TFGA n°3 – « Ces moments validés par le hurlement primaire »

Comme chaque 20 de chaque mois, Alex Effect nous invite à partager nos Top Five Games Addict (ou TFGA pour les amateurs d’acronymes). Sixième édition pour les plus assidus, troisième en ce qui me concerne, ce nouveau numéro nous propose de partager nos instants de frustration, de colère, de rage et de larmes dans la sphère des jeux vidéo. Ces moments où le hurlement primaire prend tout son sens et où l’on est heureux que la fenêtre soit fermée (quoi que, une manette dans les carreaux c’est pas top). Ces moments où, face à l’adversité, la manette a failli voler. Bref, le TFGA de la (presque) mauvaise foi.

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N°5 : Through the Fire and Flames de Dragonforce en difficile…et je ne vous parle pas du mode expert (Guitar Hero III – Legends of Rock)

Ça va bien se passer...

Ça va bien se passer…

Quiconque a joué à Guitar Hero III se souvient d’abord ce n’était pas le plus facile de la série et ensuite de son générique de fin. Ce dernier permettait au joueur chevronné qui avait réussi à passer toutes les chansons du jeu de se lancer dans un ultime baroud d’honneur en interprétant le morceau Through the Fire and Flames du groupe britannique Dragonforce. Alors oui, en facile et moyen, la tâche est aisée. Puis vient le moment où, sans doute un peu trop téméraire, tu tentes le mode difficile. Et déjà que tu as eu du mal à venir à bout des ultimes morceaux du jeu (notamment Knights of Cydonia de Muse), tu te retrouves là face à l’horreur incarnée. Les notes défilent, trop nombreuses et trop rapides. Tu a à peine eu le temps d’appuyer sur une rouge qu’une bleue et toute sa famille jusqu’aux cousins les plus éloignés sont déjà passés… Alors c’est sûr, tu fais ce que tu peux au début, tentant tant bien que mal de faire un maximum de notes. Mais vient fatalement ce moment où tes doigts se crispent, tétanisés par l’ampleur de la tâche que tu leur as confiée. Immobiles, ils finissent tout de même par réagir, saisir le manche de la guitare et te laisser la poser dans un coin en attendant que le jeu coupe la chanson et te dise que tu es nul. Dans ta tête à ce moment là, tu es Jimi Hendrix qui brûle sa guitare avec des allumettes et de la colle, Pete Townshend qui explose la sienne à la fin d’un concert des Who… Enfin tu es surtout dans le même état d’esprit que Billie Joe Armstrong de Green Day quand il a appris que son concert a été raccourci pour laisser place à Justin Bieber : tu n’en peux plus.

N°4 : Attraper un Pokémon au Parc Safari (Pokémon Bleu/Rouge/Jaune)

C'est pourtant un chouette endroit le Parc Safari.

C’est pourtant un chouette endroit le Parc Safari.

Le Parc Safari est un de mes meilleurs souvenirs des toutes premières versions de Pokémon. Sauf pour un détail mais le problème, c’est qu’il est au cœur du gameplay de cette zone située au Nord de Parmanie : la capture des Pokémon. Il est pourtant essentiel pour tout bon dresseur de se rendre au Parc Safari, non seulement parce que l’on y obtient la CS Surf et la Dent d’Or qui nous permettra d’avoir la CS Force ensuite, mais aussi parce que certaines bestioles sont exclusives à ce parc comme Rhinocorne, Scarabrute ou encore Insécateur. Et puis, il y a ce mode de capture… Rappelez-vous que vous ne pouvez emmener vos Pokémon dans le parc. Il vous faut alors attraper les différentes espèces présentes ici en leur lançant des appâts, des cailloux et des Safari Ball. Sauf que, du coup, vous ne savez jamais si le Pokémon est à point pour être capturé (aucune jauge de PV ne vous guide), il peut fuir à tout moment et, pire encore, vous pouvez le manquer ! Comprenons-nous : dans n’importe quelle zone de ces jeux, vous ne manquerez JAMAIS un Pokémon, peu importe la Ball que vous lancerez. Mais ici, sans trop savoir pourquoi, vous être pris d’une conjonctivite et vous vous plantez. Pas systématiquement mais presque, suffisamment en tous cas pour vous faire repartir bredouille et vous forcer à re-claquer 500 Pokédollars (oui, c’est la monnaie du jeu pour ceux qui l’ont oublié) pour entrer de nouveau dans le parc où, comme si ça ne suffisait pas, vous ne disposez que d’un temps limité (au bout de 300 pas, vous dégagez). Et c’est rageant au fond, de se dire qu’on rate un Leveinard alors que c’est loin d’être le plus mince des Pokémon. Mais on s’acharne quand même. Pour mieux découvrir bien plus tard que des Levenaird…il y en a dans la Grotte Inconnue à Azuria. Et là-bas, vous ne les ratez pas…

N°3 : La logique du « je vis, je meurs » sur le online (Call of Duty)

Parfois, le multi de Call of, c'est du die & retry à outrance...

Parfois, le multi de Call of, c’est du die & retry à outrance…

Le online de Call of Duty est sans conteste ce qui m’attire le plus dans cette série. Je suis d’ailleurs un grand fan de celui de Black Ops II, sur lequel j’ai passé de nombreuses heures, seul ou avec mon frangin. Reste que, comme la plupart des modes multijoueurs de FPS, celui-ci est injuste. Vous me direz qu’on trouve toujours injuste ce qui ne tourne pas à notre avantage et vous aurez certainement raison. En attendant, c’est avec Black Ops II que j’ai le plus pratiqué cette logique dite du « je vis, je meurs », dont je dois l’intitulé à ma pauvre petite cousine qui se faisait tout le temps avoir dans le multi de Nightfire sur GameCube… Ainsi, cette logique se veut somme toute très simple : vous vivez, vous mourrez, vous réapparaissez, vous mourrez aussitôt et ainsi de suite… Il arrive plus que régulièrement (surtout si l’équipe en face est organisée et/ou que la map est petite) que le premier de vos pas soit également le dernier. Quoi de plus rageant ? Alors que vous êtes dans un bon ratio, vous vous faites avoir par derrière par un type discret qui vous plante au couteau. Ce sont des choses qui arrivent. Mais le jeu, dans sa grande sagesse, choisit de vous faire réapparaître pile devant un autre ennemi qui vous propose un bon headshot des familles à la seconde. Et il vous fait ça deux, trois, quatre fois d’affilée… Finalement, vous grommelez un truc dans votre micro et c’est dans votre manette que vous balancez à votre tour un headshot. Si tant est qu’une manette ait une tête…

N°2 : Les sauts de Lara Croft (Tomb Raider)

Avec un peu de chance, la seule chose que tu te dis là, c'est "Oh merde !"...

Avec un peu de chance, la seule chose que tu te dis là, c’est « Oh merde ! »…

Ah, Tomb Raider… Jeu culte parmi les cultes, il n’en demeure pas moins incontrôlable. Sérieusement, je n’ai jamais vu de toute ma vie pareil échec en matière de contrôles ! Lara Croft qui pivote sur elle-même pour changer de direction quand elle ne court pas, c’est infernal. Alors il y a toujours la solution de la faire courir et de changer de direction pendant sa course mais c’est un coup à se casser la gueule quand on fait ça depuis une hauteur. Le tout implique alors une lenteur dans le déroulement du jeu qui est carrément lassante. Mais le pire au fond, ce n’est pas ça. Ce ne sont même pas les « talents » de nageuse de Lara. Non, non, non, le pire ce sont ses sauts ! Entre les sauts à la verticale, ceux avec élan, ceux sans élan, ceux où l’on doit en plus plonger vers l’avant pour attraper la corniche en face… Alors oui, ça implique une certaine subtilité, ça varie le gameplay et tout ce que vous voulez. Mais, bon dieu de bon dieu, c’est chiant ! D’autant que Lara répond parfois très approximativement. Au final, chaque saut doit être minutieusement calculé et préparé pour être sûr de ne pas se planter. Parce que si jamais ça vous arrive, il y a des chances pour que vous ayez à tout reprendre à zéro. Parce que Tomb Raider se joue sans filets. Contrairement à d’autres jeux où une erreur de saut peut être rattrapée par une plateforme inférieure qui vous rattrapera, quitte à vous faire perdre un peu de vie à cause du choc, ce jeu-ci prendra un malin plaisir à vous faire chuter tout en bas, où vous vous écraserez lamentablement après avoir poussé un cri pas possible… Oui, Monument St Francis, c’est à toi que je pense ! Toi qui fais qu’après avoir joué 1h30 l’autre jour, j’en suis toujours au même point !

N°1 : Superman 64

Il ne croit pas si bien dire...

Il ne croit pas si bien dire…

L’avantage avec Superman 64 c’est qu’il n’y a pas un ou deux moments précis à choisir pour avoir envie de balancer sa manette. En réalité, c’est le jeu tout entier qui provoque ce sentiment intense de frustration chez le joueur. Considéré comme étant le pire jeu du monde, Superman 64 est une sombre bouse que je conserve malgré tout précieusement (qui sait, un truc pareil, ça vaudra peut-être cher un jour…). Rien n’est à garder dans ce jeu. Les graphismes sont immondes, même pour la Nintendo 64, à base de gros cubes et de polygones gigantesques. Les environnements (notamment la ville au tout début) sont vides de chez vides… Mais le pire, ce sont encore une fois les contrôles impossibles de ce jeu. Sérieusement, si Superman volait réellement comme ça, pas sûr qu’il aurait sauvé le monde ne serait-ce qu’une fois. Quand tu t’envoles pour la première fois, tu ressentirais presque la même chose que quand tu as un peu trop abusé sur la boisson… Non, plus sérieusement, le type est plus rigide qu’un manche à balai. Et même lorsqu’il se bat (si l’on peut dire), c’est une aventure à part entière. Tu ne t’approches pas assez et tu frappes dans le vide, ou alors trop et tu te fait descendre (oui parce que c’est dans un monde virtuel que ça se passe, du coup Superman est vulnérable aux balles…bordel)… Enfin, rien n’est jamais indiqué clairement. On te lâche dans ce truc sans rien t’expliquer : ni les objectifs, ni les contrôles, ni le sens de ce jeu.

En voilà donc des beaux moments de jeu. De ceux qu’on n’oublie pas, tout simplement parce qu’ils sont parmi les pires. Car non, le jeu ce n’est pas un monde de bisounours où tout est simple et il y aura toujours un jeu pour vous ramenez les deux pieds sur terre. Ces jeux injouables ou qui font preuve d’une telle « subtilité » qu’elle n’est visiblement pas assimilable par le commun des mortels. Mais rassurez-vous, mes manettes se portent bien.
Il me reste donc à vous proposer de faire vos propres classements, sur vos blogs ou dans les commentaires et à les partager avec Alex Effect, histoire que tout le monde puisse faire sa thérapie de groupe.

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10 réflexions sur “TFGA n°3 – « Ces moments validés par le hurlement primaire »

  1. Pingback: Alex Effect » TFGA n°6 : Ces moments où la manette a (failli) voler

  2. Guitar Hero 3 en difficile, c’est quelque chose! Déjà en moyen, je peinais…!

    Tes sauts sur Tomb Raider me font penser à ceux d’Assassin’s Creed que j’aurais peut-être mis si j’y avais pensé avant. Comment cet enfoiré d’Ezio a pu comprendre qu’il devait se jeter dans le vide à gauche alors que je voulais juste qu’il grimpe sur la caisse à droite? Mystère.

    • En difficile sur GH3, je maîtrise jusqu’à un certain point. Dès qu’on arrive au chapitre où on est censé jouer au Japon (je crois), ça devient direct plus compliqué…

      Quant à Assassin’s Creed, c’est surtout dans le 3 que l’expérience des sauts devient quelque chose de bizarre. Enfin, de mon point de vue… Cela dit, je te rejoins sur ce point, Assassin’s Creed aurait pu se glisser dans ce top mais j’ai toujours été trop gentil avec cette licence. :3

  3. Alors là chapeau pour le Parc Safari !

    Bon sang je n’y ai pas pensé mais c’est clairement un des put*** de cauchemards de mon enfance de joueur également ^^
    Je ne sais pas ce qui était le pire entre la limite de pas, les pokemon qui cassent le rythme en popant toutes les 2 sec ou encore ces CONNA*** DE TAUROS OU KANGOUREX QUI SE BARRENT TOUT LE TEMPS SANS RAISON !!! Arf et voilà je m’emporte encore …

    Sinon à part Call of je n’ai pas joué aux autres jeux que tu cites (oui oui je n’ai joué à un Tomb Raider qu’au reboot ^^) mais te lire était un plaisir sadique, merci à toi d’avoir autant développé 😉

    • Superman 64, tu n’es vraiment pas obligé, crois-moi… :3

      Quant à Tomb Raider, ça ne fait pas longtemps que je l’ai. Ça va faire deux ans en fait ce printemps. Et, en deux ans, je n’ai fait qu’un monde…

  4. Un top qui rappelle que Tomb Raider, même s’il est culte pour bon nombre de joueurs, comportait tout de même pas mal de défauts.
    Comme Alex, j’avais oublié le parc Safari et il est vrai que c’était un vrai calvaire pour capturer un pokémon. Cependant, j’ai pas le souvenir de m’être énervé. J’étais peut-être trop jeune.

    Pour Superman, j’ai pas envie d’y jouer du coup ^^

    • Enormément de défauts même pour Tomb Raider !

      Quant à Superman, franchement, tant que tu peux éviter d’y jouer, ce n’est pas plus mal. :3

  5. Tes commentaires sur chaque jeux m’ont bien fait rire 😀 Sur Guitar Hero 3 en effet c’était l’enfer! Je passais un sacré paquet de chanson en expert sans grande difficulté, mais celle-là même en difficile je n’y suis arrivé qu’une fois et c’était plus que limite! Un enfer. Après comme beaucoup de monde j’ai pas mal ragé sur Call of en ligne (Modern Warfare 2 et Black ops pour moi). Et Tomb Raider àviolé mon enfance avec ses sauts calculés au millimètre demandant d’appuyer sur 3 boutons à la fois sous peine de se rater lamentablement!

    • Tomb Raider, j’y a ai joué il y a une ou deux semaines. Ça faisait un moment que je l’avais laissé de côté à cause de sa difficulté et, sur tout le temps où j’ai joué, je n’ai strictement pas avancé. La faute aux sauts tout pourris qui font je meurs trop facilement… :3

  6. Pingback: TFGA n°9 – « Le Top du Top (mais pas pour chasser les taupes et c’est bien dommage)  | «Dans mon Eucalyptus perché

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