Le Dernier des Templiers, Dominic Sena, 2011

Le Dernier des Templiers, film d’aventures de Dominic Sena. Avec Nicolas Cage, Ron Perlman, Claire Foy, Stephen Campbell Moore…
La note du Koala : 1,5/5

19602839Le pitch : Face aux horreurs des Croisades, Behmen von Bleibruck (N. Cage) et Felson (R. Perlman) quittent l’Orient pour regagner leurs terres natales. Mais une fois de retour chez eux, ils découvrent que la peste sévit. L’Eglise accuse une jeune femme d’être une sorcière et d’avoir lancé l’épidémie. Behmen et Felson, accompagnés de quelques compagnons, sont alors chargés d’amener la sorcière dans une abbaye où les moines disposent d’écrits capables de mettre un terme à la maladie.

La critique : Mon introduction va être brève : je n’attendais pas grand-chose de ce film, c’est ce que j’ai eu.

Je ne sais pas trop comment entamer cette critique. Allez, je vais commencer par dire ce que j’espérais et je finirai en parlant de ce qui m’a franchement déçu. Ce que j’attendais, c’était un truc un peu fantaisiste, pas prise de tête, qui joue tranquillement sur les faits historiques pour mieux s’en détourner et offrir un bon spectacle, quelque chose de divertissant. Je m’attendais à un fond d’heroic-fantasy médiévale mais le titre ne me laissait pas croire qu’on allait me parler de sorcières, d’exorcisme et d’autres rituels du genre. Pour moi, Le Dernier des Templiers, ça aurait dû parler d’un Templier à l’aube de la fin de cet ordre. Finalement, le personnage de Nicolas Cage aurait pu être Templier, curé ou cordonnier que ça n’aurait pas changé grand-chose. Enfin, si on regarde le film dans l’ensemble, on se rend compte que ce titre n’a strictement aucun sens et on remerciera encore une fois les traducteurs français qui détournent à leur guise le sens d’un titre donné en VO comme suit : Season of the Witch, comprenez La Saison de la Sorcière. Mais le problème du film ne tient pas que dans son titre, ça serait trop simple sinon.

le-dernier-des-templiers-de-dominic-sena-10353900irqqgEn fait, l’ensemble du film est caduc. Le scénario en lui-même est d’un classicisme affolant. Il faut aller du point A au point B tout en trimballant une prisonnière afin de se débarrasser de celle-ci une fois arrivé au point B. Le film se construit donc en suivant un long (trop long) couloir que vont devoir parcourir les principaux protagonistes de l’histoire. Protagonistes dont on reprochera la naïveté, pour ne pas dire la stupidité. A plusieurs reprises, ils se font avoir comme des bleus. Le curé qui n’arrête pas de dire qu’il ne faut pas s’approcher de la cage dans laquelle est la sorcière et qui le fait quand même… Ah et aussi, il y a un truc qui m’a franchement choqué. Les personnages évoluent dans un univers où tout le monde à la peste. Et ils tripotent du pestiféré à longueur de temps ! Et aucun ne tombe malade ! Qu’on fasse en sorte que les héros n’attrapent pas la peste, je suis d’accord mais alors ne les laissez pas toucher des mecs qui l’ont ! Mais on n’est pas à ça près, la logique en prend plus d’un coup dans ce film. Bon, au passage, on pourrait évoquer les inepties que sont la plupart des péripéties, le faux suspense qui tient sur toute la durée du film mais je vous épargnerai ça et me contenterai de vous dire qu’il ne faut pas compter sur ces deux points pour passer un bon moment.

le-dernier-des-templiers-1Et ce n’est bien évidemment pas le casting qui va relever le niveau. Je passerai sur les prestations de Claire Foy, Stephen Campbell Moore, Stephen Graham, Ulrich Thomsen et Robert Sheenan (tous sont particulièrement anecdotiques) pour retenir principalement celles de Nicolas Cage et de Ron Perlman. Ce dernier ne s’en sort pas trop mal d’ailleurs mais il reste dans une position de sidekick qui le limite considérablement. C’est comme si le réalisateur lui avait dit : « Bon écoute Ron, t’es un second rôle, le mec qui donne un coup de main alors tu la joues en mode mec-qui-freine-les-ardeurs-de-mon-pote-un-peu-trop-énervé et tu en restes là« . Quant à Nicolas Cage, il rappelle ici pourquoi il n’a plus les faveurs du tout Hollywood. Il reprend un de ces rôle plutôt moyens dans lesquels il joue de manière plutôt moyenne.

En gros, Dominic Sena livre ici un film bateau, sans surprises. Ou plutôt sans bonnes surprises. Une déception, ni plus, ni moins.

Le « Oh, au fait ! » :
C’est ici la deuxième fois que Nicolas Cage et Dominic Sean travaillent ensemble, 11 ans après 60 Secondes Chrono.

Si on parle de Templiers, on ne peut que constater que ce film comporte des incohérences énormes. La fin des croisade est arrivée vers 1291 et le film commence en 1332, en pleine batailles des Croisés, ce qui est donc tout à fait improbable. On notera aussi que les bliauds (tenues) que portent les Templiers sont en fait des tenues de Chevaliers Teutoniques. Il n’est donc en fait pas du tout question de Templiers dans ce film. Mais il faut dire aussi que Le Dernier des Templiers, ça sonne mieux que Le Dernier des Teutoniques. Ou alors, on aurait pu traduire correctement le titre anglais (La Saison des Sorcières, pour ceux qui ont déjà zappé).

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