus, quelque chose qui se mérite alors que le multi fait quasiment partie de l’ADN du jeu vidéo depuis bien longtemps (je grossis le trait volontairement mais vous me comprenez). Je ne suis pas récalcitrant aux formules premium. Le Gold et le PS+ existent ? Eh bien foutre, qu’ils restent !* Je m’en tamponne pas mal mais qu’on me sucre le multi sous ce prétexte là… Oh bien sûr, on peut toujours se rabattre sur le multi en local mais pour cela, encore faut-il qu’il existe, ce qui est de moins en moins le cas, hélas, cent fois, mille fois, hélas !

*T’as vu, je cite Louis XVI moi, je suis comme ça !

N°1 : Les joueurs, c’était mieux avant

Le jeu vidéo, ce sont aussi des usagers qui commentent. Et ça c'était réellement mieux avant.

Le jeu vidéo, ce sont aussi des usagers qui commentent. Et ça c’était réellement mieux avant.

Pour le n°1 de ce TFGA, je vais m’accorder une légère (?) digression, histoire de vous dire ce que je pense. Quand j’ai vu le 20 Octobre qu’Alex nous proposait le thème « C’était mieux avant », je ne me suis dit qu’une chose : « Oh putain… » et ce n’était pas pour rien. Si vous fréquentez assidûment internet et en particulièr ses sphères vidéoludiques, il y a une chose que vous devez savoir : dire que c’était mieux avant, avec ces mots et sans rien autour, c’est dangereux. Vous devez alors vous attendre à voir débarquer (au choix) ceux qui n’ont pas compris, ceux qui prennent la chose comme telle sans chercher à réfléchir plus loin, ceux qui vous traiteront de réactionnaire sans autre forme de jugement qu’un cuisant dédain pour l’anti-progressiste que vous êtes apparemment… Dire que c’était mieux avant, c’est visiblement tourner le dos à tout ce qui fait le jeu vidéo aujourd’hui, y compris ses meilleurs aspects. Et pour tout vous dire, j’ai même été prévenir Alex en message privé sur Twitter que son thème, tourné ainsi, aller lui attirer les foudres de ceux qui réagissent au quart de tour et qu’il devait s’y préparer parce qu’on sait à quel point certains ultras peuvent se montrer virulents. Et ça s’est vérifié ! Pas aussi méchamment que d’autres auront pu le subir cela dit. Reste que l’on en a vu participer à une « levée de boucliers » consistant à dire que ce thème était d’une stupidité sans nom, grosso modo. Le hic c’est que lorsqu’on lit leurs réactions, on devine aisément que leur réflexion sur la question n’a pas été poussée bien loin (malgré les arguments très intéressants de certains). Où est la recherche de ce qu’Alex voulait faire passer dans ce thème alors que celui-ci souhaitait simplement nous inviter à une réflexion sur ce qui faisait les meilleurs aspects du jeu d’autrefois et ce qui fait les tares du jeu d’aujourd’hui. Car sans être tous blancs ou tous noirs l’un et l’autre, les deux peuvent être encensés ou critiqués. Mais hélas, la formule a été « c’était mieux avant ». Fatal error… Et finalement, c’est bien tout ceci qui nous prouve que c’était un peu mieux avant, quand le jeu vidéo était encore gentillet. Oh bien sûr, il savait déjà accueillir une forme de réflexion qui pouvait tant amener à critiquer qu’à faire des éloges mais il était moins virulent. La sphère écrite (et même vidéo avec la démocratisation du youtubing et du streaming) sur le jeu vidéo est devenue rude, tant à l’égard des jeux que de ceux qui les utilisent. Internet n’est pas innocent dans cette affaire puisqu’il est le terreau du troll facile et du premier degré, le champ de bataille idéal et favori de fans et de fanatiques (je grossis très volontairement le trait, rangez vos fourches) dont certain tâcheront de faire preuve du recul nécessaire tandis que les autres se cantonneront, malgré les esprits pourtant éclairés de certains, à une analyse de surface. On le voit bien avec certains sites, les titres sont devenus parfois plus importants que les articles et combien de commentaires se contentent de seulement rebondir sur l’en-tête sans chercher à savoir le fond du sujet, ou ne serait-ce qu’à replacer les choses dans leur contexte (le tweet du gouvernement sur le caractère professionnel ou non des youtubeurs est un récent exemple). Et il est si facile d’intervenir sur internet, parfois sous couvert du confortable anonymat conféré par un pseudonyme, qu’on n’a plus le moindre remords à poster un commentaire bien allumé sans chercher à voir plus loin que le bout de son nez. Tout est aujourd’hui devenu sujet à débats parfois intéressants, souvent stériles. Par ailleurs, le jeu vidéo n’est plus seulement un jeu, c’est un média avec tout ce que cela englobe : messages véhiculés, pratiques, qualités et défauts… Le jeu a perdu quasiment toute son innocence. Mais ce n’est uniquement de sa faute (bien que la façon dont l’industrie vidéoludique tourne actuellement ne soit pas dépourvue de sa part de responsabilité) car nous aussi nous étions mieux avant, à cette époque où le jeu était jeu avant tout. En bref, c’était mieux avant quand on ne se posait pas autant de questions, quand le jeu vidéo n’était qu’un banal loisir pas si banal et quand nous n’avions pas pris l’habitude de ne pas chercher à nous comprendre.

Allez, il est temps de conclure et c’est sur une drôle d’impression que je m’arrête ce mois-ci. J’ai eu énormément de mal à composer ce TFGA pour tout vous dire… C’est surtout lié au fait que j’ai eu un besoin constant de nuancer mon propos et j’ai l’impression que ça ne transparaît pas assez. J’ai besoin d’un pendant « C’est mieux maintenant », vous voyez, histoire d’équilibrer mon propos et de donner à ce thème-ci toute sa dimension, celle-là même qui aura échappé à certains et qui consiste « tout simplement » à s’interroger sur le jeu vidéo avec un regard nuancé, capable de faire la part des choses. Une partie de ce travail-là a été faite ici en essayant tant bien que mal de dire quels sont les choses que je regrette dans le loisir vidéoludique tel qu’il existe aujourd’hui et il faudra certainement réaliser l’autre partie de cette réflexion, la plus « optimiste » dirons-nous pour que tout soit rentré l’ordre et que l’on ait ramené l’équilibre dans la Force. En attendant, n’hésitez pas à vous aussi dire ce qui vous chagrine dans le jeu vidéo d’aujourd’hui ou ce qui vous plaisait le plus dans le jeu d’avant. Vous pouvez aussi aller lire toutes les contributions sur le blog d’Alex (lien en début d’article).

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9 réflexions sur “TFGA n°10 – « Good old times »

  1. Pingback: Alex Effect » TFGA n°13 : C’était mieux avant

  2. N°5: Merci The Witcher 3
    N°4: Bienvenue dans le monde merveilleux des PC
    N°3: Bah euh… oui.
    N°2: Divinity: Original Sin, Rocket League, Towerfall, ….
    N°1: Je te conseille un super blog, « Chouquette Annexe », il dit des trucs super intéressants ! 😀

    Plus sérieusement, ton n°1 est super intéressant. J’espère que le monde entier de la blogosphère le lira et le comprendra. Même si je me permettrait de rajouter que, certes on peut penser que le JV a perdu de son innocence, mais c’est surtout nous, joueurs, qui avons perdu cette innocence.
    Aussi, ton passage « il est si facile d’intervenir sur internet » me rappelle un super article sur Slate je crois, d’une journaliste qui est allée prendre un café avec un hater/troll, à lire !

    • « Chouquette Annexe », « Chouquette Annexe »…ça me dit quelque chose ce truc-là… Faudra que je regarde ça.

      Ta façon de répondre à mon article illustre très bien ce que j’ai voulu dire en conclusion : j’ai besoin d’un pendant « c’est bien aujourd’hui aussi » pour pouvoir parler de ce que tu évoques là ! Mais mon petit doigt me dit qu’on peut déjà travailler sur nos TFGA du mois prochain (if you see what I mean…). :3

      Merci en tous cas pour ton envie de me voir mondialement reconnu pour mon n°1 ! /o/
      Et nous sommes bien d’accord, le jeu et son industrie ne sont pas les seuls responsables dans cette perte d’innocence (je m’auto-cite, tu permets : « nous aussi nous étions mieux avant »).

      Quant à cet article dont tu parles, ça me dit quelque chose, il faudra que je le cherche lui aussi.

  3. Qu’il est bon d’une nouvelle fois lire ton article mon cher Koala ! Si j’avais imaginé, comme nous en avons déjà discuté, que les réactions allaient être aussi « 1er degré » face à ce thème, j’aurais pris des pincettes, ou préciser … ce que peut-être l’avenir nous réserve.

    C’est pourquoi si je partage entièrement ton classement, ton n°1 est extrêmement intéressant car il porte un regarde global, général, sur ce qui fait aussi la force (ou non) des JV aujourd’hui : les gens qui en parlent. En bien comme en mal d’ailleurs, je trouve qu’on est trop souvent influencer par les écrits et dires de la communauté et des sites spécialisés. Je prends mon propre exemple : j’ai été déçu par Life is Strange alors que tout le monde lui décerne le titre de GOTY. Et à l’inverse prenons AC3 que beaucoup critiquent, et bien personnellement j’ai adoré les aventures de Connor, et surtout la storyline du présent, qui aurait pu/du magistralement se conclure dans cet épisode.

    Enfin, et c’est bien l’un des buts des TFGA, la réflexion a au moins le mérite d’avoir été mise sur la table, quoiqu’on en pense. Et jusqu’à présent on constate quand même de grosses convergences sur ces évolutions dont objectivement on aurait pu se passer. Qui sait, nous aurons peut-être des résultats différents, et non moins intéressants, le moins prochain 😉

    • Merci amigo ! 🙂

      On se rejoint complètement sur la deuxième partie de ton commentaire concernant l’influence que peuvent avoir les autres sur notre propre jugement. Je pense que c’est le cas partout et avec tous les biens culturels (cinéma et musique vivent exactement la même chose, il ne faut pas se leurrer) mais notre présence sur internet et les réseaux sociaux nous touche encore plus dans cette optique là à mon avis. Ton choix de prendre AC3 pour exemple me parle complètement car si je reconnais les défauts dont le jeu souffre, il reste pour moi un bon souvenir et je me suis déjà replongé à plusieurs reprises dans les aventures de Connor Kenway ! Et pourtant, ce n’est certainement pas le jeu le moins critiqué de la série.
      De toute façon, vient un moment où il faut faire le choix d’assumer nos avis et nos sentiments à l’égard de telle ou telle production. Mais la chose est plus facile à dire qu’à faire parfois et ce sera d’autant plus aisé que l’on aura un public réceptif et capable de peser le pour et le contre (ce que nous avons dans nos cas respectifs, je le crois).

      Et tu as raison, ce thème a le mérite de poser la question. Et il n’y a qu’à lire les contributions de tout un chacun pour voir à quelle point cette réflexion peut être riche, lorsqu’on se donne la peine d’aller voir plus loin que le simple intitulé !

      Vivement le 20 Novembre !

  4. Ahlàlà, je lis ton article, et je trouve le mien minable, j’ai bien envie d’aller le supprimer. J’admire vraiment ta plume et les réflexions qu’il y a derrière, sincèrement.
    J’ai particulièrement été intéressée par ton n°1, je trouve l’analyse tout à fait pertinente. Notamment le passage parlant de l’innocence du JV, et du caractère de média à part entière qu’il prend aujourd’hui. C’est totalement ça ! Avant, on jouait pour jouer. Pour se divertir, tout comme un autre préférait aller taper dans un ballon, lire, regarder un film ou observer des oiseaux. Maintenant, j’ai l’impression qu’on a voulu donner au jeu vidéo une raison d’être, parce que sinon les joueurs n’étaient que des marginaux asociaux et drogués, incapables de faire preuve d’intelligence et de s’adonner à des loisirs normaux. Maintenant c’est populaire et cool. J’ai failli parler de cet aspect là quand cette réflexion de popularité m’est venue à l’esprit alors que j’arpentais les allées surpeuplées de la Paris Games Week. Je me suis dit : « certes la démocratisation du jeu vidéo est une bonne chose, mais je regrette peut-être un peu le temps où ce genre de convention n’aurait attiré qu’une centaine d’originaux capables de te tenir la jambe 2h30 si jamais tu les lançais sur leur sujet de prédilection… Celui où ceux qui se costumaient le faisaient pour rendre hommage à leur héros, pas pour avoir une bonne raison de se promener à moitié à poil avec des perruques de toutes les couleurs et des mini-jupes ras la touffe.

    • Ha ha ha, la fin de ton commentaire est si joliment dite ! :’D
      Merci pour tes compliments en tous cas, ça me touche. Il faut d’ailleurs que j’aille lire ton TFGA, je n’ai pas encore pris le temps de faire mieux que de survoler les contributions de ce mois-ci dans l’ensemble…

      Quant à la situation du JV aujourd’hui, on est d’accord, il a très clairement pris une dimension qui lui est encore nouvelle (ce n’est pas un média bien vieux finalement) mais je pense aussi que c’est dans « l’ordre des choses ». Le cinéma et la musique ont connu les mêmes évolutions, en particulier dans le deuxième moitié du XXème siècle et je crois que c’est lié à une nouvelle façon de consommer les biens culturels qui s’est peu à peu imposée dans ces années là, avec une très large démocratisation pour chacun d’entre eux. Cela entraîne forcément des regards qui se tournent et une attention qui se veut plus insistante sur le jeu, d’où ces changements que l’on constate. Peu à peu, le JV n’a plus été seulement l’affaire des joueurs et des développeurs mais aussi celle des analystes, des financiers, du grand public, des médias… Du coup, il a eu tendance à se contorsionner un peu pour s’adapter à cette multiplication des acteurs.
      Tout du moins, c’est comme cela que je le ressens mais je ne saurais être catégorique. Je ne suis pas un expert. :3

  5. Tes images me font mourir de rire XD
    Et oui on est d’accord sur les joueurs qui se prenaient moins pour des bosses, ou qui faisaient pas que râler. Personnellement je suis le genre de personnes que les bugs font rire, ou bien la première à ne pas juger un jeu sur ses graphismes ou un studio sur la longueur de développement de son jeu…
    Et oui 1000 fois pour le contenu de la boite des jeux :3

  6. Pingback: TFGA n°11 – « Et maintenant ?  | «Dans mon Eucalyptus perché

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