Le Parrain, Francis Ford Coppola, 1972

Le Parrain, film de gangsters de Francis Ford Coppola. Avec Marlon Brando, Al Pacino, Robert Duvall, James Caan…
La note du Koala : 5/5

https://dansmoneucalyptusperche.files.wordpress.com/2013/04/cinc3a9leparrain.jpg

Ce film est suivi par Le Parrain – 2ème Partie (Francis Ford Coppola, 1974).

Le pitch : Don Vito Corleone (M. Brando) est à la tête d’une des cinq familles de la mafia new-yorkaise. Son refus de s’associer à Sollozo (A. Lettieri) dans un trafic de drogue met ses jours en danger et, lorsqu’il est victime d’une tentative d’assassinat, ses fils Sonny (J. Caan) et Michael (A. Pacino) vont vouloir le venger et rétablir le respect envers leur famille. On assiste alors à l’émergence de tensions entre les familles de la mafia et à celle de nouveaux meneurs.

La critique : Le mot « culte » est un terme que l’on utilise souvent à tort et à travers pour désigner un film que l’on a particulièrement aimé. Si on devait le ramener à un sens plus strict et donc à désigner les films qui sont de véritables intemporels chefs-d’oeuvre, nul doute que Le Parrain serait considéré comme culte. Et il l’est !

Adaptation du roman de Mario Puzo, ce film est parfait. Néanmoins, malgré sa très grande qualité, je ne peux m’empêcher de penser qu’il est un peu trop long. Certaines scènes auraient pu être enlevées ou au moins raccourcies sans pour autant gêner à la compréhension ou gâcher le film. Je pense notamment à toute l’intrigue autour du personnage de Johnny Fontane (Al Martino). Il est clair que cette intrigue sert à nous montrer la puissance de la famille Corleone et l’ascension de Michael mais cela était tout aussi clair sans toute cette affaire. Malgré cela, Le Parrain est un film brillant, tout d’abord dans sa réalisation. Coppola est un maître de cinéma et nous le prouve ici en créant une atmosphère que nombre de films de gangsters ont tenté de reproduire sans jamais y parvenir correctement. Avec ce scénario, je me suis enfoncé comme jamais dans les méandres des affaires mafieuses que l’on connait sans les connaitre. Le Parrain est un film à ambiance et est un modèle dans ce domaine.

9699180734925_the_godfather_5

Et si la maestria du réalisateur joue pour beaucoup, les acteurs ne sont pas pour rien dans cette qualité cinématographique. Que dire de Brando, si ce n’est qu’il nous impressione autant que Don Vito Corleone impressione ceux qui le croisent ? Alors qu’il ne devait pas avoir le rôle, il joue avec une exactitude exceptionnelle ce parrain à la fois admirable et terrible. Al Pacino ensuite, qui décroche ici son tout premier grand rôle (malgré trois précédents films), est également excellent. Il incarne Michael Corleone jusqu’au bout et ne commet aucune faute, aucun faux pas. Il EST Michael Corleone, tout comme Brando EST Don Vito.

214650e-image-de-Le-Parrain-8586

Tout ces ingrédients réunis confèrent au Parrain une aura jamais égalée et si tenace qu’aujourd’hui encore le film de Coppola est plébiscité pour sa majestuosité.

Le « Oh, au fait ! » :
Marlon Brando, comme je l’ai dit plus haut, n’aurait pas du jouer dans Le Parrain. En effet, alors qu’il devenait de plus en plus connu pour être difficilement gérable sur les plateaux de tournages, Paramount Pictures, et plus particulièrement son président, refusaient catégoriquement de le voir endosser le rôle de Don Vito, lui préférant l’acteur Laurence Olivier et cela, malgré le choix de Coppola. Mais Laurence Olivier ne put se libérer pour le rôle, sa santé lui faisant défaut. C’est ainsi que Coppola put imposer son choix.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s