Un jour, un album n°4 : Plugged in Permanent – Anvil

Après avoir causé groupes de hard rock pour les trois premiers épisodes, je vais aujourd’hui vous proposer d’écouter un groupe un peu plus…pêchu. Si le hard rock ne s’éloigne pas trop, on va tout de même un peu plus s’aventurer en terrain heavy metal qu’avec AC/DC, Airbourne ou Aerosmith. L’album du jour fait partie de la discographie d’Anvil !

Plugged in Permanent

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En 1973, à Toronto, deux amis d’école jouent de la musique ensemble : Steve « Lips » Kudlow et Robb Reiner. Ils rencontrent un peu plus tard un guitariste du nom de Marty Hoffman et fondent ensemble le groupe Lips. Mais Hoffman ne fera pas long feu puisqu’il quitte le trio après leur tout premier concert. Jusqu’en 1978, rien ne se passe de vraiment intéressant dans la vie du duo Kudlow-Reiner. Mais, cette année-là, Lips reprend des couleurs avec deux nouveaux membres : Dave « Squirrely » Allison (chant et guitare ryhtmique) et Ian « Dix » Dickson (basse). Quant à Kudlow et Reiner, ils sont respectivement en charge du chant principal et de la guitare solo pour le premier et de la batterie pour le second. Trois ans plus tard, ils sortent leur premier album, Hard ‘N’ Heavy, signent chez Attic Records et renomment le groupe Anvil. Pour l’anecdote, Lemmy Kilmister (chanteur et bassiste de Motörhead) proposera à cette époque Kudlow de jouer avec lui pour remplacer Eddie Clarke. Mais Kudlow, fidèle à Anvil, déclinera cette offre. De 1981 à 1986, Anvil sortira trois albums. En 1987, le groupe signe chez Metal Blade Records et sort sous le label trois autres albums, dont Strength of Steel, plus gros succès commercial du groupe. Anvil signe ensuite chez Maximum Records puis chez Massacre Records en 1996. Anvil a connu un petit regain d’intérêt en 2009 grâce au documentaire Anvil! The Story of Anvil et lorsque le groupe a ouvert les concerts d’AC/DC lors des premiers shows de la tournée d’été nord-américaine. Petite anecdote à ce sujet : en 1981, sur leur album Hard ‘N’ Heavy (leur premier), Anvil propose une chanson intitulée AC/DC. Néanmoins, mis à part le nom, il n’y a strictement rien à voir dans les paroles de la chanson avec le groupe australien. En effet, le texte parle vraisemblablement d’une fille bisexuelle, le terme AC/DC étant en quelque sorte l’équivalent de l’expression française « à voile et à vapeur », qui désigne donc les bisexuels. Ça a d’ailleurs valu une réputation quelque peu erronée envers les membres d’AC/DC au début de leur carrière (jusqu’à ce qu’ils se mettent à vraiment parler de sexe dans leurs chansons en fait, autant dire que la rumeur n’a pas duré). Plus récemment, Anvil a sorti son 14ème album (Juggernaut of Justice) en 2011. Leur dernier album, Hope in Hell est paru l’année dernière.

Les deux membres fondateurs d'Anvil, de gauche à droite : Robb Reiner et Steve Kudlow

Les deux membres fondateurs d’Anvil, de gauche à droite : Robb Reiner et Steve Kudlow

Sorti en 1996 sous le label Massacre Records, Plugged in Permanent est le septième album du combo canadien. Car oui, il n’y a pas qu’en Europe et aux Etats-Unis que l’on retrouve des groupes de heavy et le Canada constitue une terre de rock’n’roll assez souvent oubliée. Mais là n’est pas le sujet. Actuellement, le groupe est composé de trois membres (Steve « Lips » Kudlow au chant et à la guitare, Robb Reiner à la batterie et Sal Italiano à la basse) mais il n’en était pas de même sur Plugged in Permanent. Si Lips et Reiner étaient bien évidemment présents (ce sont les membres fondateurs du groupe, rappelons-le), ils étaient ici accompagnés de Ivan Hurd à la deuxième guitare (en remplacement pour la toute première fois de Sebastian Marino) et de Michael Duncan à la basse (en remplacement de Ian Dickson). Plugged in Permanent fut d’ailleurs le seul album sur lequel Duncan posa ses lignes de basse.

L’album se compose de 10 titres que voici :

1- Racial Hostility
2- Doctor Kevorkian
3- Smokin’ Green
4- Destined for Doom
5- Killer Hill
6- Face Pull
7- I’m Trying to Sleep
8- Five Knuckle Shuffle
9- Truth or Consequence
10- Guilty

A noter qu’une fois de plus dans l’Histoire du rock, le Japon bénéficie avec cet album d’un morceau inédit dans le reste du monde, à savoir Stolen. Anvil reproduira cette exception avec leurs deux albums suivants (Absolutely No Alternative puis Speed of Sound), qui comprennent chacun deux titres supplémentaires pour les fans nippons. Le titre Stolen pourra néanmoins être découvert par le reste du monde grâce à l’anthologie sortie en 2000.

Musique !

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Premier titre : Racial Hostility
Ce morceau est celui qui ouvre l’album et on peut dire qu’il le fait avec l’art et la manière. Costaud, hargneux et brutal, il envoie dès le départ et constitue une bonne entrée en matière pour cet opus d’Anvil. Et puis il rappelle que le métal est aussi un genre où l’on peut dire des choses intéressantes. Il s’agit certainement du morceau que je préfère sur cet album, celui que je trouve le mieux travaillé.

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Deuxième titre : Destined for Doom
Plus sombre, Destined for Doom est le quatrième titre de l’album. Si l’on ne pouvait plus vraiment en douter après avoir entendu les trois premiers, cette chanson finit de nous convaincre que Plugged in Permanent est un album de heavy metal. Que ce soit à travers l’ambiance générale de la chanson, le son des guitares ou le rythme de la batterie, Destined for Doom marque en quelque sorte la synthèse de tout l’album.

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Troisième titre : I’m Trying to Sleep
Bon, je ne vais pas tourner autour du pot ici parce que je ne sais pas vraiment quoi dire à propos de ce titre si ce n’est qu’il vient à point nommé pour réveiller l’auditeur. En effet, alors que Plugged in Permanent semble un peu tirer sur la corde avec les morceaux précédents, cette septième chanson de l’album vient rappeler le style de Racial Hostility et évite de s’enfermer définitivement dans un métal qui aurait presque tout le temps sonné pareil.

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Une réflexion sur “Un jour, un album n°4 : Plugged in Permanent – Anvil

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