Un an après, hommage personnel à Robin Williams

1951-2014

1951-2014

Un an a passé. Tout juste un an, comme ça, aussi vite qu’il est arrivé. Un an que Robin Williams a préféré partir. Un an où, malgré tout, malgré les événements et la tournure parfois merdique des choses, on a continué de rire. Parce que rire, c’est peut-être tout ce qui nous restera. Et Robin Williams était là pour nous y aider. Il l’est toujours d’ailleurs, à travers tous ces films qu’il nous a laissés, ces chefs-d’œuvres et ces quelques ratés aussi, ces madeleines de Proust toujours en tous cas. Je me souviens en écrivant ces lignes de Jumanji, le film où je l’ai découvert, l’un des premiers que j’ai vus aussi. Finalement, c’est comme s’il avait toujours été là. Ont suivis Madame Doubtfire puis Hook et tant d’autres encore, Robin Williams berçant mon enfance de son regard sympathique, de son sourire communicatif et de sa gestuelle hilarante.

Puis est venue l’adolescence, les questionnements soit-disant existentiels, toutes ces choses. Et il était toujours là. Avec Jack pour me faire réfléchir sur la vie et la mort, avec Le Cercle des Poètes Disparus pour penser à la liberté ou Will Hunting pour réfléchir, finalement, au sens de tout ça. Robin Williams a toujours été là, à chaque étape. Au fond, tout ceci relève sans doute du grand hasard des choses mais est-ce bien là l’important ? Ce que je retiens c’est que ces films sont toujours tombés à point nommé. Et aujourd’hui encore, ils sont toujours là quand il le faut, comme des refuges dans lesquels on sait que l’on trouvera les réponses ou, au moins, le réconfort. A chaque apparition, Robin Williams m’a fait le plus grand bien, comme s’il avait fait tout ça pour moi. Ou pour nous sans doute. Car je suis certain qu’il nous aimait tous plus les uns que les autres. Il était mon icone de la sympathie, la gentillesse incarnée, quitte à tomber dans l’hyperbole convenue. Quand il riait, je riais avec lui et quand il souriait, je souriais aussi. Il m’a toujours donné l’impression que ses émotions traversaient l’écran. Putain… Il me manque tellement. Robin Williams était un acteur à part pour moi et je suis bien incapable de vous être plus explicite.

J’écris ces lignes bien maladroites au son de la bande originale de Hook et, alors que le morceau You Are the Pan résonne encore dans ma tête, je me sens pris de la plus grande nostalgie. J’écris cet article comme ça, sans y avoir réfléchi avant, un peu comme on va dire à quelqu’un qu’on l’aime, même si tout le monde s’en fout. J’écris ça parce qu’il y a un an, j’ai été incapable de mettre des mots sur ce que l’annonce de sa disparition a provoqué en moi et c’est la gorge serrée que je me livre comme je peux à l’exercice aujourd’hui.

Je n’ai jamais été aussi touché par le décès d’un artiste, quel qu’il soit. Jusqu’à ce foutu 11 Août 2014.

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« S’il vous arrive d’être triste, regardez le ciel un beau soir d’été, lorsque la nuit de velours est parsemée d’étoiles ; et quand vous verrez une étoile filante déchirer l’obscurité, changeant la nuit en jour, faites un vœux, et pensez à moi…
Que votre vie soit spectaculaire ! La mienne l’aura été. »

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