Le Hobbit – Un Voyage inattendu, Peter Jackson, 2012

Le Hobbit – Un Voyage inattendu, film d’aventures de Peter Jackson. Avec Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage, Andy Serkis…
La note du Koala : 4/5

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Ce film est suivi par Le Hobbit – La Désolation de Smaug (Peter Jackson, 2013).

Le pitch : Dans la paisible Comté vit un Hobbit  répondant au nom de Bilbon Sacquet (M. Freeman). Comme la plupart des Hobbits, ce n’est pas vraiment un aventurier et il apprécie le calme de sa maison et de sa petite vie tranquille. Mais lorsque le magicien Gandalf (I. McKellen) arrive chez lui, bientôt suivi par treize Nains menés par leur chef Thorin (R. Armitage), Bilbon se retrouve un peu malgré lui embarqué dans un voyage dont le but est de vaincre le dragon Smaug et de rendre aux Nains leur royaume.

La critique : Plus qu’attendu, Le Hobbit ne pouvait pas se permettre de décevoir. Surtout que Peter Jackson a mis le paquet pour faire saliver les fans (vidéos de tournage, teasing…) alors il n’avait pas intérêt à se planter. Fort heureusement, on parle bien de Peter Jackson.

1804545_3_7413_bilbo-le-hobbit-martin-freeman-face-a-gandalf_e5aad3cd1e162256ce89ce1920487cc1Comprenez par là qu’il n’y avait pas de réelles inquiétudes à avoir quant au résultat final de l’œuvre, si ce n’est en ce qui concerne l’adaptation en elle-même du roman d’origine. Les fans de Tolkien pouvaient légitimement se demander si Le Hobbit allait ou non ressembler aux pages du célèbre auteur. Je ne me risquerai pas ici à vous dire si l’adaptation est bonne ou non car, comme souvent malheureusement, je n’ai pas lu le livre dont il est question. Non, je vais tâcher de parler de ce film comme je le ferais de n’importe quel autre. Aussi, commençons par la mise en scène. Avec sa trilogie du Seigneur des Anneaux, Jackson avait réussi à développer toute une réalisation dont on peut aisément dire qu’elle est devenue propre à cette épopée. Tant dans la narration que dans la photographie, tout était idéalement conçu et a, je pense, contribué à la réussite de la saga. Et cette recette à succès, le réalisateur l’a tout simplement (et logiquement) reprise pour la transposer sur ce nouveau projet. Heureusement d’ailleurs car j’aurais eu du mal à saisir un changement radical dans le sens où ça aurait sans doute nuit à la création d’un lien inébranlable entre les deux trilogies (bien que George Lucas l’ait bien déjà fait avec Star Wars). Plusieurs points sont à noter je pense. Tout d’abord, Peter Jackson sait rendre une œuvre léchée et ça se voit. Le film est beau, tout simplement. Il est très agréable à regarder et la mise en scène ne fait que favoriser cette impression. L’ensemble est relativement fluide et permet de ne pas assommer le spectateur comme d’autres cinéastes auraient eu tendance à le faire. Par exemple, les scènes d’action se suivent sans difficulté et Peter Jackson tâche à chaque fois d’en faire un spectacle, ce à quoi il nous avait habitués avec sa première trilogie.

le-hobbit-le-voyage-inattendu-the-hobbit-an-unexpected-journey-12-12-2012-12-gEn ce qui concerne strictement le scénario, il reste largement satisfaisant. Peter Jackson livre une histoire riche en événements et qui cherche à ne pas se perdre dans un univers qui se voudrait peut-être trop grand (car l’univers de Tolkien est immense, il s’agit de faire attention). Le fil rouge du film n’est jamais perdu de vue mais on pourra éventuellement reprocher quelques petites longueurs. Rien de gravissime mais (je vais éventuellement me faire taper dessus) la scène des trolls par exemple aurait peut-être pu être ôtée (ou au moins remaniée afin qu’elle ne coupe pas autant de le rythme du récit). J’avais d’autres exemples en tête mais je ne vous cache pas que je les ai perdus en cours de route… Enfin bref, quelques longueurs donc mais, en même temps, je ne peux pas nier que cela rapproche le film de l’œuvre originale de Tolkien, qui regorge de ces longueurs ! Tolkien prenait son temps dans ses romans et, par instants, Peter Jackson semble vouloir faire de même ici. Il se rapproche encore plus de l’univers décrit par l’auteur lorsqu’il laisse ses personnages chanter. Dans les romans de la saga Le Seigneur des Anneaux, c’est quelque chose que l’on retrouve très régulièrement. Une pause = une chanson. Une histoire/légende à raconter = une chanson. Le cinéaste se lie donc un peu plus à l’auteur, ce qui ne déplaira pas (je pense) aux fans.

bilbolehobbit-image1Je vais conclure en parlant du casting. J’aurais pu dire beaucoup d’autres choses au sujet de ce film mais je tiens à faire court et donc à aller à l’essentiel. Pour autant, je ne reviendrai pas spécialement sur les prestations de Ian McKellen, de Christopher Lee ou encore de Hugo Weaving. C’est évidemment un plaisir de les retrouver dans leurs rôles respectifs en tous cas. Non, je vais surtout parler de Martin Freeman, acteur que je découvre peu à peu, notamment grâce à la série Sherlock bien sûr. Pour moi, Freeman fait partie de ces acteurs dont on n’entend que trop peu parler. Pourquoi n’a-t-on pas pu autant profiter de son talent auparavant ?  Enfin, on en a déjà profiter oui (non-exhaustivement : Sherlock, Love Actually, un peu de Hot Fuzz aussi…) mais jamais vraiment dans des rôles de premier plan tels que celui-ci. Et pourtant, quand on voit la qualité de son interprétation de Bilbon, il y a de quoi lui offrir plus souvent ce genre d’opportunités (ce qui sera sûrement le cas dans l’avenir après ce film). Freeman est juste, voilà tout. Ni trop, ni pas assez, il est dans le ton, de A à Z. Aucune fausse note, à aucun moment. Il incarne Bilbon, il est Bilbon, il enrichit Biblon. Il lui donne toute la substance que Ian Holm avait commencé à construire dans la première trilogie sans pour autant pouvoir aller au bout. Excellent et puis voilà. Je tiens aussi à souligner la prestation de Richard Armitage, qui fait de son Thorin un Nain comme on les aime : fier, fort, meneur. Peut-être un peu trop théâtral parfois, Armitage reste néanmoins dans le ton. De plus, il forme avec ses 12 camarades Nains une belle assemblée de joyeux lurons telle qu’on l’attendait. Très bien.

Ce Hobbit premier du nom pose donc de saines bases pour un trilogie qui s’annonce épique. Si ce film était attendu, nul doute que ses suites le seront encore plus après un travail aussi bien mené.

Le « Oh, au fait ! » :
Avant Martin Freeman, les rumeurs annonçaient James McAvoy dans le rôle de Bilbon. Guillermo Del Toro (qui a participé à la rédaction du scénario) a néanmoins démenti ce choix en affirmant qu’aucun choix de casting ne serait fait avant que le scénario ne soit terminé. En attendant, ont également été annoncés Daniel Radcliffe, Shia LaBeouf, David Tennant ou encore Tobey Maguire.

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