Parlons jeu, parlons bien n°10 – Assassin’s Creed II [PC]

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Continuant ma découverte non-linéaire de la saga Assassin’s Creed, je me suis plongé, après avoir terminé les aventures de Connor puis d’Altaïr, dans Assassin’s Creed II. Plongé corps et âme même tant j’ai été absorbé par ce jeu. Et pourtant, je n’aime pas jouer sur PC. Au risque de vexer les PCistes, jouer sur ordinateur me donne des maux de tête comme rien d’autre…

Ezio a un style de combat amélioré comparé à Altaïr dans le premier Assassin's Creed

Ezio a un style de combat amélioré comparé à Altaïr dans le premier Assassin’s Creed

Je ne cache pas que j’avais de grandes attentes concernant ce deuxième volet de la série, et cela pour plusieurs raisons. La première de celles-ci est qu’après Assassin’s Creed premier du nom, Ubisoft se devait de faire mieux. Souvenez-vous que, malgré tout l’intérêt que je porte à ce jeu, je lui trouvais (et trouve toujours) un caractère trop brouillon, trop « beta-test ». Ubi avait donc le devoir d’aller plus loin. Ensuite, deuxième raison, c’est que j’en avais tellement entendu parler en bien qu’Assassin’s Creed II m’apparaissait comme une immense réussite. Il ne fallait donc pas que je sois déçu, sinon je serais tombé des nues. Enfin, ultime raison qui me faisait beaucoup attendre de ce jeu, c’est la qualité d’Assassin’s Creed III, que j’espérais retrouver ici. Ce fut le cas finalement car on ne peut que se rendre compte que le troisième opus de la série s’appuie très (très) largement sur ce qu’a apporté Assassin’s Creed II. Ce dernier se pose en fait comme un fondateur de la licence d’Ubisoft.

Si Rome (que l'on voit ici) n'est que très peu exploitée dans le jeu, Florence et Venise composent des aires de jeu fantastiques

Si Rome (que l’on voit ici) n’est que très peu exploitée dans le jeu, Florence et Venise composent des aires de jeu fantastiques

Et finalement, j’ai été ravi sur chacun de ces points. Déjà, AC II surpasse largement son prédécesseur. Dans tous les domaines : scénario beaucoup plus construit (et pas seulement une succession de lassants allers et retours), monde ouvert somptueux, personnages bien plus intéressants (bien qu’Altaïr ne manquait pas d’intérêt pour sa part)… AC II finit de façonner ce que le précédent opus avait entrepris mais, en plus, il le poursuit, le parachève pour ainsi dire. Du point de vue de l’univers créé pour la série par exemple, le scénario de ce deuxième épisode l’élargit grandement, le complexifie (mais ça fait tout son intérêt), jusqu’à cette fin géniale qui offre un cadre majestueux pour une saga qui mérite bien ça. Et puisqu’on parle de cadre, parlons de celui dans lequel évolue Ezio Auditore : l’Italie de la Renaissance. Celle-ci est magnifiquement reconstituée, les paysages et les villes sont superbes mais aussi et surtout, il tire bénéfice de tout le soin apporté au détail. Je pense notamment aux très nombreux PNJ que l’on croise. Là où Assassin’s Creed reposait sur une multiplication à l’infini des mêmes personnages, cet opus-ci offre un panel beaucoup plus large de passants en tous genres. Et puis, ça permet de ne pas avoir des trucs du genre « Je suis malade et je crève de faim ! » à tout bout de champ (m’voyez ?). Et puis il y a les principaux personnages de l’histoire qui, comme je le disais, sont eux aussi très appréciables. Ezio notamment est d’un charisme fou (le charme à l’italienne dirons-nous) qui fait passer Connor pour une statue de cire (pourtant je l’aime bien ce garçon). Mais il n’y a pas qu’Ezio. N’oublions pas Mario (« It’s a-me !« ), Leonard De Vinci, Rosa… Toute une galerie de personnages, certains mieux que d’autres, mais dans l’ensemble tous bien trouvés.

Tout ce qui touche aux déplacements, aux parcours dans les cités (etc) est considérablement plus poussé que dans Assassin's Creed

Tout ce qui touche aux déplacements, aux parcours dans les cités (etc) est considérablement plus poussé que dans Assassin’s Creed

Le gameplay quant à lui a également été amélioré, que ce soit dans la manière dont se suivent les missions où dans la façon de jouer. Finis les incessants vas-et-vient d’une ville à l’autre, finies les missions toutes calibrées de la même manière. Le jeu (en tant que jeu donc) se diversifie etempêche la lassitude de s’installer, ce qui était le cas avec Assassin’s Creed. Les quêtes annexessont elles aussi revues et corrigées : courses, assassinats, courrier, etc. Adieu les drapeaux à collecter dans chaque zone, et tant mieux ! Au-delà de ces quelques points, on retrouve évidemment les mécanismes habituels (grimper partout, courir sur les toits, vision d’aigle…) mais on n’oubliera pas de mentionner le fait qu’Ezio profite de tout un panel d’aptitudes qu’Altaïr ignorait (nager notamment).

Assassin’s Creed II tient donc toutes ses promesses. Plus qu’un simple épisode 2, il est une pierre angulaire de la saga, celle qui donne des bases inébranlables sur lesquelles on ne peut que s’appuyer ensuite. S’il souffre de quelques bugs et autres problèmes générant des freezes complets (rageants mais assez rares cependant), il reste l’incontournable de la série. Quant à moi, il ne me reste plus qu’à faire Revelations et Brotherhood et j’en aurai fini avec l’arc Desmond…

Conclusion.

Assassin’s Creed II est-il le meilleur opus de la saga ?
Dans l’état actuel des choses, oui, certainement. Le premier était inabouti, le troisième n’apportait que peu de nouveautés. Le 2 semble donc être le must de la série (pour le moment).

Si le premier jeu semble si dispensable, puis-je commencer directement la série par AC II ?
Oui et non. Oui parce que le premier jeu ne plaira pas à tout le monde et parce que le 2 apporte suffisamment d’éléments pour comprendre l’histoire sans problèmes. Un petit non cependant pour dire que jouer à cette saga sans faire le premier, c’est malgré tout un peu comme regarder Star Wars sans se faire l’épisode IV ou Le Seigneur des Anneaux sans passer par La Communauté de l’Anneau : c’est incomplet.

Assassin’s Creed II se pose donc comme LE jeu à faire de la licence phare d’Ubisoft. Quitte à ne pas aimer cette série, jouez au moins à celui-ci, qui vous donnera ce qu’on a fait de mieux dans cet univers pour le moment. Sur les plans du scénario, du gameplay, des bases fondamentales de cette saga, il amène les choses plus loin que son prédécesseur et on ne peut que voir, avec le recul et la sortie des épisodes suivants, qu’il a posé les piliers forts d’Assassin’s Creed. Que ce soit Assassin’s Creed III ou le tout récent Black Flag, tout rappelle les mécaniques entérinées par ce deuxième volet. Un jeu à faire, que ce soit pour les amateurs de la licence ou pour ceux qui veulent la découvrir.

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12 réflexions sur “Parlons jeu, parlons bien n°10 – Assassin’s Creed II [PC]

  1. On est d’accord.
    Pour moi le 2 est un must. Une véritable suite réussie qui m’a vendu du rêve pour l’avenir de la série. Les épisodes suivants se sont bien chargés de détruire ce rêve mais je conserve quand même les souvenirs des nombreuses heures passées dans Venise ou à Florence, à profiter de l’architecture des villes, de l’ambiance maîtrisée et des musiques somptueuses.

  2. Comme tu l’as si bien fait remarquer, les épisodes qui ont suivis se reposent énormément sur les bases qu’ACII a posé et c’est là que réside le problème selon moi. J’avais d’ailleurs soulevé ce point dans un récent article.

    Le jeu se contente de nous faire évoluer dans un nouvel univers à chaque opus mais en gardant des mécaniques de gameplay, certes efficaces, mais qui commencent tout de même à prendre de l’âge.

    Pour moi le 2 restera à jamais le meilleur. Tout a été amélioré par rapport à AC1 surtout la répétitivité dont souffrait ce dernier.

    • AC1 m’avait gonflé par sa répétitivité justement. J’avais fait AC3 avant le 2 mais en jouant à ce dernier, j’ai quand même pu constater le gap qui avait été franchi entre ces deux jeux.

      « Prendre de l’âge » dis-tu, c’est exactement ça.

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