Super 8, J.J. Abrams, 2011

Super 8, film de science-fiction de J.J. Abrams. Avec Joel Courtney, Elle Fanning, Kyle Chandler, Riley Griffiths…
La note du Koala : 3,5/5

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Le pitch : Joe Lamb (J. Courtney) est un jeune garçon qui vit seul avec son père (K. Chandler). Avec ses amis, il tourne un film en super 8 dans le cadre d’un festival. Un soir, les six enfants tournent une scène sur le quai d’une gare et sont témoins d’un incroyable accident. Un train de l’US Air Force percute une caminoette sur les rails. Le convoi déraille mais quelque chose s’est échappé du wagon dans lequel on l’avait enfermé.

La critique : Autant le dire tout de suite, Super 8 ne révolutionne en rien le cinéma de science-fiction. On y retrouve tous les ingrédients qui font le succès des films de ce genre, ce qui en fait finalement un film de SF comme les autres. MAIS, Super 8 n’est pas qu’un film de science-fiction.

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C’est aussi un hommage au génial Steven Spielberg. Car si l’on retrouve les ingrédients d’un film de SF, on retrouve aussi ceux qui font la renommée des œuvres du cinéaste (d’ailleurs producteur sur ce film). Que ce soit à travers l’ambiance générale du film (avec une situation grave mais un ton assez détaché et parfois humoristique) ou avec les nombreux clins d’œil aux films de Spielberg (et surtout Rencontres du 3ème Type, E.T. ou encore Les Goonies), l’esprit est là et rien qu’avec ça, on est mis à l’aise.

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Mais comme je l’ai dit de manière plus ou moins implicite plus haut, Super 8 ne surprend pas. On retrouve une histoire assez bateau avec un extra-terrestre qui cherche seulement à rentrer chez lui mais qui en est empêché par les méchants humains qui, aveuglés par la peur de la bête, se sont finalement eux-même rendus ennemis de cette dernière. Heureusement, une bande de gamins est là pour sauver tout le monde vu qu’ils ont encore leur innocence d’enfants. Je sais que ça fait un peu portrait tiré à gros traits mais c’est bien ce qu’on retrouve dans ce film. Et parlons justement de ces marmots. Dans l’ensemble je les aime bien. Les jeunes acteurs (Joel Courtney, Elle Fanning, Riley Griffiths, Ryan Lee, Gabriel Basso et Zach Mills) s’en sortent plutôt bien. Après, si on fait un cas par cas des personnages qu’ils interprètent, on relèvera que celui Charles (R. Griffiths) est relativement insupportable (et sa voix VF n’arrange rien) mais que celui de Carey (R. Lee) apporte la dose d’humour typique des films de Spielberg.

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En ce qui concerne le scénario, il y a plusieurs choses à dire. D’abord au sujet des « à côtés » avec en premier lieu le rapport père-fils de Joe (J. Courtney) et Jackson (K. Chandler) qui, bien que relativement classique lui aussi, n’est pas mal proposé. On a ensuite la relation à la Roméo et Juliette de Joe et Alice (E. Fanning) qui n’est finalement pas si lassante. Ensuite, au sujet de la trame principale du film, je dirai que les événements sont parfois un peu téléphonés (exemple-spoiler : le père d’Alice va se faire embarquer mais celui de Joe arrive à temps pour empêcher cela…) et que la fin est relativement baclée (beaucoup trop rapide). Je rajouterai que le déraillement du train au début du film est extrêmement gros, bien que la scène soit époustouflante grâce à des effets spéciaux bien utilisés et bien faits. Mais non, franchement, ce n’est pas en percutant une camionnette qu’un train comme ça peut dérailler de cette manière.

Pour conclure, je dirai que Super 8 se place dans la lignée des films de Spielberg. Tant et si bien qu’on en oublie que c’est J.J. Abrams qui réalise. On regrettera d’ailleurs que ce dernier n’ait pas apporté sa patte à l’oeuvre et se soit laissé totalement transporté dans l’univers du maître. Mais on ressort quand même de la salle satisfait car on sait que le cinéma de SF n’est pas mort, bien au contraire.

Le « Oh, au fait ! » :
Restez assis quand le générique de fin commence (je sais pourquoi je dis ça, j’ai vu la moitié de la salle partir dès les premières lignes).

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5 réflexions sur “Super 8, J.J. Abrams, 2011

  1. Je suis plutôt du même avis concernant Super 8 (totalement d’accord pour la scène du train et une fin trop rapide). Par contre, si le film est dans la lignée de Spielberg, j’ai au contraire trouvé que J.J Abrams a apporté sa touche personnelle également, surtout au niveau de l’atmosphère ; la SF de J.J.A est quand même plus sombre et plus pesante.

    • C’est quelque chose que je n’avais pas envisagé comme ça mais, maintenant que tu le dis, je reconnais volontiers que tu as raison. Il est vrai que la SF de Spielberg est plus « douce » que celle d’Abrams. Il faudrait que je regarde Super 8 à nouveau pour me refaire une idée là-dessus.

  2. Après ce n’est qu’un avis mais par exemple en comparant avec E.T, dans celui-ci ça restait quand même plutôt doux et innocent (bon à part la scène où E.T est en train de mourir, j’avoue ça m’a marquée à vie :p). Dans Super 8 j’ai plus ressenti le contraste avec la présence des enfants vis à vis de ce qui se passait.

  3. Pingback: Ciné Sounds n°24 – "Don’t Bring Me Down" par Electric Light Orchestra | Dans mon Eucalyptus perché

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