Wayne’s World, Penelope Spheeris, 1992

Wayne’s World, comédie de Penelope Spheeris. Avec Mike Myers, Dana Carvey, Tia Carrere, Rob Lowe…
La note du Koala : 5/5

wayne_s_world,1Ce film est suivi par Wayne’s World 2 (S. Surjik, 1994).

Le pitch : Wayne Campbell (M. Myers) et Garth Algar (D. Carvey) animent une émission de télévision depuis la cave des parents de Wayne. Benjamin Oliver (R. Lowe), producteur, voit dans cette émission suivie par de nombreux jeunes un moyen de gagner beaucoup d’argent et va donner leur chance aux deux éternels adolescents. Mais c’était sans compter la rivalité qui va opposer Wayne et Benjamin lorsqu’ils tomberont tous les deux sous le charme de la belle Cassandra (T. Carrere), chanteuse dans un groupe de rock.

La critique : Au premier abord, Wayne’s World apparaitra pour beaucoup de monde comme une comédie un peu lourdaude. Mais a-t-on déjà vu une comédie lourdaude d’une qualité pareille ? J’ai beau y réfléchir, la réponse qui s’impose est : non.

mike-myers-dana-carvey-as-wayne-and-garth-in-waynes-worldWayne’s World tire profit du fait qu’il met en scène deux personnages atypiques : Wayne et Garth. Ces deux adolescents prolongés n’ont a priori pas grand chose pour faire d’eux les personnages principaux d’un film. Et pourtant si. Ils ont cette simplicité d’esprit (voire cette stupidité par moment) qui fait de chaque moment assez banal pour quelqu’un comme vous et moi, une occasion de rire. Avec eux, tout devient prétexte à se marrer, du passage au fast-food du coin (dont le gérant est une sorte de psychopathe hilarant) à la virée en voiture avec leurs amis (sur un fond de « Bohemian Rhapsody » de Queen, titre mythique pour scène culte) en passant par le concert d’Alice Cooper (avec accès backstage !). En fait, si le scénario brille, ce n’est pas par son originalité, car au fond, il n’y a pas grand chose de réellement original dans l’aventure des deux personnages. C’est surtout par sa façon de tourner les choses sous un angle incongru et drôle (voire hilarant) avec des situations qui deviennent rapidement absurde, pour notre plus grand plaisir. Je pense notamment à la fin du film, remaniée par Wayne et Garth en personne.

snapshot00021En cela, Mike Myers et Dana Carvey sont les éléments clés du film. Leurs mimiques, leur gestuelle, leurs têtes même… Tout chez eux nous fait rire. Ils ont un pouvoir comique qui décuple celui de leurs personnages respectifs. Avec leurs cheveux longs et leurs jeans troués, ils sont l’archétype des jeunes adultes encore adolescents dans leurs têtes et mettent en vedette une catégorie de personnes dont la place au cinéma était jusque là celle du bouffon, du type un peu lourd qui ne comprend rien à rien. Belle revanche pour eux. Et cette revanche est d’autant plus grande qu’une grande partie des personnages secondaires du film est comme eux, à commencer par les amis de Wayne et Garth, tous aussi déjantés les uns que les autres. Mais il ne faut pas oublier Tia Carrere, sublime en chanteuse/bassiste rock, et encore moins Rob Lowe, dont la tête de jeune premier et de séducteur aux antipodes des deux compères Wayne et Garth correspond tout à fait à ce personnage d’ambitieux producteur.

waynes-world-rob-loweDe Wayne’s World on pourrait dire tant de choses. Chaque scène (ou presque) ayant un élément comique précis, on pourrait passer des heures à les détailler une par une. Wayne’s World est un must, un petit bijou de la comédie américaine.

Le « Oh, au fait ! » :
Ce sont les Nuls Alain Chabat et Dominique Farrugia qui se sont chargés de l’adaptation française des dialogues.

Wayne’s World a même été adpaté en jeu vidéo. Le but était, en incarnant Wayne, de sauver Garth d’une « gélatine informe » répondant au doux nom de Zantar, référence évidente au film et plus précisément au producteur Noah Vanderhoff (Brian Doyle-Murray), qui avait fait fortune en lançant un jeu vidéo du nom de « Zantar ».

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3 réflexions sur “Wayne’s World, Penelope Spheeris, 1992

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