Rambo II – La Mission, George P. Cosmatos, 1985

Rambo II – La Mission, film d’action de George P. Cosmatos. Avec Sylvester Stallone, Richard Crenna, Charles Napier, Steven Berkoff…
La note du Koala : 1/5

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Ce film est la suite de Rambo (Ted Kotcheff, 1983).
Il est suivi par Rambo III (Peter MacDonald, 1988).

Le pitch : Alors qu’il purge sa peine de prison, John Rambo (S. Stallone) est rappelé par le Colonel Trautman (R. Crenna) pour une nouvelle mission. La Guerre du Vietnam est terminée mais des soldats américains sont toujours prisonniers dans les camps communistes. Rambo est chargé de prendre des photographies desdits camps afin de prouver que ces prisonniers sont toujours en vie. Mais la mission de reconnaissance tourne mal et le guerrier va devoir sauver lui-même les soldats.

La critique : Rambo premier du nom proposait quelque chose de complètement inattendu. Un film d’action certes, mais avec du fond, du propos, une violence particulièrement mesurée et même un héros presque aussi touchant que le monologue qu’il prononce à la fin du film. Rambo II, c’est tout l’inverse.

RAMBO (1985)Quelle catastrophe que ce Rambo II ! Quelle déception surtout. Alors que son prédécesseur laissait croire que la qualité d’un film d’action ne se mesurait pas forcément au nombre de cadavres qu’on peut compter à la fin, cette suite ratée fait s’effondrer tout espoir d’un renouvellement du genre. Il n’y a rien de consistant dans ce film, à l’exception des muscles de Stallone, et « mauvais » est un mot qu’on croirait inventé pour lui. Je soupçonne même Rambo II d’être le père des nanars. Car c’en est un, ne nous voilons pas la face. Le scénario n’est même pas assez écrit pour pouvoir prétendre au titre de pitoyable. Il n’est rien puisqu’il n’existe pas. Au début peut-être, quand on envisage toutes ces idées de manipulation qui jalonnent rapidement les propos des différents protagonistes, mais après 10 minutes, c’est fini. Le film semble se péter une cheville et s’effondre de tout son long. Rambo le photographe (idée incongrue déjà) redevient Rambo le guerrier. Ou plutôt, on dira qu’il le devient parce qu’il ne l’était pas dans le premier film. Pas tant que ça en tous cas. Là c’est une machine à tuer, un mec à qui on aurait greffé une sulfateuse à la place de chaque bras. Pourtant on essaie de nous le montrer aussi humain que possible. Il philosophe sur le bien et le mal, sur la guerre et même sur l’amour. Rendez-vous compte, on le fait tomber amoureux ! Mais tout ça ne sert à rien au milieu de cette débauche de testostérone qui gâche tout ce qui aurait pu être bon dans ce film. Et tous les moments où l’on essaie d’avoir du fond deviennent finalement vains, pour ne pas dire risibles tant ils sont incohérent au milieu de ce carnage. C’est le mot d’ailleurs, carnage. Dans le premier film, il y avait un mort et c’était un accident (on me corrigera si je me trompe mais je ne suis pas loin du compte). Ici, il y en a tellement qu’on en perd le compte ! C’est n’importe quoi. Autant que tout le passage où Rambo élimine un à un ses camarades russes (le coup de la planque dans le mur de boue, c’était trop…).

Rambo-2-StalloneEt si la mise en scène et tout ce qui relève des mecs derrière la caméra n’était pas déjà assez mauvais, il faut en plus que le casting soit au plus bas niveau possible. Stallone, on ne peut pas dire grand-chose car ça n’a de toute façon jamais été un immense acteur. Mais il tue son personnage ici, il le détruit alors qu’il en avait fait quelque chose de tout à fait correct dans le premier film. Il tue ses émotions, il tue ses réflexions, il l’annihile. Rambo n’est pas plus humain que les armes qu’il utilise à tour de bras. Et ce n’est pas le reste des acteurs qui va relever le niveau. Richard Crenna est incroyable d’inexpressivité. Pourtant, lui qui incarne le seul homme capable de comprendre Rambo et ses tourments, il aurait pu jouer sur la corde sensible (au moins un peu quoi…). Mais il n’en fait rien et se contente de réciter son texte. Charles Napier, aussi peu inspiré que ses camarades ne fait pas mieux de son côté…

Rambo II est donc l’anéantissement de tout ce que le premier opus laissait imaginer. On aurait pu croire que la saga allait tout changer dans le film d’action des années 1980. Au final, elle ne fait qu’en renforcer chacun des clichés. C’est bien le seul truc qu’elle fait correctement, ce qui lui vaut son seul petit point ici. Enfin non, le point que je lui donne, c’est uniquement parce que je suis un mec gentil. Beaucoup trop pour le coup.

Le « Oh, au fait ! » :
Dolph Lundgren avait été envisagé pour jouer dans Rambo II mais Stallone a préféré abandonner cette idée. En effet, Lundgren avait déjà été pris dans Rocky IV et Sly souhaitait éviter toute confusion, les deux films étant sortis la même année.

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