Ciné Sounds n°52 – « Suspicious Minds » par Elvis Presley

Seconde étape de la Trilogie des Idiots de Joel et Ethan Coen, juste après O’Brother et avant Burn After ReadingIntolérable Cruauté est souvent décrit comme une comédie romantico-loufoque. Un définition qui lui va plutôt bien à vrai dire puisque les frères Coen réalisent ici une romance absurde et drôle, saupoudrée de toute la finesse des dialogues dont ils ont le secret. Mettant en scène de parfaits idiots malgré eux, le film permet à George Clooney, aux côtés de Catherine Zeta-Jones et pour sa deuxième participation à une oeuvre des deux frangins, de continuer à parfaire son personnage de parfait abruti que l’on retrouvera dans Burn After Reading ensuite (ce n’est pas le même personnage à proprement parler mais il est au moins aussi con). Au premier visionnage, je trouvais qu’Intolérable Cruauté n’était pas vraiment dans la veine des deux autres films de ladite trilogie mais je me rends désormais compte de toute son intégration dans ce processus. Tant le scénario que les personnages collent à cette volonté des deux cinéastes de jouer sur la stupidité des plus naïfs d’entre nous.

On parle de Ggeorge Clooney et Catherine Zeta-Jones mais Billy Bob Thornton incarne sans doute le plus grands des crétins de ce film.

On parle de Ggeorge Clooney et Catherine Zeta-Jones mais Billy Bob Thornton incarne sans doute le plus grands des crétins de ce film.

C’est Carter Burwell qui a composé la bande originale d’Intolérable Cruauté. Vous ne connaissez peut-être pas son nom mais le compositeur américain a travaillé sur TOUS les films de Joel et Ethan Coen, exceptions faites de O’Brother et Inside Llewyn Davis. Mais on se souviendra de noter également la présence dans le film de morceaux de Simon et Garfunkel, d’Edith Piaf mais aussi et surtout d’Elvis Presley avec son Suspicious Minds qui accompagne un générique d’ouverture à l’esthétisme particulier. A l’origine, il s’agit d’une chanson de Chips Moman que le King a choisi de reprendre en 1969, année de sa parution en 45 tours. La chanson est particulièrement appropriée puisqu’elle parle de la difficulté (sinon l’impossibilité) de bâtir une vie de couple où les deux doutes constamment l’un de l’autre.

Elvis "The King" Presley

Elvis « The King » Presley

Enjoy !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s