Le Fils à Jo, Philippe Guillard, 2010

Le Fils à Jo, comédie dramatique de Philippe Guillard. Avec Gérard Lanvin, Jérémie Duvall, Vincent Moscato, Olivier Marchal…
La note du Koala : 3/5

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Le pitch : Jo Canavaro (G. Lanvin), vit seul avec son fils, Tom (J. Duvall). Celui-ci est le dernier né d’une lignée de rugbymen mais ne présente que très peu d’intérêt pour ce sport et est même recalé lors des sélections pour l’équipe de rugby d’un village voisin. Mais Jo ne compte pas s’en tenir à cela. Epaulé par Pompon (V. Moscato) et le Chinois (O. Marchal), il va remonter un club de rugby dans le village de Doumiac pour son fils et contre la volonté de ce dernier.

La critique : Un film avec du rugby ? Que nenni ! Le Fils à Jo est un film sur la famille. Et ça, je vous le dis net, ça me fait toujours un peu peur…

Au premier abord, Le Fils à Jo présente un scénario bateau. On s’attend à une histoire qui va nous montrer le rapprochement entre un père et son fils, éloignés par un élément qui les oppose (ici, le rugby) et, finalement, c’est bien ce à quoi on a droit. Le Fils à Jo devient alors (un peu malgré lui sûrement) à l’image de nombre de films et téléfilms français, ce qui n’est pas forcément un compliment. Moralisateur, relativement cliché… Néanmoins, on ne tombe pas (trop) dans la mièvrerie et l’on vient même à accrocher à ce que l’on vient nous raconter. On a envie de voir cette équipe se monter et gagner. Les amateurs de rugby tel que moi pourront éventuellement apprécier l’esprit de rugby de petite envergure (ou « rugby de village ») qui règne dans ce film. On y retrouve les tensions qui opposent deux équipes et finalement deux villages voisins, cette solidarité lorsqu’il s’agit de défendre le club ou ceux qui en font partie… Certes, tout cela fait très cliché mais ce n’est pas désagréable à regarder quand on baigne dedans et qu’on aime ça !

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Désagréable, ça l’est encore moins en ce sens que les acteurs sont bons. Que ce soit Lanvin, émouvant et parfois drôle dans ce rôle de père assez désemparé, Moscato en simple d’esprit attachant, ou même le jeune Duvall qui nous offre ici une prestation intéressante. Pas parfaite cette équipe là, non, mais j’y ai trouvé de quoi penser qu’il y avait bel et bien quelque chose à développer.

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Finalement, Le Fils à Jo est un film qui nous laisse une impression en demi-teinte. Le tout est bien réalisé mais l’histoire est trop simple. La morale aussi. Et certaines scènes dégoulinent un peu trop de bons sentiments… Mais comme je l’ai dit plus haut, on s’attache. Et quand un film vous fait ressentir quelque chose comme ça, on ne peut pas le considérer comme mauvais. Ainsi, un bon 3/5 semble mérité. Peut mieux faire donc…

Le « Oh, au fait ! » :
Les amateurs de rugby auront notamment reconnu le All-Black Darren Adams (comment ne pas le voir ?), mais aussi Fabien Pelous, Guy Novès ou encore Christian Califano, tous renommés dans le monde de l’ovalie.

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