« Sherlock » – Saison 3 : Sherlock’s not dead!

Il m’en aura fallu du temps pour rédiger cet article. Pas que je me sois acharné à l’écrire, c’est surtout que je l’ai longtemps laissé de côté en raison de ma totale incapacité à mettre les mots adéquats sur ce que je pensais de cette troisième saison de Sherlock. Et je dis bien « pensais ». Car, si l’avis que vous allez découvrir ci-après n’en est pas si éloigné, il reste quelque peu différent du premier que je m’étais forgé sitôt après avoir vu ces trois épisodes. Il n’en demeure pas moins que cette saison, que j’aime sans doute plus qu’avant, reste celle qui m’a le moins plu. Mais tâchons d’être plus détaillé.

Avec la saison 2, Sherlock s’offrait non seulement trois épisodes de qualité mais aussi un season finale assez impressionnant. Bien que j’aurais été encore plus loin que ça…mais c’est une autre histoire. Le fait est qu’après les événements de La Chute du Reichenbach, on ne pouvait qu’attendre avec une impatience certaine l’arrivée de la saison 3. Evidemment, tout ceci fut l’objet d’une longue gestation à laquelle les fans de la série sont désormais habitués. Et, deux ans après, elle arrive enfin. Impatient, je le suis alors toujours (surtout que, sans trop savoir pourquoi, j’ai carrément attendu la diffusion sur France 2 pour la regarder) et c’est sans doute ce qui a fait que tout ne s’est pas passé comme prévu. L’impatience conduit souvent à la déception, que celle-ci soit justifiée ou non. Aussi, alors que j’en avait fini avec Son Dernier Coup d’Eclat, je restai un peu sur ma faim. Un constat qui s’illustrait parfaitement avec la page blanche à laquelle je faisais irrémédiablement face lorsque je venais essayer de donner mon avis. En avais-je au moins un ? C’est en me posant cette question que j’ai fait la queue à la caisse de Cultura pour m’acheter cette saison 3 en DVD. Mais cessons là de raconter ma vie et passons à ce qui fait que vous lisez ces lignes.

Comme les deux saisons précédentes, celle-ci se compose de trois épisodes : Le Cercueil Vide, Le Signe des Trois et Son Dernier Coup d’Eclat. Il est intéressant de noter que ce trois épisodes sont assez différents les uns des autres, ce qui tranche un peu avec la relative homogénéité des saisons 1 et 2. Ici, on a un premier épisode qui joue beaucoup sur le plaisir de retrouver Sherlock Holmes, sur ses retrouvailles avec John Watson, sur la rencontre avec Mary Morstan, quitte à reléguer une intrigue policière pourtant intéressante au second plan. Avec Le Signe des Trois ensuite, on laisse plus de place à l’humour, notamment avec le discours de Sherlock et l’enterrement de vie de garçon de Watson. On note tout de même que l’intrigue policière revêt ici plus d’importance et occupe une plus grande place dans le scénario malgré un aspect très décousu. On n’oubliera pas cependant que cet épisode reste éloigné de « l’esprit Sherlock » par un Holmes différent de ce qu’on a vu jusqu’ici, des thèmes nouveaux, une forme légèrement différente elle aussi. Enfin, l’épisode 3 (Son Dernier Coup d’Eclat) revient dans le carcan habituel avec une enquête complexe, rondement menée et une méchant vraiment méchant (et détestable). Au final, je sors de cette saison 3 avec le plaisir d’avoir retrouvé cette série que j’adore mais aussi l’impression d’avoir assisté à un changement sans pouvoir m’expliquer clairement lequel.

Cela tient peut-être déjà à l’introduction du personnage de Mary Morstan, qu’on n’avait pas vraiment vue venir. Ce nouveau protagoniste d’envergure apporte déjà du changement en transformant le duo Sherlock-Watson en un triangle dont la mise en place laisse d’abord dubitatif, tant et si bien qu’on ne sait pas trop comment ce personnage sera traité. Alors que le premier épisode en fait un personnage de second plan qui pointe le bout de son nez par-ci, par-là pour alimenter l’intrigue en lui donnant quelques rebonds (c’est elle qui vient chercher Sherlock pour le prévenir de l’enlèvement de John, c’est elle qui pousse John à enquêter de nouveau avec son vieil ami…), le deuxième nous laisse très clairement comprendre que Mary est vouée à tenir un rôle majeur dans la série (ou tout du moins dans cette saison, nous verrons ce qu’il en sera par la suite). Son mariage avec John puis les événements de l’ultime épisode ne laissent aucun doute à ce sujet. A voir cependant comment les choses évolueront. Dans les œuvres de Conan Doyle, Mary n’a que très peu d’importance. Tant et si bien qu’on apprend dans une des nouvelles [SPOIL] qu’elle est morte sans que l’on sache exactement pourquoi [/SPOIL]. Je doute qu’il en soit de même ici et cela pose la question de savoir comment ce trio va s’organiser par la suite. Je penche personnellement pour une scénarisation qui (maintenant que les choses ont été dites dans le dernier épisode de la saison) conservera la duo Sherlock-Watson quasiment tel quel mais avec une Mary dont le rôle se situera quelque part entre madame Hudson et un troisième larron, si vous voyez ce que je veux dire. Pas complètement secondaire, pas au premier plan non plus. Mais au-delà de ça, l’arrivée de Mary dans la série pose une autre question, que l’on avait jusqu’ici laissée en retrait : celle des relations qu’entretient Sherlock avec les autres. Dans les deux premières saisons, on était simplement parti du postulat que les relations humaines n’étaient pas le fort du détective, un point c’est tout. Ici, étant donnée la place qu’occupe Mary dans la vie de John et, par extension, dans celle de Sherlock, on ne peut plus se résoudre à prendre cette position pour acquise. L’ensemble de la saison tourne alors rapidement autour de la façon dont Mary va pouvoir se tailler une place dans ce système pourtant bien huilé. De ce point de vue là, je crois que les scénaristes ont fait les bons choix en équilibrant assez bien son importance. D’un côté, elle reste en retrait, de l’autre, elle revêt un rôle certain dans le déroulement des événements. Cela permet au spectateur que je suis de mieux accepter ce nouveau personnage (c’est toujours difficile de voir un autre être s’intégrer dans un duo ou autre qui fonctionne bien). L’introduction se veut douce pour mieux aller crescendo ensuite. Ainsi, Mary s’incruste sans difficulté dans le schéma pré-établi et devient un nouvel élément fort de la série. J’attends néanmoins, comme je le disais plus haut, de voir comment les choses vont être organisées ensuite.

Mary est vouée selon moi à jouer un rôle fort dans la suite de la série. De quoi bousculer un peu les habitudes des fans sans doute.

Mary est vouée selon moi à jouer un rôle fort dans la suite de la série. De quoi bousculer un peu les habitudes des fans sans doute.

Je crois qu’en fait, on peut dire que ce n’est pas l’arrivée de Mary Morstan dans la vie de nos deux héros qui apporte le plus de changements. J’évoquais ça rapidement un peu plus haut dans cet article mais le spectateur que je suis a en fait surtout été…comment dire ?…interpellé par le changement de ton qu’on arrive à repérer dans cette saison. Si le dernier épisode répond totalement au cahier des charges habituels, les deux épisodes précédents sont un peu en décalage en revanche. Comme si on avait voulu donner un autre souffle à la série. Le premier épisode par exemple, joue tellement sur le retour des personnages qu’on n’a presque pas l’impression que ce soit du Sherlock. Oui, je le reconnais, j’exagère pas mal pour le coup. Mais cette mise en scène me fait plus penser à un sitcom qu’à une série policière. On assiste à des instants comiques auxquels on n’a jamais été habitués jusqu’ici, notamment en insistant sur les rapports entre les différents protagonistes. Cela, on le retrouve avec l’épisode suivant, où Sherlock Holmes est quasiment tout entier dédié à nous faire rire, hormis lorsqu’il enquête bien sûr. Mais le scénario repose tellement sur ce discours incongru et sur cette beuverie londonienne que ces deux éléments sont ceux que l’on retiendra le plus. On sent finalement dans tout ceci, une volonté de diversifier le propos de la série, de lui donner d’autres dimensions, nouvelles, qui permettraient de ne pas tomber dans la routine et d’éviter un essoufflement trop rapide. L’ambition est bien évidemment louable, surtout quand on voit d’autres séries manquer cruellement d’originalité au fil des saisons.

Voilà qui illustre bien les envies ponctuelles de changement de ton que l'on repère dans la saison.

Voilà qui illustre bien les envies ponctuelles de changement de ton que l’on repère dans la saison.

Pour finir, je vais revenir sur l’arc narratif que forme cette saison. Car je crois franchement que ces trois épisodes forment un arc à eux seuls dont on n’aura que très peu d’échos par la suite. Enfin bref, là n’est pas le sujet. Cette saison introduit un nouveau grand méchant, Charles Augustus Magnussen (librement inspiré du Charles Augustus Milverton de Conan Doyle), magnat des médias qui compte bien détenir un maximum de secrets sur les autres pour les dominer (même si son plan est plus vaste que cela). A priori, Magnussen était un Moriary en puissance. Comprenez par là que l’aura de méchant qu’il dégage est plus ou moins équivalente. Pourtant, son traitement m’a un peu laissé sur ma faim. Si l’on comprend dès le premier épisode (où l’on ne fait que l’apercevoir dans les derniers instants) qu’il sera bel et bien le principal antagoniste de cette saison, avec une introduction mêlant mystère et obscurité, un peu comme c’était le cas avec Moriarty auparavant, on regrette qu’il ne prenne de véritable ampleur que lors du dernier épisode. Absent du deuxième, il est plus construit comme une ombre menaçante qui plane et qui s’abat finalement sur les personnages en fin de saison. C’est dommage car, étant donnée l’influence dudit personnage dans l’univers de la série (via sa profession j’entends) il aurait été facile selon moi de le lier plus facilement aux différentes enquêtes de Sherlock et Watson. Au final, malgré l’excellence de son écriture et de sa construction, ce méchant me donne une impression bizarre… Comme si on était dans un entre-deux qui nous sépare de ce que l’on a vécu dans les deux premières saisons et de ce qu’on nous annonce pour la quatrième. Du coup, j’ai le sentiment que tout en écrivant des épisodes qui tiennent la route et qui rappellent encore une fois qu’on a en face de nous des scénaristes talentueux, on a essayé de nous poser une histoire courte en trois épisodes qui permette d’attendre la suite. Mais qui sait, peut-être cette saison 3 s’inscrira-t-elle dans un schéma qui demande que la quatrième soit sortie pour en saisir toute l’ampleur. Avec Sherlock, on n’est à l’abri de rien.

Magnussen a tout du grand méchant.

Magnussen a tout du grand méchant dont les impacts se font sentir sur le long terme.

Quelques mots enfin sur le casting qui, comme à son habitude, est irréprochable ou presque. Je ne reviendrai pas sur Benedict Cumberbatch ou Martin Freeman, le lot d’éloges dont ils font l’objet me semblant entièrement mérité. Les deux acteurs ont réussi à s’imposer avec brio dans leurs rôles respectifs de Sherlock Holmes et de John Watson et je n’ai rien de plus à dire si ce n’est que j’espère que, contrairement à ce qu’affirment certaines rumeurs, cette saison ne sera pas l’avant-dernière. J’avoue qu’un tout petit détail pas si insignifiant pour qui connait les œuvres de Conan Doyle me file un doute. Pour les seconds rôles, nous retrouvons avec plaisir Una Stubbs, Mark Gatiss (évidemment), Rupert Graves et Louise Brealey, dont l’importance des personnages n’est plus à démontrer, à l’instar de leurs qualités. A titre personnel, je trouve que Mark Gatiss se place au-dessus du lot par la personnalité très originale qu’il a donnée à Mycroft Holmes. Et puis il y a évidemment Lars Mikkelsen (le frangin de Mads Mikkelsen), immense dans le rôle de Magnussen. Froid, cruel, à la limite du sadisme, ce nouveau personnage nécessitait une interprétation qui colle au mieux à ces différentes aspects. Et Mikkelsen lui donne tout ce qu’il faut. Peut-être le trouvera-t-on un peu too much parfois mais dans l’ensemble, on regrette simplement qu’il n’ait que l’épisode 3 pour réellement se révéler. Quant à Amanda Abbington, qui incarne ici Mary, je la trouve à l’aise dans son personnage mais sans plus. Si elle lui donne quelques traits qui, j’en suis sûr, seront caractéristiques et permettent déjà de donner un bon cadre à son personnage, je pense qu’il lui reste à perfectionner le tout afin d’en faire une entité de valeur égale à celle des autres personnages récurrents de la série.

Le cast de Sherlock a toujours été bon, pas de raison que ça change cette fois-ci.

Le cast de Sherlock a toujours été bon, pas de raison que ça change cette fois-ci.

En conclusion, je crois que j’ai bien fait d’attendre un second visionnage pour rédiger cet avis sur la saison 3 de Sherlock. En effet, je redécouvre ces trois épisodes et leur trouve bien plus de qualités qu’auparavant. Néanmoins, je ne perds pas de vue que c’est aussi la saison qui me plaît le moins. Il faut dire aussi qu’avec les deux précédentes, j’avais placé la barre de mes attentes très haut. Peut-être un peu trop, je le concède. Mais il n’empêche que j’ai cette impression que quelque chose arrive et que ces trois épisodes-ci n’ont été là « que » pour me faire patienter. Ils sont pourtant bien écrits, ils osent des choses nouvelles (quitte à prendre des risques vis-à-vis de l’esprit même de la série)… C’est une saison de qualité, à n’en point douter mais j’ai le sentiment qu’elle est partie dans une direction légèrement différente. J’attends cependant les prochaines aventures de Sherlcok Holmes et John Watson avec une impatience non-feinte et ai hâte de voir comment l’on va composer avec la vie de famille de John et, surtout, ce qu’on nous a préparés en lien avec ce final exceptionnel.

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10 réflexions sur “« Sherlock » – Saison 3 : Sherlock’s not dead!

  1. Tu t’en doutes, je ne suis pas d’accord avec tout mais en tout cas bravo d’avoir terminé ce que tu avais eu du mal à écrire. Et je ne serais pas aussi optimiste que toi pour Mary : je pense que son sort sera le même que dans l’original de Conan Doyle.

    • Merci ! 🙂

      Pour Mary, en admettant qu’on ait plus d’une saison après la saison 4, je pense qu’elle pourra tenir sur ce cours-là. Si la série doit s’arrêter avec la saison 5, là, son issue me paraît toute tracée en effet.

      • Il va y avoir un épisode spécial en 2015 avant la saison 4 en 2016. Je ne sais pas si la saison 5 sera la dernière, faut voir. Mais peut-être que le sort de Mary sera scellé dans l’épisode spécial, et peut-être même celui du bébé à venir (c’est horrible mais je le vois bien mourir aussi, ça créerait vraiment un élément extrêmement dramatique).

      • Je ne suis pas sûr qu’on aille jusque là. Enfin pour le coup, ça pousserait la série dans de sacrés retranchements !
        Mais ouais, maintenant que tu le dis, je verrai bien cet épisode spécial tourner autour de Mary. C’est pas bête du tout cette idée-là !

        Quelque chose à laquelle je m’attends en tous cas, c’est revoir Janine. Elle a parlé d’une ruche et je suis certain que ce n’est pas anodin.

  2. La ruche était sûrement un clin d’œil à comment finissent Holmes et Watson dans les nouvelles de Conan Doyle, à élever des abeilles. Mais je pense qu’on reverra peut-être Janine, en effet.

    Pour le bébé, j’en suis moins sûre, mais pour Mary je suis certaine qu’elle va mourir. Peut-être pas dans l’épisode spécial, mais à mon avis elle ne tient pas plus d’une saison (et je ne dis pas ça parce que je n’aime pas son personnage, au contraire). Et en parlant de saisons, je ne me ferais pas de soucis quant à la longévité de la série : je doute que la saison 5 soit la dernière, pour la simple et bonne raison que Moffat & Gatiss veulent faire vieillir les acteurs avec la série, et que Freeman et Cumberbatch sont extrêmement enthousiastes. Nous voyons de jeunes Sherlock et John en comparaison avec les nouvelles originales, et nous allons les voir vieillir. Personnellement, je trouve ça génial. Le format trois épisodes/ »petits » films par saison tous les deux ans est également idéal pour ne pas écœurer les acteurs, au lieu de leur faire manger des dizaines d’heures de tournage pour des saisons en 13 épisodes, format habituel en UK.

    Bref, faudrait que j’écrive quelque chose dessus aussi. J’ai tellement de choses à dire que ça m’effraie un peu. Je me vois mal découper mon analyse parce que ça serait trop long à lire, mais qui lirait ce pavé incommensurable et tordu qui s’annonce ?

    • Ben moi, je le lirai déjà. 😀

      Sinon, je trouve ça enthousiasmant aussi cette idée de faire vieillir les personnages avec la série. Mais ce que je crains, c’est que les emplois du temps de plus en plus surchargés de Cumberbatch et Freeman ne finissent pas poser problème. Ou alors, il faudra s’armer de patience et attendre de plus en plus longtemps entre chaque saison.

      Et pour la ruche, je ne sais pas vraiment si ce n’est qu’un clin d’oeil ou si c’est un indice sur l’avenir (proche ?) de la série. Dans une interview récente, Moffat déclarait qu’il y avait encore des indices importants que peu de monde avait soulevé et je me demande si ce n’est pas un de ceux-là. 🙂

  3. Bon on a déjà très rapidement parlé sur Twitter donc tu connais déjà mon avis global sur cette saison mais je vais quand même revenir sur quelques points, histoire de comparé mon ressenti au tien.
    Pour commencer à propos du style d’écriture et du déroulement des épisodes, si tu note un changement de ton, une volonté d’éviter la répétition ainsi que d’amener progressivement les fans vers ce que pourrait être la saison 4; en ce qui me concerne je vois surtout ces changements comme un stratagème pour faire évoluer notre vision du personnage de Sherlock. Après une saison 2 qui jouait le yoyo sur ce point, le rapprochant de nous en nous montrant qu’il pouvait avoir des sentiments pour quelqu’un, en l’occurrence Irène Adler, tout en faisant de nouveau un génie à la limite du surnaturel et prêt à quitter les siens en simulant sa mort. Dans cette saison 3, la personnalité de Sherlock semble évoluer sous nos yeux. Personnellement, je dirais plus qu’elle se révèle à nous. Grâce, il est vrai, à la structure des épisodes, mais aussi et surtout à l’arrivée de Mary dans sa vie.
    Clairement inattendu dans sa vie, Mary va pousser Sherlock à s’adapter pour pouvoir retrouver le quotidien qu’il avait avant son départ. Pour la première fois, il n’est plus totalement maître des choses et soit envisager des concessions. Que cela soit dans leur quotidien à tous les trois (Sherlock, Mary, John), ou par le biais de l’intrigue qui plane autour d’elle, Mary va pousser Sherlock à montrer ses sentiments, à faire passer les intérêts terre à terre de John avant ses propres intérêts, qui sont tellement loin d’un quotidien « classique ».
    Pour finir rapidement sur le personnage de Magnussen, en ce qui me concerne, son sous développement ne m’a pas déranger outre mesure dans le sens où sa personnalité est complètement différente de celle Moriarty, la fin de la saison nous le prouve encore un peu plus. D’un côté on a un personnage de l’ombre, tirant les ficelles grâce aux secrets qu’il détient piur servir ses intérêts, et de l’autre on quelqu’un qui aime s’exposer, qui ne peux se passer de l’excitation que oui procure le crime et des risque qui l’encours. Il a besoin de se sentir tour puissant, en contrôle sur ceux qui le traque, alors que dans le même temps il semble être l’incarnation même de la folie.
    Magnussen était une pause, une vision différente de ce que pourrait être un antagoniste à la hauteur du grand Sherlock Holmes mais au final, son vrai nemesis est et restera Moriarty, c’est comme ça que je vois les choses personnellement.

    En tout cas, relativement bonne critique, content que tu es pu l’écrire car elle m’aura fait réfléchir pour répondre.
    J’espère que j’aurai été clair parce qu’écrire tout ça à 7h30, dans son lit et avec son portable, je suis pas sûr que ce soit l’idée du siècle :S

    • Ha ha, ne t’inquiète pas c’est tout ce qu’il y a de plus clair. 😀

      Concernant ta vision de l’influence de Mary sur Sherlock, je suis largement d’accord. Je voulais en parler plus longuement dans mon article mais, n’arrivant pas à formuler le paragraphe concerné, j’ai choisi de m’en passer. Après, la question est de savoir (comme on se la pose avec Jonah) quelle sera l’issue de ce personnage dans la série. Long ou court terme ? Happy ou bad ending ? Franchement, je m’interroge plus qu’avec n’importe quel autre protagoniste de « Sherlok » ! (et c’est cool, faut bien le dire)

      Pour Magnussen, nos avis se rejoignent quand tu dis que « c’était une pause ». J’ai aussi ce sentiment qu’on a voulu proposer autre chose en attendant de revenir à des « fondamentaux » en quelque sorte (ceux-ci s’annonçant très bien avec la fin de la saison). Mais il y avait un tel potentiel derrière ce personnage-ci que j’aurais réellement le voir s’inscrire dans une logique sur plusieurs saisons.

      Merci en tous cas pour ce commentaire (c’est valable aussi pour Jonah ce que je dis) parce que c’est toujours plaisant de pouvoir échanger comme ça ! \o/

      • Bah pour Mary, sa situation est tellement délicate que tout semble possible, de la mort tragique, à la fuite du pays. Ce qui est sûr c’est que le happy ending est ce qui s’envisage le moins facilement ^^

  4. Pingback: « Peaky Blinders , saisons 1 & 2 : Guns of Birmingham | «Dans mon Eucalyptus perché

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