Crimes à Oxford, Alex de la Iglesia, 2008

Crimes à Oxford, thriller de Alex de la Iglesia. Avec Elijah Wood, John Hurt, Leonor Watling, Dominique Pinon…
La note du Koala : 3/5

ptiteafficheLe pitch : Martin (E. Wood) vient étudier à la prestigieuse université d’Oxford, avec l’envie notamment de rencontrer le professeur Arthur Seldom (J. Hurt). Leur rencontre se fera finalement dans la douleur, en particulier quand ils découvrent ensemble le vieille dame qui hébergeait Martin et qui se trouvait également être une amie du professeur morte chez elle, assassinée. Commence alors une enquête pleine d’énigmes.

La critique : Alex de la Iglesia apporte ici un film assez particulier et difficile à saisir. Peut-être a-t-il voulu trop en faire…

elijah-wood-john-hurt-crimes-a-oxford_50ff3d3117801Pourtant, le scénario laisse penser qu’on est face à quelque chose de vraiment bien et, surtout, d’original. Et, après tout, ce n’est pas si mal. On a une enquête policière dans un contexte assez noir accentué par l’ambiance très britannique d’Oxford. Entre rebondissements inattendus et conclusions complexes, le film se construit autour des principaux piliers du film noir. Malgré cela, il y a un défaut : il y en a trop. Trop de rebondissements, trop de réflexion, trop de complexité. On avance pour mieux reculer et partir ailleurs et finalement re-reculer et repartir ailleurs, on réfléchit encore et encore du début à la fin… Complexe, si ce film devait l’être afin de correspondre à ce qu’il présente, il l’est finalement trop. Beaucoup trop. Il est clair que les énigmes constituent l’élément central de l’histoire mais là, on en a à foison et on finit par étouffer sous ce déluge de suites logiques et autres théorèmes mathématiques. Alors évidemment, on a les solutions quand les personnages les ont résolues et tout se clarifie peu à peu mais il n’empêche qu’on reste souvent dans le flou. Mais surtout, ce qui m’a le plus dérangé, c’est la fin. Une fin à double-twist, ça peut être bien, je ne dis pas le contraire mais là, ça ne va pas. Le premier twist est déjà assez tiré par les cheveux mais alors le second, c’est encore plus farfelu. A vouloir trop tirer sur la corde des énigmes et théorèmes divers et variés, on s’en arrache les cheveux. Car oui, c’est franchement capillotracté et cette fin noircit un peu le tableau. Je pense même que si le film s’était arrêté juste avant que le premier twist n’arrive, ça aurait été largement mieux. Allez, laissons le premier à la limite mais le deuxième était franchement facultatif.

crimes-a-oxfordEn tous cas, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé Elijah Wood, qui se sort de l’image de Frodon Saquet et qui nous offre une prestation tout à fait convenable. Ni trop, ni pas assez, Wood joue correctement, avec le ton juste. J’avoue l’avoir trouvé un peu trop tragique par moments mais sa performance d’ensemble reste à la hauteur. Mais on relèvera surtout le jeu de John Hurt, parfait dans le rôle de ce professeur aussi énigmatique que les énigmes qu’il résout. Il le rend impressionnant, ce qui accroît sa dimension énigmatique, étrange, et qui contribue à créer cet épais rideau de flou qui se développe autour du personnage tout au long du film.

Crimes à Oxford est donc un thriller qui part sur des bases saines mais qui pèche finalement par sa complexité. A trop vouloir en faire, il s’enlise.

Le « Oh, au fait ! » :
Les acteurs Michael Caine et Jeremy Irons ont été envisagés pour prendre le rôle finalement tenu par John Hurt, tandis que Gael García Bernal avait été pressenti pour le rôle de Martin.

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