Parlons jeu, parlons bien n°22 – Assassin’s Creed : Unity [Xbox One]

ACU Cover

C’est l’histoire d’un jeu qui s’en est pris plein la gueule. Un jeu qui, sans doute bercé par des attentes excessivement élevées (on pourra trouver des raisons à cela), a déçu. Trop classique, trop plein de bugs… Et pourtant, quel enthousiasme à la genèse de cet opus ! Assassin’s Creed en France et pendant la Révolution Française ! On en rêvait depuis des lustres. Moi également.

Assassin’s Creed : Unity est sorti il y a un petit moment maintenant. Cela remonte au 13 Novembre 2014 et le fan que je suis malgré tout ronchonnait un peu dans en se rappelant sans cesse que le jeu tant espéré ne sortirait pas sur sa précieuse petite Wii U, Ubisoft lui tournant ostensiblement et définitivement le dos. Après coup, j’ai fini par croire que ce n’était peut-être pas un si mauvaise chose car quand on voit le déluge de critiques dont ce jeu a fait l’objet, on pouvait légitimement se demander comment il était possible de le lancer. Des bugs partout ont notamment fait de ce septième volet de la licence un sacré bouc-émissaire de la next gen, violemment remise en cause à travers lui. Les énooooormes patchs proposés pour rectifier le tir n’ont fait que faire monter la sauce et Ubisoft en est carrément arrivé à offrir le DLC Dead Kings, ce qui est loin d’être une habitude dans la politique de l’éditeur. Alors oui, j’ai douté. Cela valait-il réellement la peine ? A quoi bon attendre après un jeu si ardemment démonté par la plupart ? Fort heureusement, il y a toujours les quelques courageux qui entretiennent la flamme et qui n’hésitent pas à se dresser devant la levée de boucliers et à dire, avec calme et recul : « Hé, attendez, c’est pas si mal« . C’est suffisant pour que vous continuiez à avoir envie de jouer, voyez-vous. Enfin bref, j’ai attendu plus d’un an et ce n’est que le mois dernier que j’ai pu me lancer dans l’aventure à mon tour.

Et il y a un avantage considérable à avoir attendu tout ce temps. Tous ces patchs que j’évoquais juste avant : ils sont déjà là, parés à servir. Aussi, lorsque vous installez votre jeu en Avril 2015 comme moi, vous ne craigniez plus rien du point de vue des bugs. Enfin, « plus rien »…pas tout à fait car il demeurera toujours malheureusement quelques petits trucs mais ce sont les détails dont on préfère sourire. Rien d’aussi gênant à signaler donc qu’un personnage sans visage ou autre problème particulièrement contraignant. Dès lors, Unity s’affranchit de tout ce qui a fait sa pitoyable renommée à ses débuts. Il s’offre à vous, nouveau joueur, tel un petit bonhomme qui aurait appris ses leçons et aurait fait les efforts nécessaires pour ne plus se donner l’apparence dont on vous avait pourtant certifié qu’elle était catastrophique. Sur le fond, le vilain petit canard est devenu un joli cygne. Unity est alors riche de la fluidité qu’on lui demandait d’avoir dès le départ et de la finition dont il aurait dû bénéficier au premier jour de sa mise sur le marché. Car si j’affirme que le Unity qu’on achète en 2015 n’a rien à voir avec celui que d’autres auront acheté en Novembre 2014, il n’en demeure pas moins que j’estime – comme tout le monde et en tant que consommateur qui compte ses sous – que le jeu aurait dû être terminé pour son jour de lancement. Il n’est pas concevable qu’on puisse donner un tel résultat après tant d’attente ! C’est comme si Ikea vous vendait une table mais qu’il n’y avait que deux pieds et pas de plateau ! Alors, mesdames et messieurs qui développez des jeux, je m’en contrefous que vous repoussiez vos jeux : je préfère cela à une arrivée prématurée qui entacherait les dernières semaines de travail par une précipitation dangereuse. Sortez-les tard si vous le voulez et s’il le faut, mais sortez-les bien que diable ! Mais cessons là cette digression et revenons à nos moutons. Assassin’s Creed : Unity m’apparaît comme un vaste monde ouvert avec un niveau de détail qui cherche clairement à affirmer haut et fort : « Oui, nous sommes dans la nouvelle génération de consoles« . Tout est très travaillé, des décors aux animations. Au cours de mes presque 20 heures de jeu, jamais je n’ai eu à souffrir de ralentissements ou autres défauts du genre. Même en traversant Paris de long en large en courant et en escaladant tout ce qui peut l’être, rien. Les décors défilent à vive allure mais ne perdent jamais de leur superbe. Car, franchement, il faut bien le dire, ils sont superbes ! Ce serait de la pure mauvaise foi que de dire que Unity nous fait évoluer dans un environnement qui serait laid. Paris est admirablement reconstituée et jouit d’un réel soin apporté au respect de son apparence révolutionnaire. Mais c’est évidemment sur les environnements intérieurs, grande nouveauté de cet opus, qu’il faut insister. La plupart des maisons/bâtisses/châteaux/autres que l’on va être amené à visiter ou traverser ont bénéficié d’une modélisation aussi étonnante que louable. Le rendu global de ces espaces est d’une qualité évidente, bien qu’inférieure (évidemment…) à ce que nous avait vendu à l’origine. Mais on reste toutefois dans le must de ce qui aura pu être fait depuis que la licence existe. En bref, Unity est un jeu très beau. Tout a été fait pour que l’expérience de découverte des différentes zones de la carte de Paris, de Versailles et de Franciade (pour le DLC Dead Kings) soit un plaisir visuel.

C'est magnifique nom de dieu !

C’est magnifique nom de dieu !

Ce qui est dommage au fond, c’est que la découverte de tout cet espace ne fasse qu’à travers le prisme d’un gameplay éculé que les habitués de la licence ne connaissent que trop bien. Alors oui, il faut quand même évoquer les nouveautés, à commencer par la possibilité (enfin !) de s’accroupir lors des phases d’infiltration. Ça n’a l’air de rien comme ça mais quand vous avez passé votre temps dans les épisodes précédents à tenter de vous faufiler un chemin sans vous faire repérer alors que vous êtes obligé de rester debout…c’est un soulagement quoi. Enfin, Arno (héros de cet épisode) peut se cacher derrière divers éléments du décor (meubles, caisses, encadrements de portes…) pour se dissimuler aux yeux de ses ennemis et observer du mieux qu’il peut la configuration du terrain, opportunité intéressante quand on veut s’infiltrer correctement. Mais bon, Unity n’est pas Metal Gear Solid et, au fond, l’infiltration aura beau être réajustée dans cet opus, elle n’en demeure pas moins facultative (et non inutile comme on a pu le lire ici et là). A votre guise finalement de choisir la manière forte en fonçant dans le tas sans réfléchir outre mesure et de briser des nuques à tours de bras. Il vous suffira de venir à bout de tous vos ennemis puis de vous planquer et voilà. Mais attention cependant car ces adversaires (gardes nationaux ou révolutionnaires dits enragés) peuvent être particulièrement nombreux, rendant la tâche d’autant plus complexe qu’ils savent mieux se battre. Enfin rendus aptes à vous attaquer à deux ou trois à la fois (sinon plus), foncer tête baissée peut s’avérer dangereux et mortel, qui plus est avec un système de contre révisé qui rend les duels un chouïa plus complexes à gérer. Mais hormis cela, rien de bien neuf sous le soleil parisien. Les questions de parkour ont été à mon sens reprises afin de leur donner plus d’intérêt (enfin on a viré ces soldats qui n’ont la plupart du temps rien à faire sur les toits) mais il restera toujours ce défaut qui fait que votre personnage s’agrippera bien trop souvent aux corniches/murs alors que vous vouliez seulement passer à côté… C’est dommage, surtout qu’Ubisoft avait eu l’idée d’intégrer l’usage du bouton A pour choisir quand on veut grimper ou non. Mais ça ne marche pas à tous les coups. En revanche, l’usage du bouton B pour descendre des maisons est bien plus utiles, rendant les descentes beaucoup logiques que ces sauts stupides que l’on devait faire auparavant, quitte à se briser la nuque sur le pavé… Un mot enfin que les possibilités de personnalisation du personnages, plutôt intéressantes bien que sans grand intérêt de manière globale. Tout au plus cela vous permettra de renforcer votre défense le temps d’une mission mais finalement c’est l’esthétique qui vous conduira à choisir tel ou tel accessoire. Idem pour les armes, tout sera question de goût. Mais le choix est vaste et ce n’est pas désagréable, loin de moi l’idée de dire que cet aspect ne me plaît pas. Quant aux micro-paiements in game pour en obtenir toujours plus, c’est tellement dispensable que j’en suis même venu à oublier qu’ils existaient…

Grimper et descendre des édifices est devenu bien plus agréable grâce à un système permettant de le faire par étapes qui évite les chutes inopportunes. (oui c'est une capture d'écran PS4 mais j'ai bien joué sur Xbox One)

Grimper et descendre des édifices est devenu bien plus agréable grâce à un système permettant de le faire par étapes qui évite les chutes inopportunes.
(oui c’est une capture d’écran PS4 mais j’ai bien joué sur Xbox One)

Ce qui m’a le plus chagriné au fond, c’est essentiellement le scénario de Unity. Contextualisons : vous incarnez Arno Dorian, lequel embrasse la cause des Assassins en pleine Révolution Française. Rien qu’avec ces deux derniers mots, il y avait beaucoup à faire et – tout en sachant pertinemment que j’évoquais énormément de choses – j’avais composé un dossier sur la façon dont cet Assassin’s Creed aurait pu se saisir de cette période (dossier à lire ici). Hélas, Ubisoft a fait le choix de prendre cette période de l’Histoire de France uniquement comme un background sur lequel se déroulent des événements qui n’ont, visiblement, aucun lien avec les troubles qui agitent alors le royaume. C’est à peine si certains passages majeurs de la Révolution servent de prétexte (je pense notamment à la prise de la Bastille et à l’exécution de Louis XVI). Il aurait pourtant été excessivement simple de mêler très étroitement réalité et fiction, d’autant que la Révolution Française se prête idéalement à cela. Entre zones d’ombres et complots, cette insurrection nationale avait tout pour donner le champ libre aux scénariste d’Ubisoft. C’est finalement avec une déception certaine que je vois Arno évoluer dans un Paris en ébullition mais ne jamais prendre part à ce qui est écrit dans les livres d’Histoire. Je ne comprends pas comment une série qui a toujours voulu créer un lien fort entre les faits réels et ceux qu’elle invente en est arrivé au point où seule la fiction prime, laissant de côté tout l’intérêt d’une licence qui a jusqu’ici toujours cherché à exploiter les vides historiques pour y caler ses Assassins et ses Templiers… Et le pire dans tout ça, c’est que le choix fait ici ne se fait même pas au bénéfice de la pure fiction car le scénario de Unity est tout ce qu’il y a de plus convenu. Evidemment, l’amateur d’histoires de confréries secrètes et de complots que je suis a su apprécier le fil rouge de cette histoire mais je ne suis pas aveugle, ni dupe et j’ai bien vu le manque cruel d’originalité qui affaiblit ce jeu. Arno (que j’apprécie assez au passage et dont j’aime la façon dont il est traité au cours de l’histoire) pourchasse un vilain, se rend compte que quelqu’un tire les ficelles, démantèle tout le réseau etc… J’ai déjà vu ça quelque part quoi. C’est dommage au fond d’avoir un si bel écrin pour y mettre si peu de choses à l’intérieur. Et ce n’est pas le DLC Dead Kings qui viendra réhausser le niveau, l’intérêt de son scénario propre étant même inférieur à celui de l’histoire principale, pourtant déjà pas folichonne. Mais bon, je n’en attendais pas grand-chose de toute façon. Tout juste cela m’aura-t-il permis de jouer encore un peu avant de passer à Ground Zeroes, dont nous parlerons plus tard, et de mettre encore un peu Napoléon Bonaparte en scène. Un mot d’ailleurs pour dire qu’autant impliquer Napoléon dans un jeu qui se déroule pendant la Révolution tout en évitant de mentionner Danton ou Desmoulins, c’est assez dingue… Oh et pour ceux qui se demandent ce qu’il advient de la méta-histoire (dont on pouvait s’attendre à ce qu’elle jouisse d’un second souffle après l’opus Black Flag), sachez qu’elle est absolument absente de ce jeu, si ce n’est en guise d’introduction. Dommage, encore une fois…

Si Robespierre est le seul grand révolutionnaire que l'on croise, je dois tout de même dire que je suis satisfait de voir dont les choses se passent avec lui !

Si Robespierre est le seul grand révolutionnaire que l’on croise, je dois tout de même dire que je suis satisfait de voir dont les choses se passent avec lui !

Conclusion

Malgré les critiques qu’on lui adresse, on reconnaît à Unity une certaine richesse. Est-ce vrai ?
Oui, de mon point de vue, Assassin’s Creed : Unity reste malgré tout riche. Riche du travail graphique que j’évoquais juste au-dessus mais également d’un contenu particulièrement dense. Je ne crois qu’on ai déjà eu une telle offre de missions et autres quêtes annexes. Que ce soit la récupération de collectables ou des missions diverses et variées, nul doute que le jeu aura de quoi occuper celui qui s’y adonne de longues heures durant. J’ai d’ailleurs hâte de m’y replonger afin de l’explorer de fond en comble !

La question des bugs étant réglée, Assassin’s Creed : Unity vaut-il enfin le détour ?
Oui et non. Oui dans le sens où c’est un jeu magnifique sur le plan esthétique. Très sérieusement, j’ai été bluffé par la reconstitution de Paris, par les environnements tant intérieurs qu’extérieurs et par le rendu général des textures (sauf les cheveux, je crois qu’Ubi a un souci avec eux). Perchez-vous au sommet de Notre-Dame à l’aurore et contemplez la capitale, c’est superbe. Et non dans le sens où l’histoire n’est pas incroyable et où le background historique pourtant plus que riche est sous-exploité.

Et les failles temporelles alors, ça présente un vrai intérêt ?
Non, clairement. On sent qu’Ubi a cherché à faire du fan service et à répondre à tous ces joueurs qui rêvaient de grimper au sommet de la Tour Eiffel. Du coup, ça donne un élément de gameplay mal intégré dans le contexte général du jeu pour des missions rébarbatives. J’ai toujours été contre cette idée dès que j’en ai entendu parlé et c’était parce que je craignais qu’elles soient ce qu’elles sont effectivement…

J’ai choisi à travers cet avis d’insister sur les aspects négatifs de Unity…peut-être un peu trop au fond. Car en mettant le doigt sur ses défauts, j’oublie d’évoquer le plaisir que j’ai éprouvé à parcourir ce jeu. Le scénario était bancal ? Ce n’était pas si grave au fond, j’ai aimé le suivre et remplir les différentes missions qui m’ont été confiées. Le background historique était sous-exploité ? Tant pis, ça ne nous enlève pas la joie (oui, oui) de déambuler dans TOUT Paris, vaste ville où il se passe littéralement un truc à tous les coins de rues ! Unity est grand, rempli et beau. Dommage qu’en parallèle, son propos soit quasi-inconsistant. Reste qu’il pose les bases, sinon d’une promesse, aux moins d’attentes encore plus grandes pour le prochain opus, Syndicates, qui se déroulera dans le Londres de la fin du XIXème siècle.

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12 réflexions sur “Parlons jeu, parlons bien n°22 – Assassin’s Creed : Unity [Xbox One]

  1. Ce jeu m’a définitivement dégouté de la série une bonne fois pour toute pour être honnête. J’avais rédigé mon avis il y a quelque temps mais plus j’y pense plus je suis amer. Alors les bugs c’est une chose (honteuse, entendons nous) mais tout le reste m’a déçu : gameplay plus qu’imprécis, collecte d’objets omniprésent ruinant la carte, microtransactions insultant le joueur,… Et le pire pour moi, c’est le contexte historique que tu considères sous développé, je le trouve juste absent moi. Si encore c’était aux dépends de l’histoire principale, mais non même pas, celle-ci se révèle banale et peu écrite.
    Alors, oui artistiquement, ça défonce, mais ils n’en font rien. Je trouve ça fou.
    Le prochain AC, ce sera sans moi, j’ai bien compris le but d’Ubi avec ce Unity et ça ne passe juste pas.

    • La collecte d’objets, ça ne me gêne pas plus que ça, d’autant qu’il y en a beaucoup. En tant que joueur, ce n’est clairement pas un aspect de jeu qui me déplaît de manière générale. Ce n’est pas comme dans le premier AC où récupérer les drapeaux était un foutu calvaire…
      Les micro-transactions, aussi honteuses qu’elles soient (car elles le sont), elles restent quand même sacrément anecdotique. Elles ne servent à rien, si ce n’est à obtenir toujours plus de petits trucs inutiles (dans le sens où ce n’est pas ça qui te permettra ou non de finir le jeu dans toutes ses largeurs).
      Quant au contexte historique, je dis effectivement « sous exploité » mais c’est un doux euphémisme. Je suis extrêmement déçu de ce point de vue là mais peut-être ne l’ai-je pas bien fait ressortir dans mon article. Il y avait tout à faire, TOUT ! Des complots, réécrire l’histoire sans la modifier… J’en attendais énormément et je n’ai rien eu (si ce n’est ce passage avec Robespierre à la fin du jeu)…
      Concernant le prochain AC, j’envisage deux options : soit on me l’offre, soit ça sera en occasion. Mais je ne pense certainement pas mettre le prix fort sur un jeu qui, de toute façon, ne tiendra pas des promesses qui, de toute façon encore une fois, ne sont pas bien intéressantes…

      Je reste très attaché à cette série et, malgré tout, j’ai aimé jouer à « Unity » (ne serait-ce que pour l’exploration) mais c’est comme avec un copain qui t’a déçu : j’en garde de bons souvenirs mais va falloir refaire ses preuves. Et vite !

      • Non mais aussi inutiles soient elles, foutre des micro transactions dans un jeu que tu as payés à priori cher (mais en fait peu importe) je trouve ça vulgaire et insultant.
        Et la collectionnite, ça m’a saoulé, là où dans le 4, ça s’intégrait bien au contexte piraterie.
        M’enfin globalement, j’ai toujours acheté les jeux de la série, et je n’ai pas l’impression d’être récompensé, même pas remercié. Alors j’arrête là. Quand je vois que CDProject a autant de respect pour le joueur, j’ai encore un peu d’espoir pour le jeu vidéo. Plus trop pour Ubisoft.

      • Ah oui non mais on est d’accord hein : les micro-transactions n’avaient rien à faire dans ce jeu. Rien du tout ! Ce que je dis c’est qu’elles sont si dispensables que ça m’en touche une sans faire bouger l’autre au fond, même si le procédé me déplaît de base. En fait, ça les rend encore plus nulles à vrai dire… :3
        Pour ce qui est de l’intégration des collections dans ACIV, on est d’accord, c’était idéal, tant sur le fond que sur la forme. Mais je vais te dire pourquoi ça ne me choque pas d’en avoir autant dans « Unity » : non seulement parce que j’aime bien ce principe à la base mais aussi parce que c’est idéal quand, comme moi, tu te retrouves souvent face à des sessions de jeu trop courtes pour faire autre chose. Ce n’est pas contraignant, ça occupe quand même et puis, pour le coup, ça me permet de continuer à déambuler dans Paris.

        Pour The Witcher 3, oui j’ai vu ce qu’a fait CDProject et je trouve ça formidable. Cest la preuve qu’il y a encore des studios (au moins un en tous cas) qui se soucient de leurs joueurs. Ne connaissant strictement rien à cette licence, je n’achèterai probablement pas le jeu mais je trouve cette initiative incroyable et exemplaire, ça c’est certain.

  2. Et dire que je peste souvent en revenant sur ton blog de me dire que tu n’écris pas assez d’articles sur des jeux … et j’ai osé loupé celui-ci ^^

    Retour extrêmement intéressant et complet donc sur ce Unity mais je rejoins mon confrère au-dessus sur beaucoup de points (ayant moi-même réalisé un article dessus à l’époque).

    Tu dis tout dans ta conclusion : le jeu a tout misé sur les graphismes et l’exploration. Alors oui, c’est très réussi et il n’y a rien à redire là-dessus. Par contre, c’est du vent pour moi et mes goûts de joueur.

    D’une part, les changements de gameplay ne sont pas toujours pertinents (le côté Spiderman d’Arno m’a plus gonflé qu’il ne m’a ravi), mais alors les histoires du présent et de l’époque, mon dieu … tu le dis « sous-exploité » caractérise bien le traitement qui nous est offert de la Révolution dans Unity, et « carrément absente/bâclée/naze/caca/etc » la storyline du présent.

    Globalement, une déception, donc 🙂

    • La méta-histoire est vouée à disparaître de toute façon. C’est dommage, j’aimais bien ça moi.
      Quant à la Révolution, plus ça va et plus je me dis que je devrais leur envoyer un scénario de ce qu’aurait DÛ être Unity en terme de traitement historique. :3

      Je ne comprends pas trop ce que tu veux dire par « le côté Spider-Man d’Arno ». Après tout, le parkour et la grimpette ont toujours été une composante de la série. Et c’est ici plus intelligent de mon point de vue (si j’ose dire) grâce à cette utilisation des boutons qui permet d’éviter de sauter des toits sans autre possibilité de descente. Après, il n’y a hormis cela rien de bien neuf sous les projecteurs effectivement.

      Et en ce qui concerne la fréquence de mes articles sur les jeux, j’ai plusieurs brouillons en stock mais ça reste assez faible. Ça sera sans doute mieux quand j’aurais la possibilité d’en acheter plus régulièrement. 🙂

  3. Tu sais ce que je pense du jeu, même si mon avis à encore un peu évolué depuis la parution de mon test sur le blog… et pas forcément en bien. Ce qui est tout de même contradictoire c’est qu’en te lisant j’ai soudainement envie de relancer le jeu. Alors je sais que ça serai juste pour deux ou trois heures mais quand même! A côté de ça et comme Cinemax, j’ai toujours acheté et fini à 100% tous les jeux de cette série et je ne me sens pas récompensé non plus! Ils sont tellement passé à côté de contexte historique, la disparition totale de la MetaHistoire, bref je sens que Syndicate prendra cette voie assez insipide. Je pense d’ailleurs que lorsque tout le monde sera sur l’opus Londonien qui ne m’attire pas du tout je ferais enfin Rogue, au moins j’aurai encore un peu de metaHistoire et je croiserai les personnages du 3.

    • Malgré tous les mauvais aspects que je peux lui trouver (je pleure souvent en repensant à mon dossier sur la façon dont ce jeu pouvait s’approprier le contexte historique… :3), je lui laisse un note correcte (7/10 sur Sens Critique, et encore j’avais mis 8 à la base) parce qu’il a des qualités indéniables pourtant ! C’est comme le concombre : c’est fadasse mais j’adore ça quand même. :3
      J’y ai rejoué aussi un peu après l’avoir fini, histoire d’explorer Paris, de faire des quêtes annexes et tout ça mais cela n’a jamais donné lieu à de longues sessions de jeux comme pouvait le faire AC IV.
      C’est assez paradoxal mais je crois qu’AC Unity est un bon jeu (voire très bon sur certains aspects) mais qui rate « juste » l’essentiel et en pâtit énormément.

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