Il Etait une Fois dans l’Ouest, Sergio Leone, 1968

Il Était une Fois dans l’Ouest, western de Sergio Leone. Avec Claudia Cardinale, Henry Fonda, Charles Bronson, Jason Robards…
La note du Koala : 5/5

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Le pitch : Brett McBain, propriétaire d’un terrain dans le désert, est tué avec ses trois enfants alors qu’il prépare l’arrivée de sa nouvelle femme, Jill (C. Cardinale). Ce meurtre est l’œuvre de Franck (H. Fonda) mais les soupçons se portent vite sur un criminel renommé : le Cheyenne (J. Robards). A peu près au même moment, un train arrive en gare et y laisse un homme avec son harmonica (C. Bronson). Il recherche Franck mais ce dernier a envoyé trois de ses hommes pour l’accueillir.

La critique : Il n’est pas toujours aisé de définir un genre cinématographique. Mais chacun de ceux-ci a au moins un film qui le définit parfaitement. Pour le western, c’est sans aucun doute Il Était une Fois dans l’Ouest qui, l’air de rien, s’impose comme le modèle du genre. Le film dont tu ne peux pas dire « j’aime les westerns » si tu ne l’as pas vu.

large_562487Tout est culte et chaque détail, chaque plan est devenu un élément incontournable du genre. La réalisation est extrêmement soignée et mesurée. Les plans sont magnifiés, de ces gros plans très serrés à ces plans larges en travelling, par une mise en scène sans faille. L’incroyable composition de Ennio Morricone donne une dimension plus grande à ce que les images montrent (voir par exemple le plan montrant Franck et ses acolytes après la tuerie de la famille McBain). Malgré cette méticulosité dans la réalisation, je pense qu’on pourra quand même reprocher au scénario quelques longueurs, notamment dans les dialogues, pourtant importants pour comprendre les personnages et le sens du film. Il en est ainsi du premier dialogue entre Jill et le Cheyenne, de celui entre Franck et Jill (d’ailleurs, cette scène ne présente finalement que peu d’intérêt…) ou encore de celui entre Franck et Harmonica après la vente aux enchères. De ceux-ci, seul le second aurait pu être tout simplement effacé du scénario mais les deux autres ne présentent pas que des éléments nécessaires. La continuité du film ne s’en trouve en aucun cas changée si on les élude et je trouve qu’ils apportent une baisse de régime au rythme du film.

il-etait-une-fois-dans-ouest-23-gCe qu’on apprécie aussi dans ce film, ce sont les personnages. Loin des clichés que le monde du western a finalement composés, Sergio Leone nous présente une palette de protagonistes ni gentils, ni méchants. Aucun n’est tout à fait propre, ni tout à fait sale. Ce sont des hommes (et une femme, ne l’oublions pas) presque comme les autres et qui se retrouvent mêlés à une série d’événements qui les amèneront à se rencontrer. C’est finalement, sur un fond de changement sociétal, une histoire d’hommes (et d’une femme) qui se dessine ici, plus encore qu’un règlement de compte ou tout autre scénario classique du genre. Et n’oublions pas que Sergio Leone a aussi réalisé un grand coup sur ce film. Il a réussi à réunir un casting excellent. Charles Bronson, bien que pas toujours assez expressif, est très bon, comme à son habitude. Henry Fonda confirme son statut de monstre sacré du cinéma américain avec ce rôle de Franck, dans lequel il convainc tout à fait, notamment à grands coups de regards plus qu’adaptés au personnage. Claudia Cardinale joue tout aussi bien, à l’image de Jason Robards en « gentil vaurien ».

gff Il Était une Fois dans l’Ouest a été réalisé il y a maintenant 43 ans. Malgré son âge, ce film n’a pas pris une ride et demeure comme LA référence du genre et il y a fort à parier qu’aucun autre western ne puisse réussir à le détrôner, ce qui, au fond, est assez dommage car cela signifierait qu’on ne sait plus les faire…

Le « Oh, au fait ! » :
Avant le massacre au début du film, la fille McBain chante une chanson qui, certes, existe mais n’a en fait été composée qu’en 1910.

Au début du film, Harmonica prend une balle sur le quai de la gare mais, dans la même journée, on le revoit parfaitement indemne. Ce détail fait débat entre ceux qui se l’imaginent comme un personnage fantastique et ceux qui estiment qu’il s’agit d’une simple erreur de la part de Sergio Leone.

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2 réflexions sur “Il Etait une Fois dans l’Ouest, Sergio Leone, 1968

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