Parlons jeu, parlons bien n°26 – Splatoon [Wii U]

PS_WiiU_Splatoon_enGB

Cela faisait bien longtemps que Nintendo n’avait pas eu l’audace de sortir une nouvelle licence qui se fasse réellement remarquer. Rien depuis Pikmin si je ne me trompe pas. Il était temps donc pour Big N d’enfin proposer du neuf, un nouvel univers et pourquoi pas un nouveau gameplay ? Près de trois mois après sa sortie, retour sur ce jeu. Pourquoi tant de temps après d’ailleurs ? Vous verrez bien…

Annoncé lors de l’exceptionnel E3 2014 (d’autant plus exceptionnel que le cru 2015 fut…hum…enfin vous voyez quoi), Splatoon m’avait d’abord laissé dubitatif. Qu’avais-je vu à ce moment-là ? Des petits personnages somme toute d’allure sympathique, qui se transforment en calamars pour s’asperger de peinture fluo dans des maps diverses et variées (enfin pas si variées que ça d’ailleurs à l’époque). Sur le coup, je ne l’ai jamais caché, Splatoon ne m’a rien vendu d’autre qu’un Team Fortress 2-like sauce Nintendo. Cette première approche du jeu ne nous révélait finalement que les grandes lignes de ce que ce soft devait être une fois commercialisé. Aucune info sur un possible mode solo, pas de grands grands détails sur le multi local ou en ligne. Rien de plus que la base même du jeu, son esprit. L’essentiel en somme. Le temps passant, les informations sur Splatoon furent soigneusement distillées par Nintendo, exaltant peu à peu mon envie d’acquérir le jeu. L’on apprit en effet qu’un solo serait là, que le multi serait à la fois en local et en ligne, qu’il y avait des tonnes de possibilités de personnalisation de son personnage et de son attirail. Bref, ça ressemblait toujours à un Team Fortress 2-like mais c’était vendeur. Suffisamment pour que je le prenne très peu de temps après sa sortie, en édition collector (celle qui contient l’Amiibo exclusif Inkling) et avec un second Amiibo Inkboy en sus. Oui, j’ai été particulièrement faible malgré mes réticences de l’été 2014.

L'E3 2014 fut l'occasion d'obtenir une vue d'ensemble sur les principes généraux de cette nouvelle licence.

L’E3 2014 fut l’occasion d’obtenir une vue d’ensemble sur les principes généraux de cette nouvelle licence.

Qu’en est-il finalement de ce jeu une fois que l’on y a goûté ? Premièrement, vous incarnez un unique personnage, Inkboy ou Inkgirl, très relativement personnalisable au prime abord (couleur de peau, couleur des yeux, basta). Puis l’on découvre ce hub central qui fait office de menu principal du jeu et toutes les possibilités de ce dernier s’étalent ainsi sous nos yeux après un salvateur tutoriel. Sur notre gauche, quatre boutiques : une pour les armes, une pour les fringues, une pour les chaussures et une dernière pour les couvre-chefs. Si l’on ne pourra y accéder qu’à partir du niveau 4, on comprend tout de suite l’utilité de ces enseignes. C’est ici en effet que l’on pourra progressivement booster les statistiques de son personnage, chaque accessoire vestimentaire notamment permettant d’acquérir de deux à quatre bonus jouant sur la vitesse, la défense, la puissance des attaques et tant d’autres éléments qui rappelleront rapidement quelques aspects de RPG plutôt bien intégrés dans cet ensemble. Pour les armes, la chose est relativement semblable, chaque nouvelle itération de telle ou telle arme permettant de modifier les stats de son personnage et de modifier son arsenal. Tout ce matériel est en effet vendu (virtuellement bien sûr) par packs qui contiennent chacun une arme principale, une arme secondaire et une attaque spéciale. A vous de faire le bon choix. On notera par ailleurs que trois types d’armes principales sont disponibles (chacune pouvant ensuite être déclinée sous différents modèles) : le rouleau (efficace pour vite couvrir de grandes surfaces), le concentraceur (sniper bien utile pour défendre son équipe en particulier) et enfin le liquidateur (pistolet plutôt mixte). Tout cela pour dire que Splatoon offre finalement une gamme d’armes et accessoires qui permettront de répondre aux multiples styles de jeu des différents joueurs et d’en développer de nouveaux. Avec un peu de temps, on pourra aisément se construire une arsenal particulièrement redoutable grâce à toutes ces potentialités offertes par la personnalisation de son équipement. Ce n’est certes pas révolutionnaire mais l’ensemble est proposé dans un emballage très agréable, particulièrement intuitif et finalement extrêmement accessible. Un plus indéniable pour les joueurs moins enclins à tâter du TPS (comme moi quoi).

La customisation de son personnage est au coeur du gameplay de Splatoon et se révèle d'une importance cruciale.

La customisation de son personnage est au cœur du gameplay de Splatoon et se révèle d’une importance cruciale.

Parallèlement à toute cette logique d’upgrades dont on appréciera d’ailleurs la grande variété déjà présente dans le jeu, plusieurs modes de jeu sont proposés au lancement de Splatoon. Trois pour être exact : un multi local, un multi online et un solo. Ce dernier se base sur un scénario sans grande envergure (une histoire de poisson super important pour l’énergie de la ville où l’on évolue et qui a été enlevé par de vilains poulpes) mais propose un cheminement en mondes et niveaux dont la difficulté se veut croissante selon une progression maîtrisée. A chaque nouveau monde, le joueur sera ainsi amené à appliquer toutes les techniques préalablement apprises mais également à en intégrer de nouvelles qui lui seront plus que nécessaires pour parvenir au bout des différents parcours. C’est en effet dans des niveaux types plateformes que nous sommes ici amenés à évoluer, allant d’un point A à un point B en éliminant les adversaires et en récupérant divers bonus. On saluera sans problème le level design de ce mode solo dont l’absence de scénario réellement intéressant (c’est du Nintendo hein) est largement compensée par le fun général et le caractère chiadé des différents niveaux. Reste que le solo n’est pas la principale attraction de Splatoon. Ce n’est d’ailleurs pas non plus le multi local qui fera le plus d’émules, ce dernier étant d’un intérêt tout ce qu’il y a de plus faible. Ce mode Dojo (puisque c’est son nom) ne propose en effet qu’un seul et unique type de parties au cours desquelles les deux joueurs en présence (un sur le GamePad, l’autre sur la télé avec une manette Pro Controller et pas plus) se livrent une lutte pour être celui qui éclatera le plus de ballons dans un temps imparti. Non, non, non, ce qui fait le cœur de Splatoon c’est sans conteste son multi online. Et pourtant, voilà l’objet épineux du cas Splatoon, celui qui aura fait parler tous les joueurs, même ceux qui se sont convertis dès l’E3 2014. Le sujet qui a fait couler de l’encre (badum tss, elle n’est pas de moi) et qui est la raison pour laquelle j’ai attendu avant de pondre cet article ! Mais pour faire durer le suspense, on en parle dans le paragraphe suivant (oh là là !).

Le mode solo nous emmène dans des niveaux infestés d'Octariens, ennemis jurés des Inklings.

Le mode solo nous emmène dans des niveaux infestés d’Octariens, ennemis jurés des Inklings.

Ça va, vous tenez le coup ? Bon, revenons-en à nos céphalopodes. Le multi online aura donc fait pas mal parler parce qu’au lancement du jeu en Mai dernier, il ne contenait qu’un seul et unique mode de jeu. Ou non, deux, le second n’étant accessible qu’à partir du moment où notre personnage à acquis suffisamment d’expérience. Mais pour les débutants, il n’y avait qu’une seule et unique chose à faire : des guerres de territoires. Huit joueurs répartis en deux équipes et qui aspergent joyeusement un maximum de surface pour remporter la victoire. Attention aux amateurs de décalquage d’adversaire, ce n’est pas le but ici. Oh bien sûr vous serez amenés à le faire mais ce n’est que secondaire, l’objectif principal étant de couvrir le plus de surface possible aux couleurs de votre équipe dans le temps imparti (5 minutes). Qu’on se le dise, c’est très très amusant et très très addictif. Splatoon s’impose même très vite dans cette catégorie de jeux intitulée « Allez, encore une dernière et zou » . La plupart des parties donnent en effet lieu à des batailles enragées et ultra-dynamiques sans aucun temps mort. Viennent ensuite les matches Pro, à débloquer un chouïa plus tard donc avec ses parties en Défense de Zone. Là encore, principe simple (des zones à recouvrir et à conserver dans son giron) mais ambiance électrique. Mais voilà, quand on a goûté à tout cela, on a fait le tour. Surtout qu’il n’y a que quatre niveaux différents pour ces différents modes en ligne. Autant dire qu’on a vite survolé l’ensemble du jeu. Sauf qu’on avait eu des infos à ce sujet quelques jours/semaines avant la sortie de Splatoon. Les développeurs et Nintendo nous avaient notamment appris que le jeu serait progressivement alimenté en contenus supplémentaires au gré des semaines. Et effectivement, depuis le mois de Mai, nous avons eu droit à de très nombreuses mises-à-jour du soft qui nous ont apporté de nouvelles armes, de nouveaux stages, de nouveaux modes de jeu (enfin un nouveau mode de jeu, le Tower Control ou Expédition Risquée en Français, si je ne me trompe pas). Le dernier ajout en date n’est pas bien vieux puisqu’il a eu lieu hier et apportait notamment (et surtout ENFIN) la possibilité de disputer des parties privées avec ses amis ainsi que des matches en équipe avec ces mêmes derniers. Le mieux dans tout ça reste encore que toute cette foultitude de contenu supplémentaire a été offert gracieusement aux possesseurs du jeu. Aucun DLC payant dans tout cela ! Formidable ? Pas tant que ça finalement parce que cette vaste stratégie ne révèle qu’une seule chose : Splatoon a été sorti de manière précipitée et amputé d’une large partie de son contenu final. C’est bien beau de dire aux joueurs « Ouais vous allez voir, on va vous donner plein de trucs supplémentaires après et ça sera gratuit ! » mais ce n’est que de la poudre aux yeux (aussi jolie soit-elle) pour cacher les évidences d’un éditeur en difficulté qui avait besoin de relancer sa Wii U à la mi-2015. L’équilibre de la balance qui pèse les bons et les mauvais aspects de cette logique est précaire, certains pointant du doigt un jeu non-fini qu’on complète progressivement, d’autres y voyant plutôt du DLC gratuit à foison (fait plutôt rare de nos jours). Plus largement, ces choix sont (hélas !) symptomatiques de ce qui devient peu à peu une habitude et l’on ne compte plus aujourd’hui les jeux qui sont vendus avec un patch day one ou ce genre d’inepties. Mais là c’est encore autre chose car avec Splatoon on ne parle pas d’un jeu qui a besoin de corrections de possibles bugs mais bien d’ajouts de modes qui aurait très logiquement dû être inclus dans le soft à sa sortie pour éviter d’en faire un jeu au contenu bien trop faible lors de son lancement.

Arrivé tout récemment, le mode Expédition Risquée nous a rappelé que Splatoon était jusqu'à présent privé d'une large partie de son contenu.

Arrivé tout récemment, le mode Expédition Risquée nous a rappelé que Splatoon était jusqu’à présent privé d’une large partie de son contenu.

Cela étant dit (et chacun se sera fait son avis sur la question), il n’en demeure pas moins que Splatoon est et demeure un très bon jeu. Comme je le disais précédemment, ses différents modes de jeu offrent toujours des parties au moins amusantes, sinon endiablées. Beaucoup de frustration parfois, beaucoup de fun toujours, Splatoon arrive à nous faire entrer dans son univers fait de véritables challenges et de défis hauts en couleurs (c’est le cas de le dire). Evidemment, le multi en ligne tire toute la couverture à lui mais le solo reste une très belle composition qui mettra toujours nos réflexes et nos aptitudes à l’épreuve. A noter d’ailleurs que le gameplay de Splatoon est très bien calibré et absolument intuitif, comme je le disais également plus haut. A chaque touche sa fonction propre, pas de chichis. Quant au GamePad, il accueille idéalement et confortablement la carte des matches en cours et permet d’avoir une vue en temps réel de la progression des deux équipes. Son gyroscope est également de la partie pour ceux qui souhaitent viser avec lui et je dois bien avouer que c’est la première fois que je préfère l’utiliser lui plutôt que les deux sticks en simultané. Vraiment, Splatoon est un jeu chiadé, ultra maîtrisé, exceptionnellement amusant et carrément addictif. Dommage qu’il n’ait pas été complet dès le départ, on aurait frôlé la perfection en la matière.

Conclusion.

Splatoon peut-il réellement prétendre au titre de « référence du TPS » que de nombreuses critiques lui ont attribué ?
Oui, sans aucun doute. Si Splatoon n’invente pas tout ce qui fait son style et va même allègrement piocher dans d’autres grands titres du genre (encore une fois Team Fortress 2, pour ne citer que lui), il n’en demeure pas moins qu’il arrive à composer une ensemble de haute qualité. Par le rythme de ses parties, son allure générale et son côté hyper accessible, ce jeu arrive sans problème à s’imposer comme un de ces titres que l’on évoque toujours lorsque l’on parle de tel ou tel genre, ici le third person shooter.

Peut-on tout pardonner à Splatoon (son contenu trop faible étoffé progressivement) sous prétexte que l’ensemble est bon ?
Non et je serai catégorique à ce sujet. Certes le jeu est bon, excellent même, il a toutes les qualités qu’il faut où il faut. Mais non, non, non et non. Vendre un jeu avec un contenu aussi faible, même en nous assurant que tout ça sera complété ensuite, c’est une aberration. Clairement, il y avait tout ce qu’il fallait pour rendre Splatoon bien plus dense à sa sortie. Celle-ci aurait juste dû être un peu plus tardive. Mais il fallait aller vite et l’on s’est précipité et voilà le résultat : environ trois mois après sa sortie, Splatoon commence seulement à vraiment ressembler à un jeu complet.

Et les Amiibos dans tout ça, ont-ils enfin une utilité ?
Oui et non. Oui dans le sens où chaque figurine donnera l’occasion au joueur de rejouer aux différents niveaux du mode solo mais avec des contraintes particulières. A titre d’exemple, mon Inkboy m’oblige à refaire lesdits stages uniquement au rouleau. Ces missions réussies, l’on débloque d’abord des crédits à dépenser dans les boutiques du jeu puis carrément des accessoires que l’on ne pourra acquérir qu’avec les figurines de Nintendo. A noter cependant que seuls les Amiibos Splatoon sont compatibles avec le jeu. Non enfin dans le sens où ces missions donnent finalement lieu à une répétitivité dont l’intérêt est somme toute très relatif. Me refaire le solo juste pour des accessoires, oui bon…

Splatoon a donc tout d’un grand. En un seul opus, cette nouvelle licence de Nintendo a su s’imposer chez les possesseurs de Wii U. Certains diront que c’est normal vu que la console est pauvre en jeux mais on leure répondra d’une que c’est faux et de deux que ce jeu-ci a également fait des émules chez d’autres joueurs sont la collection était encore vide de Wii U jusqu’alors. Si cela n’a pas été le system seller tant attendu (bien qu’il y ait eu des effets sur la question), Splatoon est en tous cas la promesse d’un futur intéressant pour Nintendo qui tient là une manne à explorer encore et encore pour ses futures machines. Encore une fois (on ne le dira jamais assez), la mise en vente du jeu non-complet est hautement critiquable mais cette lourde erreur est néanmoins compensée par une qualité de réalisation proche de la perfection. Si le jeu a peut-être un peu de mal à se renouveler sur le long terme, il reste un soft réjouissant et dynamique jouable tant sur de longues que de courtes sessions et qui arrive à s’adresser à tous. On est pas loin d’un exploit.

Publicités

7 réflexions sur “Parlons jeu, parlons bien n°26 – Splatoon [Wii U]

  1. Quel excellent article, que je viens de relire avant de commenter, qui présente extrêmement objectivement une vue d’ensemble du titre, j’adore ! J’adore parce qu’il est parfois dur d’enlever les oeillères des fanboys pour critiquer objectivement un jeu 🙂

    Et donc, avec ce compte-rendu, ma conclusion est que … le jeu est d’une pauvreté incroyable … déjà les jeux sans solo j’ai du mal, mais quand le multi n’est pas (même artificiellement comme ici) super étoffé, bof bof … il me fait penser à Evolve en fait.

    Je pense l’acheter un jour car c’est une nouvelle licence (?) et ça c’est cool, mais certainement pas au-dessus de 20€, la faute au contenu 🙂

    • Merci pour les éloges !

      Attention cependant, il y a bien un solo. Mais, tel un Super Mario, il brille essentiellement par son level design plutôt que par son scénario. Il nous fait évoluer dans des niveaux très bien montés et très plaisants à parcourir ! 😀
      Après en ce qui concerne sa pauvreté de contenu, je parlais là d’un Splatoon vendu en Mai 2015. Un Splatoon vendu en Août 2015, c’est autre chose de bien plus intéressant. De multiples stages pour le multi, des modes certes pas aussi nombreux qu’on pourrait le souhaiter mais néanmoins assez diversifiés pour éviter de se lasser sur l’un ou l’autre, un arsenal de fou-dingue, etc… Non il faut plutôt voir les choses dans le sens où Splatoon vaut enfin son prix. 🙂

  2. Super article, tu résumes très bien les points forts et les faiblesses de Splatoon.
    Comme toi j’étais assez dubitatives lors de l’E3 et même après l’avoir acheté, ça me plaisait bien mais j’ignorais si ça allait devenir un grand jeu. A l’heure actuelle, j’en suis vraiment satisfaite et je suis impressionnée par l’ajout de contenu régulier, même si comme tu le pointe ça ne fait que démontrer que le jeu était peu complet à la base.
    Je te rejoins sur la relative utilité des amiibo aussi, je viens de finir toutes les quêtes de ma Inkling Girl et c’était correct, mais je n’ai pas du tout envie de recommencer pour les autres amiibo. Pour moi, finalement, il ne manquerait qu’un mode multi-local plus intéressant pour en faire un jeu quasi parfait!

  3. Pingback: TFGA n°12 – « Bilan de l’année 2015  | «Dans mon Eucalyptus perché

  4. Pingback: J’ai testé la Nintendo Switch : retour sur mon expérience et les annonces du 13 Janvier | Dans mon Eucalyptus perché

  5. Pingback: Nintendo Direct du 13 Avril 2017 : « ARMS , « Splatoon 2  et les autres | «Dans mon Eucalyptus perché

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s