In the Air, Jason Reitman, 2010

In the Air, comédie dramatique de Jason Reitman. Avec George Clooney, Anna Kendrick, Jason Bateman, Vera Farmiga…
La note du Koala : 3,5/5

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Le pitch : Ryan Bingham (G. Clooney) travaille dans une entreprise au sein de laquelle il est payé pour virer des employés dans d’autres entreprises qui n’osent pas le faire elles-mêmes. Pour cela, Ryan est toujours en voyage, traversant les Etats-Unis d’un bout à l’autre pour accomplir sa tâche. Solitaire, il va néanmoins croiser la route de deux femmes qui vont marquer sa vie : Natalie (A. Kendrick) et Alex (V. Farmiga).

La critique : Après le carton plein qu’a été Juno, sorti deux ans plus tôt, Jason Reitman renoue avec la comédie dramatique, traitant cette fois-ci de thèmes tels que la solitude.

Reitman est indéniablement un réalisateur talentueux. Il sait offrir une histoire agréable et touchante en évitant les superflus inutiles et insipides que d’autres auraient volontiers intégrés. Ce réalisateur-là évite assez habilement ces écueils et va directement là où il veut aller et touche rapidement au cœur. Il n’y a pas de chichis ou de moments où l’on sent que l’on tourne autour du pot. Enfin, si, ça arrive parfois mais cela se règle assez vite en général puisqu’il y aura toujours un personnage pour mettre les mots qu’il faut là où il faut. Après il y a toujours des petits défauts qu’on ne saurait ignorer mais qui sont assez bien compensés par d’autres aspects. Ses personnages sont calibrés, certes, mais réservent des surprises ; l’histoire est au premier abord relativement simple (voire banale) mais recouvre tout un champ émotionnel et thématique qu’il fallait aller chercher. En ce sens, Jason Reitman séduit sans trop de difficultés. Pour autant, il reste (à l’époque en tous cas) un réalisateur en devenir, en construction. Par exemple, Jason Reitman commet quelques erreurs avec notamment sa tendance à simplifier parfois l’avancée de son film en jouant sur des éléments trop connus pour être encore efficaces. Certains effets de style (qui n’en sont plus d’ailleurs tant ils ont été utilisés et usés) deviennent alors trop prévisibles, ce qui fait que certaines conclusions laissent un peu à désirer.

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Les deux personnages incarnés par George Clooney et Anna Kendrick s’alimentent l’un l’autre tout au long du film et conduisent leur évolution respective.

Pour autant, on ne peut certainement pas cracher sur ce film dans lequel le réalisateur crée et met en scènes des personnalités très humaines, très proches de nous. C’est ainsi une partie du commun des mortels qui évolue à l’écran. Et si l’effet cathartique complètement possible ne se produit pas chez tout le monde, je reste cependant persuadé que ces personnages là toucheront quand même la plupart des spectateurs. A un moment où un autre, il y a certainement une situation qui vous rappellera votre propre situation : le chômage, le doute, les difficultés de la vie amoureuse, la perte de ses repères… Jason Reitman ponctue ainsi son film de plus ou moins gros soucis de la vie et fait en sorte que toute cette histoire soit la plus plausible possible. Et elle l’est après tout. On a même le sentiment que cette série de péripéties pourrait arriver n’importe lequel d’entre nous.

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Clooney est un acteur que j’aime de plus en plus et ce film fut une occasion d’encore plus l’apprécier.

Et c’est aussi grâce à un casting trois étoiles que cet effet est possible. Si George Clooney fait du George Clooney sans grande nouveauté (il nous refait encore et toujours son fameux coup du « je regarde vers le bas puis je te regarde avec un air de grand séducteur »), on ne peut pas lui enlever une certaine aisance qui lui permet d’être complètement ce Ryan Bingham. Aussi humanisé que possible par son interprète, le personnage n’en devient alors que plus proche de nous. Au fond, et à l’instar de l’ensemble de ce film, tout cela me fait penser à un personnage des frères Coen. Ensuite il ne faut pas oublier de citer Vera Farmiga qui offre à In the Air un second rôle très équilibré, donnant ainsi non pas un mais bien deux acteurs à voir dans ce film. C’est alors un duo Clooney/Farmiga qui se développe tout au long du film et qui repose sur une mécanique parfaite. Enfin, citons Anna Kendrick dont le jeu, bien qu’un peu trop cadré, colle plutôt bien au rôle qui lui est ici proposé. Elle apporte cette rigidité dont le personnage avait besoin mais il lui manque un soupçon de fantaisie, histoire de dérider tout cela.

Jason Reitman signe donc ici un film de très bonne facture qui rappellera Juno sous certains aspects. Un ralisateur à suivre, sans aucun doute.

Le « Oh, au fait ! » :
Avec In the Air, Jason Reitman renoue avec certains acteurs rencontrés sur de précédents tournage. Ainsi, J.K. Simmons avait joué dans Juno et dans Thank You for Smoking, où l’on retrouvait aussi Sam Elliott (qui incarne ici le pilote de l’avion que Ryan rencontre). Enfin, Jason Bateman figurait également au casting de Juno.

Jason Reitman est le fils d’Ivan Reitman, qui a notamment réalisé les deux volets de la saga S.O.S Fantômes.

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