Internet gaming : Mini Metro, gros boulot, petit dodo

Tout un chacun sait ceci : internet regorge de jeux. Stratégie, action, plateforme, réflexion… Le web est un support idéal pour les petits développeurs indépendants qui veulent soumettre leurs idées et créations au plus large public possible. Aujourd’hui, j’ai l’intention de vous parler de l’une de ces trouvailles : Mini Metro.

MiniMetro logo

Mini Metro se présente comme un jeu minimaliste dans lequel le joueur est amené à créer et organiser son propre réseau de métro. Développé par le néo-zélandais Peter Curry pour le compte de Dinosaur Polo Club, le jeu est actuellement en alpha sur internet et devrait débarquer à la mi-2014 sur PC, Mac, Ubuntu, iPad et tablettes Android pour la modique somme de 3,99$ si vous choisissez de le pré-commander. Si vous préférez attendre la sortie du jeu pour vous l’offrir, il vous en coûtera 4,99$. On a vu pire. En attendant cela, vous pouvez y jouer dès maintenant et gratuitement en vous rendant à cette adresse. Notez bien qu’il s’agit d’une version alpha, c’est-à-dire que des bugs peuvent survenir (vous pourrez, le cas échéant, les signaler via un bouton dédié) et que tout ce que le jeu final aura à offrir n’est pas encore à 100 % présent dans cette version. Néanmoins, vous avez là un très bon aperçu de ce dont il retourne. Attention cependant, pour être opérationnel sur internet, le jeu nécessite que vous installiez au préalable le plugin Unity Web Player.

Qu’en est-il du principe du jeu maintenant ? Je vous disais plus haut qu’il s’agit de créer et d’organiser son propre réseau de métro. Si cette phrase est somme toute correcte, tant dans le fond que dans la forme, elle n’en demeure pas moins plutôt vague. Entrons donc dans les détails. Au début de la partie, vous vous retrouvez avec une interface somme toute très simpliste (on rappellera le caractère minimaliste évoqué dans la présentation du jeu) : un fond blanc, un tracé large et bleu représentant une rivière/un fleuve (je vous laisse choisir) et enfin trois icônes. Un triangle, un cercle et un carré. Chacun de ces trois symboles correspondent à des stations de votre tout nouveau métro. A priori, tout reste très simple jusqu’ici. Et il en est de même dans les premiers instants du jeu. A peine quelques secondes après le début de votre partie, des petits symboles apparaissent dans les stations. Il s’agit là encore de triangles, de cercles et de carrés mais, cette fois-ci, ils sont noirs et plus petits. Vous l’aurez compris, vos premiers passagers viennent de se manifester et c’est à vous qu’il advient désormais de les conduire dans les stations qu’ils souhaitent. Comment savoir alors où les mener ? Très simplement, les usagers triangulaires iront dans les stations triangulaires, les carrés dans les carrés, les ronds dans les ronds et ainsi de suite. Car non, vous ne devrez pas vous contenter de ces trois stations. Peu à peu, le nombre de stations augmente et de nouvelles formes apparaissent.

L'écran tel qu'il est au début du jeu : trois stations, peu de passagers (pour l'instant)

L’écran tel qu’il est au début du jeu : trois stations, peu de passagers (pour l’instant)

Dans la pratique, voici ce que vous avez à faire : tracer les différentes lignes du métro. Pour cela, il vous suffit de cliquer sur la station de votre choix puis, sans relâcher un instant la pression que vous exercer alors sur l’oreille gauche de votre souris, de tracer ladite ligne en reliant la station première à la suivante. Toujours en prenant en compte les destinations de vos passagers, cela va sans dire. A vous ensuite d’allonger ou de raccourcir vos lignes. Pour cela, saisissez vous du terminus (le bout de la ligne, en forme de T) et placez là où bon vous semble. Ce faisant, il vous est également possible de modifier les trajectoires de vos différentes rames. Ainsi, si votre ligne 1 partait à l’origine vers l’est, vous pourrez très bien modifier son tracé afin de la faire se diriger vers l’ouest si cela s’avère nécessaire. Le principe est donc relativement simple. Mais avec une affluence grandissante, vous aurez des choix à faire et c’est ici que se compliqueront les choses. Au départ, vous n’avez la possibilité de construire uniquement trois lignes et tunnels (nécessaires si vous souhaiter franchir le fleuve). A vous de faire avec pendant une semaine. Car oui, le jeu est divisé en semaines dont vous pouvez suivre le défilement dans le coin supérieur droit de l’écran (vous pouvez d’ailleurs mettre en pause en cliquant sur l’horloge). A chaque fin de semaine, il vous sera proposé de choisir entre trois bonus, parmi lesquels la possibilité d’ouvrir une nouvelle ligne (sept étant le maximum possible), de creuser de nouveaux tunnels, d’augmenter la capacité d’une rame, de proposer deux rames distinctes sur une seule et même ligne, etc. Ces upgrades sont ensuite disponibles dans un onglet que vous pourrez afficher en approchant le curseur de votre souris de l’extrémité gauche de l’écran de jeu. A mesure de votre progression dans la partie, vous découvrirez d’autres bonus agrémentés d’un « + » signifiant qu’ils sont applicables sur l’ensemble du réseau. Sans cela, chaque upgrade ne pourra être employé que sur une seule ligne. Il convient alors de faire très attention à ce qui se passe sur votre réseau car le choix du bonus de fin de semaine ne devra pas être fait à la légère. Et comme la fenêtre contextuelle proposant les upgrades couvre l’ensemble de votre réseau, vous ne pourrez pas profitez de ce temps mort pour mettre au point votre stratégie et mûrir votre réflexion quant au choix que vous allez faire. Il faut surveiller le métro en permanence ! Si cela peut s’avérer relativement difficile dans les premiers temps (saisir les mécanismes du jeu et comprendre l’ensemble de sa logique va assez vite mais demande un petit temps d’adaptation), vous verrez au fur et à mesure que vous saurez pencher vers les options les plus sensées assez vite.

Tracez, allongez, réorientez... Bref, gérez !

Tracez, allongez, réorientez… Bref, gérez !

Au final, votre objectif est de mettre sur pied (enfin, sur rails) le réseau de métro le plus efficace possible et d’éviter l’engorgement d’une station, synonyme de game over. C’est là que le jeu devient prenant. A chaque échec, vous voudrez tenter une nouvelle partie et appliquer une nouvelle stratégie. Par exemple, créer deux lignes sur les trois stations du départ. Ou une seule. Croiser, ne pas croiser (ceci ne pouvant être fait que dans les stations d’ailleurs), faire des lignes longues ou plus courtes… Il y a énormément de choix à faire et tout autant de possibilités. Aussi, à chaque partie perdue, le sentiment d’insatisfaction est bien là (d’autant qu’on sait ce que c’est quand c’est le bordel dans le métro…) et on ne peut s’empêcher de vouloir faire mieux. En bref, je recommande chaudement ce jeu. Simple d’accès, idéal quand on a un peu de temps à tuer et terriblement addictif. A ne pas commencer tard le soir, au risque de passer une nuit blanche !

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