La Planète des Singes, Tim Burton, 2001

La Planète des Singes, film de science-fiction de Tim Burton. Avec Mark Wahlberg, Helena Bonham-Carter, Tim Roth, Michael Clarke Duncan…
La note du Koala : 3/5

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 A ne pas confondre avec La Planète des Singes (Franklin J. Schaffner, 1968).

Le pitch : Sur la station spatiale Oberon, des chimpanzés sont entraînés par les hommes pour partir en mission dans l’espace. Lorsque le singe Péricles disparaît après être parti dans sa capsule vers une tempête magnétique, Leo Davidson (M. Whalberg) part à sa recherche, contre l’avis de ses supérieurs. Pris dans la tempête à son tour, il s’écrase finalement sur une planète inconnue où il découvre bien vite qu’elle est dominée par les singes.

La critique : Au moment où sortait sur nos écrans La Planète des Singes : les Origines, je n’ai pas pu m’empêcher de revoir tous les films qui ont été faits à partir du roman de Pierre Boulle depuis le premier en 1968. Néanmoins, je commencerai par parler de la version de Tim Burton (parce que c’est le premier que j’ai revu).

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Avec cette nouvelle adaptation du roman de l’auteur français Pierre Boulle, je s’attendais à avoir un film qui allait reprendre au plus près la trame dudit roman. Finalement, de celui-ci, je ne retrouve que le fait que l’action se déroule principalement sur une autre planète que la notre. Bien sûr d’autres similitudes sont présentes mais on reste tout de même assez loin des écrits du romancier. Déjà, Tim Burton ne confère pas à ses singes une technologie proche de la notre, comme le faisait Boulle, se rapprochant en cela du film de Franklin J. Schaffner de 1968 (avec Charlton Heston notamment). Ensuite, ses hommes parlent alors qu’il n’en est rien dans le roman d’origine (où ils font bien plus penser à des animaux sauvages). Et finalement, l’histoire en elle-même ne ressemble pas à celle de Pierre Boulle (je vous invite d’ailleurs à lire La Planète des Singes, bien écrit, facile à lire et diablement intéressant). L’évolution des singes n’a pas les mêmes origines et l’aventure du héros n’est pas du tout la même. Il n’y a bien que la fin du film qui est réellement proche de celle donnée au livre.Toutefois, on appréciera le fait que Burton donne toutes les clés pour comprendre comment les singes ont réussi à évoluer et à dominer l’homme. A la fin du film, rien ne peut vous paraître flou, ce qui pouvait arriver. En cela, Burton marque des points.

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Ensuite, il y a une chose que je regrette dans cette adaptation : l’absence totale de la patte burtonnienne. Lorsque l’on connaît le cinéaste, on est vite habitué à son univers sombre, baroque, gothique (voir pour s’en imprégner des films comme Edward aux Mains d’Argent, Sleepy Hollow ou encore Batman). Ici, il n’en est rien. On ne retrouve quelques traces de tout cela que dans les costumes des singes et l’architecture de certains bâtiments. Je n’ai finalement même pas l’impression que Burton a fait ce film tant il ne lui ressemble pas.

Au sujet des acteurs, il n’y a pas grand chose à dire. Ils ne sont ni bons, ni mauvais et ce jugement vaut aussi bien pour Mark Wahlberg que pour Helena Bonham-Carter ou les autres. Une exception cependant : Tim Roth (quasiment méconnaissable sous ses traits de singe). Il offre un jeu particulièrement intéressant qui donne à son personnage (le Général Thade) une dimension effrayante. C’est peut-être le seul personnage du film qui me fait réellement ressentir quelque chose.LA PLANETE DES SINGES (2001)

Un Burton inégal en somme avec cette version de La Planète des Singes. Pas mauvais, il n’est pas franchement épatant non plus. On passe tout de même un moment intéressant et on suit le déroulement de l’histoire avec une certain attention.

Le « Oh, au fait ! » :
Charlton Heston et Linda Harrison (respectivement Taylor et Nova dans le film de Schaffner en 1968) apparaissent dans ce film. Heston interprète le père du Général Thade et Harrison se glisse sous les traits d’une femme dans la cage qui emmène les humains chez Limbo l’oran-outang.

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Une réflexion sur “La Planète des Singes, Tim Burton, 2001

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