Un jour, un album n°11 : Death by Sexy – Eagles of Death Metal

Restons dans la veine rock’n’roll insufflée par les Dropkick Murphys il y a deux semaines et retournons dans la Californie où nous avions laissé les Doors pour y trouver un groupe dont le style se balance entre le hard rock, le garage rock et, plus globalement, le rock alternatif : Eagles of Death Metal. Et pour parler d’eux, j’ai choisi de faire dans la simplicité et de prendre leur album le plus connu.

Death by Sexy

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C’est à Palm Desert, dans la vallée de Coachella, que Josh Homme et Jesse Hughes forment en 1998 Eagles of Death Metal. Et si Jesse Hughes trouve là son premier véritable groupe, Josh Homme n’en est pas à son coup d’essai pour sa part. Après Kyuss en 1987 et bien entendu Queens of the Stone Age en 1997, il sait de quoi il parle. Hughes et Homme se connaissent depuis le lycée et sont bons amis depuis que le second est intervenu dans une bagarre qui mêlait le premier. La première apparition du tandem Eagles of Death Metal date donc de 1998 et se trouve sur la compilation Volumes 3 & 4 du collectif The Desert Sessions, qui regroupe nombre d’artistes du coin. Mais il faudra attendre 2004 pour que le groupe sorte enfin son premier album, intitulé Peace, Love, Death Metal. Il est à noter d’ailleurs que malgré la référence au genre death metal dans le titre de ce premier opus et dans le nom du groupe, Eagles of Death Metal n’est pas inscrit dans ce style-là. Leur nom vient en fait d’une remarque de Josh Homme qui considérait le groupe polonais Vader comme « les Eagles du death metal« . Avec ce tout premier album en tous cas, Eagles of Death Metal connaît un succès certain et nombre de publicités, films et autres jeux vidéo piochent allègrement dans les 15 titres que Peace, Love, Death Metal contient. On entendra ainsi I Only Want You dans les pubs pour Windows 8, dans le jeu Gran Turismo 4 et dans la série Queer as a Folk, tandis que Speaking in Tongues sera utilisée dans le film Watching the Detectives (avec Lucy Liu et Cillian Murphy). Deux ans plus tard, ils nous sortent Death by Sexy, sur lequel figure notamment une de leurs chansons cultes : Don’t Speak (I Came to make a BANG!). Vous l’avez notamment entendue dans cette fameuse publicité pour Nike où l’on suivait un joueur de foot dans une vue à la première personne. C’est ensuite en 2008 que le groupe sort son troisième album : Heart On. Ce dernier reste aujourd’hui encore leur plus gros succès. Depuis, les fans attendent toujours un quatrième opus mais tant Hughes que Homme sont pas mal occupés. Josh Homme doit en effet continuer de composer avec son activité au sein de Queens of the Stone Age tandis que Jesse Hughes a notamment entamé une aventure solo avec la sortie en 2011 de Honkey Kong. Néanmoins, il a posté fin 2013 une photo de studio, révélant ainsi qu’un nouvel album des Eagles of Death Metal était bien en chantier.
Une dernière chose à noter concernant ce groupe, c’est la particularité de sa composition. Si Josh Homme et Jesse Hughes sont les deux membres officiels d’Eagles of Death Metal, nombre d’artistes ont été amenés à travailler avec eux. C’est en particulier le cas lors des concerts, auxquels Homme ne peut qu’exceptionnellement participer en raison de son travail avec Queens of the Stone Age. Se trouvent ainsi sur scène aux côtés de Jesse Hughes le guitariste Dave Catchings, le bassiste Brian O’Connor et le batteur Joey Castillo. En studios, Hughes et Homme pratiquent en règle générale tous les instruments nécessaires mais ils ont déjà été accompagnés par différents artistes comme Dave Grohl, Nick Oliveri, Taylor Hawkins, Jack Black, Samantha Maloney et d’autres que je ne citerai pas maintenant parce que ça ferait trop de monde.

De gauche à droite : Josh Homme et Jesse Hughes

De gauche à droite : Josh Homme et Jesse Hughes

Concernant plus spécialement l’album du jour, Death by Sexy, sachez qu’il a été enregistré à Los Angeles et qu’il compte originellement 13 morceaux mais que la version européenne en compte deux de plus et que l’édition parue en lien avec la tournée qui suivit l’album en compte trois autres :

Edition originale :
1- I Want You So Hard (Boy’s Bad News)
2- I Gotta Feeling (Just Nineteen)
3- Cherry Cola
4- I Like to Move in the Night
5- Solid Gold
6- Don’t Speak (I Came to Make a BANG!)
7- Keep Your Head Up
8- The Ballad of Queen Bee and Baby Duck
9- Poor Doggie
10- Chase the Devil
11- Eagles Goth
12- Shasta Beast
13- Bag O’Miracles
Edition européenne :
14- Intro for Bonus Track (en fait un jingle de 4 secondes déclarant « Bonus Track for Europe« )
15- Nasty Notion
Special Tour Edition :
14- Beat on the Brat (reprise des Ramones)
15- Addicted to Love (reprise de Robert Palmer)
16- High Voltage (reprise d’AC/DC)

Dans l’ensemble, Death by Sexy rappelle bien que nous ne sommes pas en présence d’un groupe de death metal. Loin de là, l’album se veut très rock’n’roll, puisant ses inspirations dans quelques intonations classiques dignes des Rolling Stones et d’autres tout en flirtant un peu avec quelques groupes plus…heavy. La plupart des morceaux jouent donc sur ce croisement énergique et donne à Death by Sexy un son particulier qui fait finalement toute son identité. D’ailleurs, en parlant de croisements, certains voient en la pochette de l’album un mélange de celles de Sticky Fingers des Stones, de Too Fast for Love de Mötley Crüe et de Get Lucky de Loverboy.

Musique !

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Premier titre I Want You So Hard (Boy’s Bad News)
Titre d’ouverture de Death by Sexy, ce morceau donne le ton de ce dernier en se construisant justement autour de ce croisement entre rock old school et un son plus heavy. Puissant dès le départ, s’engageant dans un rythme pêchu qu’il ne lâche pas par la suite, I Want You So Hard constitue à mon sens une excellente entrée en matière. Le genre de morceau qui te conforte dans l’idée que de mettre cette galette dans le lecteur était une bonne idée. On notera l’apparition dans le clip de Jack Black et de Dave Grohl.

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Deuxième titre : Don’t Speak (I Came to Make a BANG!)
Devenue culte au-delà même du champ des fans d’Eagles of Death Metal, Don’t Speak (I Came to Make a BANG!) est sans doute le morceau qui a le plus largement contribué à donner une notoriété internationale au groupe, en particulier grâce à cette pub pour Nike que j’évoquais plus haut. Bien qu’assez heavy également, cette chanson-ci me semble aller plus dans le sens d’un rock’n’roll plus classique fait de riffs en quelques accords simples et d’une mélodie facilement assimilable. Les parties solos se veulent également plus classiques que dans I Want You So Hard par exemple. Du pur jus de rock’n’roll assaisonné façon Eagles of Death Metal en fait.

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Troisième titre : Bag O’Miracles
Treizième et dernier titre de l’album (du moins pour sa version originale), Bag O’Miracles est sans conteste le morceau qui s’éloigne le plus du ton général du disque. Abandonnant les guitares électriques sur-saturées, les Eagles of Death Metal reviennent à un son acoustique oscillant entre le blues et le country afin de livrer une sorte de petite ballade somme toute très sympathique et qui permet de s’aérer les esgourdes après environ 35 minutes d’un rock à l’énergie tout à fait honorable.

 

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Une réflexion sur “Un jour, un album n°11 : Death by Sexy – Eagles of Death Metal

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