Un jour, un album n°2 : Runnin’ Wild – Airbourne

Je ne vous cache pas qu’en théorie, je devais vous parler d’un album d’Aerosmith aujourd’hui. Mais comme je n’ai pas pris le temps de réécouter les différents extraits de leur discographie dont je dispose, je passe directement à l’épisode suivant. Pour la bande à Steven Tyler, on verra ça dans deux semaines. Et donc, en lieu et place d’Aerosmith, je vous propose de (re)découvrir un album réalisé par un groupe extrêmement proche d’AC/DC, dont je parlais il y a deux semaines. Les aficionados de hard rock auront peut-être deviné de quel groupe je parle. Pour les moins calés dans le domaine, ne tournons pas plus longtemps autour du pot. Le groupe de cette semaine est Airbourne ! Et comme album, j’ai choisi leur premier opus.

Runnin’ Wild

Untitled-2

Airbourne c’est d’abord l’histoire des deux frangins O’Keeffe : Joel et Ryan. Les deux jouent de la musique depuis un bout de temps puisque Joel et Ryan ont respectivement commencé la guitare et la batterie à leurs 11 ans. Adulte, Joel travaille dans un hôtel, où il rencontre David Roads, un collègue et camarade guitariste. Ensemble, ils profitent de leurs pauses pour sortir leurs pelles et échanger des idées de morceaux. Il n’en faudra pas moins pour que Roads soit rapidement invité à rejoindre les frères O’Keeffe chez eux pour jouer et finalement devenir leur guitariste rythmique. En 2003, Adam Jacobson rejoint le groupe au poste de bassiste. Airboune est alors fondé par les quatre garçons et s’en suivront des concertes locaux réguliers. En 2004 sort leur premier album : Ready to Rock. Composé de huit titres, ce premier opus permettra à Airbourne de se faire connaître un peu plus et de voir son compteur de concert décoller un peu. C’est à cette période que Ryan O’Keeffe, revenant d’une fête complètement éméché, bouscule un certain Justin Street. Ce dernier se trouve être bassiste et à la recherche d’un groupe. Jacobson est remplacé par le nouveau venu, les quatre partent à Melbourne, s’installent et signent avec Capitol Records en 2005. En 2007 sort le premier véritable album studio du groupe : Runnin’ Wild, dont il est question ici. Déjà, les comparaisons avec AC/DC fusent : deux frères à l’origine du groupe, du hard rock, des Australiens, des thèmes relativement proches (les filles surtout)… Airbourne est souvent vu comme le descendant d’AC/DC, ce qui (selon les personnes) peut être une critique ou un compliment. En Février 2008, Capitol annule son contrat avec Airbourne et le groupe signe avec Roadrunner Records pour une distribution internationale. En Mars 2010 (Avril pour les Etats-Unis) sort No Guts, No Glory, leur deuxième album. Toujours aussi rock, il a notamment été mixé par Mike Fraser, un homme qui a travaillé avec Aerosmith, Dio, Franz Ferdinand, Metallica et sur 4 albums d’AC/DC (sans compter quelques lives et compilations). Enfin, en Mai 2013 est paru leur dernier album en date, Black Dog Barking, dont j’avoue que je ne l’ai toujours pas écouté… De manière plus large, les amateurs de jeux vidéo ont sans doute eu l’occasion d’entendre le groupe. Le titre Too Much, Too Young, Too Fast est par exemple présent dans Guitar Hero – World Tour et NASCAR 09, ainsi que dans le film I Love You Beth Cooper. Le titre Runnin’ Wild a quant à lui été utilisé dans Rock BandRock Band 2Battlefield: Bad Company

De gauche à droite : Justin Street (basse), David Roads (guitare rythmique), Joel O'Keeffe (guitare solo et chant) et Ryan O'Keeffe (batterie)

De gauche à droite : Justin Street (basse), David Roads (guitare rythmique), Joel O’Keeffe (guitare solo et chant) et Ryan O’Keeffe (batterie)

Runnin’ Wild est donc paru chez nous en 2008. Je dis « chez nous » car, à l’image des premiers albums d’AC/DC, Runnin’ Wild est d’abord sorti en Australie, un an plus tôt, avant de s’écouler dans le reste du monde. C’est un album au son très lourd, très hard rock. Airbourne y reprend les bases d’un son posé par AC/DC dans les années 1970 mais arrange le tout à sa sauce, y ajoutant une force qu’on ne retrouve pas toujours chez les frangins Young. Ici, on est constamment dans le feu de l’action si je puis dire. Airbourne entame la galette avec l’intro de son Stand Up for Rock’n’Roll et ne lâche plus l’affaire jusqu’à la dernière note du dernier titre.

Runnin’ Wild est composé de 11 titres :

1- Stand Up for Rock’n’Roll
2- Runnin’ Wild
3- Too Much, Too Young, Too Fast
4- Diamond in the Rough
5- Fat City
6- Blackjack
7- What’s Eatin’ You
8- Girls in Black
9- Cheap Wine & Cheaper Women
10- Heartbreaker
11- Hellfire

Petit détail, le titre Hellfire n’est propre qu’aux versions japonaises européennes et américaines du CD. En effet, il est remplacé par Let’s Ride en Australie et en Nouvelle Zélande. Au Japon, les acheteurs auront même pu profiter d’un 12ème titre, Dirty Angel, ce dernier titre étant un ré-enregistrement de la version initialement proposée sur l’album Ready to Rock. A noter également qu’une version exclusive online proposait aussi un 12ème morceau, l’inédit Red Dress Woman. Un peu plus tardivement enfin, une édition limitée réservée aux Etats-Unis allait encore un peu plus loin et proposait un DVD de huit morceaux interprétés en live au fameux Wacken Open Air Festival ainsi que 5 autres chansons en plus des 11 initialement présentes sur l’album : les deux inédits Red Dress Woman et Heads Are Gonna Roll et les trois réenregistrements de Dirty AngelHotter Than Hell et Stand and Deliver (issus de Ready to Rock).

Passons aux titres !

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Premier titre : Stand Up for Rock’n’Roll
Tout premier morceau du CD, Stand Up for Rock’n’Roll se pose comme un hymne, un hommage au rock’n’roll qui fait du bruit. Son intro fait monter la sauce progressivement jusqu’au moment où, après une minute, le riff principal vient donner le ton que le groupe tiendra sur toute la durée du disque.

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Deuxième titre : Runnin’ Wild
Titre éponyme et principal single tiré de l’album, Runnin’ Wild constitue est, je trouve, à la bonne place en tant que 2ème morceau de l’album. Il reprend l’ambiance générée par Stand Up for Rock’n’Roll mais calme un peu le jeu. S’il conserve la fougue de ce que l’on pourra appeler « le hard rock à la Airbourne », il rentre plus dans les clous d’un hard rock classique : vif et efficace. Et puis il y a ce clip et cette apparition surprise de Lemmy Kilmister, l’iconique chanteur et bassiste de Motörhead !

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Troisième titre : Cheap Wine & Cheaper Women
Neuvième titre de Runnin’ WildCheap Wine & Cheaper Women apporte un léger changement dans la sonorité générale de l’album. Beaucoup plus rock’n’roll que hard rock à proprement parler, ce titre qui traite des filles plus ou moins faciles m’apparaît comme un peu plus mélodieux que les autres. Non pas que les autres soient un bouillie sonore (ah ça non !) mais celui-ci tâche d’offrir un son moins hard.

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2 réflexions sur “Un jour, un album n°2 : Runnin’ Wild – Airbourne

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