Parlons jeu, parlons bien n°2 – Assassin’s Creed III [Wii U]

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Assassin’s Creed III est sans doute l’un des jeux que j’attendais le plus en fin 2012. Et pourtant, je n’avais jamais vraiment touché à la série, si ce n’est 2 ou 3 heures sur Assassin’s Creed II. Mais le peu que je connaissais de cette saga et du contenu de ce troisième opus m’a vraiment fait envie. Le fait qu’il sorte sur Wii U était aussi un plaisir puisqu’enfin, Nintendo s’ouvrait à des licences qui étaient jusqu’alors réservées aux autres.

Qu'on l'aime ou non, on ne peut que reconnaître que Connor est une superbe machine à tuer

Qu’on l’aime ou non, on ne peut que reconnaître que Connor est une superbe machine à tuer

Le mode solo est indéniablement très complet. A lui seul, le scénario du jeu saura occuper le joueur de nombreuses heures durant. Au début, le néophyte que je suis s’est senti un peu perdu mais, finalement, on rentre assez facilement dans le déroulement des choses. On saisit peu à peu qui est qui, qui veut et fait quoi, etc… Enfin, il ne faut pas trop se fier aux apparences encore une fois, et le twist présent dans cette histoire le confirme. L’important reste toutefois que l’on comprenne ce qui se passe, et c’est le cas. Dès lors, le joueur est plongé dans une aventure trépidante, dont l’intérêt n’est jamais affaibli, si ce n’est par quelques facilités scénaristiques qui viennent indéniablement diminuer la qualité de ce récit. En effet, Assassin’s Creed III se laisse parfois aller à quelques simplicités, quelques ressorts téléphonés mais également à quelques lenteurs qu’on aurait aimé éviter. On regrettera également que certains passages historiques soient relativement vite passés : ça enlève du charme à l’histoire. Niveau personnages historiques, on est servis en tous cas. Entre Washington, La Fayette, Paul Revere, Samuel Adams mais aussi les compagnons d’Haytham Kenway (oui, Charles Lee, William Johnson ou encore Benjamin Church ont réellement existé), on se retrouve avec une vaste galerie de personnalités illustres de cette époque que je trouve (en toute subjectivité) fascinante. Au total, c’est près d’une trentaine de personnages réels qui se trouvent dans le jeu. Je crois finalement qu’en dehors de la trame même de la série, c’est le fait de jouer à faire la Révolution Américaine qui m’a réellement séduit ici.

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Dans l’ensemble la reconstitution des Boston et New York de l’époque sont très bonnes, grâce notamment à la participation au développement du jeu d’historiens et d’urbanistes

Quoi qu’il en soit, AC III m’aura ravi, ne serait-ce que par son vaste monde regorgeant de découvertes à faire. Je ne reviendrai pas sur la qualité graphique de cette forêt (celle-ci étant toutefois relativement inégale d’un bout à l’autre du jeu) mais insisterai davantage sur tout ce qu’elle contient : terrains de chasse, objets en tous genres à trouver… Les gars de chez Ubi ont fait fort : ils ont réussi à me faire passer (sur certaines sessions de jeu) plus de temps à chasser qu’à poursuivre le scénario ! Respect les mecs. Plus sérieusement, cette zone de la  Frontière (car tel est son nom) est une aire de jeu d’envergure qui est somme toute très complète et offre (surtout quand on la cumule avec ce que propose de faire le Domaine Davenport) un parallèle au scénario principal qui saura augmenter plus encore la durée de vie du jeu qui, sans cela, reste encore tout à fait raisonnable à mon sens. Un autre point agréable, c’est la variété des missions. Par la suite (mais j’y reviendrai dans un futur post) Assassin’s Creed IV a vu ses objectifs devenir beaucoup trop homogènes. Avec ce troisième opus, Ubisoft a su implémenter encore pas mal de diversité dans les missions principales : batailles navales, filatures, batailles rangées sur la Frontière, infiltration (ceci restant quelque chose d’assez mal maîtrisé, soit dit en passant)… On regrettera cependant largement les bugs qui, s’ils ont été très rares dans mes trois runs sur Assassin’s Creed III, font parfois disparaître certains objectifs. Je me souviens par exemple de l’impossibilité de retrouver une cabane de chasseur ou encore de remettre la main sur un homme pour lequel je devais faire une livraison depuis Boston, ces deux éléments ayant tout bonnement disparu de la carte sans crier gare. Même en revenant à l’endroit exact où je savais les trouver, rien à faire. D’autres bugs viennent parfois faire freezer le jeu (ça m’est arrivé une ou deux fois sur ma première partie, jamais sur la seconde et la troisième), ce qui n’est évidemment pas des plus agréables.

La Frontière, terrain de jeu et de chasse

La Frontière, terrain de jeu et de chasse

Question gameplay, cet Assassin’s Creed me semblait alors plutôt identique au souvenir que j’ai des aventures d’Ezio (j’en ai eu la confirmation en rejouant plus largement à Assassin’s Creed II par la suite). Simples à prendre en main, les différentes commandes et interactions avec les personnages ou l’environnement sont assez rapidement acquises. Les novices auront de toute façon l’occasion de s’exercer dès le début du jeu (quant aux habitués, disons que leur permettra de se remettre dans le bain). J’ai néanmoins été assez agacé parfois par les défauts qui viennent ponctuer l’expérience de jeu dans les villes par exemple. Connor se laisse parfois aller à grimper n’importe où sans crier gare où à se plaquer contre un mur alors qu’on souhaitait juste passer à côté. Lorsque cela se produit pendant une simple phase d’exploration, ce n’est pas vraiment problématique (on peut s’amuser alors à prendre un chemin auquel on n’avait pas pensé) mais en revanche cela provoque en général quelques soucis lorsque ces erreurs se produisent en mission. Je me souviens avoir dû recommencer certaines filatures notamment à cause de ces défauts. La place du GamePad n’a une fois de plus pas été optimisée (la faute à un manque de temps dirons-nous). Si vous choisissez les options par défaut, il ne vous affichera que la carte en gros plan (plus pratique que la petite icone carte disposée en bas à droite de la télé avouons-le) et quelques interfaces de menu organisée d’une autre manière que celles affichées à la télé. Si vous préférez la configuration dite « optimisée pour le GamePad », vous aurez non seulement la carte mais aussi les différentes icônes d’action, laissant donc l’écran de la télé entièrement dédié à Connor et au décor.

Si le GamePad n'affiche que la carte, vous pouvez néanmoins ôter toutes les icônes initialement présentes à l'écran

Si le GamePad n’affiche que la carte, vous pouvez néanmoins ôter toutes les icônes initialement présentes à l’écran

Conclusion.

Puis-je jouer à Assassin’s Creed III sans avoir joué aux précédents jeux de la série ?
Oui, sans problème. Si tout n’est pas vraiment clair au commencement du jeu, les différents éléments s’éclaircissent au fur et à mesure que l’on progresse. Quant à l’histoire de Connor, elle est complètement indépendante et il n’y a pas nécessité d’avoir joué à Assassin’s Creed ou Assassin’s Creed II pour comprendre ce scénario. Un bon point donc pour toucher de nouveaux joueurs comme moi.

Le multijoueur vaut-il le détour ?
Oui. J’ai oublié d’en parler mais le multi est bien foutu. Plusieurs modes de jeu sont proposés (en équipe ou non) et donnent l’occasion de se frotter à de fines lames (quand je vois mes pauvres scores, il y a de quoi déprimer…). Bref, pour ceux qui veulent toucher à autre chose que le solo, le multi saura également vous occuper.

Cette version Wii U est-elle différente des versions PS3 et Xbox 360 ?
De ce que j’en ai vu, non. Il s’agit du même jeu, porté sur une autre console. Le fait d’être paru plus tard ne lui a pas permis de proposer du contenu exclusif à la Wii U. Le GamePad ne bénéficie pas non plus d’un traitement de faveur. Dommage d’ailleurs…

Comme première incursion dans la licence Assassin’s Creed, ce troisième épisode s’avère être un bon point de départ. Fidèle, comme j’ai pu le comprendre par la suite, à ligne directrice de la série (tant en termes d’histoire que de gameplay), cette aventure de Connor Kenway ne souffre finalement que de quelques défauts scénaristiques que je lui pardonne cependant mais aussi d’erreurs dans le gameplay qui ont plus de mal à se faire oublier en revanche. Le plaisir de jouer un personnage évoluant en pleine Révolution Américaine laisse en tous cas content d’avoir passé tant d’heures sur ce jeu qui, avec plus d’efforts peut-être, aurait pu être tout simplement idéal.

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