Un jour, un album n°3 : Just Push Play – Aerosmith

Comme prévu, après avoir manqué le coche il y a deux semaines, je vais aujourd’hui vous parler d’un album d’Aerosmith. Je ne vous cache pas qu’au moment où je commence cet article, je ne suis pas encore décidé sur celui qui fera l’objet de cet article… J’hésite entre Get a Grip et Just Push Play en fait. Allez, après réflexion, j’ai fait mon choix !

Just Push Play

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Mais avant tout, parlons d’Aerosmith. C’est à Boston, en 1970, que s’opère une fusion de deux groupes rock de la ville. D’un côté, on a Chain Reaction, dans lequel un certain Steven Tyler fait office de batteur tandis la guitare revient à Ray Tabano. De l’autre, c’est Jam Band, où l’on retrouve le guitariste Joe Perry et le bassiste Tom Hamilton. Les deux groupes de rencontrent grâce à leur lieu de concert commun : The Barn, une boîte du New Hampshire. Aerosmith est né et compte alors les quatre garçons sus-mentionnés. Dès l’année suivante, Tabano quitte le groupe et est remplacé par Brad Whitford. Dans le même temps, Steven Tyler devient le chanteur du groupe et est remplacé à la batterie par un autre nouveau-venu : Joey Kramer. Le combo mythique est réuni. EN 1972, Columbia leur fait signer leur premier contrat et, l’année suivante, leur premier album – sobrement intitulé Aerosmith – est dans les bacs. Sur cet album figure déjà le culte Dream On. Dès lors, tout s’enchaîne. De tournées en tournées, d’albums en albums (de 1974 à 1977, Aerosmith éditera un nouvel opus par an), la renommée des Bad Boys de Boston ne cesse de croître et ils peuvent déjà être considérés comme des superstars du rock américain et international. Le groupe connaître quelques remous au cours de sa carrière. EN 1981, Brad Whitford s’en va et laisse sa place à Rick Duffay. Ce remplacement ne sera que de courte durée puisqu’en 1984, Whitford est réintégré au groupe. Quatre ans plus tard, c’est Thom Gimbel qui l’intègre au saxophone et au synthétiseur. Les années 1990 font d’Aerosmith plus qu’un groupe de rock : ils deviennent un objet culturel à part entière. En 1991, le groupe apparaît dans un épisode des Simpsons. En 1994, ce sera dans Wayne’s World 2. Deux ans après, Gimbel quitte Aerosmith. Actuellement, la bande à Steven Tyler est sur les routes et sera notamment en concert au Hellfest en Juin prochain. Cette tournée a débuté en 2013 et fait suite à la sortie en Décembre 2012 de leur dernier album en date : Music From Another Dimension!.

De gauche à droite : Tom Hamilton, Brad Whitford, Joey Kramer, Steven Tyler et Joe Perry

De gauche à droite : Tom Hamilton, Brad Whitford, Joey Kramer, Steven Tyler et Joe Perry

Just Push Play est sorti en 2001 et est le 13ème album de la prolifique carrière d’Aerosmith. Il est produit par Mark Hudson, ancien producteur de Ringo Starr sur neuf des albums de l’ex-Beatle, et Marti Frederiksen, auquel Aerosmith fera de nouveau appel en 2004 pour produire leur album suivant : Honkin’ on Bobo. On retrouve donc sur ce disque le line-up typique d’Aerosmith depuis 1996 et le départ de Thom Gimbel, à savoir : Steven Tyler (chant), Joe Perry (guitare), Brad Whitford (guitare), Tom Hamilton (basse) et Joey Kramer (batterie). Je vous donne ici une version allégée des rôles de chacun. En effet, si l’on prend Steven Tyler, il n’officie pas seulement au chant puisqu’il va également donner de sa personne avec l’harmonica, le piano, les percussions… Bref, on a ici des musiciens accomplis mais ce n’est plus à prouver depuis un sacré bout de temps ! Petite anecdote, l’actrice Liv Tyler (qui est bien sûr la fille de Steven du même nom, vous le savez certainement) fait une toute petite apparition dans l’album puisqu’elle est créditée comme étant à l’origine des soupirs que l’on entend sur le titre Avant Garden.

Concrètement, l’album tourne autour de 13 pistes :

1- Beatiful Beyond
2- Just Push Play
3- Jaded
4- Fly Away from Here
5- Trip Hoppin
6- Sunshine
7- Under my Skin
8- Luv Lies
9- Outta your Head
10- Drop Dead Gorgeous
11- Light Inside
12- Avant Garden
13- Face

Globalement, Just Push Play jongle entre des titres (pop-)rock et d’autres plus proches de la ballade. C’est pour ça que j’ai choisi cet album aussi, parce qu’il s’éloigne assez du hard rock auquel Aerosmith aura pu habituer ses fans depuis 1973. En revanche, si vous voulez du gros son, je vous recommande plus que chaudement l’écoute de Get a Grip (1993) et de Night in the Ruts (1979).

Mais passons aux titres choisis pour cet article.

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Premier titre : Fly Away from Here
Quatrième piste de l’album, Fly Away from Here présente la particularité de n’avoir été composée par aucun des membres d’Aerosmith. En effet, le titre a été pondu par Marti Frederiksen (l’un des producteurs donc) et par Todd Chapman. Beaucoup moins rock que le reste de l’album, ce morceau est tout bonnement une (bonne) ballade qui n’est pas sans rappeler les orientations prises par le groupe sur des morceaux tels que Cryin’ et Crazy, tous deux présents sur l’album Get a Grip (1993).

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Deuxième titre : Sunshine
S’approchant plus du pop-rock, ce sixième morceau du disque propose une intonation intéressante. Pour ne rien cacher, je trouve que l’un des morceaux les harmonieux de l’album mais aussi de tous ceux que j’ai pu entendre dans la discographie d’Aerosmith (mais je ne cache pas que je n’ai pas entendu tout ce que le groupe a pu produire). Les voix, les guitares, les percussions, tout me semble s’accorder au mieux. En fait, je ne sais pas vous, mais le refrain de cette chanson, par ses intonations et aussi par la présence des cuivres, me fait penser à un générique de James Bond. Il n’est pas sans me rappeler par exemple le You Know my Name qui ouvrait Casino Royale.

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Troisième titre : Under my Skin
Septième titre de l’album, Under my Skin est le plus rock’n’roll des morceaux de l’album et finit donc de prouver que ce dernier n’est pas le plus rock’n’roll de la discographie du groupe justement.

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Une réflexion sur “Un jour, un album n°3 : Just Push Play – Aerosmith

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