Star Trek – Le Film, Robert Wise, 1979

Star Trek – Le Film, film de science-fiction de Robert Wise. Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan…
La note du Koala : 2,5/5

startrek1 Ce film est suivi par Star Trek II – La Colère de Khan (Nicholas Meyer, 1982).

Le pitch : Quelque part dans l’espace, une flotte Klingon est décimée par une nébuleuse qui se dirige dangereusement vers la Terre. Alertée, Starfleet fait appel à l’amiral Kirk (W. Shatner) pour répondre à la menace. Kirk reprend alors le commandement de l’USS Enterprise après deux ans sans voler. Bientôt rejoints par Spock (L. Nimoy), ils partent ensemble à la rencontre de cette nébuleuse afin d’endiguer la menace. Mais ce qu’ils vont rencontrer dépasse ce qu’ils avaient pu imaginer.

La critique : Depuis le temps que je connais Star Trek de nom et de renom, il fallait bien que je me penche sur la question. Heureusement qu’Arte existe et a eu l’idée de rediffuser la saga quelques semaines avant la sortie du prochain volet du reboot, toujours orchestré par J.J. Abrams.

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Ceux qui me connaissent un peu plus savent que je suis un fan de Star Wars devant l’éternel. Je tâcherai néanmoins de porter un œil suffisamment objectif sur ce film afin de ne pas tomber dans l’éreintante querelle qui oppose les fans des deux sagas spatiales. De toute façon, ce premier Star Trek cinématographique n’a pas grand-chose à se reprocher (mais quelques trucs quand même). Bon, on ne peut pas nier que le film a pris un sacré coup de vieux. Il souffre en fait de la vision que les années 1970 avaient de l’avenir. Par conséquent, on se retrouve avec des costumes qui, aujourd’hui, semblent parfaitement ridicules (sans rire, on dirait des pyjamas ces uniformes) et des looks qui rappellent à tout un chacun que, capillairement parlant, les années 1970 ont été une épreuve. Mais ne nous arrêtons pas là. Essayons de voir comment le film a pu être une légende, un mythe à l’époque. On ne peut par exemple pas nier que Star Trek, dans le prolongement de la série éponyme, fait œuvre d’un caractère résolument moderne. L’univers développé est très complet et même relativement complexe quand on cherche à l’explorer plus en profondeur et cela se retrouve ici. Tout ce qui est construit autour de cette étrange nébuleuse témoigne par exemple de cette réflexion.

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D’un point de vue scénaristique, le film n’a pas beaucoup de défauts. Tout se tient très bien, se suit et se construit sans problème. Finalement, l’histoire est particulièrement fluide mais on pourra tout de même lui reprocher plusieurs choses. La première, c’est de reposer sur des longueurs. Je pourrai parler ici de la scène où Kirk et Scotty font le tour complet de l’Enterprise mais là, on est complètement dans la scène spécialement conçue pour les fans qui n’attendaient qu’une chose : ce vaisseau. Non, parlons plutôt de la scène du tourbillon qui, en plus d’être mal amenée et mal construite, ne sert pas à grand-chose (si ce n’est souligner le fait que même Kirk a des faiblesses et fait des erreurs). C’est long, long, long. Trop long ! La faute d’abord à la mise en scène qui joue justement sur un effet de ralentissement (insupportable d’ailleurs) mais aussi à un contenu relativement vide. Néanmoins, c’est plus ou moins le seul passage du film qui est réellement à critiquer. Autre détail, l’identité du « méchant » m’a un peu laissé sur ma faim. En fait, sans rien vous cacher, ça m’a même fait rire…

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Là où, en revanche, je suis déçu, c’est côté casting. On nous présente souvent les acteurs de Star Trek comme des légendes. Au moins autant que les fans de Star Wars vénèreront Mark Hamill ou Harrison Ford. Mais, franchement, il y a un problème, non ? William Shatner (attendez, je construis ma barricade…) joue mal (voilà, je l’ai dit). Je ne dis pas qu’il est totalement mauvais, non, mais je trouve sincèrement qu’il joue mal (combo). Avec lui, il y a « Kirk content », « Kirk pas content », « Kirk surpris », etc. Alors c’est bien de savoir jouer un panel d’émotions mais quand celui-ci est figé, ça perd tout son charme. On pourrait également mettre dans le même sac Walter Koenig (Chekov) ou Stephen Collins (le commandant en second). En revanche, j’ai beaucoup plus apprécié la prestation de Leonard Nimoy. Il est Spock, de A à Z. Peut-être est-ce parce que son personnage est particulièrement cadré et carré mais au moins, avec lui, on a le Spock qu’on attend.

Un premier film qui ressemble à un premier jet finalement. Ce Star Trek premier du nom s’en sort bien mais on ne peut pas nier que des progrès étaient encore à faire.

Le « Oh, au fait ! » :
Le personnage du capitaine Decker fut créé dans l’éventualité d’un refus de William Shatner de participer au film. Si cela s’était déroulé ainsi, Decker serait devenu le nouveau personnage principal de la saga.

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Une réflexion sur “Star Trek – Le Film, Robert Wise, 1979

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