Parlons jeu, parlons bien n°9 – The Legend of Zelda – A Link Between Worlds [3DS]

1Si Noël a bien un avantage, c’est celui de me permettre de jouer à au moins un jeu récent sans attendre qu’il soit démodé. En 2013, c’est The Legend of Zelda – A Link Between Worlds qui fut mon cadeau. Mais avant que je commence à parler de ce jeu, sachez que je vais le faire sans essayer de le comparer à A Link to the Past. Pourquoi ? Hem…ben…parce que je n’y ai jamais joué… Vous êtes autorisés à me conspuer, allez-y.

Bien, maintenant que tout le monde est calmé, nous allons reprendre le cours normal de cet article.

Ceux qui connaissent mes goûts (même à peu près) savent qu’il y a bien une chose de sûre : j’aime la série des Zelda. Je l’aime d’un amour pur et sincère comme on n’en voit que dans les contes de fées. Sauf sur console portable. La remarque semblera audacieuse pour certains car, après tout, dire qu’on n’aime pas cette série sur portable, c’est aussi dire que l’on n’aime pas Link’s Awakening ou le duo Oracle of Ages – Oracle of Seasons. De même, Spirit Tracks et Phantom Hourglass ne font pas partie de mes Zelda préférés, dont le podium demeure trusté par Ocarina of TimeMajora’s Mask et The Wind Waker. Bref, c’est une hérésie. Mais, que voulez-vous, j’ai toujours eu plus de mal à accrocher à ces opus-ci qu’à ceux parus sur les consoles de salon de Nintendo, sans pouvoir réellement me l’expliquer. Je les aime bien, attention, mais aucun n’est jamais resté gravé dans ma mémoire comme un grand moment de jeu vidéo. J’attaque donc A Link Between Worlds avec l’envie de découvrir un nouvel épisode de la série et en même temps ma crainte de me lasser comme j’ai pu me lasser à une époque de Link’s Awakening (je l’ai fini quand même, je vous rassure). Et, peu à peu, mes soupçons s’envolent. Le jeu m’apparaît sous un bien meilleur jour que ses ancêtres portables et je m’y laisse prendre sans problème. Je craignais aussi que le fait de ne pas avoir joué à A Link to the Past pourrait être plus ou moins problématique pour bien saisir cet univers mais, au final, on s’en passe aisément. Ce n’est pas non plus comme si Nintendo nous avait habitués à une trame scénaristique sur plusieurs épisodes dans ses séries. De plus, le néophyte que je suis aura le plaisir de découvrir l’histoire dudit épisode dans le château d’Hyrule sous la forme de plusieurs tableaux qui viennent grosso modo vous donner un bon résumé de ce qui s’est passé précédemment.

En plus d'êtres plutôt jolis, les tableaux forment un bon résumé d'A Link to the Past

En plus d’êtres plutôt jolis, les tableaux forment un bon résumé d’A Link to the Past

Ceci étant dit, on ne peut cependant pas nier que ce dernier-né de la saga répond quasiment en tous points au cahier des charges que Nintendo s’est obstinément imposé depuis bien longtemps maintenant. Le scénario est plutôt basique, on explore du donjon, les quêtes annexes sont quasi inexistantes… Ce Zelda là n’apporte pas grand-chose de neuf bien que certains éléments laissent entrevoir une petite volonté de changement. Par exemple, tous les objets dispos dès le début via un système de location jusqu’à ce qu’on nous propose des les acheter. Dès lors, on comprend que quelque chose sera différent. Dans un Zelda habituel, on entre dans un donjon, on récupère l’objet-clé de ce dernier et on le termine. Et ainsi de suite… Ici, l’ordre des choses semble quelque peu bouleversé. Si vous avez déjà tous les objets à portée de main dès le début du jeu (plus ou moins), cela signifie qu’il n’y en a sans doute pas à récupérer dans les différents temples. Et donc ? Donc vous pouvez les faire dans l’ordre que vous souhaitez. A vous de vous équiper à bon escient afin de ne pas débarquer dans un donjon et de vous y retrouver bloqué parce que vous n’aurez pas pris le bon item. Cela implique également de faire attention à ses rubis. Car, dès que vous mourrez, Lavio (le type qui vous loue les objets en question) récupérera tout ce que vous lui avez pris. Et il vous faudra repasser à la caisse.

Hyrule/Lorule : deux mondes promettant pas mal d'allers et retours

Hyrule/Lorule : deux mondes promettant pas mal d’allers et retours

Dans l’ensemble, ce petit changement n’est pas si mal. Ça peut donner du fil à retordre, réhausser le challenge… Le seul souci tient finalement à la facilité du jeu. Mis à part quelques instants d’errement, je me suis rarement trouvé en difficulté dans A Link Between Worlds.  J’ai dû mourir, quoi, trois ou quatre fois. Ce n’est pas excessif. Alors il y a bien deux-trois difficultés par-ci, par-là mais jamais, ô grand jamais, vous ne serez définitivement coincé dans ce jeu ! Sauf peut-être contre cet interminable boss de fin. Un peu comme si on avait voulu nous dire : « Ah t’as trouvé ça simple, hein ? Ben mange-toi ça !« . On en viendra à bout finalement, après plusieurs reprises. Il n’en demeurera pas moins qu’on sera vite arrivé devant lui, l’épée à la main.

Le design original de ce jeu rappelle le côté cartoon d'A Link to the Past

Le design original de ce jeu rappelle le côté cartoon d’A Link to the Past

Pour autant, comme c’est un Zelda et que je suis un sale fanboy de la série, j’ai aimé jouer à A Link Between Worlds. J’ai trouvé certaines énigmes bien alambiquées comme il faut par exemple. J’ai également aimé parcourir Hyrule et Lorule pour trouver un maximum de petits trésors cachés comme ces morceaux de minerais qui serviront à améliorer votre épée. J’ai aussi particulièrement aimé cet élément de gameplay qu’est la capacité de Link à se fondre dans les murs pour trouver d’autres voies d’accès. Cela donne lieu parfois à quelque casse-têtes plus ou moins complexes mais toujours amusants. Et puis c’est un jeu qui est joli à regarder.

Conclusion.

La promotion du jeu insiste parfois sur la continuité avec A Link to the Past. Est-ce un handicap de ne pas y avoir joué auparavant ?
Non. J’en veux pour preuve ma propre expérience : je n’ai jamais posé les yeux sur l’illustre ancêtre de A Link Between Worlds mais ça ne m’a pas empêché de tout saisir. Ce nouvel épisode est conçu comme faisant écho à son prédécesseur mais il n’y a pas de continuité forte qui implique jouer à l’un sans avoir fait l’autre pose problème.

Alors, y a-t-il un véritable renouveau avec A Link Between Worlds ?
Oui et non. Oui dans le sens où l’on voit des éléments de gameplay inédits et surtout dans le sens où Nintendo a complètement changé la mécanique des donjons. Plus la peine de les faire dans un ordre précis comme autrefois, c’est vous qui décidez par quoi commencer, grâce notamment au système de location d’objets. Pour autant, je dirais non car, au final, je me suis retrouvé avec un Zelda de bonne facture mais un Zelda tout de même. On y retrouve tout ce qui fait la série (heureusement dans un sens) mais on sent encore que le cahier des charges Zeldaesque n’est pas près de changer de tonalité.

Pour terminer, je dirais que A Link Between Worlds demeure un bon Zelda, tout ce qu’il faut pour combler une ludothèque 3DS. On sent un peu que l’on a voulu faire de nouvelles choses mais on ne peut nier qu’on a toujours du mal à faire bouger les lignes. A Link Between Worlds est un jeu prenant, amusant, divertissant et même grisant parfois, mais il lui manque l’originalité tant attendue chez Zelda. Ça restera néanmoins un essentiel que tout possesseur de 3DS se devra d’avoir expérimenté.

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20 réflexions sur “Parlons jeu, parlons bien n°9 – The Legend of Zelda – A Link Between Worlds [3DS]

  1. C’est intéressant le fait que tu ne sois pas un grand amateur des épisodes portables, appréciés de tous, alors que tu es un fan de la série.

    Sinon c’était sympa à lire, merci !

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