Expendables 2 – Unité Spéciale, Simon West, 2012

Expendables 2 – Unité Spéciale, film d’action de Simon West. Avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Jean-Claude Van Damme, Dolph Lundgren…
La note du Koala : 2,5/5

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Ce film est la suite de Expendables – Unité Spéciale (Sylvester Stallone, 2010).
Il sera suivi par Expendables 3 – Unité Spéciale (Patrick Hughes, 2014).

Le pitch : A peine sont ils rentrés de mission que les Expendables de Barney Ross (S. Stallone) sont engagés par Monsieur Chapelle (B. Willis) pour se rendre en Albanie, où ils doivent récupérer le contenu d’un coffre que transportait un avion qui s’est écrasé. Sur place, ils découvrent qu’ils n’étaient pas les premiers sur le coup et rencontrent un nouvel ennemi qu’ils comptent bien traquer, trouver puis tuer.

La critiqueExpendables, cette franchise de fou. Car il fallait bien l’être un peu, fou, pour aller pêcher cette idée de réunir tout plein d’action heroes d’hier et d’aujourd’hui dans un même film. Et pourtant, ça marche relativement bien.

C’est assez surprenant que je me sois laissé prendre au jeu de cette franchise. Même si j’en ai vu un certain nombre, je n’ai jamais été un grand fan des films d’action dans lesquels excellaient Stallone, Schwarzy et autres Bruce Willis (enfin si, Bruce Willis, j’aime bien). Alors pourquoi irais-je me perdre au milieu des Expendables ? Pour le fun, ni plus, ni moins. Ces films ne sont pensés que pour le fun, le plaisir de voir réunis tous ces biceps en même temps sur un écran. Du moins c’est l’impression que ça donne étant donné le dénuement le plus complet dans lequel se trouve son scénario. Franchement, cette histoire de plutonium (2,21 Gigowatts ?!?) volé qu’il faut récupérer avant que le méchant (qui s’appelle Vilain…) fasse tout péter… Non, c’est du réchauffé ça les mecs. Dans un sens, ça contribue sans doute au côté nostalgique puisque l’on retrouve le quasi-néant qui occupait la plus grande place dans la plupart des histoires que venaient nous conter les films relatant, il y a trois décennies de ça maintenant, les films qui ont fait de ces muscles des stars. Ainsi va donc Expendables 2. Entre deux scènes enrichies en testostérone, le film nous sert quelques passages cocasses, pas mal de répliques pourries* et un grand nombre de ressorts usés. Mais ça se laisse regarder. Surtout parce que ce que l’on vient chercher, ce n’est pas le sens de la vie (on laissera ça aux Monty Python) mais bien de la castagne et du gros calibre. De ce point de vue là, on est servi plus qu’à bon compte. Néanmoins, si on ne devait juger Expendables 2 que sur son scénario (encore moins travaillé que pour le premier opus), on lui mettrait 1/5.

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Quel gamin des années 1980 n’aurait pas rêvé de voir ça un jour ?

Mais alors, pourquoi la moyenne ? D’où sort ce 1,5 point qui fait toute la différence ? Du casting ! Et de la façon dont il est traité. Je disais plus haut que je ne suis pas vraiment fan de Stallone et compagnie. Mais il n’empêche que ce sont des acteurs cultes, qu’on les aime ou non. Et de les voir ensemble comme ça, c’est un peu un petit plaisir qu’on ne se refuse pas. D’autant qu’ils s’amusent. Tout dans ce film est pensé de façon à ce que ces types se charrient à longueur de temps. Entre Dolph Lundgren qui fait écho à sa maîtrise de génie chimique (véridique) en foirant la fabrication d’une bombe, Chuck Norris qui fait de son rôle un Churk Norris Fact complet et le trio Stallone/Schwarzenegger/Willis qui s’amuse à se balancer des références liées à leurs propres filmographies à longueur de temps… Sans oublier JCVD, qui nous fait du JCVD. Bref, on s’amuse à les voir s’amuser d’eux-mêmes. C’est délassant, ça ne demande pas d’effort, c’est à la fois ridicule et rigolo. Bref, je prends.

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Chuck Norris est d’autant plus appréciable qu’il joue de son image.

Après, on ne peut pas non plus parler d’un casting à 100 % 5 étoiles… On parle quand même de mecs qui se sont fait connaître grâce à leur masse musculaire. Je ne dis pas que les acteurs bodybuildés sont forcément mauvais, attention, mais ceux-ci n’ont jamais eu la réputation d’être de grands acteurs. Ils le confirment ici en livrant des prestations juste suffisantes pour contribuer au plaisir coupable de les regarder. Même Bruce Willis, que j’ai toujours vu comme étant un peu au-dessus du lot dans ce casting, m’a un peu laissé froid. Et je ne m’éterniserai pas plus sur cette question. J’ai dit tout ce que j’avais à dire à ce sujet.

En bref, Expendables 2 se place dans la veine de son prédécesseur mais semble vouloir aller encore plus loin dans le fan service. Ça se regarde une fois, pour rigoler un peu.

*A un moment, on a droit à un truc dans ce style : « Pourquoi ce sont ceux qui ont envie de vivre et qui le méritent qui meurent ? Et pourquoi ceux qui méritent de mourir sont toujours en vie ? »
Vous avez quatre heures.

Le « Oh, au fait ! » :
A la toute fin du film, une réplique est lancée faisant référence une célèbre saga et, par la même occasion, permet d’annoncer un acteur qui sera présent dans Expendables 3. La réplique est : « Sa place est dans un musée !« . On entend cette phrase dans Indiana Jones et la Dernière Croisade, dans lequel Harrison Ford campe pour la troisième fois le rôle de l’archéologue Indiana Jones. Or, Harrison Ford sera bel et bien dans le prochain volet d’Expendables, où l’on retrouvera aussi Mel Gibson, Wesley Snipes et Antonio Banderas.

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