Le Jour d’Après, Roland Emmerich, 2004

Le Jour d’Après, film-catastrophe de Roland Emmerich. Avec Jake Gyllenhaal, Dennis Quaid, Sela Ward, Emmy Rossum…
La note du Koala : 3/5

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Le pitch : Climatologue travaillant pour le gouvernement des Etats-Unis, Jack Hall (D. Quaid) a mis au point un modèle théorique prévoyant un changement global du climat pouvant conduire à une nouvelle ère glaciaire. Mais les événements se précipitent et sa théorie se trouve vérifiée à une vitesse affolante. Jack doit alors convaincre le Président et réussir à sauver son fils Sam (J. Gyllenhaal), parti quelques jours auparavant à New-York pour une compétition scolaire.

La critique : Avec Le Jour d’Après, Roland Emmerich renoue avec le film-catastrophe, après avoir délaissé ce genre pour réaliser The Patriot : le Chemin de la Liberté en 2000. Je n’irai pas jusqu’à dire que ça manquait…

Le-Jour-d-apres-de-Roland-Emmerich-2004_portrait_w858Si ce genre de films a fait la renommée de Roland Emmerich, c’est sans doute parce qu’il est l’un des maîtres dans ce domaine, malgré le déséquilibre de la plupart de ses œuvres. Le Jour d’Après s’inscrit donc dans la continuité de la filmographie du cinéaste. On y retrouve tous les codes des films du réalisateur : des héros malgré eux, des enjeux de grande ampleur à échelle mondiale… Tout ceci se retrouve condensé dans un scénario riche en péripéties (inégales d’ailleurs), pas toujours bien mené mais qui sait nous tenir en haleine sur les 2h que dure le film. Ce qu’on lui reprochera en priorité, c’est son côté scientifique désastreux. le problème ne vient pas des théories avancées par les protagonistes mais plutôt par l’échelle temporelle utilisée. Comment de tels événements climatologiques pourraient-ils se produire dans un laps de temps aussi court ? La plupart des-dits événements sont d’ailleurs fortement exagérés (les tornades sur Los Angeles…). Alors oui, je sais, c’est un film-catastrophe alors tous les événements arrivent un peu en mode « toc toc badaboum » mais tout de même, il ne faut pas prendre les spectateurs pour des idiots… Néanmoins, ces quelques points ont le mérite d’apporter une angoisse supplémentaire en réduisant le champ des possibilités des personnages. En cela, ce caractère complètement irréaliste contribue à l’ambiance générale du film.

photo-du-film-le-jour-d-apres-2Et les personnages justement, parlons-en. Ou plutôt, parlons de ceux qui les incarnent. Jake Gyllenhaal d’abord joue de manière relativement honorable, ce qui est (je crois) régulièrement le cas. Là où je trouve qu’il se débrouille bien, c’est dans la manière où il réussit à faire passer cet air d’adolescent un peu perdu et pris dans un problème trop grand pour lui. Dennis Quaid ensuite est également bon en climatologue aventurier du grand froid. Même si certains des passages de son personnage laissent à désirer (le moment où il annonce que « nous sommes à l’aube d’un changement climatique majeur » fait vraiment trop cliché), il offre une prestation globalement correcte, ce qui contribue (avec Gyllenhall) à éloigner un peu Le Jour d’Après du titre de « nanard sur grand écran et à X millions de dollars ». Les seconds rôles en revanche, même s’ils ne sont pas catastrophiques, ne sont pas vraiment brillants. Emmy Rossum ou encore Arjay Smith, qui ont pourtant un champ d’action assez grand par les rôles qui leur ont été attribués, ne réussissent pas à se mettre plus en avant.

Le Jour d’Après, même si ce n’est pas un chef-d’œuvre, constitue une néanmoins un film d’une qualité plutôt correcte. A l’instar de 2012, on le regardera surtout pour se vider la tête. Et finalement, on l’apprécie d’autant plus que ce 2012 justement est loin d’avoir convaincu son public. Roland Emmerich réussit donc à échapper au too much auquel ils nous a habitué mais il en reste quand très (trop ?) proche.

Le « Oh, au fait ! » :
Contrairement à ce qui est dit dans le film en VF, le kérosène ne gèle pas à  -65°C mais à -101°C. Cette erreur est due à une erreur dans la conversion des degrés Farenheit, utilisés dans la VO, en degrés Celcius pour la VF.

L’actrice Kirsten Dunst (Spider-Man, Jumanji, Virgin Suicides, Marie-Antoinette ou plus récemment Melancholia) apparaît dans le film. Il est possible de la voir après 35 minutes de film environ, se cachant légèrement le visage.

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