The Amazing Spider-Man 2 – Le Destin d’un Héros, Marc Webb, 2014

The Amazing Spider-Man 2 – Le Destin d’un Héros, film de super-héros de Marc Webb. Avec Andrew Gardield, Jamie Foxx, Emma Stone, Dane DeHaan…
La note du Koala : 3/5

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Ce film est la suite de The Amazing Spider-Man (Marc Webb, 2012).

Le pitch : Peter Parker (A. Garfield) a de quoi s’occuper. Entre sa vie de super-héros dans le costume de Spider-Man et le couple qu’il forme avec Gwen Stacy (E. Stone), le jeune homme doit jongler entre toutes ses responsabilités, d’autant qu’il est hanté par la promesse faite au père de Gwen de protéger cette dernière en s’éloignant d’elle. Mais Spider-Man est bientôt rattrapé par les événements quand Max Dillon (J. Foxx), un ancien employé d’Oscorp victime d’un accident, devient Electro. Sans compter que d’autres menaces vont bientôt peser sur New York est sur l’Homme-Araignée.

La critique : The Amazing Spider-Man premier du nom avait réussi à me donner l’heureuse impression que l’on pouvait passer après la trilogie de Sam Raimi. Il faut reconnaître aussi que cette dernière s’était terminée avec un troisième opus peu flamboyant, aussi le fait de proposer un reboot de meilleure qualité n’était pas insurmontable. Marc Webb l’a fait, maintenant il faut assurer derrière.

Fort heureusement, ce même Marc Webb est à nouveau derrière la caméra pour ce second volet de qui s’avère être une nouvelle saga Spider-Man. J’ai toujours apprécié que les hommes derrière un reboot ou même ceux qui lancent carrément une nouvelle franchise (un peu comme Jon Favreau avec Iron Man) soient également présent au deuxième épisode, histoire d’assurer une certaine continuité et de finir de consolider un travail dont les bases auront été posées dans le premier film. Ainsi, on retrouve dans ce volume 2 une très grande partie des éléments que le réalisateur avait apportés dans The Amazing Spider-Man : de l’humour, des scènes d’action plutôt maîtrisées (malgré quelques défauts sur lesquels je reviendrai plus tard), une ambiance proche des rom-com dans la relation Peter Parker/Gwen Stacy… D’ailleurs, c’est dans ce dernier point que ce deuxième épisode perd des points, indéniablement. Si j’avais été séduit par le couple Parker/Stacy dans le film précédent et avais accepté de prêter au jeu de la comédie romantique bercée par un soupçon d’humour bienvenu car assez bien amené, je dois dire que je suis plutôt déçu cette fois-ci. Là où Marc Webb semblait auparavant conserver un recul suffisant sur cette relation afin de ne pas sombrer dans les travers des histoires de couple sur grand écran, il apparaît ici se prendre un peu les pieds dans le tapis. Et, s’il ne tombe pas en réussissant à se rétablir de justesse, il n’en demeure pas moins que ce n’est pas passé loin. Aussi ai-je trouvé dans ce pan relationnel (bien plus développé qu’auparavant, soit dit en passant) un côté teen movie qui ne m’a pas été des plus agréables. Dans leurs moments de difficulté, Peter et Gwen se laissent alors aller à des réflexions typiques du genre, appuyées sur les éternels « Je sais que c’est dur mais je t’aime », « Je ne veux pas te mettre en danger » et autres grands sentiments tout à fait louables, certes, mais tellement… enrobés de guimauve. Et éculés aussi. Le travail mené dans le précédent opus m’avait laissé croire qu’on éviterait ce genre de choses mais ça n’a pas été le cas. Je garde cependant une affection certaine pour ce couple, un des plus sympathiques que j’ai pu voir dans un film de super-héros. Plus que Tony Stark/Pepper Potts dans les Iron Man ou Peter Parker/Mary-Jane Watson dans la trilogie de Sam Raimi par exemple. Aussi, le dénouement de ce film n’a pas manqué de me toucher. Pourtant, je l’avais vu venir gros comme un camion, à l’image je suppose de tous ceux qui ont une relative connaissance de l’univers de Spider-Man dans les comics. En dehors de cela, ce film n’est pas aussi mauvais que se plaisent à le dire nombre de commentateurs sur internet. On retrouve un peu de la fraicheur du volet précédent et ce n’est pas déplaisant. Les scènes d’action sont plutôt bien menées notamment, bien qu’un peu épileptiques parfois. Visuellement, je pense même que l’on peut dire que The Amazing Spider-Man 2 est une réussite, tout comme l’était le premier.

La scène de combat entre Spider-Man et Electro sur Times Square est tout à fait plaisante

La scène de combat entre Spider-Man et Electro sur Times Square est tout à fait plaisante

Attention cependant, je reconnais tout de même quelques autres défauts. A commencer par les personnages d’Electro et de Harry Osborn. Dans le cas du premier, c’est comme si on avait voulu prendre le côté « personnage brisé » de la plupart des méchants de l’univers de l’Homme-Araignée et qu’on avait décidé de tirer cet aspects à gros traits. Electro se présente alors comme un personnage très caricatural, le tout souligné par des répliques qui n’arrangent pas les choses. Quant à Harry Osborn… Qu’est-ce qu’il fait là au juste ? Mis à part annoncer le projet Sinister Six, il n’a quasiment aucun intérêt ici, si ce n’est apporter le dénouement du film tel un deus ex machina en méchant et en planeur. Tout ce qui faisait la substance de ce personnage, c’était son rapport à Peter Parker et la dualité qui oppose son amitié pour ce dernier et son envie d’écraser Spider-Man. En précipitant les choses comme que cela a été fait ici, on perd tout ceci et Harry n’est plus qu’un méchant tout ce qu’il y a de plus barge parmi les autres… En ce qui concerne le scénario, j’avoue ne pas trop savoir comment formuler ma pensée. Ce n’était pas mal dans l’ensemble mais il oscille trop entre bons et mauvais moments. Les bons sont ceux où l’on va s’intéresser à l’intrigue principale du film, à son fil rouge. Là, on arrive à développer quelque chose d’assez divertissant, à défaut d’être à 100 % intéressant. En cela, The Amazing Spider-Man 2 se pose en divertissement super-héroïque à hauteur de ce qu’était son prédécesseur. Mais il y a ces passages sur la relation entre Peter et Gwen, ceux que la recherche d’informations de Peter au sujet de son père… Ils ralentissent la cadence, coupent le rythme et, au final, lassent. Le film dans son ensemble se hisse alors un peu au dessus de la moyenne mais on ne pourra pas nier ses défauts.

Le Bouffon Vert sauce Dane DeHaan a (hélas !) trop peu de saveur

Le Bouffon Vert sauce Dane DeHaan a (hélas !) trop peu de saveur

Afin de conclure sur le casting, je maintiendrai mon avis en disant que le choix d’Andrew Garfield pour incarner Spider-Man/Peter Parker n’était pas un mauvais choix. Dans le premier volet, il apportait une toute autre dimension au personnage que celle amenée par Tobey Maguire en son temps. Une dimension qu’il s’efforce ici de maintenir tout en reléguant au second plan tout le côté adolescent sympathique qui faisait le charme de sa première apparition dans le rôle. Peter semble alors avoir mûri, ce qui amène en conséquence à une prestation qui exige elle aussi une plus grande maturité. Pour autant, Andrew Garfield me semble moins à l’aise que la première fois. S’il arrive à suivre la partition qu’il a commencé à écrire dans le film précédent, il semble se forcer parfois afin de coller à l’évolution du personnage. Ce dernier perd alors en saveur. Quant à Emma Stone, je n’ai pas grand-chose à redire. Elle m’avait convaincu dans le premier film en apportant quelque chose de nouveau aux films de super-héros. Je ne saurais pas trop dire ce que c’est… Son personnage, via son interprétation selon moi, se construit un peu comme ce qui permet à Spider-Man de garder les pieds sur terre, et nous avec. Emma Stone a construit sa Gwen Stacy autour de cela et arrive alors à en faire un protagoniste des plus intéressants, à la fois sérieux, attachant et drôle aussi parfois. Elle permet également de rééquilibrer la balance avec un Andrew Garfield plus porté sur une sorte de caricature de l’adolescent qu’est encore Peter Parker. Dane DeHaan et Jamie Foxx sont quant à eux à mettre dans le même sac. Je découvre le premier et appréciais déjà le second mais il apparaît ici que leurs interprétations respectives se rejoignent. Ils font de leurs rôles respectifs des caricatures sans grande saveur, empêchant tout attachement du spectateur pour ces derniers. Pourtant, c’était bien parti avec la naïveté que Foxx a donnée à Max Dillon. Mais dès qu’il devient Electro, c’en est fini. L’avantage avec Dane DeHaan, c’est qu’il pose directement son Harry Osborn en jeune héritier arrogant. Aussi pote soit-il avec Peter Parker, on ne l’aime pas, d’autant de DeHaan accentue tous les mauvais traits de son personnage. Un petit mot enfin pour Sally Field, idéale tante May. Eloignée du personnage qu’avait forgé Rosemary Harris chez Sam Raimi mais formidable quand même.

Le couple Parker/Stacy fonctionne assez bien grâce à ceux qui l'incarnent, même si l'on s'oriente plus vers la comédie romantique classique dans les scènes dédiées

Le couple Parker/Stacy fonctionne assez bien grâce à ceux qui l’incarnent, même si l’on s’oriente plus vers la comédie romantique classique dans les scènes dédiées

Marc Webb poursuit donc son travail sur la nouvelle saga Spider-Man en reprenant les bases posées dans le premier film et en s’appuyant dessus pour essayer de développer de nouvelles choses. Une envie « d’innover » qui ne paie malheureusement pas. Si le film reste un divertissement agréable qui comblera assez bien la plupart des fans du Tisseur et les petits amateurs comme moi, il n’en demeure pas moins qu’il souffre de défauts dans la construction des personnages d’abord et des intrigues ensuite (l’intrigue générale est correcte mais sans plus et l’intrigue amoureuse dévie vers d’autres genres trop éculés). Un 3/5 donc, parce que je suis un mec gentil et pas assez objectif. Oh et un dernier détail : les spectateurs sont invités à rester pendant le générique de fin. Une surprise (sans lien avec Spider-Man cela dit) les attend.

Le « Oh, au fait ! » :
Des scènes intégrant le personnage de Mary-Jane Watson (avec Shailene Woodley pour l’incarner) ont été tournées mais finalement coupées au montage. Il faudra donc attendre The Amazing Spider-Man 3 pour voir arriver ce personnage dans la vie de Peter Parker. L’actrice a cependant fait part de ses doutes concernant sa reprise du rôle dans ce prochain volet.

En fouillant le casting, on peut se rendre compte que l’acteur B.J. Novak incarne ici Alistair Smythe, ce qui n’est pas flagrant en regardant le film. Or, ce même Alistair Smythe (dans les comics) devient par la suite un des ennemis de Spider-Man sous le nom somme tout assez humble de L’Anti-Araignée Ultime…

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