Hors de Contrôle, Martin Campbell, 2010

Hors de Contrôle, thriller de Martin Campbell. Avec Mel Gibson, Danny Huston, Ray Winstone, Bojana Novakovic…
La note du Koala : 3,5/5

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Le pitch : Inspecteur de la brigade criminelle, Thomas Craven (M. Gibson) reçoit sa fille Emma (B Novakovic) pour quelques temps. Malade, cette dernière demande à son père de l’emmener voir un médecin et lui avoue avoir des choses à lui dire. Mais elle n’en aura pas le temps : un homme l’assassine devant la porte de leur maison. Tout le monde est alors persuadé que c’est Thomas qui était visé et celui-ci, déterminé à venger la mort de sa fille, va s’aventurer dans les dangereux milieux des affaires et de la politique.

La critique : A première vue, Hors de Contrôle a plusieurs atouts en poche. D’abord un réalisateur (Martin Campbell) connu pour avoir notamment réalisé GoldenEye (1995) et Casino Royale (2006), deux des meilleurs films de la série James Bond. Ensuite, il compte parmi ses acteurs Mel Gibson, rendu célèbre par le rôle de Martin Riggs dans L’Arme Fatale (1987) et ses (inégales) suites (même si les Mad Max étaient déjà passés par là). Autant dire qu’en termes de thrillers et films policiers, on a ici deux hommes qui s’y connaissent.

19099756_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090504_114640On retrouve dans le scénario de Hors de Contrôle un trait particulier qui consiste à perdre un peu le spectateur afin que celui-ci se rende compte à quel point l’affaire dans laquelle progresse le personnage principal est complexe. On cherche à plusieurs reprises à nous embrouiller (notamment avec le personnage de Darius Jedburgh, interprété par Ray Winstone). Cela apporte une atmosphère au film qui est assez caractéristique des bons thrillers. J’ai notamment apprécié cet aspect dans le sens où, tout en cherchant à créer de la confusion, il ne conduit pas à une perte totale du spectateur, à aucun moment. On met du brouillard dans les éléments mais on laisse la lumière allumée. Néanmoins, il ne faut tout de même pas nier que, par moments, ce même scénario est assez déroutant. La fin est précipitée et quelques passages sont trop téléphonés (voir à ce sujet la scène où le personnage de Mel Gibson recule avec sa voiture dans celle de ses poursuivants). Malgré ces quelques erreurs, le tout reste assez cohérent dans son ensemble et on nous apporte les éléments de réponse aux questions que l’on se pose en temps utile. A la fin, la boucle est bouclée et c’est bien là l’essentiel. Au-delà de ces aspects, le tout est filmé d’une manière tout à fait correcte, dans l’esprit des polars classiques et rappelant que Martin Campbell connaît la chanson.

5025-hors-de-controleEnsuite, en ce qui concerne Mel Gibson et bien que sa prestation soit bonne, on l’a connu plus en forme. Ici, certaines de ses scènes sont un peu comme des passages à vide. Il n’exprime pas toujours grand chose et laisse perdre son personnage dans un flot de paroles dont on va facilement décrocher. Ce n’est pas toujours le cas mais cela nuit à ce que j’évoquais précédemment, à savoir le fait que le scénario arrive à garder le spectateur attentif malgré certaines complexités. Mais Mel Gibson arrive aussi à avoir cet air désemparé, cette tristesse sur le visage qu’il avait déjà réussi à donner au dépressif Riggs dans L’Arme Fatale. Les seconds rôles en revanche ne sont pas dans la demi-mesure : soit ils sont bons, comme Ray Winstone, soit ils sont mauvais, comme Danny Huston, presque risible en méchant magnat de l’industrie nucléaire (mention spéciale pour le peignoir à la fin du film…).

Hors de Contrôle est donc un thriller soigné mais on regrettera que seul Mel Gibson tire réellement son épingle du jeu. Ceci dit, ce film offre un bon résultat.

Le « Oh, au fait ! » :
Hors de Contrôle est en fait l’adaptation cinéma d’une série britannique de six épisodes et diffusée en 1986 sur la BBC. La réalisateur de la série était déjà Martin Campbell. On ne change pas une équipe qui gagne.

Robert De Niro aurait dû tenir le rôle de Darius Jedburgh. Il quitta cependant le tournage après quelques jours pour « différents artistiques ». Le rôle revint donc à Ray Winstone.

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