Independence Day, Roland Emmerich, 1996

Independence Day, film de science-fiction de Roland Emmerich. Avec Jeff Goldblum, Will Smith, Bill Pullman, Judd Hirsch…
La note du Koala : 2,5/5

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Le pitch : Un gigantesque vaisseau spatial s’approche de le Terre, libérant plusieurs soucoupes volantes qui prennent position au dessus des plus grands villes du monde : New York, Washington, Paris, Moscou, Londres… Alors que la panique s’installe, David Levinson (J. Goldblum), un informaticien, réussit à capter un signal émis par les extra-terrestres et permettant de découvrir leur plan. Pendant ce temps, le Capitaine Steven Hiller (W. Smith) et ses camarades sont envoyés au combat pour tenter de détruire les envahisseurs. Mais rien n’y fait, ils sont protégés par des boucliers.

La critique : Avec Independence Day, Roland Emmerich se fait un nom, déjà assez connu avec Stargate : la Porte des Etoiles, sorti en salles en 1995. Ce nom, il est depuis resté associé à un genre de film précis : le film-catastrophe (et pas forcément catastrophique) à tendance science-fiction. Et ce film est son véritable premier essai dans cette catégorie.

Le scénario d’Independence Day est assez bien ficelé. Il y a finalement deux histoires dans l’histoire : d’abord celle de David Levinson (Jeff Goldblum, correct mais peut mieux faire), qui va découvrir le signal extra-terrestre et en parler à son ex-femme (Margaret Colin) qui, justement, est conseillère auprès du Président des Etats-Unis et va donc pouvoir en faire profiter ce dernier. Ensuite, on a l’histoire de Steven Miller (Will Smith dans ses débuts au cinéma, il aura largement mieux fait depuis), ce pilote de chasse qui va casser de l’alien. Les deux histoires vont ainsi finir par se rencontrer pour permettre le final du film, ô combien attendu. Attendu parce qu’on voulait que ça arrive et attendu parce qu’on savait que ça allait arriver ainsi. Et c’est surtout ça que l’on reprochera à ce film : il est sans surprise. Tout ou presque est prévisible, des boucliers des soucoupes volantes à la fausse mort de l’extra-terrestre transporté en Zone 51.

04_independence_day_blurayCe qu’on lui reprochera aussi, c’est son côté très américain que l’on retrouve autant dans les mentalités que dans le jeu des acteurs. Pour ce qui est des mentalités, on retrouve tout ça avec ce côté destructeur des protagonistes. « On se fait attaquer par des extra-terrestres ? On n’a qu’à leur envoyer des avions de chasse pour les abattre et si ça ne fonctionne pas, on pourra toujours utiliser la bombe atomique. » On retrouve aussi cet aspect dans les répliques des personnages, à commencer, bien évidemment, par le président. On pensera notamment à son discours lorsqu’il se prépare (en bon patriote qu’il est) à partir au combat avec les autres pilotes sur la Zone 51 (discours où il nous ressort tous les clichés du genre : « indépendance », « liberté », « droit de vivre », « humanité »…). Ensuite, je parlais de cet aspect américain dans le jeu des acteurs. Mouvements lents lorsqu’ils voient quelque chose de stupéfiant, grands gestes pour expliquer les choses, mimiques ridicules (là, on notera la performance de Judd Hirsch, notamment à la fin du film)… Tout est là pour que l’on comprenne que les Américains, ce sont vraiment les meilleurs (d’ailleurs, on notera que dans le film, ce sont eux qui trouvent la solution au problème et qui coordonnent la lutte internationale contre l’envahisseur).

roland-emmerich-wants-a-series-of-independence-day-filmsEn revanche, si l’on passe ces aspects négatifs, le film nous apporte quelques choses de bon. Les effets spéciaux par exemple sont assez bien réalisés, même si certains laissent un peu à désirer (les destructions de bâitments par les soucoupes ne sont pas mal faites du tout). Et comme je l’ai dit plus haut, le scénario n’est pas trop mal ficelé.

Ainsi, Roland Emmerich débute avec Independence Day une série de films qui s’inscriront tous dans la même veine, avec une humanité souvent au bord de l’extinction (Le Jour d’Après, 2012, Godzilla…). Dommage finalement que ce film, malgré plusieurs point prometteurs, ne se hisse pas plus haut que le rang de blockbuster à l’américaine et pro-américain.

Le « Oh, au fait ! » :
Un Independence Day 2 serait en préparation, toujours avec Roland Emmerich aux commandes. En revanche, rien n’a été encore confirmé, et encore moins le casting, auquel pourraient ne pas figurer Will Smith et Jeff Goldblum.

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3 réflexions sur “Independence Day, Roland Emmerich, 1996

  1. Independence Day, le premier nanard grand budget ? :°) On se souviendra tout de même du président Whitmore et de sa mèche parfaite, auquel notre ami Critobulle rend si bien hommage.

    • En reprenant ma critique depuis mon ancien blog, j’ai tout de suite pensé à ce brave Critobulle évidemment !
      Enfin, le rôle du Président dans ce film… C’est tellement trop…
      Néanmoins, s’ils font vraiment un deuxième épisode, j’aurai peut-être la curiosité d’aller voir ce que ça donne.

  2. Pingback: Ciné Sounds n°4 – "Maniac" par Michael Sembello | Tranches de Ciné

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